Cécile Waligora

  • Plantation d'une haie avec une planteuse forestière
  • Bousiers dans un crottin de cheval Tarpan
  • Tas de pierres en bord de parcelle dans l'Yonne
  • Pollinisation
  • Journées de l'ABC 2024
16
septembre
2026

Fonds de Sauvegarde des Abeilles

PollinisationBonne nouvelle ! Le FSAb (Fonds de Sauvegarde des Abeilles) a lancé son 8ème appel à projets pour la biodiversité florale le 15 septembre.
Vous portez une initiative en faveur des abeilles et des pollinisateurs ? 👉 Candidatez avant le 15 novembre !

LE BUT ?

Soutenir des projets portés par des binômes agriculteurs - apiculteurs (condition de validation du projet) pour implanter des ressources mellifères sur les fermes et favoriser alors le développement et la survie des pollinisateurs.

POURQUOI PARTICIPER ?

💪 Pour agir concrètement ensemble pour le renouvellement de la biodiversité florale mellifère et lutter contre la surmortalité et le déclin des colonies d’abeilles indispensables à notre biodiversité.

🙌 Depuis 2019, des centaines de projets ont été soutenus, pour un impact mesurable :
1 319 hectares de surface mellifères semées
9 967 mètres de haies mellifères plantées
158 619 € reversés aux porteurs de projets
🧐 Tout est transparent, le FSAb est attentif à suivre la réalisation des projets soutenus.

N’hésitez pas à postuler !

Date limite de dépôt de dossier : 15 novembre 2026
1 agriculteur + 1 apiculteur = 1 dossier

Vous avez des questions ?
Toutes les informations sur notre site : F.S.Ab : Le Fonds de Sauvegarde des Abeilles
Vous souhaitez connaître les apicultrices et apiculteurs autour de chez vous ?
👉 Ecrivez-nous sur contact chez fsab.fr


16
septembre
2026

Agroécologie : quelques éléments qui influencent (ou pas) son développement – Compte rendu d’enquête

Yvon Le Caro est ingénieur agricole de formation, géographe de profession, mais aussi petit paysan bio, intéressé depuis longtemps par les questions agronomiques.
Il y a quelques semaines, il nous a proposé de diffuser une enquête. Celle-ci appuie ses travaux de recherche sur l’évolution contemporaine des systèmes agraires et, en particulier, sur l’évolution des significations et représentations associées au pacte néolithique (depuis 10000 ans, « ce sont les paysans qui nourrissent les gens »)
Cette enquête s’adressait à des agriculteurs et agricultrices, paysans et paysannes qui se reconnaissent dans une forme d’agroécologie, soit qu’ils et elles estiment la pratiquer déjà soit qu’elle guide le futur de leur ferme…

Une majorité de répondants bio bretons

Agroécologie : quelques éléments qui influencent (ou pas) son développement – Compte rendu d'enquêteYvon Le Caro nous a aimablement transmis le résultat de cette enquête que vous trouverez dans son intégralité en pièce jointe.
60 personnes ont répondu à l’enquête dont 37 entièrement. Sur ces 37 réponses, 34 exploitations sont certifiées bio et 30 ont un élevage. Leur taille moyenne est de 51 ha, un peu inférieure à la moyenne nationale du fait du taux de fermes maraichères et bretonnes. En effet, une grande proportion de répondants sont en Bretagne.
Dans l’enquête, il était demandé d’apprécier l’impact soit de l’agroécologie, soit de l’agriculture industrielle sur différents sujets. L’étude de l’enquête a, in fine, permis de classer les facteurs qui semblent les plus favorables aux agroécologistes interrogés.

