Désherber en A2C ? Il faut rester attentif aux dires des ministres

26 septembre 2019

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Cela n’aura échappé à personne : les produits phytosanitaires sont sous les feux « brûlants » des projecteurs. En effet, des associations, des journalistes et des célébrités mettent la pression pour faire interdire les produits phytosanitaires. A court terme, ils ne vont pas arriver à les interdire mais ils peuvent arriver à réduire le nombre de produits et leurs utilisations dans le temps et l’espace.

L’Agriculture de Conservation (AC) a un lien spécial avec les herbicides modernes. En effet, de par la meilleure gestion du sol, l’AC permet de réduire la pression adventice et de réduire le besoin en herbicides mais, de par l’absence de travail mécanique du sol, l’AC a besoin des herbicides modernes pour gérer les adventices et les couverts végétaux. En 2019, l’AC en Europe : c’est avoir moins de problèmes d’adventices mais avoir besoin des herbicides. C’est pourquoi l’AC est menacée lorsqu’une partie de la population souhaite interdire les phytos.

Comme vous le savez, les phytosanitaires sont strictement encadrés en Europe et le système des agences sanitaires fonctionne bien. C’est pourquoi j’ai confiance dans le système. Attention, je ne dis pas que le système est parfait car, comme le savent les hommes de technique, « Aucun système n’est parfait ». Mais ce système fonctionne bien. Et c’est pour ça que j’ai confiance en lui et que je sais qu’interdire les phytos n’est pas une solution pragmatique.

J’ai remarqué que le gouvernement français actuel a eu une période où il ignorait l’avis des agences sanitaires. Le « sortir du glyphosate dans 3 ans » de 2017 en est un exemple. Mais, avec le temps, le gouvernement semble avoir compris que l’avis des agences sanitaires avait son importance. Par exemple, le gouvernement défend les fongicides SDHI qui sont sous les feux de la rampe depuis peu seulement en s’appuyant sur l’avis de l’ANSES. Du coup, je me demande si le gouvernement ne va pas mettre en avant l’avis des agences sanitaires pour redorer le blason de certains produits tel que le Glyphosate par exemple. Ce n’est pas le cas pour l’instant car comme vous pouvez le voir dans cette intervention du ministre à l’assemblée , le gouvernement défend les fongicides SDHI et plante le Glyphosate dans le même discours. Ce n’est donc pas pour demain matin que le gouvernement défendra le glyphosate en se basant sur l’avis de l’ANSES mais qui sait, si la filière agricole lui prépare le terrain, peut-être on y viendra un jour ?

Opinion glyphosate



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