Contributions

  • Herbert Bartz
  • Le parcours du Vendée Globe
  • Secteur de l'association italienne AIPAS
22
avril
2016

Les 4 drôles de dames de l’AC

Intervenantes AOC Sols
De gauche à droite sur la photo, Marie-José Blazian (Agro D’Oc), Sarah Singla (Clé de Sol), Emmanuelle Richard (Agriculture et terroir) et Amandine Brecque (AOC Sols), 4 "drôles" de filles, venues vanter les mérites de l’AC lors d’une réunion bout de champ ce printemps, à Saint Arailles, près de Lombez dans le Gers. Il faut dire qu’on était sur les terres d’Amandine, vice-présidente de l’association AOC Sols. La trentaine de participants a pu ainsi arpenter ses parcelles conduites en semis direct depuis plus de 6 ans (système en polyculture élevage). Marie-José et Sarah qu’on ne présente plus, ont su apporter et partager leurs expériences de terrain et tous se sont retrouvés autour d’un profil de sol commenté par Emmanuelle. De quoi appréhender sereinement des pratiques en constante évolution.


25
février
2016

Quand des SDistes italiens viennent apprendre des couverts

Association italienne AIPAS en visite dans le sud-ouest

Du 19 au 21 janvier de cette année, un groupe d’italiens est venu nous rendre visite dans le sud ouest. Cela a été organisé, à la base, par Matthieu Archambeaud qui avait fait leur connaissance je ne sais trop où.
Ces Italiens sont principalement des agriculteurs qui pratiquent le semis direct dans le sud de l’Italie.


Secteur de l'association italienne AIPAS

Ils font parti d’une association qui s’appelle AIPAS : www.aipas.EU. Ils ont une topographie similaire à chez nous donc les coteaux qu’ils ont vu ici ne les ont pas trop surpris. Au niveau des productions, ils font du blé, du colza, de l’orge, du triticale mais pas trop de cultures de printemps.
Ils sont autour de 130 adhérents. Etait présent pour ce voyage principalement le bureau avec le technicien Danilo de son prénom, et quelques agriculteurs.
Le programme du voyage était le suivant :
-  Le 19 Janvier, visite à Montpelier sur l’agroforesterie avec Agroof
-  Le 20 Janvier, visite d’exploitation dans le Tarn chez Jean Paul Robert et Thierry Auriol avec Agro d’Oc (Sylvain Hypolite et Marie José Blazian).
-  Le 21 Janvier, visite de deux exploitations dans le Gers avec l’AOC Sols, la première le matin chez Guillaume et Daniel Richard à côté de Seissan puis chez nous (Jean et Cyril Hamot) à Montadet en présence de Roger Beziat accompagné d’un voisin qui nous faisait la traduction en Italien et en Français.

Ce type de rencontre est toujours très instructif, à la fois en termes d’échanges et de découverte d’autres expériences mais aussi par la visite des exploitations et parcelles de collègues qu’on ne voit pas forcément tous les jours ! Ainsi, lors de la journée avec AOC Sols, nous avons pu voir le matériel utilisé notamment pour le pré traçage avant maïs par Guillaume Richard et son père (un reportage est d’ailleurs à paraître dans le prochain numéro de TCS, de source Cécile Waligora). Nous avons poursuivi par la visite de certaines de leurs parcelles avec couverts de féverole et trèfle violet ; implantés dans le colza ; couvert qui restera en place après la récolte jusqu’au semis du maïs. Sur mon exploitation, j’avais choisi de leur montrer, notamment, un blé semé à la volée avec le Compil, un blé semé en direct dans du trèfle, des couverts de féveroles et des féveroles semées au semoir monograines équipé d’une dent à l’avant de l’outil.
D’eux, nous avons appris que l’AC portait (pour le moment) plus sur le non travail du sol (donc du SD pur et dur) mais sans beaucoup de couverts car ils ont une pluviométrie de 700 à 800 mm par an. Ce n’est pourtant pas çà, à leurs yeux, le plus gros problème : ils sont dans des terres très argileuses et craignent de semer dans des couverts ; le sol ayant beaucoup de mal à ressuyer. Chez nous, ils ont vu plein de couverts et ont donc beaucoup questionné à ce sujet. Ils sont vraiment repartis avec plein d’idées ! Un bilan donc très positif ; à nous maintenant d’aller voir chez eux où nous sommes prochainement conviés...


