Pâturage tournant dans le Gers
Pâturage tournant dans le Gers

La végétation est un excellent régulateur de température, d’humidité et d’érosion. Tout le monde sait qu’en été, il fait nettement plus chaud sur le macadam des villes que dans une campagne arborée ou dans la forêt. Sous un soleil de plomb, un sol nu se dessèche et se dégrade à la vitesse grand V, et la température sur les premiers deux ou trois centimètres peut vite dépasser les 40, 50 voire 60 °C. Or, ce sont des conditions de désertification qui sont fatales pour une bonne partie du cheptel microbien et de l’humus, le moteur et la base même de l’agriculture et du fonctionnement de la Nature. Grâce à l’effet ombrage et de l’évapotranspiration des plantes, l’humidité est bien plus élevée et le mercure dépasse rarement les 30°C dans la journée sous une couverture végétale. En fait l’évapotranspiration est le système naturel de climatisation de la plante et de la planète, alimenté par le soleil et la photosynthèse, le couple qui forme la centrale énergique de la Terre.

En dehors de l’effet strictement température et humidité, la végétation et notamment les arbres, ont aussi un effet régulateur sur la vie et la bio-fertilité du sol, les cycles de l’eau, la biodiversité, la météo et le microclimat local. Les projets de reforestation, de permaculture et de pâturage régénératif présentés dans cette série montrent de manière impressionnante les résultats qu’on peut obtenir en très peu de temps et avec peu de moyens. Ils montrent notamment que le travail en harmonie avec les processus naturels n’a pas seulement un intérêt écologique, mais aussi un intérêt économique et social.

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