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Assurer un contact sol graine propre février 2017

En réunion technique et dans les brochures commerciales, il est souvent question de créer “un bon contact sol graine”. Mais qu’entend-on exactement par “bon” ? Et le “coup de pouce du jardinier” est-il vraiment efficace ? En d’autres mots, quel contact sol graine faut-il en Agriculture de Conservation ?

HairpinningEn Semis Direct (SD), il y a un élément qui peut faire échouer la germination : les résidus. En effet ces derniers peuvent rentrer dans le sillon et s’interposer entre la graine et le sol. Les anglais appellent ça le “hairpinning” (figure 1). Par conséquent, la clé de réussite du SD est un contact sol graine propre. Pour cela, il faut bien gérer les résidus tant au niveau de la parcelle qu’au niveau du sillon. Mais, avant tout, il est important de bien comprendre comment le hairpinning peut faire échouer le semis ?
Il faut distinguer 2 situations : le sillon “sec” et le sillon “humide”.
Isolation de la graine par les résidusTout d’abord le sillon “sec”. Comme expliqué dans le précédent post sur le brouillard du sol, les résidus isolent. Par conséquent, la graine se retrouve isolée du reste du sol et, en particulier, de l’eau nécessaire à sa germination (figure 2). Dans ces conditions, la graine ne germe pas. Elle reste en dormance et attend là jusqu’à ce qu’il y ait assez d’eau pour s’hydrater et germer. Durant ce temps d’attente, elle servira de casse-croûte aux rongeurs et autres animaux qui se nourrissent de graines.
L'acidité des résidus attaque la grainePuis vient la seconde situation : le sillon “humide”. A partir du moment où il y a assez d’eau, sous forme de brouillard-du-sol ou sous forme liquide, la graine s’hydrate et commence à germer. C’est une très bonne chose mais cela signifie aussi que les résidus ont assez d’eau pour se décomposer. Et c’est là que le bât blesse. En pourrissant, les résidus génèrent des jus acides de décomposition qui brûlent le germe, tuant au passage la graine (figure 3).
Le hairpinning est un problème qui ne se résout pas : il finit inévitablement par endommager la germination et la levée. Le hairpinning est un problème qui s’évite. Il faut anticiper et cela passe par la bonne gestion des résidus au niveau de la parcelle et du sillon. La gestion des résidus à la parcelle est un sujet qui est déjà abordé dans les réunions techniques et dans les publications agricoles. C’est pourquoi je n’en parle pas ici et je vais directement parler de la ligne de semis.
Résidus poussés sur le côté par le semoir
Résidus coupés par le semoir
La gestion des résidus au niveau du sillon est un point critique pour éviter le hairpinning. Votre succès passera ici par les 2 éléments suivants : a) utiliser une machine capable de bien gérer les résidus et b) bien régler votre semoir. Ce dernier doit, soit pousser les résidus sur le côté (figure 4), soit les couper net avant de créer le sillon (figure 5). Pousser les résidus sur le côté se fait le plus souvent avec des roues-étoiles ou chasses-débris-rotatifs ; il est important de les régler de manière à ce qu’ils suivent le contour du sol sans rentrer dedans. En effet, il faut enlever tous les résidus sans “taper” dans le sol au risque de faire remonter du “gras” ou de mettre en germination des adventices. C’est à dire que ces équipements doivent toujours être en contact avec le sol pour bien attraper et pousser tous les résidus sans entrer en terre. C’est parfois compliqué à bien régler. Pour couper net les résidus, la solution la plus simple est un disque lisse vertical qui rentre à plus de 3 cm dans le sol. En effet, un simple “coup de couteau” suffit pour bien couper les résidus et un disque lisse qui rentre verticalement dans le sol devant la ligne de semis suffit pour bien couper les résidus. Si vous souhaitez profiter des effets bénéfiques du brouillard-du-sol, le “coup de couteau” est la meilleure solution car il laisse les résidus en place. Il est à noter que le disque doit être un minimum affûté pour bien couper. Pensez à vérifier vos disques “coup de couteau” en morte saison et à les changer si nécessaire.
Pour la petite histoire, le pire hairpinning qu’il m’a été donné de voir est un semis de colza dans un chaume de blé avec un semoir à double disques. Plus de la moitié des graines de colza n’avait aucun contact avec le sol. L’agriculteur avait roulé son chaume puis avait semé son colza avec un angle d’environ 30 degrés par rapport au roulage. Le problème dans ce cas est que le rouleau a plaqué les chaumes au sol et que les disques ont rencontré les brins de paille à un angle très défavorable. Le semoir a attrapé les brins un par un et les a enfoncé au fond du sillon en les pliant en deux. Les graines de colza ont été posées au milieu du pli (figure 6). Elles avaient de la paille à droite et à gauche. Elles n’avaient aucune chance de trouver l’humidité nécessaire à leur germination. Elles étaient en mauvaise posture. Pour le reste, tout avait été bien fait. Il manquait seulement un contact sol-graine propre pour que le colza puisse bien démarrer.
Graine emprisonnée dans la paille
En SD, il est important d’avoir un contact sol-graine propre. Un bon contact est donc un contact propre. Il faut que la graine touche le sol sur tous ses côtés. Là est le meilleur environnement pour qu’elle s’hydrate bien et germe. Pour obtenir un tel résultat, il faut gérer les résidus au niveau de la parcelle et du sillon. Au moment du semis, il est important d’utiliser le bon semoir ou les bons équipements capables de gérer les résidus et de bien les régler.




