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  • Semoir Simtech T-Sem 300 lors d'un sur-semis de prairie
  • T-Sem 300 AP Pneuflex, le second semoir Simtech de Simon
  • Blé sauvé des eaux quand celui du voisinage se noie… (GAEC Babarit)
  • Aitchison Simtech
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L’été chez les clients Simtech

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Semer en été n’est pas chose aisée mais peut rapporter gros. Cyril Jouvente nous partage ses expériences de l’été 2019. "Nos divers déplacements cet été nous ont permis de constater de belles réussites chez nos clients. Nous souhaitions ici les partager".
Ça ne vous a pas échappé, les matinées sont désormais plus fraîches et nous annoncent déjà l’arrivée de l’automne. Ces derniers mois furent encore secs et chauds dans beaucoup de nos régions, ce qui n’a pas toujours aidé au développement des cultures d’été et (...)

Semer en été n’est pas chose aisée mais peut rapporter gros. Cyril Jouvente nous partage ses expériences de l’été 2019. "Nos divers déplacements cet été nous ont permis de constater de belles réussites chez nos clients. Nous souhaitions ici les partager".

Ça ne vous a pas échappé, les matinées sont désormais plus fraîches et nous annoncent déjà l’arrivée de l’automne. Ces derniers mois furent encore secs et chauds dans beaucoup de nos régions, ce qui n’a pas toujours aidé au développement des cultures d’été et en a rebuté plus d’uns à semer des couverts.

Chez les éleveurs, les cultures fourragères semées à la fin du printemps après récolte d’herbe, de céréales immatures ou méteils sont plutôt bien maîtrisées. Mais ça n’est pas la même chose plus tard en été lorsqu’il s’agit d’intervenir après la moisson.

S’il est désormais acquis qu’un semis immédiatement après moisson donne généralement de bonnes levées pour bénéficier de l’humidité résiduelle (à conditions d’avoir le bon semoir !), cela n’est pas toujours aisé. En effet, une fois la culture ou le couvert levé, encore faut-il obtenir quelques précipitations pour assurer un enracinement suffisant permettant aux plantes de supporter le reste de l’été. Pour ceux qui récoltent la paille, il n’est pas évident de sortir rapidement les bottes des champs pour intervenir au plus près de la récolte.
Pour toutes ces raisons, vous avez été nombreux à surveiller de près la météo pour tenter de semer juste avant un orage annoncé, avec le risque que les nuages se dispersent et n’apportent pas les pluies escomptées. C’était ça ou laisser les semences dans les sacs si le temps restait au beau fixe…

Malgré tout, nos divers déplacements cet été nous ont permis de constater de belles réussites chez nos clients. Nous souhaitions ici les partager plus largement afin de prouver (s’il était nécessaire) qu’il n’y a pas de fatalité. Et même si le facteur météo est déterminant, il y a toujours des choses à tenter, que vos objectifs soient un simple couvert d’interculture courte, une dérobée destinée à la récolte en grains ou bien à vocation fourragère pour sauver des stocks hivernaux souvent insuffisants.

Commençons par un maïs associé à du haricot Lablab en Charente Limousine. Semis direct mi-mai après méteil ensilé avec un T-Sem 300 P, en double-rang (15 cm d’écartement), tous les 60 cm. La distribution de nos semoirs pneumatiques (origine Sulky) offre en effet la possibilité de moduler le nombre de rangs utilisés.

  • Maïs associé à du haricot lablab
  • Maïs lablab
  • Maïs lablab

Prenons de l’altitude, direction le Cantal. Voici un sorgho semé mi-juin en simplifié (après nivèlement superficiel au rotavator en raison de trop nombreuses taupinières). Après avoir végété quelques semaines, le sorgho a tiré profit d’une dizaine de millimètres mi-juillet. Le tout à 1000 m d’altitude : y a t-il encore des climato-sceptiques parmi vous ?

On poursuit en Isère où nous avons observé un couvert original : du chanvre du Bengal appelé aussi crotalaire. Il s’agit d’une légumineuse tropicale peu connue sous nos latitudes mais dont nous essaierons de prendre des nouvelles ultérieurement.

