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Frédéric Thomas : « Pour la première fois dans l’humanité, on peut produire de manière conséquente en régénérant les sols »
(septembre 2018)

Article à consulter en intégralité sur https://www.grainesdemane.fr/

L’agriculture de conservation est en plein essor en France. Elle vise à augmenter la fertilité des sols en couvrant la terre le plus possible et en abandonnant le labour. Frédéric Thomas, agriculteur spécialiste des techniques sans labour et fondateur de la revue TCS, analyse les débats qui agitent cette agriculture.

En quoi l’agriculture de conservation est-elle, comme vous l’affirmez, une « troisième voie » entre bio et conventionnel ?
Portrait Frédéric ThomasAu départ, l’agriculture bio part du principe que c’est la chimie de synthèse qui est l’élément le plus dangereux pour les écosystèmes et les agriculteurs. En agriculture de conservation, on considère que le travail du sol est une agression encore plus importante. L’agriculture de conservation a comme priorité la préservation des sols pour leur bon fonctionnement. Un sol n’a pas besoin d’être travaillé ou labouré pour supporter des plantes, comme le démontrent les forêts et les prairies. L’agriculture de conservation promeut l’utilisation de racines et de l’activité biologique pour organiser, structurer et recycler la fertilité des sols, et non pas celle de la charrue. Agriculture biologique et agriculture de conservation ne sont pas deux chemins opposés, mais parallèles. Dans les deux cas, l’agriculteur fait face aux mêmes difficultés que sont la gestion des mauvaises herbes et la fertilité des sols. Les moyens de gérer ces difficultés vont par contre être différents. Contrairement au bio, l’agriculture de conservation n’interdit ni la chimie pour contrôler les mauvaises herbes ou les ravageurs des cultures, ni les engrais de synthèse pour la fertilisation. On essaye par contre d’éliminer autant que possible le travail du sol, ce qui n’est pas nécessairement le cas en bio. Chacune des deux agricultures, avec sa sensibilité, essaie de contribuer à bâtir des systèmes agricoles durables.

Que répondez-vous à ceux qui critiquent la dépendance aux produits phytosanitaires de l’agriculture de conservation, en particulier au glyphosate ?

Premièrement, il faut être clair avec le grand public : il n’y a pas d’agriculture sans impact. Tout réside dans les choix d’impact. A nous, agriculteurs et encadrants de l’agriculture, de construire des systèmes permettant d’avoir un minimum d’impact global. Il ne faut pas regarder les systèmes agronomiques par le petit bout de la lorgnette, et en critiquer certains sous prétexte qu’ils utilisent un peu de produits phytosanitaires ou de travail du sol. Il faut au contraire les appréhender dans leur globalité, au risque, sinon, de stopper toute dynamique de progression des pratiques. Un système dans lequel il y a un maximum de couverts végétaux et un minimum de travail du sol avec une utilisation raisonnée de produits phytosanitaires apporte de nombreux services environnementaux.
Au final, le débat entre bio et agriculture de conservation est un choix de risques entre impact mécanique, par le labour, et impact chimique. Il faut tout de même savoir que le travail mécanique est très agressif pour l’écosystème qu’est le sol. J’ai fait un jour une démonstration un peu ardue à des agriculteurs en découpant des vers de terre à la bêche. Ils étaient choqués, mais c’est pourtant l’effet d’une charrue et d’un bon nombre de matériels mécaniques de travail du sol ! L’agriculture de conservation a réussi à ce que, pour la première fois dans l’humanité, on produise de manière conséquente tout en préservant et en régénérant les sols. Alors, oui malheureusement, on y arrive en utilisant, pour le moment, des produits phytosanitaires de manière raisonnée. Mais j’invite chacun à regarder l’ensemble des bénéfices du système à longs termes pour ne pas casser la progression d’une forme d’agriculture qui maintient la fertilité de nos sols, comme peu d’autres formes d’agricultures sont capables de le faire.