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OBSERVER- EVALUER - RESSENTIR POUR COMPRENDRE ET DECIDER février 2017 [ Architecture du sol ]

Nous sommes en Béarn, au Sud de Arbus, chez un éleveur laitier bio : Jean André Biscar. Il s’agit de sols d’alluvions limoneux de basses terrasses.

Des tâches d’hydromorphie en surface, signes de soucis

2 parcelles côte à côte se comportent différemment. Le semis de RGA et Trèfle blanc a été réalisé en 2014 sur de la prairie. La technique du labour et du semis combiné a été réalisée eu printemps.

Quand l’agronomie aide à prendre des décisions sur la conduite du troupeau

Le chiendent s’installe sur la parcelle de gauche, sur ce sol très limoneux, compact et subissant une forte hydromorphie saisonnière.
L’agriculteur pensait que les parcelles reposaient sur le même sol. Non seulement, la nature du terrain est différente, mais l’état hydrique et structural diffèrent. Pour sécuriser la mise en place et la production de prairie, nous orientons vers la diversité des espèces et le semis sous couvert de céréale.

Les analyses de sol montrent aussi de faibles niveaux de phosphore et de potasse pour les 2 parcelles. Un apport est prévu. Mais il est nécessaire de modifier la conduite de la pâture. L’éleveur pensait que son pâturage tournant où les bêtes restaient 4-5 jours suffisait. Grâce aux analyses de sols et aux observations, il se rend compte qu’il est nécessaire de faire du « vrai » pâturage tournant dynamique pour une meilleure restitution (durée de séjour : 1 à 2 jours).
Il ne suffit pas de savoir. Sur le terrain, nous nous apercevons que tout agriculteur qui prend le temps de ressentir en profondeur son sol, adapte sa pratique de manière plus sereine et plus « douce » malgré certaines contraintes qui pouvaient être bloquantes avant le travail d’observation, d’évaluation et de ressenti.

Enseignement pour le semis direct

A de nombreuses reprises, les parcelles ou zones de parcelles qui possèdent ce type de tâches d’hydromorphie, ont souvent les moins bons résultats. Pour nous, c’est un des indicateurs importants pour juger de l’état du sol, et évaluer les risques pour le semis direct sous couvert.




Les autres publications récentes

Vive les indicateurs de l’hiver ! (février 2017) [ Travail du sol ] - [ Architecture du sol ]

Nous sommes en Béarn, le 29 décembre 2016. Dans la campagne, de nombreux signes de froid apparaissent. Je vais voir un agriculteur, mais sur la route, tout d’un coup, une parcelle m’interpelle : je (...)
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Holistic management : les commandos agricoles... (février 2017) [ Holistique/Systéme ]

Je me souviens de ce que m’a dit un ancien militaire, quand je lui ai parlé de cette démarche holistique dans l’agriculture. Je le cite : "Ah oui, bien sûr, c’est très cohérent, on n’est sûr de rien et (...)
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Drôles de bêtes sur des couverts (décembre 2016) [ Couverts végétaux ] - [ Elevage ]