Sur une parcelle voisine, on enchaîne avec un sarrasin pour la multiplication de semences implanté en direct sur chaumes d’orges. On ne s’inquiète pas trop pour la suite…

Toujours dans le même secteur, voici un maïs en double-culture implanté en direct après orge début juillet. Photos prises à peine un moins après le semis. Semis en plein avec T-Sem pneumatique. A noter que le maïs (indice 180) est accompagné de soja (non récolté) avec pour objectif l’amélioration de la répartition spatiale (dose de semences supérieure) et l’occupation des bas étages. L’an dernier, cet itinéraire avait permis de produire 80 qtx d’orge suivi de 50 qtx de maïs… attention, on est sur des alluvions profondes et sur un terroir favorable aux cultures d’été (chaleur et orages si tout va bien). Si cette méthode d’implantation en plein vous effraie s’agissant de la récolte, détrompez-vous : les cueilleurs classiques à 75 cm réalisent du très bon travail avec très peu de perte.

Petite pause : voici une vidéo de notre modèle T-Sem 300A au semis de couverts sur paille d’orge broyée. Des chaumes d’une hauteur raisonnable, un broyage et une répartition correcte des pailles à la moisson, et la dent semeuse avec soc en T inversé fait le reste !

Changement de secteur pour le sud-ouest, voici un mélange colza + sorgho fourrager en direct sur chaumes de triticale dans le Gers. Semis début août avant le retour des pluies. Voilà de quoi régaler les brebis cet automne !

On finit notre tour plus au nord, dans la Sarthe, avec un joli maïs associé implanté en direct dès le mois de juin après ensilage de méteil. L’objectif est une récolte en ensilage également, avec conduite « zéro phyto ». La recette ? Maïs, sorgho, tournesol, haricot Lablab, féverole.

  • Maïs associé
  • Maïs associé

Merci à tous nos clients pour ce partage d’expériences, en espérant que cela vous inspire l’été prochain.


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Muette depuis trop longtemps sur le site A2C, l’entreprise Simtech demeure pourtant belle et bien active et réactive sur le terrain.
Notre histoire débute il y a plus de vingt ans en Angleterre sous l’impulsion de George Simon, importateur des semoirs néo-zélandais Aitchison en Europe. La fameuse dent semeuse avec soc en T inversé fait rapidement ses preuves des deux côtés de la Manche. Dans les années 2000, l’entreprise s’oriente alors dans le développement et la production locale de ses propres (...)

Muette depuis trop longtemps sur le site A2C, l’entreprise Simtech demeure pourtant belle et bien active et réactive sur le terrain.

Semoir Simtech T-Sem 300 lors d'un sur-semis de prairie Notre histoire débute il y a plus de vingt ans en Angleterre sous l’impulsion de George Simon, importateur des semoirs néo-zélandais Aitchison en Europe. La fameuse dent semeuse avec soc en T inversé fait rapidement ses preuves des deux côtés de la Manche. Dans les années 2000, l’entreprise s’oriente alors dans le développement et la production locale de ses propres machines. Commercialisées sous la marque Simtech, les semoirs sont dès lors plus polyvalents et donc mieux adaptés aux conditions Européenes. L’accompagnement du marché français passe en 2013 par la création de Simtech France en collaboration avec Cyril Jouvente. Cette société est en charge de la distribution exclusive de la gamme Simtech sur l’ensemble du territoire Français et Belge. Depuis 2018, Baptiste Bourillon renforce l’équipe : il est en charge des ventes et du service clients sur la moitié Nord de la France et la Belgique tandis que Cyril assure ces mêmes fonctions sur la moitié Sud de l’hexagone.

Notre mission ? Offrir une solution technique de semis direct « Simple, Efficace et Economique ». Malgré sa simplicité mécanique déconcertante, le soc en T-inversé monté sur une dent type « queue de cochon » spécifique offre à la graine des conditions de germination optimales et une vigueur de levée incomparable.
On retrouve ce principe sur l’ensemble des produits Simtech répartis en deux gammes.

Le T-Sem Grass tout d’abord est un semoir porté, principalement dédié aux éleveurs. Fabriqué en Angleterre, il est décliné en deux largeurs : 2,4 m ou 3,0 m. Il remplace les anciens semoirs Aitchison mais bénéficie d’améliorations notables. Simple et économique, il permet le semis direct sur prairies, sur résidus de cultures fourragères dont maïs ensilage, sur chaumes avec paille récoltée, etc. La distribution unique assurée par des disques de mousse permet de doser précisément tout type de graines en pur ou en mélange. Il convient aux puissances de traction modérées (70 à 90 ch).

