Philippe Pastoureau

  • Couvert localisé chez Jocelyn Michon
  • Passage du strip till à disque
ÇA TWITTE !
29
septembre
2018

La capabilité de changer le paradigme

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Et si comme nos enfants, nous consacrions un peu de temps à l’apprentissage.

La Capabilité

Allez, on va commencer fort, voici l’explication de la Capabilité par Laurent Parrot, docteur en sciences économiques et économiste au CIRAD. Cette vidéo complexe dans un premier temps explique très bien pour un non-agriculteur la passion qui envoûte ceux qui modifient leurs pratiques, et pour nous agriculteurs pionniers, le frein au changement qui bloque certains de nos voisins.

Voici maintenant la mise en pratique de la Capabilité à l’Agriculture de Conservation

Hum’s

Pour ceux qui comme moi ne connaissaient pas la définition du mot "capabilité", mettez vous à la place d’un téléspectateur lambda qui découvre un reportage sur l’Agriculture de Conservation résumé en 3 mn. "Conservation" est un terme que peu comprennent s’en faire d’amalgame.
Le mieux est s’en doute que nous soyons acteur de notre communication, et que nous invitions tous ceux qui s’intéressent à nos pratiques à venir discuter de tout cela autour d’un ver...

La Transition Ecologique ou le changement de Paradigme

Les changements pour les producteurs

L’attente des consom’acteurs

Andragogy

Pourquoi le changement, quel rôle peut jouer l’A2C dans tout cela ?

Expliquer nos pratiques aux citoyens avec des mots simples.

"Le glypho, c’est toujours entre 2 cultures alimentaires, et jamais sur ce que vous mangez."

S’en oublier de rappeler aux citoyens qu’ils sont aussi consom’acteurs.

Débuter le décompactage de cerveau en douceur.

Personnellement, dans ma transition vers l’agriculture régénérative qui tend à remettre de la vie dans les sols, j’ai débuté ma formation par des visites de salon aux champs et colloque spécialisé.

Un joli témoignage d’agriculteur en Belgique.
Regenacterre

Mais on peut aussi aller visiter de magnifiques salons aux champs. Un exemple en Belgique, c’est tellement joli qu’il n’y a rien à dire.

Les Suisses ne sont pas en reste.

Comment changer le Paradigme

La formation, par et pour les agriculteurs.

  • Journée d’échange sur l’AC en Maine et Loire.
    programme
  • Un exemple de formation Vivea que peuvent faire des groupes d’agriculteurs. De plus en plus de pionniers de l’A2C ouvrent leurs champs ; ne nous privons pas de leur expériences, heureuses ou malheureuses.

Holisticom

  • Au Québec aussi cela bouge, on y insère de plus en plus les plantes entre elles, et la recherche du maximum de biomasse produite peut conduire à insérer les arbres dans les champs.

Chaine Youtube Les Agro’Hommes

  • Le réseau Agroleague se met en place pour vous offrir du savoir.

Agro-league

Toutes ces vidéos sont très récentes ; il ne m’a fallu que quelques heures sur YouTube pour les découvrir et les rassembler ici. Ces exemples montrent la multitude de solutions qui s’offrent à nous pour changer le paradigme. Bien d’autres vidéos, réseaux, associations ou particuliers œuvrent également pour changer le paradigme, je ne peux tous les citer mais je vous encourage à questionner votre moteur de recherche.

Pour conclure, je ne peux que vous inciter à innover sur vos fermes et le faire savoir.

« L’imagination est plus importante que la connaissance. Car la connaissance est limitée, alors que l’imagination embrasse l’univers tout entier. » – Albert Einstein


29
juillet
2018

Bilan de récolte, plan de match à venir.