Facteurs clé favorables à l’agroécologie et éléments dangereux

6 facteurs sont retenus par plus d’un répondant sur deux et semblent donc des clefs favorables pour l’agroécologie :
 Les réglementations de protection de la nature et de l’environnement ;
 L’exigence d’égalité entre les femmes et les hommes en agriculture ;
 L’attention de la société au bien-être des animaux d’élevage ;
 L’attrait des consommateurs pour les produits locaux ;
 Les produits locaux et bio en restauration collective (loi Egalim) ;
 Le soutien public aux voies de diversification (vente directe, tourisme, etc.).
Les éléments qui semblent les plus dangereux pour l’agroécologie, pour les interrogés, tiennent :
 à la mondialisation (commoditization, importations),
 à la recherche de prix bas par les consommateurs,
 à la compétition entre agriculteurs (agrandissement, technologies),
 aux inégalités,
 au changement climatique,
 aux critiques morales (rewilding et antispécisme), quoique faiblement.

la conclusion de cette enquête n’est pas si aisée puisqu’il aurait fallu au minimum 100 réponses. La région bretonne est également sur-représentée ainsi que les petites exploitations en bio (très peu, au final, en ACS).
Nous vous laissons découvrir dans le document joint, les éléments de "conclusion" avancés néanmoins par l’auteur.


18
août
2026

La vulpie queue-de-rat 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐄𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞 𝐨𝐜𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞

Vulpie queue de ratLa vulpie queue-de-rat (Vulpia myuros) s’impose comme une nouvelle menace pour les systèmes agricoles d’Europe de l’Ouest.
À partir d’une enquête en ligne menée auprès de 471 agriculteurs (France, Royaume-Uni, Suisse, Italie, Belgique, Allemagne), que nous avions relayée sur notre site, cette étude dans laquelle l’Inrae de Dijon a participé, montre que 65% des répondants observent cette espèce sur leur exploitation, avec des infestations le plus souvent récentes (moins de 5 ans) mais en progression pour plus d’un tiers d’entre eux. La plante se développe surtout dans les cultures d’hiver et davantage en travail du sol réduit ou en semis direct qu’en labour, sans que ce dernier ne garantisse à lui seul un contrôle efficace.

Espèce difficile à maîtriser

Si 65% des agriculteurs concernés jugent l’espèce difficile à maîtriser, seuls 34% anticipent une perte de rendement, ce qui suggère que son impact réel pourrait être sous-estimé à long terme. Les résultats révèlent aussi des disparités notables entre la France, où les infestations sont plus anciennes et plus étendues, et le Royaume-Uni, où elles sont plus récentes. Ce travail souligne l’urgence d’une reconnaissance précoce et d’une gestion intégrée (combinant leviers chimiques et culturaux) pour limiter l’expansion de cette graminée avant qu’elle ne devienne un problème majeur.
L’ensemble des chercheurs impliqués tient à remercier les agriculteurs ayant répondu à l’enquête.


25
novembre
2025

Les couverts végétaux en viticulture

JPEG - 118.6 kioVoici un ouvrage généreux et surtout indispensable, que les viticulteurs devraient avoir entre les mains ! Et, peut-être, pas seulement eux !
Fruit de l’expérience et de l’écriture de Thibaut Déplanche (Celesta Lab) et de Matthieu Archambeaud (icosystème) - qu’on ne présente plus - il dresse d’abord un constat éclairé sur la dégradation des sols viticoles : appauvrissement en matières organiques, compactions, érosions, pollutions au cuivre... des phénomènes qui menacent directement la pérennité de la viticulture et cela, dans un contexte de dérèglement climatique et de pressions économiques intenses.
L’ouvrage présente ensuite une approche pratique et complète pour régénérer ces sols viticoles. Combinant données agronomiques, recommandations techniques et retours d’expérience de terrain, les auteurs y abordent ainsi l’usage raisonné des couverts végétaux mais pas que.
La dernière partie du livre est un véritable guide technique (semis, choix des espèces, destruction des couverts, coûts, matériel, etc.), avec des fiches pratiques, des méthodes (SPEED, MERCI, bilan humique), et une approche progressive adaptée à toutes les situations viticoles.

Il ne vous reste plus qu’à vous le procurer !