Son grand frère, le T-Sem, est davantage dédié à la polyculture et à la grande culture. La gamme est fabriquée en France dans le département de l’Aube. D’un gabarit plus imposant et outre sa trémie de plus grande capacité, il dispose surtout d’un fort dégagement qui décuple ses capacités de franchissement. Cela permet d’évoluer sur des résidus de récoltes plus abondants (chaumes de pailles restituées, cannes de colza/tournesol, résidus de maïs grain, etc.) et sur couverts végétaux développés. A l’exception du modèle 3,0 m disponible en version mécanique, tous les semoirs T-Sem adoptent une trémie pneumatique, éventuellement dotée d’une cuve supplémentaire pour petites graines et produits microgranulés. L’étendue de la gamme permet à chacun de trouver le T-Sem qui lui convient : 3,0 m, 3,5 et 4,0 m en châssis fixe porté ; 4,5 m, 4,8 m, 5,6 m et 6,0 m en châssis repliable porté ; et très prochainement 6,0 et 8,0 m en version semi-portée avec trois cuves.

Vous vous posez une foule de questions à propos de nos semoirs ? Contactez nous !

Cyril au 06 16 81 07 86 ou cyril simtech-aitchison.com
Baptiste au +33 6 10 84 31 16 ou baptiste simtech-aitchison.com
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L'équipe Simtech : Cyril Jouvente, Christian Jouvente, Baptiste Bourillon, Cedric Morier (son épouse et leurs enfants) et George Simon
L’équipe Simtech au bar (une fois n’est pas coutume). De gauche à droite : Cyril Jouvente, Christian Jouvente (père de Cyril, utilisateur d’un semoir Aitchison), Baptiste Bourillon, Cedric Morier (accompagné de son épouse et leurs enfants) et finalement George Simon.


Côté cultures : Témoignage de Jean-Luc et Claire BABARIT (GAEC BABARIT)

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L’exploitation de la famille BABARIT est située à Oiron dans les Deux-Sèvres, à mi-chemin entre Thouars et Loudun. Jean-Luc et son épouse Anne ont été récemment rejoints par leur fille Claire au sein du GAEC. Ensemble, ils cultivent 250 hectares d’argilo-calcaires d’une profondeur moyenne de 40 cm (70% de la surface) et de limons d’une profondeur moyenne de 60 cm (30% de la surface). Le secteur est plutôt sec avec une pluviométrie inférieure à 600 mm/an et une répartition assez aléatoire. Les (...)

Jean-Luc BabaritL’exploitation de la famille BABARIT est située à Oiron dans les Deux-Sèvres, à mi-chemin entre Thouars et Loudun. Jean-Luc et son épouse Anne ont été récemment rejoints par leur fille Claire au sein du GAEC. Ensemble, ils cultivent 250 hectares d’argilo-calcaires d’une profondeur moyenne de 40 cm (70% de la surface) et de limons d’une profondeur moyenne de 60 cm (30% de la surface).
Le secteur est plutôt sec avec une pluviométrie inférieure à 600 mm/an et une répartition assez aléatoire. Les températures sont clémentes en hiver avec des gelées faibles et peu fréquentes. Mais elles peuvent dépasser couramment les 40°C en été comme cela a encore été le cas en 2015, et ce dès le mois de juin. La plaine est régulièrement balayée par les vents, ce qui impacte encore la disponibilité en eau de ces terres non irriguées.

L’exploitation est menée en non-labour depuis 2003 et en semis direct intégral depuis 2013 suite à l’investissement dans un semoir SIMTECH T-SEM de 4,8 m. Jean-Luc témoigne : « Avec un recul de plus de 1000 ha, nous pouvons aujourd’hui dire que le T-SEM nous a bien aidés à mettre en place le semis direct sur notre exploitation.  »
Parallèlement à l’évolution des pratiques, l’assolement s’est beaucoup diversifié. Il compte désormais blé tendre et blé dur, orge d’hiver, colza, tournesol, lin d’hiver et de printemps, pois de printemps, sarrasin, luzerne porte-graine. A cela s’ajoute l’autoproduction de semences de couverts dont l’avoine (type Strigosa), la féverole et la vesce.

