Christophe de Carville

  • Renouée sur bitume
  • Couvert de moutarde/trèfle semé en direct avec un semoir monograine, avant une culture de betterave (green till)
  • Féverole dans la ligne de semis
  • Jardiner sur sol vivant
31
mars
2017

Mélange de couverts végétaux

Mélange de CV
Le mélange des couverts végétaux (pour les petites quantités).


16
février
2017

L’Afrique, dans notre imaginaire, c’est le...

Agriculture en AfriqueL’Afrique, dans notre imaginaire, c’est le pays de la faim…..Et pourtant, la plus grande réserve de terres fertiles au monde est en Afrique (cf l’article ci-joint, en PDF).
Les meilleures seraient en Ethiopie. Ces immensités vierges sont l’objet de la convoitise des pays développés les plus peuplés qui souhaitent les mettre en culture en appliquant les principes de l’agriculture intensive traditionnelle : travail du sol énergique et recours à beaucoup de chimie.
Article Afrique Agriculture
Bien sûr, je respecte le libre arbitre des autochtones mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il est regrettable d’abimer, de consommer ces sols et qu’il sera toujours plus facile de pratiquer de l’agro-écologie sur des sols neufs que sur des sols épuisés.


29
juin
2016

L’enseignement général à la ferme...

JPEG - 103.2 koDans le cadre de leurs cours de SVT, nous avons reçu tout récemment à la ferme de La Conillais les classes de première S d’un lycée d’enseignement général, le lycée de Blain. Je voulais absolument partager avec vous le questionnaire du compte-rendu qui a été demandé aux élèves.

Je suis très impressionné et très admiratif. Bravo aux profs ! Nous sommes avec des classes de SVT d’enseignement général… Si seulement l’enseignement agricole qui a été dispensé à ma génération avait pu couvrir ne serait-ce que la moitié de ces sujets…..L’avenir n’est pas si morose.

JPEG - 104.1 ko


22
juin
2016

Pérennité des graines... suite

Toujours sur le sujet de la pérennité des graines, notre ami Noel, TCiste de la Nièvre, nous fait part de son expérience :

Fraisier des bois

Sur le thème de la conservation des graines dans le sol, j’ai un petit exemple de pousse incroyable de fraisiers des bois après une coupe d’hiver de chênes séculaires ....En forêt, un ami garde forestier m’avait indiqué un coin idéal pour ramasser facilement en quantité industrielle de délicieuses fraises des bois après l’exploitation d’une coupe de très vieux chênes sous lesquels ne poussait plus aucune végétation depuis très longtemps ....On s’est posé la question de savoir comment ces graines de fraisiers avaient pu se conserver si longtemps dans le sol attendant que la lumière les réveille quand les bûcherons ont coupé ces chênes.

L’année suivante, plus de fraisiers ni de fraises mais des ronciers de 1,50 m de haut ......j’espère avoir laissé suffisamment de fraises de bois avec mes amis cueilleurs afin qu’elles puissent donner d’autres graines pour d’autres amateurs de gourmandise dans 100 ou 200 ans à la prochaine coupe de chênes !


26
avril
2016

Quand la ravenelle explose...

« C’est un trou de verdure où chante une rivière…. C’est un petit val qui mousse de rayons  » (merci Arthur)

Ravenelle dans peupleraie
En fait c’est une peupleraie ; pendant une trentaine d’années, les peupliers ont occupé cet espace et l’ont largement fertilisé avec leurs feuilles à l’automne. J’y récoltais des seaux de turricules pour mes semis. L’hiver 2014, les peupliers ont été exploités et l’hiver 2016, une nouvelle génération a été plantée. Au printemps 2016, c’est un champ de ravenelles … Ahurissant… Je n’en avais jamais vu autant ici, tant que les arbres faisaient leur canopée (de lapin). Alors que s’est il passé ? Je ne pense pas que les forestiers aient entrepris d’y semer un couvert, ni les sangliers. Ces graines étaient là depuis longtemps ; c’est l’accès à la lumière qui les a décidé à lever ? Le passage des engins (un beau Timberjack) ? (peu d’entre elles avaient levé en 2015) Ou quoi d’autre ?

En en discutant avec Cecile, voici ce qu’elle ajoute :" en se replongeant dans le livre de G. Ducerfsur les plantes bio indicatrices, voilà ce qu’on lit pour la ravenelle" :

- Biotope primaire (SON vrai biotope) : sables et limons des vallées alluviales, zones subissant des alternances d’inondation et de grande sécheresse.

ça correspond bien au biotope d’une peupleraie, non ?

- Biotope secondaire : cultures et jachères, prairies artificielles, vignes et vergers, jardins familiaux, maraîchage, bords de chemins et de routes, terrains vagues.

- Caractères indicateurs (pouvant expliquer la présence en biotopes secondaires..) : compactage des sols riches en bases provoquant des anaérobioses avec blocage de P et de K ; excès d’amendements calcaires ; fort contraste hydrique. La peupleraie étant proche du biotope primaire de la ravenelle, celle-ci était effectivement présente mais, du fait de la présence des arbres, elle ne se développait pas. Ombre ? Allélopathie ? Le passage d’engins de récolte des peupliers a aussi sans doute créé de la compaction qui est favorable à leur expression...


11
janvier
2016

Quand la recherche se rapproche doucement du terrain

L’IRSTEA ( Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture) a publié récemment un petit fascicule intitulé « Changement climatique, changement global : 55 résultats de recherche au service des territoires ».

Echantillons de sol pour mesure carbone par spectométrie
Les équipes de l’Irstea ont par exemple développé une sonde portable utilisant la spectrométrie proche infrarouge. Cet outil permet de mesurer le taux de carbone piégé dans le sol directement sur le terrain de façon précise, rapide et peu coûteuse.

Couverture document Irstea changement climatiques 55 mesuresC’est un livret qui présente les recherches en cours, localisées sur les différents territoires français sur des thèmes comme les écotechnologies, les sols, les forêts, les montagnes, les rivières.

Pages sol doc Irstea 55 mesures changement climatiqueY sont abordés des sujets comme la méthanisation, la jauge « intelligente » des tracteurs, du tournesol pour isoler nos murs, la mesure au champ du carbone piégé dans le sol, un outil pour qu’agriculture rime avec capture de carbone, des agroéquipements moins "impactant" pour le sol, etc.

Il me semble que cela méritait d’être signalé : la recherche semble un peu plus en prise avec la réalité. Ce n’est plus comme quand l’INRA affirmait qu’il n’était pas possible de stocker de carbone dans les sols agricoles.

www.actions-territoires.irstea.fr

La préface est de Ségolène Royal…… Si c’est pas une garantie ça !!


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