Ulrich SCHREIER

  • Pâturage tournant dans le Gers
  • Pâturage tournant dynamique - brebis dans un couvert biomax
  • L'azote synthétique détruit les agrégats du sol
11
novembre
2021

Des solutions simples face au réchauffement climatique - Deuxième partie

Pâturage tournant dynamique - brebis dans un couvert biomax
Pâturage tournant dynamique - brebis dans un couvert biomax

La végétation est un excellent régulateur de température, d’humidité et d’érosion. Tout le monde sait qu’en été il fait nettement plus chaud sur le macadam des villes que dans une campagne arborée ou dans la forêt. Grâce à l’effet ombrage et l’évapotranspiration des plantes, l’humidité est bien plus élevée et le mercure dépasse rarement les 30°C dans la journée sous une couverture végétale. En fait l’évapotranspiration est le système naturel de climatisation de la plante et de la planète, alimenté par le soleil et la photosynthèse, ce couple qui forme la centrale énergique de la Terre.

En dehors de l’effet strictement température et humidité, la végétation et notamment les arbres, ont aussi un effet régulateur sur la vie et la bio-fertilité du sol, les cycles de l’eau, la biodiversité, la météo et le climat local. Les projets de reforestation, de permaculture et de pâturage régénératif, aussi appelé pâturage tournant dynamique, présentés dans cette série montrent de manière impressionnante les résultats qui peuvent être au rendez-vous en très peu de temps et avec peu de moyens. Ils montrent notamment que le travail en harmonie avec les processus naturels n’a pas seulement un intérêt écologique, mais aussi un intérêt économique et social.

La suite de cette deuxième partie à lire dans ce lien.


1er
septembre
2021

Des solutions simples face au réchauffement climatique - Première partie

Pâturage tournant dans le Gers
Pâturage tournant dans le Gers

La végétation est un excellent régulateur de température, d’humidité et d’érosion. Tout le monde sait qu’en été, il fait nettement plus chaud sur le macadam des villes que dans une campagne arborée ou dans la forêt. Sous un soleil de plomb, un sol nu se dessèche et se dégrade à la vitesse grand V, et la température sur les premiers deux ou trois centimètres peut vite dépasser les 40, 50 voire 60 °C. Or, ce sont des conditions de désertification qui sont fatales pour une bonne partie du cheptel microbien et de l’humus, le moteur et la base même de l’agriculture et du fonctionnement de la Nature. Grâce à l’effet ombrage et de l’évapotranspiration des plantes, l’humidité est bien plus élevée et le mercure dépasse rarement les 30°C dans la journée sous une couverture végétale. En fait l’évapotranspiration est le système naturel de climatisation de la plante et de la planète, alimenté par le soleil et la photosynthèse, le couple qui forme la centrale énergique de la Terre.

En dehors de l’effet strictement température et humidité, la végétation et notamment les arbres, ont aussi un effet régulateur sur la vie et la bio-fertilité du sol, les cycles de l’eau, la biodiversité, la météo et le microclimat local. Les projets de reforestation, de permaculture et de pâturage régénératif présentés dans cette série montrent de manière impressionnante les résultats qu’on peut obtenir en très peu de temps et avec peu de moyens. Ils montrent notamment que le travail en harmonie avec les processus naturels n’a pas seulement un intérêt écologique, mais aussi un intérêt économique et social.

La suite à lire dans ce lien.


4
mai
2021

Azote de synthèse, bouée de sauvetage ou bombe à retardement ?

C’est un sujet épineux qui divise le monde scientifique et agricole depuis au moins l’époque de Justus von Liebig et plus particulièrement depuis la synthèse de l’ammoniac et des engrais azotés par le processus Haber-Bosch au début du siècle dernier. Pour les uns, il a sauvé l’humanité de la famine ; pour d’autres, il a dégradé nos sols agricoles en minéralisant l’humus et en perturbant la vie du sol, notamment la vie microbienne. Pour palier aux déséquilibres provoqués par les fortes doses d’engrais synthétiques, et notamment de l’azote, on a développé d’un côté les herbicides pour gérer la pression croissante d’adventices et de l’autre des insecticides et fongicides pour protéger les cultures affaiblies par un excès de sels dans l’eau circulant du sol (sels NPK) ; une situation qui provoque l’hypertrophie des parties aériennes et une atrophie des parties racinaires et de la rhizosphère. Or, ces dernières sont la base même d’une plante vigoureuse ayant une bonne résistance face aux bio-agresseurs et au stress. En optant pour un arsenal sophistiqué et coûteux d’outils mécaniques et de produits chimiques pour gérer cette situation, on a amorcé une spirale descendante qui ne fait qu’accentuer les problèmes et rend les cultures de plus en plus vulnérables face aux adventices, maladies, ravageurs et aux stress liés aux aléas climatiques.

L'azote synthétique détruit les agrégats du solReconnaissant que toute production agricole est avant tout basée sur des processus biologiques et notamment micro-biologiques, des pratiques agricoles centrées sur le vivant, l’humus et la fertilité biologique du sol se mettent en place un peu partout sur la planète. Productives, économiques et écologiques, ces initiatives remettent en état notre capital sol et permettent d’assurer une production durable aussi bien en qualité qu’en quantité.