Les colzas sont systématiquement associés à des plantes compagnes : mélilot, lentille, fenugrec, trèfle d’Alexandrie, mélange auquel s’ajoute parfois de la féverole. La vesce jugée trop agressive n’est plus utilisée. La méthode est aujourd’hui bien maitrisée et donne des résultats très satisfaisants.

Culture traditionnelle du secteur, le tournesol perd du terrain. Jean-Luc explique : « La levée très longue et le manque de vigueur au départ sont délicats à gérer. C’est d’ailleurs la seule culture qui n’est pas en strict semis direct puisque nous réalisons un mulchage superficiel des couverts environ 3 semaines avant le semis. On constate beaucoup de dégâts de limaces, corbeaux, perdrix et les rendements sont souvent décevants. Mais cela nous permet d’implanter en même temps la luzerne qui se développe en relais une fois le tournesol récolté. » Apparue récemment, la luzerne porte-graine devrait donner 2 à 3 récoltes et être conservée 1 à 2 années supplémentaires dans l’idée d’en faire un couvert permanent.

Le lin oléagineux a aussi pris place dans la rotation. Il est implanté à l’automne ou au printemps selon les sols. Outre son effet structurant qui en fait un excellent précédent du blé, il contribue à la lutte contre l’orobanche, parasite qui sévit dans ce secteur. La seule contrainte du lin est sa paille très fibreuse. Elle est donc exportée contrairement aux résidus des autres cultures intégralement restitués aux sols.

Autre originalité, le sarrasin a pris place dans l’assolement pour amener encore de la diversité et « nettoyer » les champs grâce à son agressivité vis-à-vis des autres plantes. C’est une culture économe car produite sans intrant. Elle n’est pas conduite en dérobé mais comme une culture à part entière pour obtenir une maturité uniforme et une récolte de la meilleure qualité possible, bien valorisée.

Semis direct de blé sur couvert de féverole (semoir Simtech - GAEC Babarit) « Depuis 3 ans, le T-SEM assure 100% des semis, y compris ceux du tournesol, et nous en sommes entièrement satisfaits » précise Jean-Luc. « Nous n’avons encore jamais raté un chantier, même en été. Avec notre tracteur de 150 ch, nous semons à 8 km/h, un bon compromis entre qualité de travail et débit de chantier. Comme nous craignons le sec, nous préférons rouler rapidement derrière le semis ce qui permet aussi de plomber les cailloux » (assez présents dans certaines parcelles). Nous sommes régulièrement sollicités pour semer chez nos voisins, ce qui est plutôt bon signe. »

Semis d'un couvert végétal d'interculture sur chaumes (GAEC Babarit)Des couverts végétaux sont systématiquement implantés entre deux cultures. « Les couverts sont essentiels dans ce système » affirme Jean-Luc. «  Nous sommes en zone vulnérable et sur un périmètre de captage, ce qui renforce leur intérêt  ». Après avoir tâtonné quelques temps, la recette est désormais bien au point. Les intercultures courtes, notamment entre un blé et une orge, sont occupées par un mélange à dominante légumineuses (90% de féverole, vesce, trèfle, mélilot) et complété par un peu d’avoine strigosa et de radis fourrager. Les intercultures longues avant cultures de printemps sont occupées par un mélange sur la même base mais avec davantage d’avoine (jusqu’à 30%) et de la phacélie pour boucher les trous.

Blé sauvé des eaux quand celui du voisinage se noie… (GAEC Babarit)Côté pratique, les associés profitent des périodes creuses pour préparer leurs semences à la bétonnière et les conditionner en big-bags. Malgré des mélanges complexes de graines de différentes tailles, ils ne constatent pas de phénomène de tri dans la trémie unique du semoir et la répartition au champ est bien homogène.
Les couverts ont un coût que les associés estiment à près de 75 €/ha, semences et implantation comprises. « Mais les résultats sont là. Nos sols évoluent dans le bon sens et nous constatons de moins en moins de compactions. Cette année, les pivots de nos colzas sont droits comme en système labour » affirment Jean-Luc, et Claire qui représente l’avenir de l’exploitation en est convaincue : « C’est un investissement à long terme, à raisonner au minimum à l’échelle d’une rotation ».