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Bilan de récolte 2018

1 an de travail avant de savoir ce que l’on va toucher, bien peu de professions connaissent ce stress qui fait le charme de notre métier. En effet, tous les matins on va au job en donnant le meilleur de nous même dans l’espoir que la nature soit généreuse ou conciliante avec nous, mais c’est en faisant abstraction des impacts de nos pratiques sur l’environnement, et parfois le revers de médaille fait mal, très mal.
Je ne me plains pas, au contraire j’ai comme l’impression que la nature m’a épargné. Je suis comme beaucoup déçu, mais je vais couvrir mes charges et je sors d’une année très compliquée avec des sols en parfait état qui continuent de stocker du carbone dès la sortie de la batteuse du champ, initiation au relay cropping.
Avant de choisir son assolement, un petit rappel des charges qui gravitent sur nos fermes. ( source Casea, 580 fermes du grand ouest)
-* Les charges fixes, variables d’une ferme à l’autre mais vous trouverez ici un ordre de grandeur :

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-* Le coût des intrants 2017 des cultures principales.

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- On remarque ici que le poste fertilisation est une charge importante. On peut donc espérer économiser de l’argent en mettant en route un Plan Epargne Azote

-* Produit à l’équilibre 2018

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- Ici, on reprend le total des charges que l’on divise par les prix de vente moyen espérés avant semis. Pour faire simple, on retombe quasiment toujours sur le fameux 1000 € de chiffre d’affaires à obtenir par ha pour couvrir l’ensemble des charges, MO comprise. Au passage, toutes les entreprises incluent la main d’oeuvre dans leurs coûts de revient, nous devons donc en faire de même.

Source Casea, document privatif à ne pas diffuser.

Sur les matrices ci-dessous, dans ma situation, je détermine le prix de vente que je doit atteindre en fonction du rendement potentiel de mes parcelles, puis le gain ou la perte en fonction du prix de vente réel et du rendement obtenu.
L’objectif est d’atteindre 200 € de marge nette, moyenne sur l’ensemble de l’exploitation sur plusieurs années.
Le métier de l’agriculteur ne s’arrête pas à la production, il faut ensuite vendre et bien vendre si possible. Je ne cherche pas le meilleur prix, mais un bon prix en contractualisant une partie des ventes avant moisson si les prix sont atteints, ou avec des partenaires fidèles qui cherchent une traçabilité de leurs approvisionnements avec des prix stables mais rémunérateurs.

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  • Tous ces chiffres sont issus des fermes qui adhèrent au conseil de la société CASEA. Je ne peux que vous inciter à vous rapprocher de groupe d’échange technique et surtout économique.
    « Le groupe rend plus fort, le groupe va plus loin. »

Rendement de la moisson 2018

Sur mon orge d’hiver, j’arrive à sortir 70 qtx vendus à 157 €/t malgré un PS catastrophique de 61. Cette culture ne sera probablement pas renouvelée en 2019. ( rdt du secteur allant de 50 à 80 qtx)

Sur le colza associé de CDI ( trêfle/luzerne ), j’atteint 38 qtx aux normes. Ce produit est en stock et malgré un rendement bien en deçà de mes objectifs, la marge sera correcte. ( rdt du secteur allant de 0 à 35 qtx, rares sont ceux passant la barre des 40 qtx)

Sur le blé, je pense sortir 76 qtx car tout est en stock à la ferme. Les 2/3 sont contractualisés sur un prix mini de 170 € base récolte. Les PS sont moyens de l’ordre de 76 . Il me manque 10 qtx , mais je suis dans la moyenne haute du secteur.
Les rendements en blé de mon secteur sont très variables, l’hydromorphie de certaines parcelles a fait très mal pour certains, le retard de fertilisation pour ceux qui ne pouvaient pas entrer dans leurs champs en mars a anéanti les potentiels. Des parcelles sont tombées à 60 qtx, voire moins quand le choix des variétés et la technicité ont pêché. Bref, je suis très heureux d’avoir des sols en santé, d’avoir choisi des variétés qui ont bien résisté à l’humidité de fin de cycle et aux fortes pressions maladie, sans pour autant avoir explosé mon budget phyto.

Plan de match à venir.

