Michel LAMBOTTE

  • La pompe biotique, versus couvert Biomax
  • Jardin Forêt
  • Semis direct de haricots sur retour de soya, suivi d'un semis de seigle.
  • Semis direct dans un couvert de sorgho - Sud Ouest de la France
6
février
2026

Au-delà de l’extraction

Les 9 limites planétaires (CGDD, 2023)A l’heure où les extrêmes climatiques sont de plus en plus graves et de moins en moins gérables, à l’heure où le franchissement des limites planétaires semble de plus en plus évident, à l’heure où certains hommes politiques prennent le pouvoir le menton en avant et un rictus du visage digne des
industrieux du XIXème siècle, à l’heure où les gens ne savent plus vers quoi se tourner, cet ensemble de publications, dans une certaine mesure, se veut rassurant en apportant des réflexions et des possibilités d’actions constructives.

Finitude des ressources

Nous n’avons qu’une terre et le moment est venu de se rendre compte qu’un système industriel capitalisant les intérêts en croissance basée sur l’économie de marché, seul, n’est plus tenable face à la finitude des ressources. Il nous faut aller au delà de l’extraction des ressources que ce système a besoin.
L’ensemble des écosystèmes de notre biosphère, qu’on appelle biote, est tout simplement génial.
Il transforme l’énergie solaire pour maintenir l’atmosphère à une température entre les limites hautes et basses, compatibles avec la vie. C’est d’une infinie complexité. Le biote transforme l’énergie solaire en énergie latente sous forme d’évaporation-condensation, ainsi que sous la forme de structures végétales et d’exsudats racinaires pour nourrir la vie microbienne du sol.
Sans ce processus, l’énergie solaire se transforme en chaleur sensible en élevant la température à la surface des continents.

Le végétal, maître du jeu

C’est le végétal qui est maître du jeu ainsi que le phytoplancton de l’océan ; ce sont eux les régulateurs du climat. Détruire le végétal et c’est la catastrophe relatée à travers tous les extrêmes climatiques, aujourd’hui encore heureusement très localisés, mais qui s’amplifient...
Ma formation scientifique n’est pas très poussée, ce qui ne m’empêche pas d’étudier toutes ces données en réalisant des ponts avec l’expérience de mon ex-vie professionnelle et celle de tous les jours. A mes yeux, il n’y a pas la science et les scientifiques d’un côté et de l’autre les citoyens.

Paresse intellectuelle

Beaucoup de choses peuvent être comprises avec des notions de base pour autant qu’il y ai une direction et une motivation. De toutes manières, on apprend tout au long de sa vie et notre capacité à réaliser des choses évolue sans cesse au grès des circonstances. Le problème est que la hiérarchie et
la spécialisation des tâches adoptées depuis des millénaires abouti à une paresse intellectuelle, dans le sens où on se réfère à un spécialiste qui donnera la solution à nos interrogations alors qu’il serait nécessaire de garder un esprit critique sur tout ce qui est dit et écrit. Bien sûr on a besoin de spécialistes, on ne peut pas tout savoir, mais il faut apprendre dès le plus jeune âge à remettre en question ce qui nous est appris et proposer d’autres interrogations ou solutions si le besoin s’en fait sentir.
Le biologiste étudie l’arbre et s’arrête à la transpiration de ce dernier en n’étudiant pas ce que devient cette transpiration ; le climatologue étudie les mouvements de la vapeur d’eau atmosphérique sans aucun rapport avec la transpiration de l’arbre. Mais qui relie les deux ?
Peu de scientifiques étudient cette relation mais heureusement ils existent. Il est temps de développer une approche globale.