En général, les semis d’automne s’effectuent directement sur les couverts détruits par un glyphosate à dose réduite mais ils sont parfois broyés. Les semis de printemps interviennent sur des couverts préalablement roulés lors des (trop rares) périodes de gel. La destruction mécanique est si besoin complétée par un désherbage.

Côté rendements, « avec 70 quintaux/ha en céréales d’hiver, nous ne sommes pas parmi les meilleurs du secteur mais dans une bonne moyenne » estime Jean-Luc. « Nous raisonnons plutôt en terme de marge, avec des économies réelles de temps de traction et de carburant. Nous avons par ailleurs rationnalisé le parc matériel en conservant notre autonomie pour le semis, la pulvérisation et la moisson. Mais nous sommes adhérents à la CUMA pour les quelques autres outils utilisés (rouleau, broyeur, etc.) ».

La famille BABARIT a su poser les bases d’un système performant tant du point de vue agronomique qu’économique. Jean-Luc conclut : « Il y a toujours des choses à améliorer. Nous devons par exemple travailler à la réduction des doses de glyphosate (moyenne actuelle de 3 l/ha/an). Mais nous avançons dans le bon sens et c’est motivant ». Une motivation contagieuse car Claire, qui réalise désormais la plupart des semis, semble bien déterminée à poursuivre dans cette voie.


Côté élevage : Témoignage de Frédéric RICHARD (GAEC DES BERGES DE GLENET)

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Compte Twitter de Frédéric Richard
Après s’être installé seul en 2002, Frédéric RICHARD est désormais associé avec sa mère Solange et son frère David au sein du GAEC DES BERGES DE GLENET à Andelaroche, sur les contreforts de la Montagne Bourbonnaise à l’est de l’Allier. L’exploitation compte 280 hectares répartis sur 3 sites, un troupeau de 200 vaches allaitantes de race charolaises et un poulailler labellisé. Le principal revenu provient de la vente de broutards et de vaches de réforme engraissées (...)

PNG - 776 octets Compte Twitter de Frédéric Richard

Après s’être installé seul en 2002, Frédéric RICHARD est désormais associé avec sa mère Solange et son frère David au sein du GAEC DES BERGES DE GLENET à Andelaroche, sur les contreforts de la Montagne Bourbonnaise à l’est de l’Allier. L’exploitation compte 280 hectares répartis sur 3 sites, un troupeau de 200 vaches allaitantes de race charolaises et un poulailler labellisé. Le principal revenu provient de la vente de broutards et de vaches de réforme engraissées (renouvellement important des femelles reproductrices). L’assolement est composé de 170 ha de prairies permanentes, 85 ha de prairies temporaires, 20 ha de blé et 5 ha de maïs grain. Des dérobées à vocation fourragère s’intercalent régulièrement entre ces cultures.

Dans ce paysage vallonné, les prairies permanentes sont principalement destinées à la pâture et occupent les plus fortes pentes. Les prairies temporaires servent à la constitution des stocks de fourrages sous forme d’ensilage d’herbe et de foin. Elles sont mises en place pour une durée de 5-6 ans en alternance avec les céréales. Ce sont systématiquement des mélanges de graminées (ray-grass italien et anglais, dactyle, fétuque, fléole) et de légumineuses (différents types de trèfle et un peu de luzerne). Les céréales sont intégralement consommées par le troupeau. Les sols très légers sont constitués à 85% de sables ; limons et argiles se se répartissent les 15% restant en proportions variables. Quand elle n’affleure pas, la roche mère (granit altéré) n’est jamais très loin de la surface. La réserve utile est donc faible et les prairies souffrent souvent de la sécheresse en été.

Frédéric témoigne : « Avant, nous travaillions de façon classique avec labour et semis au combiné. Nous devions faire face à beaucoup d’usure dans nos terres siliceuses et à des problèmes d’érosion sur les pentes. Nous avons progressivement remplacé le labour par deux passages de cover-crop, puis par du travail plus superficiel au vibroculteur tout en faisant nos premiers pas en semis direct. C’était en 1997 avec le semoir Kuhn SD d’un voisin. »

