Cécile Waligora

  • Plantation d'une haie avec une planteuse forestière
  • Bousiers dans un crottin de cheval Tarpan
  • Tas de pierres en bord de parcelle dans l'Yonne
  • Pollinisation
  • Journées de l'ABC 2024
18
octobre
2008

Le renard est aussi un auxiliaire

renard (ONCFS)

Il y a trois ans, j’avais écris un article sur la lutte contre le campagnol dans la revue TCS (n° 31 de janvier/février/mars 2005). J’y évoquais la nécessaire prise en compte des prédateurs naturels du rongeur. L’occasion m’est donnée, aujourd’hui, à travers ces quelques lignes, d’y revenir et de parler des renards. L’animal est toujours classé dans les « nuisibles ». Je n’aime pas ce terme.

Sans baigner dans le sentimentalisme, je pose la question : en quoi, aujourd’hui, le renard est-il « nuisible » ? Pour la rage ? Grâce à une campagne de vaccination efficace, elle est éradiquée de notre territoire, même si la surveillance reste de rigueur. Pour les poulaillers ? Ils se font rares aujourd’hui et il n’est pas très difficile d’en assurer la protection. Pour le petit gibier ? Hum…c’est sans doute là que le bas blesse. Qu’on ne nous rabatte pas les oreilles, alors, avec la biodiversité ! On veut bien du carabe contre la limace. On veut bien de la coccinelle contre les pucerons. Mais ces auxiliaires là dévorent aussi d’autres organismes. Ils ne sont pas tout « roses »…Le renard, s’il prélève un ou deux perdreaux, se nourrit surtout de petits rongeurs et notamment du célèbre campagnol, parfois très envahissant dans nos culture et nos couverts.

La nature et tout particulièrement l’agro-écosystème a besoin de biodiversité. Et celle-ci passe par TOUS les éléments de la chaîne alimentaire. Sans en exclure un. Car c’est toute la chaîne qui s’en trouve affaiblie. Alors laissons le renard travailler pour nous…comme le ver de terre…Pour rappel, un seul renard adulte peut, si on le laisse faire, se nourrir de 6 000 à 10 000 rongeurs dans l’année. De quoi réfléchir…


15
octobre
2008

Pour que les piquets fleurissent …

Les campagnes se sont quelque peu désertées de leurs arbres, arbustes et autres haies. En plaine, de grands espaces s’ouvrent, n’offrant plus aucune protection pour la faune. Les buses n’ont plus que les poteaux porteurs de fils électriques pour se percher et débusquer leur proie. Ce qui restreint assez leur terrain de chasse…

perchoir rapaces Allemagne

Ce piquet à buse a été photographié en Allemagne, au mois de juin 2008. Il est assez « sophistiqué ». L’autre photo vous montre un piquet plus simple, en espérant qu’il soit aussi durable…Compte-tenu de ce que j’ai indiqué plus haut, les piquets sont donc à placer au sein même des parcelles, lorsque celles-ci n’offrent aucun autre type de perchoir et qu’elles présentent une pression campagnol avérée. Ils doivent mesurer, au minimum, 2 m de hauteur. L’hiver est toujours propice aux inspirations. Alors avis aux bricoleurs !

perchoir rapace Arbot