La suite à lire dans le document à consulter sur ce lien.


3
mars
2021

Travailler ou ne pas travailler le sol, telle est la question !

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Voilà une question qui divise le monde agricole de multiples façons et donne naissance à des discussions passionnées, voire à des arguments irréconciliables et des dialogues de sourds. A un bout du spectre, on trouve le travail super intensif avec labour profond, sous-solage et outils animés ; de l’autre, le semis-direct sous couvert vivant (SDSCV) où le seul contact avec la terre se fait par des disques et/ou des dents lors du semis. Entre les deux, il y a les labours superficiels (charrues déchaumeuses), les TCS, le strip-till, la fissuration ponctuelle ou systématique et différentes combinaisons de toutes ces techniques. Pour les uns, c’est la maxime ”point de salut sans charrue” qui domine, une orientation qui se retrouve souvent parmi les agriculteurs bios qui combinent labour, sous-solage, hersage, binage, déchaumage et faux semis pour gérer mécaniquement la pression d’adventices et les problèmes de compactage, de battance et d’aération. Pour les autres, c’est-à-dire les SDistes en SDSCV, c’est l’acier qui est l’ennemi numéro 1 du sol. De leur point de vue, tout travail de sol est à proscrire.

La suite argumentaire à lire dans la lettre de l’agriculture régénérative publiée initialement en septembre 2020 et mise à jour en février 2021.
En voici le lien : http://vernoux.org/agriculture_regenerative/Travailler_ou_ne_pas_travailler_le_sol_telle_est_la_question.pdf


1er
juillet
2020

La fissuration avec l’injection de ferments microbiens : un outil performant pour développer les sols en profondeur

Le développement des sols en profondeur est un des talons d’Achille de notre agriculture, aussi bien en labour qu’en TCS et semis direct (voir graphiques d’Arvalis dans la lettre complète - lien en bas de page). Comme c’est déjà le cas pour les horizons superficiels, le sous-sol a également besoin d’humus et d’un cheptel microbien diversifié pour se structurer, étant donné que c’est le moyen privilégié de la Nature, si ce n’est pas le seul, pour s’organiser et stocker de l’eau et des nutriments. C’est tout aussi important pour une bonne circulation de l’air et les échanges et réactions bio-chimiques en phase gazeuse.

La fissuration du sol avec l’injection de ferments microbiens est un moyen performant et relativement simple pour amorcer l’ensemencement et la structuration du sol en profondeur. Il donne d’excellents résultats aussi bien pour les pâtures et cultures pérennes, que pour les cultures annuelles de plein champs, le maraîchage et tout type d’engrais verts.

Relativement simple dans la mise en œuvre, la fissuration peut être combinée avec des travaux tels que l’entretien des pâtures, le strip-till, le buttage ou le semis. Elle a aussi sa place en ACS et semis direct ou, selon le type de sol, on rencontre souvent des compactions importantes et un manque d’humus dans les horizons inférieurs.

Pour obtenir des résultats durables, on a besoin de racines jeunes et poussant qui vont consolider biologiquement le travail mécanique. Pour les prairies et cultures pérennes, un moment propice de la fissuration se situe après le pâturage, le fauchage ou le broyage. En vigne ça peut aussi se combiner avec un travail du sol superficiel ou le semis d’un engrais vert. En grandes cultures ce travail se fait généralement lors du semis, dans un engrais verts ou éventuellement dans une jeune culture. En maraîchage les moments privilégiés sont le semis d’un couvert ou éventuellement juste avant la mise en place d’une nouvelle culture.

Bien qu’on trouve chez les SDistes beaucoup de réticences, si ce n’est des certitudes, par rapport au travail du sol, les résultats initiaux de la fissuration et l’expérience "Décompactage de cerveau 2.0" de Philippe Pastoureau, un agriculteur sarthois, sont suffisamment probantes que la technique mérite un regard sérieux et quelques essais.

Lien de l’article Décompactage de cerveau 2.0. de Philippe Pastoureau publié sur le site d’Agriculture de Conservation

Plus de compléments dans la dernière lettre du monde de l’agriculture régénérative ici.


8
juin
2020

Battance, fermeture des sols, adventices, bio-agresseurs et érosion sont le revers de la médaille de nos pratiques agricoles !

”Le microbe n’est rien, le terrain est tout”
JPEG - 308.5 koCette citation est attribuée à Louis Pasteur (1822-1895), le père d’un modèle micro-biologique qui met les bactéries comme vecteurs dominants au centre de sa théorie. Ses travaux sont à l’origine de notre phobie face aux microbes et de la montée en puissance de la stérilisation, les désinfectants, les bactéricides, les antibiotiques ainsi que des pesticides dans l’agriculture. Pasteur aurait prononcé cette phrase vers la fin de sa vie, reconnaissant qu’il s’était trompé de voie en désignant les microbes en tant que cause principale de la maladie.

La suite de l’article à lire avec ce lien.