Petit à petit, j’enchaîne les modifications sur ma ferme pour rendre plus efficiente chaque intervention dans les champs. Après avoir pas mal bossé sur la logistique du stockage d’effluents, du traffic, du poids à l’essieu, voyons ce qui se met en place dans le sol cette fois-ci...
Pour la seconde année, j’ai semé mon colza associé à du trêfle violet et de la luzerne. Mon objectif est de mettre en place les légumineuses pour 1-2 ou 3 ans afin de créer un véritable réseau souterrain de racines, d’hyphes et ainsi booster la vie du sol non pas forcément en la nourrissant ( ce que je faisais déjà), mais en lui permettant de se déplacer via l’immense toile d’araignée qui se tisse autour des racines pérennes (TCS n°57 et TCS n°98).

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Sur la photo, on aperçoit le chaume de mon colza associé. Toute la parcelle était associée de légumineuse, mais aujourd’hui on voit très nettement que seule la partie de gauche est bien pourvue en luzerne et trèfle aujourdhui.
A gauche, la paille a été broyée et ramassée à droite. Pour moi, la croissance du colza a été plus lente dans la partie paille broyée, ce qui a permis aux légumineuses de mieux s’installer. A droite, les légumineuses étaient bien présentes à l’automne mais semblent avoir disparu au printemps, j’avais remarqué une présence impressionnante de limaces qui broutaient en permanence mes légumineuses à l’ombre du colza, ???
J’ignore si je vais pouvoir ramasser un peu de fourrage pour mes vaches, mais nous ne sommes que début août, on en reparlera plus tard. Quoi qu’il en soit, cette association me permet d’aller chercher un peu de prime PAC "Oléagineux en mélange".

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Ici, nous sommes sur un chaume de blé qui suit mon colza associé de l’année dernière. On retrouve quasiment plus de trêfle mais la luzerne est elle bien présente. La présence de la légumineuse n’a gêné en rien mon blé et m’a même permis de diminuer de 20 unités la fertilisation azotée via les mesures Jubil.
Mon couvert est donc en place et fonctionnel au 1er août, c’est extraordinaire et aujourd’hui la luzerne est en train d’assécher en profondeur un sol qui est très peu exploré par les racines annuelles. En pleine sécheresse, la luzerne pousse et je peux penser qu’elle va exploser dès le retour d’un peu de pluie.

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Au cours de nos réunions d’hiver, il apparaît que les agris qui réalisent des apports de phosphore sur les parcelles limites ou déficitaires ont de bons résultats. A l’inverse, les décrochage de rendements vont souvent de paire avec des absences de fumure de fond de longue durée. Faire des impasses quelques années est possible, mais vider son sol n’est pas durable et se paie cash.
Maintenant, je n’ai pas le budget pour mettre beaucoup d’argent dans une fumure de fond, on va donc réduire les volumes d’engrais à base de phosphore ou souffre en localisant au maximum ceux-ci près de la ligne de semis. L’objectif est également d’avoir de beaux couverts qui vont remonter des éléments non disponibles par les cultures annuelles.

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Ma Cuma vient donc d’acheter ce semoir 100 % français, avec 0 €uros de subventions s’il vous plait, j’assume.
Ce semoir va venir compléter nos semis à la volée réalisés au Compil qui marche très bien. Le semoir à disque est privilégié pour les semis d’été et dans de faibles résidus, le Compil pour les semis dans les gros couverts ou derrière maïs grain.
Le choix d’un semoir muni d’une rangée de disques nous fait perdre le bénéfice d’une subvention PCAE, mais va peut être nous permettre dans certains cas de nous passer de glypho, cherchez l’erreur ???
Blague à part, les disques vont également nous servir à enfouir légèrement les effluents l’été mais aussi créer une rupture de capillarité étant donné que nous enlevons les pailles sur une partie des surfaces de blé. Comme on le voit sur la photo, un retour à un semis en ligne et l’usage du RTK me permet de semer le couvert entre les anciens rangs de blé, à voir si cela apporte un plus ou pas ?
Côté pratique, ce semoir dispose de 2 trémies de grande capacité, la 1ère alimente la 1ère tête de répartition qui descent dans la rasette semeuse. La second trémie alimente la seconde tête de répartition puis descent dans un petit tuyau qui dispose le produit plus ou moins profond. A cela vient s’ajouter une trémie petite graine que l’on envoie où l’on veut.

