Thierry Stokkermans

  • Plantule de radis en SDSC aux Pays-Bas
  • Vue aérienne du site d'Oberacker, Suisse
  • Résultat levée de tournesol sans engrais organique
  • Hairpinning
  • Développement R.solani en boites de Pétri
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3
avril
2020

Méta-analyse et couverts végétaux : soyez attentif à la méthode

Une méta-analyse est une synthèse d’un grand nombre d’études qui permet de discerner des tendances générales et de valider (ou invalider) un consensus global. Il est possible de faire des méta-analyses sur n’importe quel sujet scientifique à la condition qu’il y ait assez d’informations publiées dans les journaux à comité de lecture. Dans la pratique, les méta-analyses utilisent souvent des logiciels et des ordinateurs pour faire le travail de synthèse. Comme vous le savez tous, avec un algorithme, la qualité du résultat dépend de la qualité des données en entrée. Cette condition est très bien illustrée par le proverbe anglais "shit in, shit out".
Dans les réseaux d’Agriculture de Conservation (AC), un Couvert Végétal (CV) est une culture semée entre 2 cultures de vente et/ou fourragère pour, entre autres, créer des tiges et des feuilles qui vont couvrir et protéger le sol pendant l’interculture et (le début de) la culture suivante. En dehors de la communauté AC, un CV peut avoir une définition plus large. Certains l’utilisent pour parler d’engrais vert ou de piège à nitrates (aussi appelé CIPAN). Ces utilisations de l’expression CV n’a rien d’illégal car le terme n’est pas protégé. Néanmoins il est possible de se demander si ce n’est pas une forme de détournement, voire de l’usurpation de vocabulaire.
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Dans la communauté scientifique, certains chercheurs participent à ce détournement. Ces derniers le font le plus souvent en anglais en utilisant l’expression "cover crop" pour décrire, par exemple, CIPAN et autres engrais verts qui sont retournés à la charrue au cours de l’hiver. Tel est le cas du projet Néerlandais "Clever Cover Cropping" dont j’ai déjà parlé ici. Ce projet donne lieu à des articles dans des journaux scientifiques à comité de lecture. Ces articles participent aussi au détournement car ils donnent le nom de CV à des CIPAN. Ce projet n’est pas le seul à détourner le terme CV dans des publications scientifiques. Heureusement, dans la section "Méthode" de ces articles, la gestion de l’interculture est souvent expliquée et un esprit éclairé fera la différence entre un engrais vert retourné à la charrue et un CV de type AC. Certains auteurs donnent aussi des indices dans le résumé tel Elhakeem et al.(2019) qui y expliquent que les "CV" peuvent être incorporés au sol dans le but d’augmenter le taux de matière organique.
Jusqu’ici, rien de très grave, un lecteur qui cherche à bien comprendre les résultats lira au moins une fois en entier l’article et jugera par lui-même s’il est réellement question de CV ou si l’auteur a détourné le terme pour en réalité parler d’un autre type d’interculture. Là où le détournement du terme CV peut faire mal, c’est dans la méta-analyse. Comme expliqué ci-dessus, une méta-analyse est un travail d’algorithme. Ces derniers sont très forts pour gérer des grandes quantités de données mais ils sont rarement capables de comprendre les subtilités telle la différence entre un CIPAN et un CV. Bref, ils sont capables de calculer très vite et, à la fois, sont idiots. Par conséquent, il est possible de se poser la question : comment obtenir un résultat pertinent avec une méta-analyse ? La réponse est assez simple : il faut que l’utilisateur de l’algorithme soit vigilant avec les données en entrée pour obtenir un résultat cohérent. De plus, Il est souhaitable qu’il explique dans l’article comment les subtilités furent gérées pour arriver à un résultat cohérent. 
Par conséquent, s’il vous arrive de lire une méta-analyse traitant les CV, je vous conseille de lire avec intérêt la partie méthodologie pour savoir si l’auteur a pris le temps de bien gérer les subtiles différences qu’il y a entre les différentes intercultures semées et qu’il n’a pas tout mis dans le même pot. Si l’auteur n’a pas expliqué s’il a fait la différence entre les différentes subtilités et comment il a géré ces différences, prenez les mesures nécessaires pour protéger votre recherche d’une information probablement incomplète et potentiellement erronée.

