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Un drône et busards font bon ménage juillet 2017

Le busard cendré est un des rares rapaces à élever sa nichée à même le sol. Si, autrefois, il était inféodé aux plaines naturelles, avec le développement de l’agriculture, l’oiseau s’est adapté en nichant dans les champs de céréales, voire de colza.
Il paye cher cette adaptation puisque chaque année, un nombre conséquent de nichées sont détruites à la récolte car à cette époque, beaucoup de poussins ne sont pas encore capables de voler. Heureusement pour eux, ils ont depuis quelques décennies déjà, des anges gardiens : des associations de protection de la faune, notamment la LPO, Ligue de Protection des Oiseaux, qui, grâce à de nombreux bénévoles, arpentent les campagnes pour repérer les emplacements de nids.
En partenariat avec les agriculteurs concernés, ils viennent protéger les nids le temps de la moisson, supposant un peu de dérangement de la nichée et du couple reproducteur.

Un drône au secours des busards L’idée cette année, au mois de juin et dans plusieurs régions de France, a été de tester l’utilisation d’un drone pour survoler les nids et ainsi limiter le dérangement. Un test semble-t-il, réussi, puisque les oiseaux adultes, après survol du drone (qu’ils n’attaquent pas, contrairement à d’autres rapaces !), reviennent au nid plus vite qu’après une visite de personnes. C’est aussi un gain de temps non négligeable.
Pour rappel, le busard cendré fait partie des prédateurs spécialistes de campagnols. Une famille de busards prélève entre 700 et 900 campagnols des champs durant ses mois de présence sur le territoire (le rapace est migrateur). Sa présence effarouche également les corvidés.




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A nos consciences juillet 2017 [ Ecologie, Biodiversité, Environnement ]-[ Grands enjeux / Economie ]

Chacun sait - enfin je l’espère - que le monde est entré dans une phase d’extinction massive de sa faune, terrestre comme maritime. J’évoquais ce sujet dans l’un de mes billets de novembre 2014, relatant une étude de l’ONG WWF, déjà très alarmiste. L’organisation avait analysé, entre 1970 et 2010, l’évolution de plus de 10 000 populations de quelques 3 000 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons. Elle en avait conclu que dans ce tout petit laps de temps (40 ans, une micro gouttelette à l’échelle de la Terre), plus de la moitié des animaux sauvages avait disparu.

« Anéantissement biologique »

La nouvelle étude qui vient de paraître début juillet 2017 dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) enfonce le clou. Ses trois auteurs, Gerardo Ceballos (Université nationale autonome du Mexique), Paul Ehrlich et Rodolfo Dirzo (Stanford) parlent « d’anéantissement biologique ». Il y a deux ans, les deux premiers auteurs s’étaient déjà penchés sur la question (revue Science Advances), en analysant l’évolution du nombre d’espèces animales. Ils avaient alors calculé que les disparitions d’espèces avaient été multipliées par 100 depuis le début du XXème siècle. Dans cette nouvelle analyse, les trois chercheurs se sont attachés cette fois-ci à étudier non pas les espèces mais les quantités d’animaux (populations), en ciblant des espèces de vertébrés terrestres. Ils ont ainsi examiné les évolutions des populations de 27 600 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres réparties sur l’ensemble du globe. Ils se sont particulièrement attardés sur 177 espèces de mammifères, pour lesquelles ils avaient des données sur leurs aires de répartition entre 1900 et 2015.

Verdict : « la réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique  », indiquent-ils. Cette étude a en effet plus de poids que la précédente car elle s’attache aux quantités d’animaux et plus seulement au nombre d’espèces qui s’éteignent. Ainsi :
-  32 % des espèces de vertébrés voient leurs populations décliner,
-  40 % des espèces de mammifères ont vu leur aire de répartition chuter dramatiquement de 80 % entre 1900 et 2015. 80 % !

Au total, plus de 50 % des animaux a ainsi disparu de la surface du globe depuis 40 ans.

Pire que les dinosaures

Vous avez forcément remarqué qu’il y a beaucoup moins d’hirondelles, de chardonnerets ou d’alouettes dans nos campagnes. Cette sixième extinction majeure est en effet globale et touche de la même façon la faune « bien de chez nous », dite à tort, « commune ».
Les causes ? Elles sont bien connues, toutes liées aux activités humaines. En premier lieu, il faut citer les pertes et dégradations des habitats naturels. Il y a ensuite la surexploitation de certaines espèces (chasse, pêche, braconnage) ainsi que les effets de la pollution, l’impact des espèces dites invasives sur les espèces locales, les maladies, sans oublier le changement climatique, bien entendu. Et élément nouveau mis en exergue par ces études : l’impact sans commune mesure de la surpopulation humaine, faisant de cette sixième extinction la plus importante (bien supérieure à celle des fameux dinosaures) car se produisant à un rythme jamais égalé, de l’ordre du siècle alors que les précédentes se sont produites sur des milliers d’années, voire davantage. C’est logique, trop nombreuse, la population humaine « consomme » de l’habitat naturel mais aussi, « surconsomme » certaines espèces ; cet aspect étant imputable aux populations dites « riches ».

Chaque geste compte

Que faire devant un tel désastre ? Car il s’agit bien d’un désastre dont les effets vont indubitablement se retourner contre l’humanité. Parmi les actions prioritaires et à l’échelle du globe, les chercheurs appellent à réduire la croissance de la population humaine. La Terre sera-t-elle en effet capable de soutenir une population mondiale de 11 milliards d’habitants, chiffre estimé pour 2050 ? Il faut évidemment diminuer la consommation et endiguer l’impact sur les habitats naturels.

Mais nous, à notre échelle ? Chaque geste compte, même le plus anodin. En agriculture, à juste titre pointée du doigt pour certains de ses aspects, on ne peut que louer le développement de l’agriculture de conservation. Bien menée, elle assure un retour de biodiversité, ne serait-ce qu’à travers un exemple : des ressources nouvelles et diversifiées proposées aux insectes pollinisateurs. Une plus grande richesse végétale, en continue, c’est une plus grande richesse faunistique qui, en retour, apporte ses nombreux services.
Alors, n’arrêtons pas, ne baissons surtout pas les bras. Continuons à développer l’AC pour, à notre mesure, tenter d’enrayer cette grave érosion mondiale de la biodiversité. A nos consciences !




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