Contributions

  • Semis de maïs en Sologne fin avril 2023
  • Pieds d'érables dans une parcelle cultivée
  • Yannick Bestaven dans La France Agricole
  • Parcelle d'essai de CIVEs
  • Plot à alouettes
10
juillet
2023

Les moissons se terminent, semez vos couverts végétaux ! Conseils d’experts...

Le 30 mars dernier, la chambre d’agriculture d’Alsace organisait une journée technique sur les couverts végétaux.
Celle-ci a associé des agronomes experts de ce sujet en France et en Allemagne, ainsi que l’équipe du projet Interreg Cricetus qui a restitué les résultats de 2 années de suivi sur 38 parcelles d’agriculteurs.

Le résumé vidéo 11 minutes YOUTUBE https://bit.ly/cricetus-30mars

Quelques infos...

Couvert multi-espèces
Couvert multi-espèces
Couvert Biomax en Suisse en septembre 2022. Les bonnes recettes marchent bien quelque soit les conditions climatiques, les sols et les pays !

Les couverts multi-espèces semés précocement rendent de nombreux services aux agriculteurs, en fournissant notamment des éléments fertilisants aux cultures suivantes : 44 kg d’azote/ha en moyenne et jusqu’à 106 kg d’azote/ha pour les couverts les plus réussis, mais aussi entre 50 et 150 unités de Potasse et de calcium par ha, 30 à 50 unités de phosphore, du magnésium....

Les racines des couverts développés améliorent le fonctionnement biologique et structurent le sol, et sont bénéfiques pour la petite faune des champs et les carabes qui sont des prédateurs de nombreux ravageurs.

La réussite d’un semis précoce après moisson, pour obtenir une forte biomasse en automne et maximiser ces services, suppose d’avoir des compétences techniques pour bien choisir les espèces semées (Jean-Luc Forrler a, par exemple, relaté les travaux de l’INRAE où certaines espèces végétales (féverole, vesce commune) ne germent pas lorsque les températures sont trop élevées (plus de 34°C au sol).

Les enregistrements vidéo de l’intervention de ces experts et les supports des présentations de la journée du 30 mars apportent des réponses et des témoignages.

L’ensemble du contenu de la journée (vidéos et diaporamas) est consultable sur le site Internet de la chambre d’agriculture ALSACE
https://bit.ly/cricetus

Un graphique interactif permet de consulter les fiches individuelles de chaque parcelle en cliquant sur le point correspondant.


29
mai
2023

Cultiver et soutenir la biodiversité des plaines

Perdrix, lièvres mais aussi vanneaux, alouettes, bergeronnettes et bruants : l’habitat de ces espèces, ce sont les plaines ouvertes tels que les milieux de grandes cultures et cultures industrielles. L’ensemble des espèces vivant dans ce type de milieu est très chahuté depuis plusieurs décennies ; depuis que les pratiques agricoles et la modification des paysages se sont intensifiés avec force d’intrants et d’usages mécaniques. Il est pourtant relativement facile de ralentir, voire d’inverser le déclin de cette biodiversité dont on connaît la valeur des services.
Nous avons ainsi choisi de mettre en avant ce guide dont voici le lien de téléchargement : http://www.pnbm.be/pdf/cultiver%20et%20soutenir%20la%20biodiversite.pdf?fbclid=IwAR3CEOsN5SyfTK2zf4xTAzFqTkIj5M0sQas1_6HJIxmkcPc-K4j6gLK-SEU.

« Un besoin souvent exprimé par les agriculteurs »

Guide Cultiver et soutenir la biodiversité« Cultiver et soutenir la biodiversité » a été rédigé dans le cadre du projet LEADER « Agriculture & Biodiversité : un défi territorial » porté par le Groupe d’Action Locale (GAL) et le Parc naturel Burdinale-Mehaigne (PNBM) en Belgique. Certes, il fait référence au contexte de nos voisins mais il est tout à fait utilisable dans nos environnements de grandes cultures en France. Hadrien Gaullet, chargé de mission Agriculture et Biodiversité au PNBM, rédacteur du guide, précise : « Les mesures proposées répondent à un besoin souvent exprimé par les agriculteurs qui ont participé au projet Agriculture et Biodiversité : de la simplicité et de la flexibilité ».
Ainsi, après avoir présenté les causes du déclin de la biodiversité des plaines céréalières, ce guide propose, de façon détaillée, une série d’actions simples à mettre en œuvre. « Loin de remettre en cause l’évolution de la technicité agricole, l’objectif du catalogue est d’adapter sensiblement certaines pratiques culturales pour recréer des garde-mangers, des abris et autres, tout en conservant des pratiques efficientes d’un point de vue agronomique » peut-on lire. Ces actions sont neuf au total :
 Les plots à alouettes, sorte de « pistes d’atterrissage » pour cette espèce mais aussi d’autres comme la bergeronnette printanière.
 Les couverts végétaux (nommés CIPANs dans le guide) maintenus le plus tard possible, idéalement jusqu’au mois de mars.
 La culture de quelques hectares de couverts à grenaison dans la plaine pendant l’hiver, notamment à base d’avoine blanche.
 Le maintien des chaumes après la moisson.
 La multiplication des tas de fumier.
 L’agrainage des oiseaux.
 La conservation des bords de champs et talus.
 L’adaptation des pratiques culturales afin de limiter la mortalité lors des travaux agricoles tout particulièrement de récolte de céréales, fourrages et couverts végétaux.
 L’utilisation d’une barre d’effarouchement (le guide indique même comment construire sa propre barre à moindre frais).
Bonne lecture et bonnes actions !