Ces diverses expériences confortent Frédéric dans sa volonté d’évoluer vers davantage de semis direct. « Encore fallait-il trouver un semoir abordable et adapté à nos besoins. » Séduit par le principe de semis original et la simplicité mécanique, le GAEC investit en 2012 dans un semoir AITCHISON GrassFarmer de 2,7 m. « Nous avons commencé par l’implantation de dérobées moha/trèfle derrière orge, puis de céréales derrière prairies. Les deux premières années favorables aux céréales nous ont très vite confortés dans cette voie. Avec des blés à 63 puis 73 quintaux/hectare pour un potentiel moyen de 50-55 qtx/ha, les rendements étaient excellents et équivalents voire légèrement supérieurs aux semis conventionnels. Le sillon en T inversé offre une mise en terre de qualité et nous constatons moins de déchaussement de pieds à cause du gel. Nous n’avons pas changé nos pratiques de désherbage et nos parcelles restent propres. »

Évolution d'un blé semé directement dans une prairire

Prairie semée directement dans un chaume de blé avec un Aitchison GrassFarmerDepuis, le GrassFarmer est utilisé pour implanter l’intégralité des prairies temporaires en direct sur chaumes de céréales et, inversement, les céréales en direct sur prairies vieillissantes détruites par désherbage chimique. Des dérobées sont fréquemment semées, avec par exemple un mélange de trèfles entre 2 maïs. Cela protège le sol en hiver et fournit une coupe (enrubannée) riche en azote au printemps suivant. Frédéric intervient aussi en sursemis sur les prairies naturelles. « Le GrassFarmer est léger et son faible encombrement offre un bon suivi de terrain, notamment dans les pentes. Il est très peu tirant : sur un blé, l’ensemble de nos interventions ne consomme que 9 l/ha de fuel (hors récolte), dont la moitié seulement pour le semis direct. Nos coûts d’implantation sont très réduits.  »

Aitchison GrassFarmer : sursemis d'une prairie permanenteEt si l’on devait reprocher quelque chose au semoir ? « La dent ramène inévitablement quelques pierres en surface, raison pour laquelle nous roulons les céréales et prairies de fauche au printemps. On apprécierait aussi une trémie plus grande pour le semis de céréales. Mais ce ne sont que de petits inconvénients au regard des bénéfices économiques et agronomiques. On constate une nette amélioration de nos sols qui sont de plus en plus vivants, en témoignent les nombreux vers de terres. »


Témoignage de Simon Cowell

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Système en semis direct pratiqué par M. Simon Cowell (Essex, Angleterre) sur 200 ha d’argiles collantes difficiles. La rotation est de type blé-blé-colza avec des intercultures très courtes qui obligent à travailler rapidement et correctement.
Un coup de herse étrille juste après la moisson, suivi d’un deuxième 2 semaines après.
La paille broyée est répartie, tandis que les graines adventices germent.
Toutes les opérations sont conduites avec un léger angle pour maintenir un nivellement parfait des (...)

Aitchison Simon Cowell

Système en semis direct pratiqué par M. Simon Cowell (Essex, Angleterre) sur 200 ha d’argiles collantes difficiles. La rotation est de type blé-blé-colza avec des intercultures très courtes qui obligent à travailler rapidement et correctement.


aitchison - cowell 1Un coup de herse étrille juste après la moisson, suivi d’un deuxième 2 semaines après.


aitchison - cowell 2La paille broyée est répartie, tandis que les graines adventices germent.


aitchison - cowell 4Toutes les opérations sont conduites avec un léger angle pour maintenir un nivellement parfait des parcelles.


aitchison - cowell 5Tous les résidus sont maintenus en surface pour éviter le contact avec la graine.


aitchison - cowell 6Les passages de traitement sont permanents pour éviter la multiplication des passages de roues : ils sont entretenus avec un outil à dents de fabrication « maison »


aitchison - cowell 7On compte environ de 15 à 20 « cabanes » de vers de terre par m² : -10 ans après le départ en semis direct, le décompactage est devenu inutile.

aitchison - cowell 8


T-Sem 300 AP Pneuflex, le second semoir Simtech de Simon Utilisés systématiquement, les pneus basses pressions limitent la compaction, y compris sur sol préparé ce qui est rare désormais chez Simon Cowell.


Les origines de nos semoirs

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Le semoir Aitchison a été conçu au début des années 70 en Nouvelle-Zélande. A l’autre bout du monde, ce petit pays s’est spécialisé dans la production de lait et de viande presque uniquement à base d’herbe. Dans un environnement plutôt vallonné et caillouteux, avec très peu de main-d’œuvre, sans primes ni subventions, les agriculteurs ont été contraints de s’adapter et faire preuve d’efficacité économique. C’est dans ce contexte difficile que Peter Aitchison a mis au point un semoir de semis direct répondant (...)