Reference :
Elhakeem A, Bastiaans L, Houben S, Packbier P, Jongenelen P, Mader J, Schlathölter M, Scholte M, Bremer G, Hoffland E, Van der Werf W. (2018). Clever Cover Cropping : Cover Crop Diversity and Yield Stability. Conference : XVe European Society for Agronomy Congress (ESA), At Geneva.


19
mars
2020

Faut-il un sol nivelé et sans cailloux pour récolter le peaola ?

Le peaola est l’association du pois et du colza. Le pois seul demande un sol nivelé et sans obstacle pour bien le récolter. Le colza, non. Qu’en est-il du peaola ?

Le pois est une plante fainéante qui investit peu dans ses tiges. Par conséquent, elle ne se dresse pas vers le soleil mais rampe sur le sol ou monte sur un tuteur si on lui en donne un. En grande culture, le pois cultivé seul reste au sol et il faut pouvoir "raser" le sol pour bien le récolter. C’est pourquoi, la majorité des cultivateurs de pois nivelle la parcelle et élimine tout obstacle en ramassant les pierres par exemple.
Le colza est au contraire doté d’une tige solide qui se ramifie en branches. C’est une plante robuste qui verse rarement. La récolte se fait souvent avec la coupe un demi mètre au-dessus du sol. La récolte du colza ne nécessite pas de sol nivelé ou "dépierré".
Par conséquent, il est possible de se demander quel état de surface du sol faut-il pour du peaola ? Faut-il niveler et éliminer tout obstacle pour raser le sol avec la coupe de la batteuse comme avec un pois classique ? Ou le pois va-t-il monter sur le colza et s’en servir comme tuteur, ce qui permettra de régler la coupe façon colza ?

Peaola en WallonieIl n’y a pas ici de réponse unique mais une multitude de réponses. En effet, le peaola (figure 1) est l’association du pois et du colza et il n’y a pas un mélange possible mais des centaines. Il y a un grand nombre de formulations possibles où les doses de semis de colza et de pois varient pour arriver au résultat recherché. Par exemple, il y a la formulation 50/50 où l’on sème 50% de la pleine dose de colza et 50% de la pleine dose de pois. Il est aussi possible de citer la dose 80/20 avec 80% de la pleine dose de colza et 20% de la pleine dose de pois. Mais attention, la formulation n’a pas besoin d’être égale à 100%. Elle peut être supérieure à 100 ou inférieur à 100. Par exemple du peaola 80/40 pour essayer d’augmenter le rendement final ou du peaola 40/40 pour essayer de tirer parti du pouvoir compensateur du colza qui cherchera à s’étaler plus.
Il est logique de penser que plus le colza est semé dense, mieux le pois montera dessus et plus haute sera la coupe à la récolte. Mais à ce jour, la dose minimale de colza pour récolter le peaola à la même hauteur qu’un colza n’est pas connu. Néanmoins, pour récolter facilement malgré des pierres et des bosses, une hauteur de fauche de 50 cm n’est pas toujours obligatoire. Souvent, une hauteur de coupe d’environ 25 cm suffit. Cette dernière sera plus facilement atteignable et permettra de mettre plus de pois et un peu moins de colza dans le mélange. Ce qui permet d’augmenter la production de protéines sur la ferme. Une chose est sûre : avec un minimum de colza, le pois aura un tuteur. Du coup, l’implantation et la récolte seront plus simple du fait d’une hauteur de fauche plus haute.

Le peaola est une culture qui permet de gommer un des plus gros inconvénients du pois : la préparation d’un billard pour assurer la récolte. Cette nouvelle culture est prometteuse mais malheureusement comme toutes les nouveautés, il faut découvrir et apprendre leurs fonctionnements pour s’en servir efficacement. Si le peaola vous intéresse, je vous invite à vous renseigner dans vos réseaux physiques et aussi dans les réseaux en ligne. Par exemple, en cherchant les hashtags #peaola et #peaoladhiver, vous trouverez des infos sur le sujet.