24
avril
2023

Semis de maïs en Sologne dans un couvert vivant

Semis de maïs en Sologne fin avril 2023
Semis de maïs en Sologne fin avril 2023

Semis de maïs terminé dans un couvert de vesce velue semé mi juillet en mélange (pois fourrager 15 kg , vesce velue 30 kg, sarrasin 10 kg, colza fourrager 8 kg, tournesol 10 kg, avoine rude 10 kg).
Parcelle pâturée en octobre et une partie repâturée en mars avril.
Désherbage 1,5 glypho + 0,2 banvel + Diffuz 0,25 + sulfate amo 2,5 kg . Engrais localisé 50 kg 18-46 + 50 kg kieserite. Micro souffre élémentaire 10 + oligo semoule 10. Désherbage rattrapé à vue par la suite.


10
janvier
2023

Piloter la nutrition des cultures grâce aux analyses de sols et de sèves !

Il est possible aujourd’hui de piloter la nutrition de ses cultures grâce aux analyses proposées par Cerfrance Mayenne Sarthe. Les analyses de sol Albrecht permettent d’identifier les carences et excès en oligoéléments pour établir un plan précis par parcelle, tandis que les analyses de sève le guident en culture. Ce double suivi permet de prendre conscience des excès et des manques à certains moments et d’ajuster sa fertilisation.

Pour en savoir plus sur les analyses proposées par Cerfrance Mayenne Sarthe : https://nutriid.fr/

Accès aux ressources

La première étape consiste à améliorer l’accès aux ressources présentes dans le sol : maintenir des structures de sols favorisant le stockage de l’eau, la circulation de l’oxygène et le développement de la biologie du sol. 

JPEG - 67.9 kio

Priorité aux équilibres

La deuxième étape consiste à favoriser les équilibres minéralogiques du sol via des analyses de sol suivant la méthode Albrecht/kinsey. L’objectif étant aussi bien d’accompagner la résilience de la structure avec la gestion du ratio Ca/Mg par exemple, d’identifier les excès/carences d’éléments qui peuvent être problématiques pour nourrir les cultures ou encore d’adapter une correction minérale et organique précise en fonction de la répartition des éléments du sol.

La santé des plantes

La troisième étape consiste à maximiser la santé des plantes via la photosynthèse et la protéosynthèse. Pour cela, les analyses de sève (jus de plantes) renseignent sur l’état nutritionnel de plus de 20 éléments minéraux majoritaires dans la sève et permettent d’identifier les apports éventuels nécessaires pour pallier des carences ou réduire l’impact d’un excès.


22
décembre
2022

Les CIVEs d’hiver passent en Biomax ou comment continuer de nourrir les sols en énergie métabolisable tout en prélevant du carbone via la méthanisation

Parcelle d'essai de CIVEs
Parcelle d’essai de CIVEs
Parcelle expérimentant, à gauche, un couvert de type Biomax et à droite, une couverture plus habituelle pour la méthanisation mais incorporant néanmoins une légumineuse, la féverole. Photo prise en octobre 2021dans les Deux-Sèvres.

Lorsque l’on parle méthanisation et agriculture de conservation, on entend souvent un discours d’incompatibilité des pratiques surtout lorsqu’il s’agit de récolter les couverts végétaux. Dans les 2 cas, l’objectif est de produire de la biomasse, valoriser la photosynthèse, mais ensuite est-il possible de trouver un compromis pour nourrir à la fois le sol et le méthaniseur durablement ?
A l’échelle de la rotation peut-être, et pourquoi pas au cours d’une même interculture ! C’est l’occasion également de réfléchir à l’autonomie énergétique et azotée sur l’exploitation agricole. Cet article illustre ainsi en quoi l’outil « méthanisation » peut apporter un levier supplémentaire sur ces différents enjeux.

Article autres productions TCS 119 septembre/octobre 2022


22
décembre
2022

Modifications de la gestion des adventices - évolution des problèmes malherbologiques

Pieds d'érables dans une parcelle cultivée
Pieds d’érables dans une parcelle cultivée
Présence de pieds d’érable dans une parcelle de blé tendre en ACS depuis 21 ans, sans retour au travail du sol.

La gestion des adventices représente l’un des freins majeurs en agriculture de conservation des sols (ACS). Cette présentation synthétise les résultats obtenus lors d’un projet de thèse (DERROUCH Damien 2017-2020) mené au sein de l’UMR Agroécologie de INRAE de Dijon qui décrit comment, au cours de cette dernière décennie, des agriculteurs français expérimentés en ACS, ont adapté leur gestion des adventices et comment les problèmes malherbologiques ont évolué au fur et à mesures des années.

Article recherche TCS 119 septembre/octobre 2022