23
novembre
2015

AGROboutique.com Ressources gratuites et payantes sur l’agroécologie

JPEG - 485.9 koDepuis quelques années, les informations sur l’agriculture « non-conventionnelle » se multiplient. D’Internet à la presse papier en passant par la radio et la télévision, on parle « d’agroécologie ». Mais qu’est ce que l’agroécologie ? Qui la pratique ? Comment ? Pourquoi ? Quels sont ses liens avec l’agriculture conventionnelle et l’agriculture de conservation ? C’est dans ce contexte de questionnements face aux changements en cours dans le domaine de l’agriculture, que la société coopérative et participative AGROOF, spécialisée en agroforesterie, met en ligne un nouveau portail de ressources consacrées à l’information sur ces pratiques : www.agroboutique.com.

Qu’est ce que l’AGROboutique ?

L’AGROboutique est un site internet mettant à disposition des internautes un ensemble de ressources gratuites et payantes sur l’agroécologie. Ce site est né d’une réflexion menée depuis plusieurs années par les membres du réseau BASE (acteurs du développement de l’agriculture de conservation en France) et par ceux du réseau AGROFORESTERIE : l’idée selon laquelle le changement à l’œuvre dans nos pratiques agricoles s’invente dans une combinaisons intelligente d’initiatives, d’observations et de pratiques, des uns et des autres, et non dans l’adoption d’une nouvelle « technique », d’un nouveau « vocabulaire » ou d’un nouveau « savoir » soutenu par une ou plusieurs structures. Mais comment accompagner ce mouvement ? Notre réponse a été de chercher à accueillir ces initiatives en relayant de l’information, des connaissances et des savoir-faire pour en faire des outils à la fois de réflexion et de mise en œuvre.

Comment faire de ces connaissances, des outils pour la profession agricole ?

En permettant aux acteurs du monde agricole d’avoir un accès facile à un ensemble de ressource tout en leur donnant les moyens de prendre du recul par rapport à celles-ci : en communiquant les sources de l’information, en communiquant le contexte de la production de cette information et en privilégiant le contenu au contenant .

Et concrètement, on fait comment ?

Et bien concrètement, plusieurs possibilités s’offrent à nous. Tout d’abord, multiplier les formats de diffusion de manière à pouvoir utiliser le bon format pour le bon public (agriculteurs, enseignants, étudiants, collectivités, etc.). Valoriser les échanges à travers un système de « crédits » permettant d’échanger des vidéos contre des réductions sur certains articles, et utiliser autant que possible les licences creatives commons*. Enfin, renseigner l’internaute sur ce qu’il voit et ce qu’il lit : qui est l’auteur ? Quelle est la structure ? L’information est produite dans quel contexte ? avec quels financements ? Etc.

* : Creative Commons (CC) est une organisation à but non lucratif dont le but est de proposer une solution alternative légale aux personnes souhaitant libérer leurs œuvres des droits de propriété intellectuelle standards de leurs pays, jugés trop restrictifs.

En quoi ces informations sont-elles importantes ?

Car ce sont bien les sources de l’information et le contexte de sa production qui permettent le recul, l’objectivité, l’appropriation et l’utilisation qui s’en suivent. Sans quoi, qu’en est-il de ses possibilités de mise en œuvre ?

L’interface du site est quelque peu inhabituelle pour un site de vente en ligne...

Effectivement. Elle est le reflet du parti pris de s’intéresser plus au contenu qu’au contenant. C’est pourquoi, en arrivant sur le site, on trouve d’abord les thématiques sans que la nature du produit soit visiblement mise en avant . Les sources d’informations sont présentées sur le même pied d’égalité et le format et les visuels du produit n’apparaissent qu’en cliquant dessus. C’est une manière de ne pas happer l’internaute dans un format ou un visuel, et de lui donner la possibilité de découvrir d’autres informations tout en restant focalisé sur l’objet de sa recherche.

Cela reste un peu dérangeant tout de même …

Peut-être. Mais dans l’AGROboutique, un auteur qui n’aurait pas les moyens d’un bon support de promotion a tout autant de chance d’être lu que celui qui y mettra les moyens. Pourquoi ? Car c’est le contenu qui intéresse avant tout nos internautes.
Ensuite, le site est bâti sur un moteur de recherche qui permet, soit par mots-clés, soit par une sélection parmi des filtres pré-définis, de trouver ce que l’on cherche.

Concernant le contenu justement que peut-on y trouver ?

Pour le moment, nous diffusons 23 articles gratuits et payants de différents formats. Ils sont issus d’auteurs indépendants, de structures publiques et/ou privées ou de projets de recherche & développement, sur des thématiques allant de l’agriculture biologique à l’agroforesterie, en passant par l’agriculture de conservation. A terme, nous souhaitons élargir les ressources à de nouveaux auteurs.


14
septembre
2015

Nono Pereira nous a quittés...