Changer son point de vue

Le saut inédit actuel qui est à faire dans l’histoire de l’humanité où la photosynthèse a le rôle le plus important n’est pas encore très bien compris par la communauté scientifique et citoyenne. C’est pourquoi je pense qu’il faut soutenir toutes les initiatives comme la régénération des sols,
l’agriculture de conservation, la reforestation qui aboutissent à de nouveaux concepts susceptibles d’insuffler de nouvelles valeurs
qui pourront motiver le reste de la société. Il faut changer son point de vue.
Il est clair que tout ce qui est écrit dans cette publication est simplement le résultat de recherches à propos de choses étudiées et imaginées par des scientifiques, des techniciens, des agriculteurs. Cette série de publications n’étant qu’un essai de vulgarisation de ces recherches dans le but d’informer
les citoyens et de motiver un élan de changement et finalement d’un espoir d’un retour de critiques constructives qui pourraient aider à l’avancement de ces recherches.

Changement de paradigme

Le saut qui est à réaliser est un changement de paradigme, encore faut-il se comprendre sur le sens de ce terme. On peut le définir comme suit : « Par l’expression "paradigme", nous entendons un ensemble de suppositions, de concepts et d’attitudes d’un groupe de scientifiques ou non par rapport
à un problème particulier, scientifique ou non. »
Par exemple l’eau considérée aujourd’hui principalement comme l’océan, la pluie, les nappes phréatiques et utilisée à des fins pratiques de réponses à nos besoins à travers des réseaux de distribution, constitue le paradigme dans lequel nous vivons. Nous pouvons aussi voir l’eau comme le véhicule de la vie qui, au travers de nos tissus et ceux de la nature, alimente un système qui
dissipe l’énergie solaire dans un mouvement circulaire. S’il y a cycle, il y a nécessairement une pompe et dissipation d’énergie pour son fonctionnement. Cela fait aussi partie de ce nouveau paradigme que je vais essayer de vous décrire ultérieurement.

Dépasser l’extraction en restaurant la biosphère

Dans l’ancien paradigme, l’idée d’extraction est bien implantée dans les esprits, dans le nouveau paradigme, c’est l’idée de régénération de la biosphère qui est mise en avant.
L’intention de cette publication et de celles qui vont suivre n’est pas d’opposer les deux mais de dépasser l’extraction en restaurant la biosphère. Il ne s’agit plus de croissance ou de décroissance mais savoir à quoi vont servir l’économie et la création monétaire pour améliorer le bien-être sans
saccager la planète mais au contraire en la régénérant.

La prochaine publication : La biosphère, notre maison.


23
décembre
2025

Laissez les racines dans la terre !

Permettez moi cette publication pour parler un peu des projets et des intentions de l’association dont je fais partie.
Les circonstances de l’évolution de l’association LA LIGUE HORTICOLE ET COIN DE TERRE DE JUPILLE, m’ont amené à en devenir président.
Ce terme « président » ne me convient pas ; je lui préfère « porteur de projet » ou animateur d’une « intention ».
Voici une brève histoire de l’association...

Subvenir à ses besoins en nourriture

La Société royale d’horticulture de Liège est fondée le 4 avril 1830 par le botaniste et professeur Richard Courtois et l’horticulteur Jacob dit Makoy. Le premier président est le professeur Henri Gaëde. L’objectif de la nouvelle association est d’encourager et de perfectionner toutes les branches de l’horticulture. Une première exposition est organisée dans le grand salon de l’Hôtel de Ville le 20 juin 1830.
Après une certaine évolution, qui prévalait à cette époque, orientée par la révolution industrielle, 1880 a vu la création et la Fédération
des Cercles Horticoles orientés sur l’horticulture et le jardinage amateur.
Les deux guerres et l’entre deux guerres ont provoqué un vif intérêt, voire une obligation pour le jardinage, en vue de subvenir à ses besoins en nourriture.
Dès lors, les cercles horticoles ont organisé des conférences et la distribution de graines ainsi que des plants de pommes de terre et autres.
Bon an mal an, le nombre de membres étaient de 250 par société.
Depuis les années 1960, avec la modernisation de l’agriculture et l’offre dépassant la demande dans pratiquement tous les domaines, le nombre de membres n’a cessé de diminuer ainsi que l’intérêt de cultiver ses propres légumes.
Cependant, dans les années 1990, la Ligue Provinciale des Coins de Terre est venue s’ajouter à notre association qui s’est dotée d’une parcelle de terre appartenant à la ville de Liège ; j’en ai donné les premiers coups de binette. C’est ce qui a permis de jardiner pour ceux qui ne possèdent pas de parcelle chez eux.
En tant que porteur actuel de projets de cette association, mon plus cher désir est d’orienter les jardiniers vers la création d’un sol vivant et végétalisé. Autrement dit : « LE PLAISIR DE JARDINER SUR UN SOL VIVANT ».

