Samedi 3 octobre 2020

Opaline Lysiak

Après 5 années d’enseignement en lycée agricole, Opaline réalise un Tour du Monde, et parcourt 12 pays en 12 mois : « Enseigner autrement l’Agroécologie »
Son rêve : créer une École Agroécologique Voyageuse, où les jeunes vont sortir de leur zone de confort pour s’impliquer dans des projets agroécologiques partout sur la planète, produire des ressources pédagogiques et comprendre que l’agroécologie demande du savoir-faire, du savoir-être et une grande flexibilité.

A la recherche du slip perdu ...

Nous sommes le 30 septembre 2020. 3 mois jour pour jour après la mise en terre de jolis slips bio dans le cadre du projet corridors solaires , il est temps de partir à la recherche du trésor : va t’on le retrouver ou sera t’il si décomposé qu’on ne le retrouvera pas ?
Le résultat en images ...

A gauche, le slip sous TCS, à droite, le slip sous labour.
Bertrand Paumier, dans le champ de comparaison, qui depuis presque 20 ans compare un itinéraire labour / TCS / AC. A gauche, le slip sous TCS, à droite, le slip sous labour.

A gauche, le slip sous TCS, à droite, le slip sous labour.
A gauche, le slip sous TCS, à droite, le slip sous labour.

A gauche, slip enterré sous un couvert biomax qui s'est fortement développé.
Chez Nicolas Gorin, parcelle en AC depuis 2 ans. A gauche, slip enterré sous un couvert biomax qui s’est fortement développé. A droite, slip enterré sous une féverole pure qui ne s’est quasiment pas développé. On peut voir que l’humidité créée par le couvert a favorisé à gauche le développement de champignons.

Nicolas Gorin, 2 années d'AC : il peut presque remettre son slip !
Nicolas Gorin, 2 années d’AC : il peut presque remettre son slip !
" Quand je vois ça, je me dis que j’ai encore un long chemin devant moi, c’est ça qui est génial !"

"Ah non, en fait on ne peut plus vraiment le remettre"
"Ah non, en fait on ne peut plus vraiment le remettre" il fallait vraiment que j’essaye, pardon... :D

Ces premiers résultats montrent la vitesse de dégradation de la matière organique dans un sol en agriculture de conservation depuis 20 ans. Ce qui interroge c’est le résultat en modalité labour chez Bertrand Paumier. Les deux fermes, bien que situées à 10 km l’une de l’autre, ont des conditions pédagogiques différentes : les sols chez Nicolas sont plus séchants, limitant l’activité de la vie du sol.
La réflexion continue !