29
novembre
2019

Peaola d’hiver et légumineuse pérenne associée font-elles bon ménage ?

Un colza associé peut inclure une légumineuse pérenne (souvent du trèfle) qui prendra le relais dès que le colza est récolté.
Peaola en Wallonie
Le peaola d’hiver (figure 1) est le mélange du colza d’hiver et du pois d’hiver et il est possible d’imaginer une culture de peaola d’hiver associée contenant une légumineuse d’hiver. Dans ce concept, il y a deux questions qui se posent d’emblée : quand semer la légumineuse associée et comment s’assurer que cette dernière ne pose pas de problème dans le développement et la récolte du peaola d’hiver.
Semis et développement d'un colza associé semé tout en été
Dans le colza d’hiver, la légumineuse pérenne se sème, le plus souvent, en été avec le colza (figure 2) et, parfois, en hiver à la volée (pratique observée dans la région Grand Est). Le risque avec le trèfle semé en même temps que le colza est qu’il soit bien installé en sortie d’hiver et qu’il profite du moindre trou laissé dans le colza pour monter vers la lumière, concurrencer le colza et passer dans la moissonneuse batteuse au moment de la récolte de ce dernier. Pour éviter ce risque, il est possible de semer le trèfle à la volée au courant de l’hiver (figure 3). Le trèfle sera plus faible en sortie d’hiver et il montera beaucoup moins vite dans les trous de colza. Par contre, cette technique contient un risque : la mauvaise levée. En effet, semer à la volée n’est pas un gage de bonne levée et des agriculteurs ont déjà perdu leurs investissements en semant du trèfle à la volée.
Semis et développement d'un colza associé semé en été et en hiver
Avec le peaola d’hiver, une nouvelle fenêtre de semis pour la légumineuse pérenne se présente : semer la plante pérenne en même temps que le pois d’hiver en automne (voir billet Peaola d’hiver : des idées pour semer cette nouvelle culture). L’idée est donc de semer le colza en été puis le pois et la plante pérenne en automne (figure 4). Il est possible que cette fenêtre de semis permette de limiter la vigueur de la légumineuse pérenne en sortie d’hiver tout en assurant une levée régulière et homogène.
Semis et développement d'un peaola d'hiver associé semé en été et en hiver
L’expérience nous a montré que dans un colza associé, le trèfle pouvait en sortie d’hiver profiter des trous dans le colza pour monter vers le soleil. Le peaola d’hiver est une culture nouvelle dont on ne maîtrise pas encore tous les tenants et les aboutissants. C’est une culture sur laquelle on manque de recul et d’expérience. Néanmoins, pour laisser de la place au pois, il est envisageable de réduire la densité de semis du colza. Par conséquent, il est possible de se poser la question suivante : si la densité de colza est réduite par rapport à la pleine dose, il y a un risque qu’il y ait des trous en sortie d’hiver et qui du pois d’hiver ou de la légumineuse pérenne va s’installer dans ces trous ? Idéalement c’est le pois d’hiver car c’est celui que l’on souhaite récolter en premier et en même temps que le colza. Mais ce n’est pas sûr. Et ceci pour 2 raisons : la première est que l’on manque d’expérience et la seconde est que le peaola d’hiver n’a pas une formulation unique et que cette dernière risque d’influencer le résultat. En effet, il y a un grand nombre de formulations où les doses de semis de colza et de pois varient pour arriver au résultat recherché. Par exemple, il y a la formulation 50/50 où l’on sème 50% de la pleine dose de colza et 50% de la pleine dose de pois. Il est aussi possible de citer la dose 80/20 avec 80% de la pleine dose de colza et 20% de la pleine dose de pois. Mais attention, la formulation n’a pas besoin d’être égale à 100%. Elle peut être supérieure à 100 ou inférieur à 100. Par exemple du peaola 80/40 pour essayer d’augmenter le rendement final ou du peaola 40/40 pour essayer de tirer parti du pouvoir compensateur du colza qui essayera de s’étaler plus. Par conséquent, les éléments de réponses à la question « qui du pois ou de la plante pérenne profitera des trous dans le colza ? » sont (1) l’expérience nous le dira et (2) le peaola a de multiples formulations et des formulations différentes risquent d’avoir des réponses différentes.
Il est clair que l’ajout d’une légumineuse pérenne à un peaola d’hiver est une question ouverte. Il y a des opportunités et des défis. Il y a des opportunités du fait que le semis du pois en automne rajoute une fenêtre de semis pour la légumineuse pérenne et du fait que le peaola n’a pas une formulation unique mais multiple. Le défi majeur est la méconnaissance du peaola d’hiver du fait de sa nouveauté. Cette question ouverte vaut son poids de protéines et contient une question intermédiaire qui est : comment apprendre sans y laisser des plumes ? La réponse est ici connue : essayer avec des petites surfaces, souvent un simple aller-retour de semoir dans une parcelle suffit. Pour ceux qui font du colza associé avec du trèfle, cela peut être l’emblavement d’une bande avec du pois d’hiver et pour ceux qui sont plus familiarisés avec le peaola au point d’en faire une parcelle entière, cela peut être de rajouter de la semence de trèfle dans le semoir au moment de semer le pois d’hiver. Maintenant, il ne tient qu’à vous d’essayer de la manière qui vous semble la plus appropriée.


