4 route de Beaupuy
31180 Castelmaurou
France

Tél : 05 34 27 67 80

Le programme de recherche participative « Fondation » de Lallemand : en pratique

En quelques jours plusieurs milliers d’agriculteurs ont visionné la vidéo de présentation de la proposition de recherche participative « Fondation ». Ce programme ambitionne de booster le microbiote qui vit en symbiose avec les racines grâce à un traitement à base de bactéries rhizosphériques et de champignons mycorhiziens issus des laboratoires de Lallemand.

Si un premier article sur A2C en exposait les principes, nous avons voulu creuser la question des bénéfices, pour les agriculteurs participants, en interviewant Caroline de Rauglaudre, Communication Manager chez Lallemand Plant Care.

Caroline De Rauglaudre, communication manager Quelle est la valeur financière du kit offert aux participants ?

C’est une question difficile car nous sommes en phase de recherche il est donc impossible pour nous d’indiquer une valeur pour notre kit. Il s’agit vraiment de R&D et pas de lancement de produits, on ne sait pas encore à quel prix on va les vendre, on ne sait même pas si on le vendra un jour.
Cela dit, nous vendons les équivalents de ces produits (même principe actif) sur d’autres marchés (arboriculture, maraichage) et le kit revient tout de même à quelques centaines d’euros pour 4 hectares.
Nous cherchons à proposer une solution économiquement rentable pour l’agriculteur, et qui ait à minima la même efficacité qu’un apport de 1.2x106 spores / ha soit l’équivalent de 300€ de mycorhizes par hectare.

En tant qu’agriculteur, pourquoi participerais-je ?

  • Pour tester en avant-première une solution qui n’existe pas encore sur le marché
  • Nous réaliserons, sur certaines parcelles représentatives, des analyses qui vous passionneront : analyses de mycorhization, de nématofaune, analyses de sol Kinzé, … n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.
  • Pour échanger avec une communauté d’agriculteurs testeurs de manière transparente grâce à l’application Landfiles
  • Pour bénéficier des compilations de résultats que nous enverrons aux participants aux étapes clés du programme
  • Pour découvrir une solution qui pourrait vous rapporter beaucoup
  • Pour être un précurseur dans votre métier
  • Pour bénéficier d’une formation offerte par Icosystèmesur les couverts végétaux
  • Parce que nous vous accompagnerons tout au long de l’expérimentation, avec une hotline et un mail dédié. Nous nous engageons à répondre à vos questions.

Qu’y-a-t-il de nouveau dans cette solution ?

  • La synergie entre les deux produits proposés (bactérie et champignon mycorhizien)
  • L’utilisation des produits, sur le couvert précédant la culture cible plutôt que sur la culture cible elle-même
  • La diminution de la dose efficace de microorganismes car on utilise les racines d’un couvert multi-espèces comme incubateur et on laisse le réseau mycorhizien et les bactéries se multiplier et se développer durant tout l’automne et l’hiver.

Que pouvez-vous déjà assurer à l’agriculteur ?

  • La souche de mycorhize que nous proposons est ultra efficace, elle est issue de nombreuses années de recherche et a été testée sur toutes les cultures qui nous intéressent.
  • Les mycorhizes multiplient le volume de sol prospecté par 4 ou 5 et confèrent ainsi une plus grande résilience aux cultures.
  • La bactérie Bacillus IT45 est un excellent starter, elle a été sélectionnée pour ses capacités à solubiliser le phosphore
  • La bactérie Bacillus IT45 a un effet synergique avec notre mycorhize

Qu’attendez-vous de ce programme ?

Notre objectif est de garantir une stabilité des rendements dans un maximum de contextes. C’est pour cela que nous voulons tester cette solution auprès d’un grand nombre d’agriculteurs, dans une variété de situations différentes et en plein champ plutôt qu’en micro-parcelles de recherche.

Jean-Marc Sanchez, directeur technique Le mot de la fin par votre directeur technique, Jean-Marc Sanchez ?

Nous insistons sur le fait que l’on va être transparent sur les résultats. Nous partagerons les résultats qu’ils soient bons ou mauvais. Bien sûr on espère pouvoir vous démontrer qu’ils ont un intérêt pour vous.
Je rappelle également qu’on inocule des plantes, pas le sol. Le sol est complexe, on n’arrivera pas à le changer en claquant des doigts. Ici on inocule des partenaires des plantes : des endomycorhizes qui vont rentrer dans la plante et des bactéries rhizosphériques qui vont entrer dans les racines. Le but est d’accélérer les processus naturellement présents dans les sols qui par ailleurs n’ont pas été favorisés (ont même rétrogradés) par les pratiques agricoles classiques où tous les éléments sont apportés de l’extérieur.

Le programme en pratique et en vidéo avec Rémi Poirier, chargé de support technique

Les mycorhizes : ces autoroutes à nutriments

Le flux des nutriments dans des hyphes mycorhiziens a été filmé au microscope à l’université d’OTTAWA par Ivan de la Providencia, responsable R&D chez Lallemand. Images inédites !

Les autres articles