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Si je pratique l’agriculture

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Les vaches n’ont plus un brin d’herbe.... La pompe biotique peut les aider
(août 2020)

Pour certains agriculteurs, cet été 2020 devient vraiment très problématique ; ceci vous l’aurez compris, à cause de la sécheresse. Voici un article qui en parle.https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/il-y-a-plus-un-brin-d-herbe-pour-les-vaches-les-agriculteurs-a-nouveau-frappes-par-la-secheresse-en-saone-et-loire_4060327.html

La pompe biotique

Souvent, on me dit qu’on n’y peut rien, que c’est comme ça ou que c’est la fatalité ou le réchauffement climatique dû au CO2, même s’il y participe. Et bien non, c’est le manque de forêts sur les continents. En 2007, Victor Gorshkov et Anastasia Makariéva, deux chercheurs russes, ont publié une étude qui démontre que ce sont les forêts qui ramènent l’eau de l’océan sous forme de pluie sur les continents. https://fr.mongabay.com/2013/08/une-nouvelle-theorie-meteorologique-avance-que-les-forets-sont-generatrices-de-pluie/
Voici ce qu’ils disent : « La pompe biotique est un mécanisme à travers lequel les forêts naturelles créent et contrôlent les vents allant de l’océan vers les terres, apportant de l’humidité à toutes les formes de vie terrestre. Les vents ont tendance à souffler des zones de haute pression vers les zones de basse pression. Mais comment un système de basse pression se forme-t-il au-dessus des terres ? La pression de l’air dépend du nombre de molécules de gaz. Lorsque la vapeur d’eau se condense, elle disparaît de la phase gazeuse ; le nombre de molécules de gaz diminue et la pression de l’air chute. Ainsi, si l’on parvient à maintenir un processus de condensation au-dessus des terres, celles-ci deviennent une zone de basse pression permanente. La vapeur d’eau présente dans l’atmosphère de la Terre possède une propriété physique remarquable : elle est instable vis-à-vis de la condensation.
Si un volume d’air contenant une grande quantité de vapeur se retrouve poussé vers le haut, l’air se refroidira à tel point que la vapeur se condensera. À cause de cette instabilité, s’il existe une quantité suffisante de vapeur d’eau dans la partie inférieure et chaude de l’atmosphère, une condensation aura lieu. Le feuillage et les branches d’un arbre possèdent une surface totale beaucoup plus grande que la projection de ce même arbre sur le sol. Ainsi, l’évaporation issue d’une forêt apporte plus de vapeur d’eau à l’atmosphère que l’évaporation provenant d’une surface d’eau ouverte de même taille. Par conséquent, la condensation se produit plus facilement au-dessus des forêts qu’au-dessus des océans. Les forêts, plutôt que les océans, deviennent les zones de basse pression où les vents humides convergent. Pour compléter le cycle, l’humidité retombe sur les terres sous forme de précipitations puis retourne vers l’océan sous forme d’écoulement dans les rivières. »

J’en ai réalisé un petit schéma.
Pompe biotique

Prenons une capture d’écran du satellite Sat 24 en date du 29 juillet 2020, journée très chaude.
Image satellite Juillet 2020

Révégétaliser la planète

On incrimine souvent les émissions de CO2 comme responsables du changement climatique et par conséquent des sécheresses, mais comment expliquer que le CO2 empêcherait les nuages d’arriver sur les continents alors qu’il est réparti quasi uniformément sur la planète ?
Je ne veux pas dire par là qu’on peut émettre du CO2 autant qu’on voudra. Pour ma part, soit l’énergie solaire se dissipe en cycle de l’eau et du carbone grâce à la végétation, soit elle se dissipera dans l’atmosphère sous forme de réchauffement climatique par la réflexion de l’énergie solaire sur les sols déforestés dans le spectre des infra-rouges. J’émets l’hypothèse qu’à partir d’un certain seuil de déforestation des continents, ceux-ci deviennent des « taques chauffantes »* atmosphériques. La haute pression engendrée par ce phénomène empêche les nuages d’arriver.
D’où une impérative nécessité de revégétaliser la planète. On ne doit pas seulement considérer l’Europe de l’ouest qui voit sa superficie de forêts augmenter, mais l’ensemble des continents, y compris l’Afrique et l’Asie.

L’humanité est à un tournant de son histoire. Je ne suis pas climatologue ou météorologiste ; mon raisonnement est peut-être entaché d’erreurs, mais si cette théorie de la pompe biotique s’avère exacte, il est plus que temps d’agir. De toute manière, il n’y a aucun mal à développer un programme de reforestation et de régénération des sols par l’agriculture de conservation. Au contraire, il faut prioriser ce développement par rapport à la diminution des émissions des GES. Cette dernière deviendra une conséquence de la revégétalisation par le simple fait que les qualités pour la diminution des émissions de GES émergeront de la revégétalisation.

