Contributions

  • Pieds d'érables dans une parcelle cultivée
  • Yannick Bestaven dans La France Agricole
  • Parcelle d'essai de CIVEs
  • Plot à alouettes
10
janvier
2023

Piloter la nutrition des cultures grâce aux analyses de sols et de sèves !

- La première étape consiste à améliorer l’accès aux ressources présentes dans le sol : maintenir des structures de sols favorisant le stockage de l’eau, la circulation de l’oxygène et le développement de la biologie du sol. 
La structure du sol, 1er levier d'accessibilité des éléments minéraux

- La deuxième étape consiste à favoriser les équilibres minéralogiques du sol via des analyses de sol suivant la méthode Albrecht/kinsey. L’objectif étant aussi bien d’accompagner la résilience de la structure avec la gestion du ratio Ca/Mg par exemple, d’identifier les excès/carences d’éléments qui peuvent être problématiques pour nourrir les cultures ou encore d’adapter une correction minérale et organique précise en fonction de la répartition des éléments du sol.

- La troisième étape consiste à maximiser la santé des plantes via la photosynthèse et la protéosynthèse. Pour cela, les analyses de sève (jus de plantes) renseignent sur l’état nutritionnel de plus de 20 éléments minéraux majoritaires dans la sève et permettent d’identifier les apports éventuels nécessaires pour pallier des carences ou réduire l’impact d’un excès.


22
décembre
2022

Les CIVEs d’hiver passent en Biomax ou comment continuer de nourrir les sols en énergie métabolisable tout en prélevant du carbone via la méthanisation

Parcelle d'essai de CIVEs
Parcelle d’essai de CIVEs
Parcelle expérimentant, à gauche, un couvert de type Biomax et à droite, une couverture plus habituelle pour la méthanisation mais incorporant néanmoins une légumineuse, la féverole. Photo prise en octobre 2021dans les Deux-Sèvres.

Lorsque l’on parle méthanisation et agriculture de conservation, on entend souvent un discours d’incompatibilité des pratiques surtout lorsqu’il s’agit de récolter les couverts végétaux. Dans les 2 cas, l’objectif est de produire de la biomasse, valoriser la photosynthèse, mais ensuite est-il possible de trouver un compromis pour nourrir à la fois le sol et le méthaniseur durablement ?
A l’échelle de la rotation peut-être, et pourquoi pas au cours d’une même interculture ! C’est l’occasion également de réfléchir à l’autonomie énergétique et azotée sur l’exploitation agricole. Cet article illustre ainsi en quoi l’outil « méthanisation » peut apporter un levier supplémentaire sur ces différents enjeux.

Article autres productions TCS 119 septembre/octobre 2022


22
décembre
2022

Modifications de la gestion des adventices - évolution des problèmes malherbologiques

Pieds d'érables dans une parcelle cultivée
Pieds d’érables dans une parcelle cultivée
Présence de pieds d’érable dans une parcelle de blé tendre en ACS depuis 21 ans, sans retour au travail du sol.

La gestion des adventices représente l’un des freins majeurs en agriculture de conservation des sols (ACS). Cette présentation synthétise les résultats obtenus lors d’un projet de thèse (DERROUCH Damien 2017-2020) mené au sein de l’UMR Agroécologie de INRAE de Dijon qui décrit comment, au cours de cette dernière décennie, des agriculteurs français expérimentés en ACS, ont adapté leur gestion des adventices et comment les problèmes malherbologiques ont évolué au fur et à mesures des années.

Article recherche TCS 119 septembre/octobre 2022


21
juin
2022

Les plots à alouettes... mais qu’est-ce que c’est ?

En Belgique, le projet Agriculture & Biodiversité est financé par le fonds européen LEADER. Lancé en 2017, il vise à restaurer une capacité d’accueil du milieu agricole pour la petite faune des plaines, fortement en déclin. Pour y parvenir, le projet fait appel aux agriculteurs particulièrement motivés par le désir de développer des pratiques culturales plus favorables à l’environnement. Un travail important est effectué sur les couvertures hivernales, mais aussi sur l’installation des mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC), l’utilisation de barres d’effarouchement, ou encore l’installation de plots à Alouettes des champs.

Plots à alouettes en vue aérienne
Plots à alouettes en vue aérienne
Plot à alouettes
Plot à alouettes

Les plots à Alouettes sont des petites parcelles de terre nue de 15 à 25 m² que l’agriculteur réalise lors du semis des céréales en relevant le semoir sur quelques mètres. Ils servent de pistes d’atterrissage qui facilitent l’accès à la terre dans les grandes parcelles de céréales (> 4 ha) pour les Alouettes des champs et les Bergeronnettes printanières. Ces oiseaux prospectent les plots pour y trouver des graines et prédater des insectes, mais aussi pour entrer plus facilement dans la culture et réaliser le nid. Selon des études européennes [1], les plots à Alouettes améliorent significativement le succès reproducteur de l’espèce. Pour arriver à ce succès, il faut avoir deux à trois plots à Alouettes par hectare. Au niveau du salissement, les plots sont désherbés de manière classique, ce qui évite la colonisation par les adventices, excepté après la culture de chicorée qui laisse plus souvent des repousses et où l’attention devra être soutenue. Idéalement, les plots doivent être réalisés à plus de 200 mètres des éléments verticaux (arbres, haies, poteaux, etc.) pour éviter la prédation par les corvidés et en-dehors des lignes de pulvérisation que le renard apprécie beaucoup.