Aitchison SimtechLe semoir Aitchison a été conçu au début des années 70 en Nouvelle-Zélande. A l’autre bout du monde, ce petit pays s’est spécialisé dans la production de lait et de viande presque uniquement à base d’herbe. Dans un environnement plutôt vallonné et caillouteux, avec très peu de main-d’œuvre, sans primes ni subventions, les agriculteurs ont été contraints de s’adapter et faire preuve d’efficacité économique.

C’est dans ce contexte difficile que Peter Aitchison a mis au point un semoir de semis direct répondant aux besoins des agriculteurs néo-zélandais : simple, efficace, économique. Il avait déjà compris que le recours au labour était inenvisageable et qu’un semoir de semis direct classique à disques ne crée pas un lit de semences idéal, surtout sur prairie. Il fallait trouver un principe qui fonctionne aussi bien en sur-semis (rechargement de la prairie en place ou implantation de dérobées), qu’en rénovation (destruction chimique puis réimplantation d’une nouvelle prairie).

Le semoir Aitchison a très vite connu le succès sur ses terres, mais aussi à l’étranger où il a souvent été détourné de son usage initial, la prairie, pour implanter toutes sortes de cultures. L’herbe est certainement l’une des cultures les plus difficiles à réussir, surtout en sur-semis où il faut gérer la concurrence des plantes existantes. Le principe de semis direct Aitchison s’est ainsi révélé très polyvalent.


La technique Simtech : le principe du sillon en T inversé

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Le principe du sillon en forme de T inversé est simple et efficace, donnant d’excellents résultats dans toutes les situations – quel que soit le type de sol, l’état de la surface, les conditions climatiques. C’est pourquoi tous nos semoirs fonctionnent selon ce principe original.
Le sillon en T inversé est produit par un soc de la même forme monté sur une dent de type « queue de cochon ». Ce montage permet de semer en direct sur les sols les plus durs grâce à sa conception auto-pénétrante. (...)

Dent et porte-dent AitchisonLe principe du sillon en forme de T inversé est simple et efficace, donnant d’excellents résultats dans toutes les situations – quel que soit le type de sol, l’état de la surface, les conditions climatiques. C’est pourquoi tous nos semoirs fonctionnent selon ce principe original.

Le sillon en T inversé est produit par un soc de la même forme monté sur une dent de type « queue de cochon ». Ce montage permet de semer en direct sur les sols les plus durs grâce à sa conception auto-pénétrante. Simplissime, il est gage de fiabilité mais aussi économique à l’achat comme à l’entretien.

Le soc évolue sous la surface du sol pour créer un lit de semences en bande étroite. Il repousse les obstacles (débris, cailloux, etc.) et ses ailettes latérales taillent les racines de la végétation existante. La graine est déposée à la base du sillon, sur une surface ferme qui favorise le contact avec l’humidité remontant par capillarité. La légère vibration de la dent crée de la terre fine qui retombe sur la graine.

Une fois le soc passé, et suite à l’action tranchante de ses ailettes évoluant à l’horizontal, les côtés du sillon s’affaissent mais celui-ci reste légèrement ouvert. L’environnement qui en résulte est très favorable car le sillon laisse pénétrer la lumière, capture puis retient l’humidité et la chaleur.

Aitchison sillon TLe placement régulier de la graine dans cette mini-serre fournit des conditions optimales à une germination régulière et à un enracinement rapide des plantules. Même dans un environnement à priori hostile - sur-semis d’une prairie existante ou semis direct à travers un tapis de résidus végétaux (chaumes, cannes, etc.) - les implantations avec ce système sont réussies. A l’inverse, un sillon en V produit par un semoir à disques ne présente pas la même qualité de mise en terre, et cela malgré des outils toujours plus complexes et lourds.


Aitchison sillon VLa graine est coincée dans un sillon étroit aux parois compactées par la forte pression verticale. Il y a peu ou pas de terre fine. Le ou les disques ont tendance à incorporer les débris végétaux dans le sillon. La présence de ces résidus dégrade encore le contact sol-graine et leur décomposition perturbe la germination.



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