Des défis colossaux

L’agriculture a des défis colossaux à relever notamment en terme d’érosion,
d’émissions de GES, répondre aux conséquences de la dérégulation climatique, sans parler des problèmes économiques.
Malgré le déni persistant de certain à propos des problèmes climatiques et de perte de biodiversité, beaucoup de personnes s’inquiètent à juste titre des conséquences de ces problèmes et ne voient pas les opportunités qui se présentent à l’heure actuelle.
Il semble donc nécessaire de diffuser ces informations sur ces défis tant à travers les médias que part des exemples concrets proches des citoyens.
Quoi de plus concret que de prendre en main des outils de jardinage et de permettre à des légumes de pousser ?

Jardin Forêt
Jardin Forêt
Voici l’intention actuelle de notre association : créer un jardin forêt autour d’une marre à partir d’un marécage. En espérant aider à se convaincre de la relation entre le climat et la végétation.

Nous constatons l’envie citoyenne de plus en plus importante de se reconnecter à la nature et de partager cette envie avec d’autres.
Avec les quelques uns qui ont compris la nécessité de changer de pratiques, nous essayons de motiver les autres membres de notre association de se diriger vers ces nouvelles pratiques.
Cependant, on constate qu’il y a encore beaucoup d’habitude à avoir un sol propre et nu et dès lors, privé de nombreux avantages bien connus dans l’ACS.
Ceci dit, il n’y a pas que le jardinage qui ne rencontre pas ces problèmes.
Dernièrement, j’ai envoyé à tous les membres un texte venant d’un site de permaculture et qui résume bien vers quoi il faut se diriger.

Laisser les racines en place

Quand on arrache une plante, on pense “nettoyer” le jardin. En réalité, on prive le sol d’une ressource précieuse :les racines.
Dans une approche de maraîchage sur sol vivant, ces racines jouent un rôle essentiel même après la récolte :
 Elles laissent derrière elles des galeries naturelles qui aèrent et structurent le sol.
 Elles deviennent une source de nourriture pour la faune souterraine (vers de terre, collemboles, bactéries,champignons).
 Elles stimulent les champignons mycorhiziens, qui continuent d’échanger nutriments et carbone.
 Leur décomposition progressive libère des nutriments pour les cultures suivantes.
En pratique :
Coupez vos tomates, courgettes, haricots, tournesols, etc. à ras du sol, et laissez les racines dans la terre. Les seules exceptions concernent les plantes malades (mildiou avancé, fusariose…) : dans ce cas, retirez les racines et évitez de les composter.
Même les “mauvaises herbes” peuvent être gérées ainsi : fauchées et laissées en place, elles enrichissent le sol au lieu d’épuiser le jardinier.
Arracher systématiquement, c’est comme démolir la maison des vers de terre à chaque fin de culture. En laissant les racines, vous leur offrez gîte et couvert.
Résultat : un sol plus meuble, plus vivant, plus fertile… sans effort mécanique. En jardinage sur sol vivant végétalisé, ce sont les micro-organismes et la faune qui travaillent à notre place.
En septembre, changez de regard : vos anciennes cultures continuent à servir, même une fois coupées.
Après la révolution industrielle, l’humanité est en train de connaître la révolution régénérative qu’il nous faut créer pour certains ou
améliorer pour d’autres , c’est ça ou Vénus. J’en parlerai dans de prochaines publications.

Prochain article : Au delà de l’extraction.


5
septembre
2022

ACS versus photovoltaïque

Le projet photovoltaïque

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Parcelle sur laquelle un projet d’implantation de panneaux photovoltaïques est en cours.

