Fin février 2025, près de Lourdes (65). Dans un champ en légère pente, le fumier épandu laisse échapper son précieux lixiviat. L’herbe, d’un vert éclatant, se nourrit avidement des éléments minéraux de ce lixiviat, témoignant de la richesse en fertilité chimique du sol.
Autour, la prairie contraste fortement : le jaune domine, signe évident d’un manque de fertilisation. Cette couleur est un indicateur visuel du besoin urgent de soins pour cette prairie.
« Une prairie, ça se soigne »
Les prairies, qu’elles soient gérées en fauche ou en mixte (pâture et fauche), sont souvent exploitées sans que la restitution des nutriments soit suffisante. Cette situation entraîne une dégradation progressive de la fertilité du sol.
Lorsque les prairies sont intégrées dans une rotation culturale, elles jouent un rôle crucial de régénération du sol. Pour maintenir cette fonction, il est essentiel de les nourrir correctement afin de ne pas pénaliser la fertilité de la parcelle.
Les parcelles où les prairies sont « mal soignées », comme le disent les éleveurs, c’est-à-dire mal nourries, présentent souvent des carences en phosphore et en potasse lors des analyses de sol.
J’ai pu voir des répercussions sur les cultures suivantes montrant des signes de carence en potasse (en soja par exemple).
Il est donc crucial de veiller à une fertilisation adéquate pour garantir la santé et la productivité des prairies, et par extension, des cultures qui suivront.