JPEG - 66.8 koManoel Henrique Pereira dit Nonô, fils d’agronome et un des pères fondateurs du Semis Direct au Brésil, a tiré sa révérence à l’age de 76 ans des suites d’une longue maladie. Il fût président et co-fondateur avec Herbert Arnold Bartz et Franke Dijkstra de la fondation FEBRAPDP (Fédération Brésilienne de Semis Direct et irrigation). De nombreuses institutions Brésiliennes lui ont rendues un fervent hommage à celui qui a révolutionné l’agriculture brésilienne.

Nous perdons un grand ami, un mentor, un compagnon.

Parmi ceux qui ont eux la chance de rencontré Nonô ici ou là, lors d’une de ces nombreuses conférences ou chez lui à la Fazenda Agripastos, il nous aura marqué de part sa gentillesse, sa grande humilité et sa grande passion pour le partage du Semis-Direct.

Soit tranquille l’ami, nous continuerons sur le même chemin. Adeus Amigo, um grande abraço descanse em paz.

http://febrapdp.org.br/noticias/196/1/uepg-registra-homenagem-ao-pioneiro-do-plantio-direto

http://portal.uepg.br/noticias.php?id=8161


11
septembre
2015

Jardiner bio ne veut pas dire payer plein pot !

JPEG - 322.5 koUne idée reçue revient souvent lorsque l’on parle de jardinage bio : cela prend du temps et peu coûter de l’argent. Pourtant, il n’en est rien. Personnellement, je passe autant de temps dans mon potager bio aujourd’hui qu’il y a une quinzaine d’année lorsque j’utilisais divers produits inutiles.

Profiter des déchets

Il s’agit de mieux comprendre le fonctionnement de son potager pour produire de la qualité. Un potager n’a aucunement besoin d’engrais chimique pour croitre correctement. Il lui suffit simplement d’obtenir des minéraux. Pour cela, pas besoin de vous diriger vers un hypermarché. Votre poubelle sera votre meilleur allié. Difficile à croire n’est-ce pas ? Pourtant, cette dernière est susceptible de contenir une multitude d’éléments pouvant satisfaire les besoins de votre potager. Tout d’abord, vous pouvez penser à faire de vos déchets organiques un compost. Epluchures de carottes, trognons de pomme et autres résidus organiques pourront être transformés en engrais grâce à la mise en place d’un bac à compost. Veillez à ce que vos déchets soient issus de produits bio, dans le cas contraire certains peuvent nuire aux insectes et vers qui permettront d’améliorer la décomposition de vos déchets.

Jardiner mieux

Ensuite, les français grands amateurs de café peuvent lire dans le marc de café « engrais pour mon jardin ». Plus sérieusement, le marc de café favorise le développement des jeunes pousses. Une fois bien plantées, les jeunes pousses profitent d’une terre fertile grâce au marc de café. De plus, le marc de café est un bon répulsif contre certains nuisibles. Pour finir, il faut bien comprendre que lorsque l’on souhaite cueillir un produit de qualité dans son jardin, il faut fournir un travail pour le mériter. On ne récolte que les fruits que l’on a semés après tout. Le bio ne coûte pas plus cher et ne demande pas plus de temps. Il faut simplement repenser son organisation et réapprendre certaines bases du jardinage.


8
septembre
2015

Bac à compost : la version compartimentée XXL pour voir plus grand

Agriculteur en région parisienne, j’ai eu la chance de croiser la route d’un citoyen engagé. Il se nomme Christophe et s’occupe, avec d’autres personnes, d’un potager dans la ville de Villetaneuse. Fournissant en fruits et légumes à quelques consommateurs de cette commune, j’ai donc rencontré Christophe qui m’a fait part d’une problématique à laquelle j’ai pu lui trouver une solution : Comment créer un bac à compost pouvant fournir chacune des 20 personnes possédant une partie du potager ? Car oui, consommer des fruits et légumes est une chose mais profiter des déchets en est une autre.

Un bac à compost adapté

Suite à ma conversation avec Christophe, nous avons convenu de nous retrouver dans le fameux potager pour mettre au point un système de compost satisfaisant les besoins de tous. Il nous fallait donc profiter des déchets de chacun pour faciliter la décomposition de tous les composts. Nous avons donc convenu de mettre au point un bac à compost compartimenté contrairement à une version classique. Vous connaissez sans doute la version standard d’un bac à compost, de notre coté nous avons vu grand pour créer un bac à compost XXL.

Idée de départ Projet bac à compost

L’équipement adéquat

Avec un budget proche de zéro euro, il nous a fallu improviser. Pour la composition, du bois de récupération et pour la protection des extrémités, une simple bâche et de la tôle. Chacun pouvant fermer son compartiment et le sécuriser avec un cadenas. Le résultat fût à la hauteur de nos espérances puisque chacun peut désormais se fournir en compost sans problèmes ! En effet, les compartiments permettent à chacun de posséder son propre espace tout en profitant du compostage de tous les déchets.

Version finie Bac à compost collectif