Pour lire l’intégralité de l’article : https://www.grainesdemane.fr/2018/04/08/frederic-thomas-pour-la-premiere-fois-dans-lhumanite-on-peut-produire-de-maniere-consequente-en-regenerant-les-sols/



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Agroforesterie et gestion de la fertilité des sols août 2018 [ Fertilisation / Désherbage ]-[ Agroforesterie ]

Un article de C.Beral, SCOP Agroof

Dans les motivations à l’implantation de parcelles agroforestières, la fertilité des sols (enrichissement en matières organiques, amélioration de l’activité biologique) fait partie des services les plus attendus. En effet, il n’est pas absurde de penser que les arbres en apportant chaque année une litière aérienne, mais aussi souterraine, puissent contribuer à améliorer la fertilité des sols. Les questions sont de savoir : Dans quelle mesure les arbres impactent ils la fertilité des sols ? Comment s’organise cette fertilité dans l’espace (distance aux arbres, profondeur) et dans le temps (âge du système) ? Et enfin, comment gérer cette fertilité ?

Une influence de la haie jusque 30 m dans le champs

Récemment, une étude belge menée par Pardon et al. (2017) s’est penchée sur la variabilité spatiale du carbone organique et des principaux nutriments dans des parcelles de moins de 5 ans avec de l’agroforesterie intraparcellaire, et des parcelles simplement bordées d’une haie de peupliers de plus de 17 ans.
Sur les parcelles entourées de haies, ils ont pu montrer une augmentation des stocks de carbone organique (en moyenne + 5300kg/ha) et des teneurs en nutriments (en moyenne 108 kg K /ha ; 45 kg Mg / ha ; 86 kg P / ha ; 16 kg Na /ha) à proximité des haies, et cela sur une profondeur de 30 cm. Cette augmentation suit un gradient décroissant avec la distance à la haie et peut s’observer jusqu’à 30 m dans le champ. Dans les parcelles agroforestières plus jeunes, ce gradient n’a pas été mis en évidence. La jeunesse des arbres explique en grande partie ce résultat.
En complément, les thèses de Rémi Cardinael (2013 – 2015) et celle d’Esther Guillot réalisées au sein de l’INRA UMR ECO&SOLS), mettent en évidence le rôle non négligeable du linéaire sous arboré (bande enherbée) notamment dans les premières années de la vie du système lorsque l’impact des arbres est encore faible. En effet, sur une parcelle agroforestière de 20 ans complantée entre noyers hybrides/rotation céréalière à base de blé (en conventionnel et labour), il apparait (sur les 0 – 15 cm de profondeur étudiés) une forte augmentation de la biomasse microbienne, de sa teneur en C, N et P sur la ligne d’arbres, comparativement au milieu de l’inter-rang cultivé et du témoin agricole (sans arbres). Cette augmentation a pu être perçue jusqu’à 2 m dans l’inter-rang. Cet effet a également été observé dans des parcelles plus jeunes de 5 à 10 ans.

Influence de la bande enherbée puis de l’arbre

S’il reste encore à évaluer l’ampleur de ces processus dans une diversité de systèmes et de pratiques, et à comprendre aussi la dynamique de ces éléments en fonction de l’activité biologique des sols, des pistes de gestion se dégagent petit à petit. Ainsi, il est clair que dans leurs jeunes années, la contribution des arbres est très faible, et ce n’est qu’à maturité que les arbres produisent suffisamment de litière pour représenter des gains de MO suffisamment intéressants. Par contre, la bande enherbée à leur pied est rapidement fonctionnelle et peut être pensée et gérée de manière à favoriser certains services (stabilité du sol, refuge pour la pédofaune, stockage de carbone…etc.). Par ailleurs, les pratiques dans l’inter-rangs sont également déterminantes (techniques relevant de l’agriculture de conservation), et c’est bien cette complémentarité qu’il faut raisonner.

Références
Publication de Pardon et al., 2017 : https://www.researchgate.net/publication/318373716_Trees_increase_soil_organic_carbon_and_nutrient_availability_in_temperate_agroforestry_systems
Thèse de Rémi Cardinael : http://www.umr-ecosols.fr/recherche/these-et-hdr/84-cardinael-remi
Le projet AGRIPSOL : http://www.agripsol.projet-agroforesterie.net/



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