Il se passe des choses bizarres en Seine et Marne ! En AC, ces dernières années, un nombre grandissant de céréaliers fait le choix judicieux de réintroduire de l’élevage dans son système. Des (...)
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LES PARTENAIRES

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LES PARTENAIRES

Rénovation des prairies en semis direct… avec le semoir pour semis simplifié ESPRO février 2017

JPEG - 261.8 koLe mercredi 21 septembre 2016, la chambre d’agriculture de la Corrèze a organisé une journée sur le thème de la rénovation des prairies en semis direct. Elle a débuté par une Intervention de Thierry Savaroche (Ets Jaladi) et Benoît Lac (Chambre d’agriculture 19) présentant les généralités, les précautions à prendre et les espèces fourragères adaptées à la rénovation de prairies en semis direct.

Rappel des précautions à prendre :
- Anticiper suffisamment la destruction du couvert végétal en place avant la rénovation afin de limiter les problèmes de concurrence, et les effets allélopathiques de l’agrostis stolonifère (graminée diffusant des substances anti-germinatives qui empêchent les plantes situées autour d’elles de se développer).
- Opter pour des espèces à germination rapide (RGI, RGH, RGA, Trèfles…) et des variétés agressives et dominantes.
- Privilégier un apport d’engrais starter localisé au semis.
- Rester vigilant sur les attaques de limaces qui consomment les graines et plantules.
- Éviter les semis trop profonds (1 cm maximum).
- Semer en terre suffisamment chaude pour optimiser la vitesse de levée.
- Analyser les raisons pour lesquelles la prairie est dégradée : absence ou insuffisance de pâturage tournant, surpâturage, acidité des sols, sècheresse, déficit ou déséquilibre de fertilisation,…

JPEG - 290.2 koLes différentes marques ont ensuite présenté leur matériel. Sur les 4 semoirs, 3 étaient spécifiquement pour le semis direct. Seul l’ESPROde KUHNest un semoir polyvalent pour semis simplifiés.
Dans cet exercice, le travail des disques de déchaumage n’est pas souhaité. La polyvalence du semoir ESPRO et sa conception modulaire permet d’utiliser uniquement la barre de semis, par une simple sélection depuis le terminal ou le joystick, afin de relever les disques de travail.

Suite à la présentation des semoirs, les essais ont eu lieu. Chaque semoir devait semer sur une parcelle présentant 3 modalités de semis :
- une bande témoin ayant été simplement pâturée.
- une bande traitée au préalable au glyphosate, 10 jours avec les semis pour détruire le couvert.
- une bande broyée à ras pour ralentir le couvert en place.

JPEG - 213.4 koLors de l’essai, nous avons pu observer la qualité de semis des différents semoirs présents. Malgré le fait que l’ESPROne soit pas un semoir de semis direct, il a permis une très bonne mise en terre des semences. En effet, l’ESPROest très bien adapté aux semis de régénération de prairies. La barre de semis CROSSFLEXet ses doubles disques décalés de 41 mm offrent une très bonne qualité de pénétration, malgré une pression plus faible par rapport aux semoirs 100% directs. De plus, le décalage des disques et son écartement réduit limitent le foisonnement de terre. La roulette de rappui favorise le contact sol/grain et la fermeture du sillon. Autre point important pour la régénération des prairies : la pression et la profondeur de semis sont des réglages indépendants. Il a donc été possible de mettre de la pression pour la pénétration des éléments semeurs tout en conservant une faible profondeur de semis (1 cm).

Après avoir fait des essais avec différents semoirs, la chambre d’Agriculture a également procédé à des essais avec différents mélanges de semences :
-  Mélange 1 : 5kg/ha chicorée + 5 kg/ha trèfle hybride
-  Mélange 2 : 5 kg/ha plantain + 5 kg/ha trèfle hybride
-  Mélange 3 : Fléole/fétuque/ray-grass et mélanges trèfles blancs

Le semoir ESPROde KUHNa été choisi pour réaliser le semis de ces différents mélanges.

L’essai ayant été réalisé en septembre, il a été fortement pénalisé par la sècheresse qui s’est étendue jusqu’en octobre. Pour ce qui est des levées, il est à ce jour impossible d’en tirer des conclusions, hormis que les levées ont été meilleures sur la modalité où la prairie a été détruite avec le glyphosate. Autre constat : le plantain et la chicorée ont mieux réussi à s’implanter que les autres semences.



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