3
octobre
2019

Terroir et productivité du maïs

J’ai grandi dans le Lot-et-Garonne, pas dans la plaine mais sur les coteaux. Il y a sur ces collines une grande diversité de cultures dont une plante qui se retrouve presque dans toutes les fermes : le maïs.
Certaines parcelles sont irriguées mais pas toutes. Un grand nombre d’agriculteurs ont une ou plusieurs parcelles de maïs en sec. Lorsque je suis sorti du lycée agricole, la moyenne décennale de rendement en sec était de 7,5 tonnes par hectare de maïs grain aux normes. Aujourd’hui elle est plutôt autour des 8,2 tonnes. A l’époque, je trouvais ce rendement normal mais avec le temps, j’en suis venu à me poser des questions.
Dans le Nord de la France, il y a des régions « froides » et « sèches » qui font de très beaux maïs. Il est possible de citer le sud des Ardennes où les maïs grain en sec font en moyenne 10t/ha alors que les indices de précocité de ces mêmes maïs sont aux alentours de 300 FAO (figure 1). Un peu plus à l’Est, les maïs des collines du Sundgau sont rarement irrigués et sont connus pour avoir des rendements supérieurs à ceux des coteaux du Lot-et-Garonne.
Terroir et productivité du maïs
En dehors de la France, les maïs grain Néerlandais et Belges produisent des rendements flatteurs malgré l’utilisation de cultivars précoces. Par exemple, dans la région Achterhoek aux Pays Bas, un maïs grain sec produit en moyenne 11t/ha (15% d’humidité) alors que les variétés ont une précocité aux alentours de 220 FAO.
Le constat n’est pas très flatteur pour le maïs en sec des coteaux du Lot-et-Garonne : il y a des régions plus froides, avec de la génétique limitante et parfois avec moins d’eau qui font de plus gros maïs. La question que j’en suis venu à me poser : Pourquoi ? Qu’est ce qu’il fait qu’ailleurs, avec moins, le maïs donne plus ? Cette question en déclenche beaucoup d’autres telles que : Est-ce que cela vient en partie de l’itinéraire technique ? Est-ce que le sol et sa gestion rentrent dans l’équation ? Est-ce que les maïs précoces et très précoces ont une meilleure génétique que ce que l’on pensait et qu’il faut apprendre à mieux les utiliser ?


26
septembre
2019

Désherber en A2C ? Il faut rester attentif aux dires des ministres

Cela n’aura échappé à personne : les produits phytosanitaires sont sous les feux « brûlants » des projecteurs. En effet, des associations, des journalistes et des célébrités mettent la pression pour faire interdire les produits phytosanitaires. A court terme, ils ne vont pas arriver à les interdire mais ils peuvent arriver à réduire le nombre de produits et leurs utilisations dans le temps et l’espace.