29
mai
2025

Faune utile des bords de champs, 3ème édition

Faune utile des bords de champs, 3ème éditionJe ne boude pas ma satisfaction, je l’avoue. Mon ouvrage "Faune utile des bords de champs", paru pour la première fois en 2016, en est à sa troisième édition (sortie ce printemps). Cela signifie que le livre est acheté et qu’il vit ! Face aux dénis en tous genres, le déni du bouleversement climatique, celui de l’effondrement de la biodiversité, développés par une frange importante de la population mondiale, il y en a une autre qui reconnaît l’importance vitale des autres formes de vie, vitales pour l’équilibre des écosystèmes et donc notre propre équilibre.

Un problème

A l’époque, j’ai voulu écrire ce livre car je voyais bien qu’en milieu agricole, il y avait un problème. Déjà parce que l’agriculture est en partie responsable de cet effondrement du vivant. Certes, elle n’est pas la seule mais cela ne veut pas dire qu’elle doit se décharger de ses responsabilités. Je voyais bien aussi que le manque de connaissances entraîne des idées reçues, des incompréhensions, parfois de la peur et donc de la destruction. Il fallait donc proposer (ou re proposer) cette connaissance sur cette faune dite "ordinaire" de nos campagnes mais ô combien fournisseuse de services pour la production agricole (les fameux services écosystémiques). Mais il fallait aussi parler des moyens pour réinviter ces espèces dans et autour des parcelles, par des infrastructures appropriées ou une adaptation des certaines pratiques agricoles. Dans ce livre, je dis aussi qu’il faut apprendre à ne rien faire ! C’est-à-dire, par-ci par-là, laisser de la place au développement de la végétation spontanée, base de la vie.

Pas si compliqué

La semaine passée, j’ai assisté à une après-midi sur la thématique "agriculture et biodiversité". Et je ne peux pas m’empêcher, vous qui êtes en agriculture de conservation des sols, de citer ces deux chiffres avancés par une chercheuse de l’Inrae, tirés d’une étude collective menée par l’Institut : 21 % de biodiversité supplémentaire lorsqu’il y a des couverts végétaux dans le système de production ou encore + 37 % lorsque la rotation est davantage diversifiée.
Des chiffres parlants, n’est-ce pas ? Au final et contrairement à ce qu’on pourrait penser, réinviter la biodiversité n’est pas si compliqué. Un petit geste plus un petit geste et c’est incroyable comme le vivant y répond !
Cela ne dépend que de nous tous !


13
septembre
2024

Concours Sors tes couverts 2024 - Oise et Somme

ATTENTION, IL NE RESTE QUE QUELQUES JOURS POUR VOUS INSCRIRE !!!

JPEG - 162.5 kioVous souhaitez relever le défi du plus beau couvert végétal ? Participez à la nouvelle édition du concours « Sors tes couverts ! ».
Pour cette nouvelle édition, le concours a été décliné par les chambres d’agriculture sur deux départements : l’Oise et la Somme avec toujours le même objectif : valoriser les pratiques des agriculteurs sur leurs couverts d’interculture !
Le concours se déroule en deux phases :
• Phase 1 : jugement sur la composition du couvert et des photos envoyées par les agriculteurs ;
• Phase 2 : visite des parcelles avec des pesées de biomasse des espèces présentes.
La phase 1 fait office de pré-sélection et la phase 2 élabore le classement général : 10 parcelles seront retenues pour les deux départements.

Comment bien choisir ses espèces de couvert pour remporter le concours ?