Alors que faire ?
Il y a des économistes qui cherchent à changer les choses en allant vers une création monétaire pour une reconstruction écologique au niveau planétaire. Comme ici : https://www.institut-rousseau.fr/sortir-vite-et-durablement-de-la-crise-economique-en-utilisant-la-creation-monetaire-et-lannulation-de-dettes/?fbclid=IwAR30orE0gf_j3657oG-co979SXbHxJ3iITtMK7NOnx2qNsYZoqC7vU4diGs
L’agriculture de conservation des sols et l’agroécologie cherchent des moyens pour avancer. Ces deux outils, création monétaire et agriculture de conservation, pourraient se rencontrer et avancer de concert. Sur ce site A2C où la diversité est mise en avant, il me semble que cette idée n’est pas aussi saugrenue qu’il n’y paraît. C’est juste une proposition...

(*) taque : plaque en fonte



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Quand la connaissance des machines facilite la sortie des sentiers battus - Les cultures en bandes août 2020 [ Agriculture biologique ]-[ Associations culturales ]


Un champ de 15 hectares cultivé en bandes de 12m de large qui alternent deux cultures différentes, il faut oser. Les freins sont nombreux : « on n’a jamais fait comme ça », « c’est du travail en plus », « si je veux irriguer, c’est pas possible », … C’était sans compter sur l’esprit d’ouverture du gérant de la société Sky et d’un certain goût… pour l’innovation. Les deux cultures qui s’alternent sur la parcelle sont, l’une classique : une céréale, l’autre moins classique : du chanvre.

« Ma motivation première était de pallier aux effets des sécheresses récurrentes. Après la moisson, c’est très compliqué de réussir une implantation de couvert tellement il fait sec. Il faut souvent attendre septembre et le retour des pluies » explique David Guy. Pourtant il voulait du vert dans ses champs pour abriter la faune auxiliaire. En plantant du chanvre en alternance avec ses céréales, il s’assure ainsi d’avoir du vert dans ses parcelles pour tous les mois de juillet, août et septembre.

La concrétisation de l’idée des bandes lui vient de son deuxième métier (son premier étant agriculteur) de fabricant de semoir. Il fallait faciliter le travail de l’agriculteur en choisissant une largeur multiple de 3, 4 ou 6 qui reprenne la largeur de toutes les machines. 12m s’avère un bon chiffre pour lui. Il le confirme après expérience : « au niveau logistique, ce n’est finalement pas très compliqué à mettre en place".

En outre, deuxième avantage, la culture en bandes lui ôte la peur du feu. Les étincelles des moissonneuses sous 40°C dans un champ de paille hypra sec peuvent vite entraîner des feux. Si tel est le cas, alors le feu se limitera à une bande.

Last but not least, troisième avantage, le chanvre est une culture très peu demandeuse en intrants que l’on peut cultiver en « zéro phyto ». Elle constitue donc un bon refuge pour les auxiliaires. « Je n’ai pas encore de mesures, mais j’ai l’impression que la présence d’auxiliaires va diminuer la pression des pucerons sur les céréales. On n’en est qu’au début. Rendez-vous dans quelques années pour voir si ces corridors écologiques arrivent à nous aider sur le plan agronomique ».



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« Ma motivation première était de pallier aux effets des sécheresses récurrentes. Après la moisson, c’est très compliqué de réussir une implantation de couvert tellement il fait sec. Il faut souvent attendre septembre et le retour des pluies » explique David Guy. Pourtant il voulait du vert dans ses champs pour abriter la faune auxiliaire. En plantant du chanvre en alternance avec ses céréales, il s’assure ainsi d’avoir du vert dans ses parcelles pour tous les mois de juillet, août et septembre.

La concrétisation de l’idée des bandes lui vient de son deuxième métier (son premier étant agriculteur) de fabricant de semoir. Il fallait faciliter le travail de l’agriculteur en choisissant une largeur multiple de 3, 4 ou 6 qui reprenne la largeur de toutes les machines. 12m s’avère un bon chiffre pour lui. Il le confirme après expérience : « au niveau logistique, ce n’est finalement pas très compliqué à mettre en place".

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Last but not least, troisième avantage, le chanvre est une culture très peu demandeuse en intrants que l’on peut cultiver en « zéro phyto ». Elle constitue donc un bon refuge pour les auxiliaires. « Je n’ai pas encore de mesures, mais j’ai l’impression que la présence d’auxiliaires va diminuer la pression des pucerons sur les céréales. On n’en est qu’au début. Rendez-vous dans quelques années pour voir si ces corridors écologiques arrivent à nous aider sur le plan agronomique ».



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