Interview Intrants et biostimulants

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JPEG - 13.8 koPourriez-vous nous présenter rapidement votre parcours et votre exploitation ?

– J’ai orienté mon parcours scolaire vers l’agricole dès la 4éme. Après l’obtention du BEPC j’ai obtenu un BEPA production végétale et Bac Pro CGEA (conduite et gestion exploitation agricole) au lycée de Flamarens à Lavaur (81). Puis en 2003, attiré par le commerce, j’ai continué ma formation en BTS technico-commercial produit alimentaire à l’école supérieure de La Raque Castelnaudary (11).

Suite au BTS après un job d’été dans les bouches du Rhône, je suis embauché en 2005 comme commercial par un grossiste en produit communication et en 2008 je crée une société en association, de vente de matériel scolaire.

C’est en 2011 que j’ai officiellement repris l’exploitation familiale en association avec mon père sur 100ha en production céréalière, ail blanc, ail rose de Lautrec sous Label Rouge.

Vous faîtes partie du réseau DEPHY, pour quelles raisons ?

– Suite à la demande au ministère par le syndicat de défense du Label rouge ail rose de Lautrec, un groupe de 8 jeunes agriculteurs Lautrecois est formé. Il me paraissait intéressant d’intégrer ce groupe afin de participer à l’évolution des nouvelles techniques de travail et d’utilisation des produits phytopharmaceutique.

Faîtes vous partie d’autres réseaux/groupes particuliers ?

– Non écophyto est le seul, pour des raisons de temps disponible !

Avez-vous modifié certaines pratiques depuis votre installation ?

– Obligatoirement. Lors de mon entrée dans l’EARL, ma vision des pratiques issues de ma formation, des conseils de mon entourage et de l’expérience de mon père nous a conduit à faire évoluer :

  • les méthodes de travail du sol,
  • les dates de semis,
  • le choix de fertilisation et intrant phyto.

Avez-vous déjà testé des nouveaux produits existants ? Si oui, avec quels résultats ?

– Ce que j’essaye d’apporter à mes productions depuis maintenant 2 ans ce sont des produits que je qualifie « d’aide biologique » ou « Bio stimulant » :

  • multiplication de bactéries du sol,
  • apport de bactéries,
  • mycorhizes,
  • oligo élément,
  • osmolyte. Les résultats sont pour l’instant très aléatoires suivant les produits. J’ai toutefois la conviction qu’ils ne sont pas inutiles et que certains apportent un confort à la culture qui aura un meilleur développement. Des plantes donc plus robustes aux différents stress et maladies. Par conséquent un rendement et une qualité qui en découle.

Comment vous informez vous sur les technologies innovantes, nouvelles pratiques ou nouveaux intrants ?

– Le réseau écophyto animé par une technicienne de la chambre d’agriculture, organise plusieurs réunions par an et des visites d’essai bout de champs qui nous amène à rencontrer de nombreux intervenants et acteurs du métier. Les différents technico commerciaux qui passent régulièrement nous proposé les nouveautés. Je reçois également 4 revues spécialisées de la presse écrite.

Utilisez-vous aujourd’hui des moyens de luttes biologiques, micro-organismes, activateurs…. ? Quels en sont les bénéfices ou limites ?

– J’utilise plusieurs produits sur ail et blé. Ceux qui attire le plus mon attention sont ceux qui favorisent le développement racinaire des plantes. En enrobage semence ou en pulvérisation, les premiers résultats sont très encourageants. J’ai encore trop peu de recul pour mesurer les gains de rendements mais ils n’ont pas chuté. Une vision à moyen terme me permettra de sélectionner les produits à intégrer systématiquement à l’itinéraire cultural bien évidement dans la mesure où son application n’est pas très fastidieuse.

Pensez-vous que demain les pratiques vont changer ?

– Les pratiques ont toujours évoluées et continueront. Depuis une vingtaine d’année elles prennent en considération l’impact environnemental et nous oblige parfois à revenir aux fondamentaux et aux méthodes anciennes. L’avancée technologique d’aujourd’hui, et le savoir-faire historique - je l’espère- nous mènera à produire plus sain, pour le plus grand nombres, tout en vivant convenablement de son métier.

Merci à Yannick Garibal !

JMS



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