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Pour finir, nous voici sur un chaume de blé semé en direct dans un mélange luzerne-dactyle de 3 ans. J’ai réussi à calmer le dactyle dans le blé mais celui-ci a impacté de 4-5 qtx le rendement. La luzerne toujours présente a été régulé et explose aujourd’hui. Le fourrage que je devrais sortir de cette parcelle va probablement compenser la perte de rendement en blé qui je le rappelle, est dû principalement au dactyle. Je retrouve ici ce que faisaient nos grands parents, on appelle cela aujourd’hui le "relay cropping".

Et demain ???

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JPEG - 306.3 ko Nous venons de terminer la construction d’un nouveau hangar. Quasiment toute la paille que je vais utiliser pour l’élevage sera demain ramassée à l’autochargeuse et coupée en morceaux de 5 cm. Ceci va me permettre de diminuer un peu mes besoins mais facilitera grandement les épandages tout en améliorant la répartition. Cependant cette forme de paille nécessite un stockage adapté et si possible proche des lieux de consommation.
En réfléchissant à l’envers, nous avons transformé ce qui peut à 1 ère vue paraître un handicap en avantage. Si tout va bien, ce hangar produira de l’énergie solaire l’année prochaine. Son coût s’en trouve donc terriblement diminué, et cela remplit notre objectif d’être autonome en énergie.

Si tout va bien, nous produirons en 2020 autant de courant que nous en consommons

La mise en place des CDI ( couvert à durée indéterminée) dans mes colzas l’est pour un but économique dans un 1er temps. Mais avec les enchaînements que je fais par la suite et la présence de plantes pérennes au milieu de mes cultures, je découvre que la nature a horreur du vide. Là où mon CDI a disparu, les adventices germent spontanément alors que là où le CDI est bien en place, le sol reste "presque" propre !
Il y a des pistes à creuser, je vous laisse avec une nouvelle vidéo d’Opaline qui est allez visiter Sébastien Angers , agriculteur en ABC au Québec.

Plus de vidéos sur la page youtube des Agron’hommes


19
juin
2018

La pelle du 18 Juin

Et si « la pelle » de Jocelyn sonnait comme un appel à la sauvegarde des sols !!!

Merci Opaline qui a décidé d’enseigner autrement l’agroécologie, @ bientôt.


10
juin
2018

Enseigner l’agroécologie

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Le Préfet en visite

J’ai reçu cette semaine la visite de Mr Quillet, préfet de la Sarthe. Il est venu accompagné de la DDT et de la Chambre d’agriculture découvrir sur le terrain une ferme en agroécologie afin de recueillir nos attentes pour promouvoir cette forme d’agriculture.

J’ai axé cette visite sur le thème de la transmission du savoir, les sols vivants et l’agroécologie n’ont plus à faire leurs preuves, il faut maintenant transférer le savoir des pionniers vers les apprenants en ouvrant nos fermes et nos champs.

Bien entendu, nous avons parlé sols vivants en rappelant les 3 piliers de l’agriculture de conservation et en mettant l’accent sur la couverture des sols qui bien souvent est insuffisante.
Une sérieuse remise en cause de mes pratiques sur la ferme m’a permis depuis peu de respecter les 3 piliers. Accentuer la couverture du sol est synonyme de nourriture pour la vie biologique qui petit à petit remplacera le travail mécanique.

Plus de couverture sur le sol => plus de racines => plus de réseaux mycorhiziens => plus de glomaline => moins d’érosion.

Simulateur d'érosion

Je participe avec d’autres agriculteurs au comité de pilotage du lycée agricole de Rouillon afin de mettre en place l’agroécologie sur leur ferme pédagogique.
Merci aux jeunes du lycée ainsi qu’aux enseignants qui les encadrent d’être venus présenter, de manière très sérieuse, le test du slip en coton.

