Nicolas Courtois

  • Témoin sans couvert (le semoir est passé à vide)
  • Couvert simple
  • Mélange AgriGenève n°7, couverts à 10 espèces après une céréale et avant une culture de printemps (tournesol, maïs, céréales)
  • Photo 2 : mélange typé fourrage (avoine brésilienne, moha, pois fourrager et vesce commune)
9
octobre
2019

Une photo vaut mieux que de long discours …

Comme chaque année depuis 9 ans, nous mettons en place un essai de couverts végétaux chez Jonathan Christin. L’objectif est notamment de travailler sur les couverts relais pour garantir autant que possible la réussite de cette technique : obtenir un couvert d’automne, puis un couvert d’hiver en semant qu’une seule fois, en été. La réussite des différentes modalités sera à vérifier au printemps. Avant cela, nous pouvons déjà observer l’efficacité des couverts multi espèces sur les adventices.

Témoin, passage semoir à dents, à vide
Témoin, passage semoir à dents, à vide
Mélange AgriGenève n°7, couverts à 10 espèces après une céréale et avant une culture de printemps (tournesol, maïs, céréales)
Mélange AgriGenève n°7, couverts à 10 espèces après une céréale et avant une culture de printemps (tournesol, maïs, céréales)

La bande témoin avec un passage de semoir à vide a généré une levée importante d’adventices estivales typiques du sol léger sur lequel a été installé l’essai. Le biomax, semé au semoir à dent, limite quasiment intégralement la présence des mauvaises herbes.

Vous pouvez retrouver la composition des différents mélanges dans le guide des couverts végétaux ici : https://www.agrigeneve.ch/images/Guide_couverts_végétaux_2019_neo.pdf


27
mai
2019

Le seigle est vraiment une espèce relais fantastique

Depuis 4 ans, nous testons des couverts relais c’est-à-dire des couverts avec deux phases de végétation, une en automne et une au printemps.
Pour ce faire, nous utilisons un biomax gélif auquel nous rajoutons des espèces non gélives capables d’être semées tôt en été, de peu se développer en automne, de résister à l’hiver et de pousser rapidement au printemps afin de terminer leur cycle au moment où nous semons les cultures de printemps.
Ces différents critères réduisent le nombre d’espèces à disposition. Pour la 4ème année consécutive, le seigle confirme répondre aux différents critères cités précédemment. Que ce soit dans les essais ou dans les parcelles des agriculteurs, le seigle a entièrement rempli son rôle comme le montre le résultat obtenu sur la parcelle d’un SDistes genevois, Christophe Bosson (photos).

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Le 19 septembre 2018 : semé mi-juillet, juste après la moisson en semis direct, le couvert végétal n° 8 (cf. notre guide des couverts végétaux : https://www.agrigeneve.ch/images/Guide_couverts_végétaux_2019_neo.pdf ) a largement poussé malgré les conditions sèches de l’été 2018.
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Le 5 avril 2019 : un éleveur a enrubanné le mélange durant la fin du mois de septembre, laissant la place au seigle.
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Le 7 mai 2019 : au printemps, après un apport de digestat en fin d’hiver, le seigle a été enrubanné avant le semis d’un soja.

21
mai
2019

Les suites de l’essai couverts végétaux...

Pour faire suite au billet du 25 septembre 2018 (http://agriculture-de-conservation.com/-Nicolas-Courtois-150-.html), voici des photos de notre essai couverts végétaux en sortie d’hiver (photos du 10 avril 2019).
Comme chaque année depuis 10 ans, nous retrouvons les effets positifs des couverts végétaux sur les adventices. Cette année, l’essai est placé sur des terres lourdes, terroir favorable aux ray-grass et aux vulpins. Nous pouvons observer le salissement des parcelles en fonction de la présence ou non d’un couvert. Notre bande témoin « sans couvert » est la plus sale des bandes avec presque 100% de couverture en graminées. Notre témoin « couvert simple » (phacélie-trèfle d’alexandrie) a été au final assez performant, mais toujours en dessous des biomax comme le mélange « Couvert protéagineux gélif n°6 » ou des mélanges fourragers comme le « couvert fourrager gélif n°12 ».

Sans couvert - Témoin
Sans couvert - Témoin
Couvert simple
Couvert simple
Couvert protéagineux gélif n° 6
Couvert protéagineux gélif n° 6
Couvert fourrager n° 12
Couvert fourrager n° 12

25
septembre
2018

Couverts : dates de semis et choix des espèces, la suite...