Alouette des champs dans un plot
Alouette des champs dans un plot
Bergeronnette printanière dans un plot à alouettes
Bergeronnette printanière dans un plot à alouettes

Si vous voulez en savoir plus sur le projet Agriculture & Biodiversité, un article écrit par Hadrien Gaullet, Parc naturel Burdinale-Mehaigne, en parle dans le numéro de TCS de cet été, le 118 de juin/juillet/août 2022 à paraître fin juillet.

Voici également une fiche détaillée des plots à alouettes...
Fiche plots à alouettes

(1) Effect of Sky Lark plots and additional tramlines on territory densities of the Sky Lark Alauda arvensis in an intensively managed agricultural landscape Jan-Uwe Schmidt, Alexander Eilers, Madlen Schimkat, Jonas Krause-Heiber, Andreas Timm, Winfried Nachtigall & Arno Kleber
Skylark( Alauda arvensis) utilisation of micro-habitats in spring barley fields Peter Odderska r a, *, Allan Prang a, John Grynderup Poulsen b, Per Normark Andersen c, Niels Elrnegaard


4
octobre
2021

Quand A2C mise sur le bon cheval : marin et terrien

Yannick Bestaven dans La France Agricole Nous avions misé sur le bon cheval dans notre article "Entre mer et terre : deux mondes qui ont plus de similitudes que l’on croirait !".

"J’ai appris à conduire sur un tracteur" raconte Yannick Bestaven à La France agricole.

La France agricole qui publie un long article sur ce marin français de retour vainqueur de la course mythique autour du monde à la voile en solitaire : le Vendée Globe.

Marin mais pas que. Un bon terrien avant tout. Epicurien, modeste, inventeur qui partage énormément de valeurs communes avec le monde agricole.
"De la même façon qu’un skipper, on ne devient pas agriculteur par hasard. C’est une passion."

Et comme si c’était dessiné d’avance, son sponsor est un vendeur de poulets ! #Maîtrecoq

"Pourquoi dit-on de vous que vous êtes autant un homme de la mer que un homme de terroir ?"
"Quand j’étais jeune, mes parents m’envoyaient à la ferme chez mon oncle ... Je le voyais bosser de 5h à 21h ... Il a été un modèle pour moi".
La suite sur le site de La France Agricole.


18
janvier
2021

L’influence des aménagements écologiques sur les communautés de carabe en milieu agricole intensif

Les haies, les bandes fleuries annuelles et les bandes enherbées permanentes permettent-elles de favoriser la diversité et l’abondance des carabes, dans le but de promouvoir la régulation des ravageurs et le contrôle des adventices ?
Sur 3 sites en Belgique, Emilie et son équipe ont piégé des carabes dans ces aménagements écologiques et dans la culture de céréale adjacente.
Les résultats ? Plus de 7400 individus répartis dans 41 espèces ! Les grandes espèces prédatrices dominent les échantillons, et ce sont elles qui s’aventurent le plus loin des bordures de champ. Les bandes fleuries favorisent les espèces granivores… mais celles-ci ne se hasardent pas loin dans la culture. Étonnamment, les haies présentent moins de diversité et d’abondance en carabes et privilégient les petites espèces.

Similarités des assemblages de carabes selon l'aménagement écologique et la culture
Similarités des assemblages de carabes selon l’aménagement écologique et la culture
C2 et C30 : 2 ou 30 m dans la parcelle ; A : bande fleurie annuelle ; G : bande enherbée ; H : haie.

Ce qu’il faut retenir pour favoriser ces auxiliaires :
La diversification des bordures de champs offre aux carabes granivores un habitat et des ressources nutritives variées et étalées sur la saison, tout en offrant aux carabes prédateurs un abri lors des perturbations de la zone cultivée ;
Les aménagements des bords de champs doivent se penser à l’échelle du paysage, grâce à la concertation entre agriculteurs. Des haies isolées n’auront que peu d’effets positifs sur les auxiliaires si elles ne sont pas interconnectées dans un maillage écologique cohérent.

Pour plus d’informations (article en anglais disponible sur demande) : Pecheur E, Piqueray J, Monty A, Dufrêne M, Mahy G. 2020. The influence of ecological infrastructures adjacent to crops on their carabid assemblages in intensive agroecosystems. PeerJ 8:e8094