Test du slip en coton

Merci à nos amis Québécois pour ce test très ludique qui nous permet d’expliquer très facilement ce que peut être un sol vivant et surtout faire prendre conscience que le sol est vivant. C’est évident pour nous, mais tellement récent qu’il ne faut pas oublier de le rappeler.

Un peu trop d’actualité ces temps-ci, mais pourtant tellement vrai.

Nos visiteurs sont toujours impressionnés du parcours "cérébrale" que nous avons fait pour en arriver là, et j’avoue que lorsque j’écris noir sur blanc toutes les phrases qui m’ont poussé à réagir, je vois le chemin parcouru et j’apprécie d’autant plus ces moments que je me sens serein face à l’avenir.

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A la suite de cette visite, je pense que le préfet est reparti ravi d’avoir rencontré des agriculteurs force de propositions. La DDT m’encourage pour imaginer une forme de soutien financier de la société au travers des crédits Carbone, afin de favoriser l’agroécologie qui apporte des intérêts pour nous tous, producteurs et consommateurs.
A suivre...

L’agroécologie et son enseignement

L’agroécologie est un changement de paradygme pour nous agriculteurs ; cela nous oblige à réfléchir autrement et bien souvent réfléchir à l’envers.

Mais pour les écoles, les méthodes du passé ne fonctionnent plus et l’enseignement doit dorénavant habituer les jeunes à réfléchir autrement. On n’enseigne plus une méthode mais un concept avec une vision globale de l’exploitation, piloté par un agriculteur qui est au centre de la stratégie globale.

Je vous met ici une petite phrase de soutien postée sur twitter suite à la visite du préfet :

Merci d’avoir su partager vos convictions au plus au niveau 👏. Grâce à votre engagement tous les programmes des formations agricoles ont été revu. L’agroécologie est désormais au cœur des formations des futurs acteurs de la filière. Il était temps ! 👍

Beaucoup de lycées agricoles sont à la recherche de fermes pour lier les cours à la pratiques, je ne peux que vous encourager à vous faire connaitre auprès des lycées de votre département.
Le temps consacré aux étudiants est très précieux pour eux, mais aussi pour nous car cela nous oblige à mettre des mots sur des pratiques, structurer et expliquer nos savoirs, parler de nos échecs puis des méthodes correctives. En contrepartie, les étudiants peuvent réaliser des travaux pratiques sur la base d’une visite de ferme, et cela peut donner des supports comme cela :

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Voir des supports de cours comme ceux de Vincent Plu que je remercie pour son implication :
Fiche sur les Strip till

La météo actuelle est bien capricieuse, transformons ce qui peut sembler un handicap en avantage. Jamais l’actualité n’a mis autant en évidence nos pratiques, n’ayons pas peur de communiquer envers ceux qui ont l’oreille attentive.


27
avril
2018

Agroécologie = Sol et paysan Vivants

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Semis direct sous couvert chez Jean et Cyril Hamot

Terre-net du 27-04-18


19
avril
2018

Un fourrage plus riche

JPEG - 47.5 ko Cette semaine, nous avons organisé une démonstration d’un andaineur à tapis que nous envisageons d’acquérir en cuma. Cette outil qui sert à sécher et andainer le fourrage doit nous permettre de gagner en régularité et vitesse de séchage, préserver les valeurs du fourrage et éviter les corps étrangers dans le silo.
La vidéo réalisée par Agri72 est très documentée, je vous invite à la regarder.

JPEG - 126.2 koSur la photo ci-contre, on compare

  • à gauche un trèfle fané avec une faneuse à toupie
  • et à droite un trèfle mis en petit andain par l’andaineur à tapis.
    Dans la première méthode, on étale le fourrage au sol pour le sécher au soleil (grillé au-dessus et humide au-dessous), dans l’autre on réalise avec l’andaineur à tapis de petits andains de 3 m aérés que l’on va sécher avec le vent comme un séchage en grange.

L’andaineur à tapis permet de repasser le lendemain pour réaliser un plus gros andain calibré en fonction de l’engin de récolte.



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