Près de chez moi, dans une ancienne zone militaire, un projet d’installation de cinq hectares de panneaux photovoltaïques est en train de se concrétiser sur une prairie aujourd’hui occupée par un agriculteur laitier.
Voici le projet :
https://www.notre-planete.info/actualites/2438-site_militaire_centrale_solaire
Cette tribune tente de développer un argumentaire qui démontre l’absurdité d’un tel projet face à la nécessité de développer l’agriculture de conservation des sols et voire même plus loin, l’agroforesterie.
Arrêtons d’araser la planète, aidons la à transpirer en reconstituant sa peau.

Quelques rappels

Au sein de notre biosphère, l’élément qui régit la plus importante quantité d’énergie est sans conteste l’évapotranspiration : plus de 80 % de l’énergie solaire est transformée en évapotranspiration.
L’énergie solaire se transforme en énergie latente à travers laquelle du végétal et de l’évapotranspiration est produit. Sans le végétal, l’énergie solaire se transformera en énergie sensible qui réchauffera l’atmosphère.
Comprendre l'importance de l'évapotranspirationL’énergie fossile consommée par l’homme est une toute petite fraction de l’énergie solaire transformée en chaleur latente par évapotranspiration qui est représentée par le cube bleu dans l’illustration ci-jointe.
L’évapotranspiration est souvent considérée comme de l’eau perdue pour l’agriculture. En réalité il n’en est rien, c’est elle qui ramène l’eau de l’océan et qui rafraîchi le climat. C’est ce qu’on appelle la pompe biotique.
J’ai écris sur le sujet dans mes précédents articles.

https://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.1060.7758&rep=rep1&type=pdf

Rendement de l’énergie photovoltaïque

La limite théorique du rendement d’un panneau photovoltaïque est de 31 %. Avec des panneaux solaires au silicium amorphe, le rendement est généralement compris entre 6 et 9 %, ce qui est assez faible. Les panneaux polycristallins ont un rendement situé entre 13 % et 18 %. C’est le type de panneau le plus couramment utilisé. Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est engie my power.
https://mypower.engie.fr/energie-solaire/conseils/rendement-panneau-solaire.html#:~:text=La%20limite%20thC3%A9orique%20du%20rendement,panneau%20le%20plus%20couramment%20utilis%C3%A9.
On peut augmenter le rendement par brouillard
https://www.bol.com/be/nl/p/augmentation-du-rendement-d-une-centrale-solaire-a-l-aide-d-un-systeme-de-refroidissement-par-brouillard/9300000057313049/ ?
Referrer=ADVNLPPcef19f00cdbf92970065bba51d000051917&utm_source=51917&utm_medium=Affiliates&utm_campaign=CPS&utm_content=txl
On peut résumer en étant généreux que 20 % de l’énergie solaire est transformée en électricité, le reste est transformé en quoi ? En énergie radiative qui réchauffe l’atmosphère.
Le remplacement des énergies fossiles par de l’énergie solaire photovoltaïque ou éolienne pour éviter les émissions de gaz à effet de serre est la posture qui intéresse ceux qui pensent que ce sont nos émissions de GES qui sont les responsables des extrêmes climatiques.
Par cette posture, ils négligent totalement le fait que la végétation est le régulateur du climat et que la principale dissipation d’énergie solaire se réalise par l’évapotranspiration.

Efficacité : photovoltaïque versus ACS

Le décors étant planté, en quoi l’ACS (Agriculture de Conservation des Sols) peut-elle être plus performante sur le plan environnemental que des panneaux photovoltaïques sur des prairies, mais surtout sur des parcelles agricoles en agriculture conventionnelle avec labour ?

Semis direct de haricots sur retour de soya, suivi d'un semis de seigle.
Semis direct de haricots sur retour de soya, suivi d’un semis de seigle.
PV sur terre agricole, les 20 % d'énergie solaire captés peuvent-ils dépasser tous les avantages de l'ACS ?
PV sur terre agricole, les 20 % d’énergie solaire captés peuvent-ils dépasser tous les avantages de l’ACS ?