Pour faire suite au billet du 14 août dernier à propos des dates de semis et du choix des espèces dans les couverts (http://agriculture-de-conservation.com/spip.php?page=tribune-article&id_article=2684 ), voici les mêmes couverts pris en photo un mois après. Il s’agit de photos prises dans notre essai couverts végétaux chez Jonathan Christin. Le témoin simple (phacélie-trèfle d’alexandrie) a réussi à démarrer, mais il est toujours nettement en dessous des performances de notre mélange typé fourrage (avoine brésilienne, moha, pois fourrager et vesce commune). Ce dernier est bientôt bon pour être fauché seulement 2 mois après le semis qui a eu lieu le 18 juillet.

Témoin simple
Témoin simple
Mélange typé fourrage (n°12 dans notre guide)
Mélange typé fourrage (n°12 dans notre guide)

Les autres couverts biomax se développent également très bien. La chaleur du mois de septembre a accéléré leur développement et la pleine floraison est bientôt atteinte. Les sorghos et les tournesols profitent de ces conditions. Pour comparaison avec le témoin simple, voici d’autres modalités :

Témoin sans couvert (le semoir est passé à vide)
Témoin sans couvert (le semoir est passé à vide)
Couvert céréale n°3 (à utiliser en interculture courte entre deux céréales)
Couvert céréale n°3 (à utiliser en interculture courte entre deux céréales)
Couvert protéagineux gélif n°6 (à utiliser en interculture longue avant un protéagineux)
Couvert protéagineux gélif n°6 (à utiliser en interculture longue avant un protéagineux)

Vous pouvez retrouver la composition des couverts dans notre guide : https://www.agrigeneve.ch/images/Guide_couverts_vegetaux_2018.pdf

Au niveau pluviométrie, nous avons un déficit hydrique d’environs 50% par rapport à la normale. En effet, cette dernière est de 262mm de début juillet à fin septembre et nous enregistrons 144 mm depuis le 1er juillet sur cette parcelle. Le déficit que nous rencontrons n’est pas aussi important que dans d’autres régions mais démontre quand même l’intérêt de semer tôt, de choisir les bonnes espèces et de les mélanger.


14
août
2018

Semer le plus tôt possible, oui, mais semer les bonnes espèces !

Les couverts végétaux poussent vite sur le canton de Genève. Nous avons la chance d’avoir eu un minimum de pluie avec les orages de début août. Et les résultats pour la 10ème année consécutive confirment la règle : « semer le plus tôt possible quelles que soient les conditions météo !! ». Par contre, semer tôt oui, mais il faut semer les bonnes espèces. En effet, elles ne se valent pas toutes, loin de là.

Voici quelques photos issues de notre essai couverts végétaux, semé avec l’aide précieuse de Jonathan Christin, SDiste à Aire-la-Ville :

Photo 1 : parcelle témoin phacélie trèfle d'Alexandrie
Photo 1 : parcelle témoin phacélie trèfle d’Alexandrie
Photo 2 : mélange typé fourrage (avoine brésilienne, moha, pois fourrager et vesce commune)
Photo 2 : mélange typé fourrage (avoine brésilienne, moha, pois fourrager et vesce commune)

A gauche : notre témoin simple (phacélie-trèfle d’alexandrie) // A droite : notre mélange typé fourrage (avoine brésilienne, moha, pois fourrager et vesce commune). On aperçoit une différence importante à la levée.

Photo 3 : timide levée des plantules de phacélie et trèfle
Photo 3 : timide levée des plantules de phacélie et trèfle
Photo 4 : avoine brésilienne, pois et vesce poussent plus vite
Photo 4 : avoine brésilienne, pois et vesce poussent plus vite

En regardant de plus près, les plantules de phacélies et de trèfles (photo de gauche) sont timides au milieu de la paille et accusent le coup avec les 35° C enregistrés dans la région après le semis. L’avoine brésilienne, le pois et la vesce (photo de droite) poussent beaucoup plus vite, ce qui permet de passer au-dessus de la paille et de s’éloigner plus rapidement du risque limaces.

Photo 5 : profil racinaire sous le trèfle
Photo 5 : profil racinaire sous le trèfle
Photo 6 : profil racinaire sous le mélange fourrager
Photo 6 : profil racinaire sous le mélange fourrager

En regardant dessous, on observe une grande différence de développement racinaire. Les racines du mélange fourrager descendent à près de 20 cm alors que celles du trèfle ne dépassent pas 5 cm. Le choix judicieux des espèces du couvert fourrager, assure une meilleure réussite du couvert lors de variations climatiques importantes, par exemple une période de sec.



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