Le choix des espèces est primordial pour avoir de beaux couverts, l’idéal est de mélanger les espèces et les familles pour obtenir au moins 3-4 espèces de familles différentes : crucifères, graminées, légumineuses ou une autre famille comme les astéracées.
Un bon mélange permet de garantir une bonne couverture du sol, tout en optimisant l’occupation de l’espace avec des plantes complémentaires au niveau racinaire et aérien. Le mélange des espèces permet de combiner les bénéfices : structure du sol, restitution de l’azote, piège à nitrate, attrait des pollinisateurs, etc.
Dans le choix de ces couverts, il est important de prendre en compte plusieurs facteurs : les bénéfices recherchés, la succession culturale et la conduite culturale des couverts.
Bénéfices à rechercher :
Les couverts d’interculture apportent de nombreux bénéfices, qu’ils soient agronomiques (structure du sol, restitution de l’azote, piège à nitrate, contrôle des adventices…) ou environnementaux (ressource en auxiliaires, protection du sol…). Le choix des espèces à intégrer dans le couvert doit être orienté par ces objectifs. En effet, chaque espèce a ses caractéristiques propres, ainsi elles rendent des services différents.
Par exemple, la moutarde, du fait de sa biomasse élevée et de sa croissance rapide, a un effet important sur le piégeage des nitrates. A l’inverse, les légumineuses, du fait de leur activité symbiotique, ont un effet sur la fourniture en azote pour la culture suivante.
Choix des couverts en fonction de la rotation :
Le choix des espèces présentes dans les couverts doit se raisonner en fonction des cultures présentes dans la rotation et notamment en fonction de la culture suivante. En effet, le couvert peut avoir des effets positifs comme négatifs pour les cultures. Le principal objectif est de limiter les risques sanitaires en évitant de choisir des espèces de couverts favorisant la multiplication de bioagresseurs susceptibles d’impacter les cultures.
Conduite des couverts :
Il existe différents types d’implantation possibles : les semis à la volée avant la moisson et les semis de post-récolte.
Les semis de couverts dans la culture en précédente est une pratique permettant de gagner du temps lors de l’implantation tout en maximisant la durée de végétation des couverts et leur croissance. Le principe de cette technique est de placer les graines de couverts sur le sol puis de les recouvrir avec les pailles de la céréale précédente. Ainsi, la graine bénéficie de l’humidité résiduelle du sol conservée par la culture ou le mulch de paille. Le semis peut se faire grâce à des DP12 ou des épandeurs centrifuges. Au centrifuge, la balistique des semences dépend de la taille des graines. Pour obtenir un semis homogène, des solutions sont proposées par les semenciers : mise en pellet des semences ou enrobage individuel des petites graines d’un mélange. La mise en pellet peut aussi être réalisée soi-même grâce aux recettes proposées dans différents projets. Un semis le plus proche de la moisson (10 jours à 1 semaine avant la moisson) permet d’obtenir de meilleures levées et un bon taux de réussite.
En règle générale, les couverts végétaux sont implantés après la moisson. Plusieurs méthodes sont possibles : le semis direct le plus tôt possible après le passage des batteuses, le semis à la volée puis déchaumage ou encore le déchaumage puis le semis en ligne. Les semis avec un semoir à semis direct ou un semoir classique permettent d’utiliser une plus grande diversité de graines (espèces, tailles…) et permettent également d’obtenir de bonnes conditions de levées et de réussite des couverts végétaux.
Quel que soit les couverts ou les types de semis, une précaution supplémentaire doit être prise cette année, face à la pression en limace, notamment pour les semis en direct et à la volée avant moisson.
Pour vous aider à choisir les espèces adaptées à vos objectifs, vous pouvez utiliser l’outil « choix des couverts » développé par Arvalis, en collaboration avec Terres Inovia et l’ITB.
Les partenaires du concours pour l’édition 2024 (au 25 juillet 2024) :JPEG - 74.3 kio

POUR VOUS INSCRIRE, trois possibilités :
– Via la feuille d’inscription ci-jointe
– en ligne, via ce lien : https://forms.office.com/e/pMrfGZYZG9
– en flashant le QRCode sur l’affiche du concours.
ATTENTION, VOUS AVEZ JUSQU’AU 15 OCTOBRE !
Formulaire d'inscription au concours 2024 Sors tes couverts - Oise et Somme
Pour participer au concours ou avoir plus de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter :
– Sophie WIERUSZESKI (06-73-45-50-74), chargée de mission agroécologie et expérimentation à la chambre d’agriculture de l’Oise,
– Julie RICHARD (06-82-36-59-05), conseillère en productions végétales à la chambre d’agriculture de la Somme.