L’Agriculture de Conservation (AC) a un lien spécial avec les herbicides modernes. En effet, de par la meilleure gestion du sol, l’AC permet de réduire la pression adventice et de réduire le besoin en herbicides mais, de par l’absence de travail mécanique du sol, l’AC a besoin des herbicides modernes pour gérer les adventices et les couverts végétaux. En 2019, l’AC en Europe : c’est avoir moins de problèmes d’adventices mais avoir besoin des herbicides. C’est pourquoi l’AC est menacée lorsqu’une partie de la population souhaite interdire les phytos.

Comme vous le savez, les phytosanitaires sont strictement encadrés en Europe et le système des agences sanitaires fonctionne bien. C’est pourquoi j’ai confiance dans le système. Attention, je ne dis pas que le système est parfait car, comme le savent les hommes de technique, « Aucun système n’est parfait ». Mais ce système fonctionne bien. Et c’est pour ça que j’ai confiance en lui et que je sais qu’interdire les phytos n’est pas une solution pragmatique.

J’ai remarqué que le gouvernement français actuel a eu une période où il ignorait l’avis des agences sanitaires. Le « sortir du glyphosate dans 3 ans » de 2017 en est un exemple. Mais, avec le temps, le gouvernement semble avoir compris que l’avis des agences sanitaires avait son importance. Par exemple, le gouvernement défend les fongicides SDHI qui sont sous les feux de la rampe depuis peu seulement en s’appuyant sur l’avis de l’ANSES. Du coup, je me demande si le gouvernement ne va pas mettre en avant l’avis des agences sanitaires pour redorer le blason de certains produits tel que le Glyphosate par exemple. Ce n’est pas le cas pour l’instant car comme vous pouvez le voir dans cette intervention du ministre à l’assemblée , le gouvernement défend les fongicides SDHI et plante le Glyphosate dans le même discours. Ce n’est donc pas pour demain matin que le gouvernement défendra le glyphosate en se basant sur l’avis de l’ANSES mais qui sait, si la filière agricole lui prépare le terrain, peut-être on y viendra un jour ?

Opinion glyphosate


12
août
2019

Le WWF Brésilien soutient le semis direct

Parfois, en naviguant sur Internet, on peut être surpris. Et je l’ai été lorsque j’ai découvert, il y a deux ans environ, que le WWF brésilien soutient le semis direct (figure 1) alors que le WWF Français est anti-glyphosate (figure 2).
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Soit, être pro-semis-direct ne signifie pas que le WWF Brésilien est pro-Glyphosate et que le fait que WWF France soit anti-glyphosate ne signifie pas qu’il soit anti-semis-direct. Néanmoins, la pratique du semis direct est tellement liée à l’utilisation du glyphosate qu’il est difficile d’être pro-semis-direct et anti-glyphosate en même temps. C’est pourquoi au début, je me suis dis que c’était une erreur et qu’une mise à jour ne devrait pas tarder. Mais non. Deux ans plus tard, la divergence est toujours là. Si le soutien au semis direct persiste, c’est que le WWF Brésilien a dû réfléchir à la question et cherche à promouvoir une pratique respectant leurs valeurs. Ils ont une page de présentation générale et une page avec des conseils pratiques intitulés « comment faire ».
En regardant plus loin sur Internet, il est apparu que le WWF a aussi publié un document en anglais au sujet du semis direct et que ce document est une référence bibliographique dans plusieurs pages Wikipédia (figure 3).
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Malheureusement, ce document n’est plus en ligne et donc il n’est pas possible de lire. Mais il semble que le WWF y présente le semis direct comme un moyen de lutter contre l’érosion, d’augmenter la réserve utile et les rendements et de stocker du carbone dans le sol.
Néanmoins, je me réjouis de la nouvelle : une antenne nationale d’une ONG internationale, le WWF Brésil, soutient le semis direct. Et j’espère qu’ils sauront convaincre leurs camarades des autres antennes nationales de l’importance de la technique.



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