Voici les chiffres de l’efficacité que l’agriculteur québécois Jocelyn Michon en agriculture de conservation depuis 25 ans sur 240 ha m’a communiqué.
Calculs de l’efficacité à partir de l’augmentation du taux de matières organiques et des économies en carburant par rapport à l’agriculture conventionnelle.
1 / Séquestration de1250 kg de CO2/ha/an par l’élévation du taux de matières organiques.
2/ Réduction de 250 kg de CO2 par ha/an par économie de carburant.
3/ Pour donner une idée, l’économie en carburant réalisée par l’entreprise était l’équivalent de la consommation de 14 petites voitures diesel qui font 20000 km/an chacune.
4/ La production de maïs de 394 kg de maïs produit par litre de carburant consommé alors que la moyenne est de 129kg.
5/ 70% plus de maïs par unité d’azote appliqué, tout en maintenant des rendements de 12% plus élevés que la moyenne du secteur.
6/ Absence de fongicide et d’insecticide sur le maïs et soya en croissance.
7/ Parc de machinerie étant plus petit, économie de $600000.
8/ Un passage d’herbicide sur ces deux cultures en période de croissance.
Au travers de ces chiffres, on voit que l’ACS participe à la diminution des GES.
Il est très difficile de présenter les chiffres de l’efficacité du photovoltaïque ne les ayant pas en ma possession. Au-delà du rendement de 20 %, il faut aussi tenir compte de l’empreinte carbone des matériaux utilisés, de la fabrication, du montage et de l’entretien.
Il serait aussi intéressant de réaliser des mesures de température au dessus des panneaux solaires photovoltaïques et comparer par rapport au champ couvert de plantes en croissance, notamment de maïs tant décrié.
L’installation de panneaux photovoltaïques participe également à la perte de biodiversité (notamment par la perte d’habitat) alors que des progrès dans l’ACS, que des agriculteurs ne manqueront pas de réaliser (surtout si on les aide), apportera plus de biodiversité à l’agriculture et par la même, à la société.

Conclusions

Ce qui est absurde est le fait que ces panneaux installés sur des terres agricoles participent à l’élévation de température de l’atmosphère par radiations sensibles alors qu’on sait que les plantes en croissance rafraîchissent l’atmosphère.
Les 20 % de production d’énergie électrique devraient réduire le réchauffement climatique, et par rapport au développement de l’ACS, c’est l’inverse qui se produit.
Il n’est pas question de négliger la diminution nécessaire des émissions de gaz à effet de serre, mais il faut bien admettre que le développement de l’ACS est beaucoup plus avantageux sur des terres agricoles que l’installation de PV.
Par ailleurs, il devient de plus en plus clair que l’activité de végétalisation entraînera la création de qualités humaines susceptibles de générer la diminution des GES, l’inverse n’étant pas vrai. Les résultats de l’agriculteur Jocelyn Michon le prouvent.
La place des PV étant bien entendu sur des zones déjà urbanisées, mais dans ces zones, il est de plus en plus question d’y planter des arbres.
Pour ma part, j’ai l’intuition que, vu la sécheresse récurrente en Europe, dans cinq ans, on parlera moins des GES mais plus de la manière dont on va pouvoir revégétaliser le mieux possible, aussi bien les zones urbaines que les zones agricoles.


21
décembre
2020

La régulation biotique

La civilisation moderne est le résultat de trois cents ans de modernisation de la communauté mondiale basée sur les progrès de la science et de la technologie. L’idéologie du modernisme a formé le concept de la biosphère comme seule source de ressources pour l’amélioration de la vie humaine, ce qui a conduit à une destruction sans précédent des écosystèmes naturels et à une diminution rapide de la biodiversité.(Texte extrait de Biotique Regulation)

Dans l’hydrosphère de notre planète (la planète d’eau sur laquelle nous vivons), il y a deux états stables de l’eau : l’état solide la glace à – 80°C, et la vapeur lorsque la planète sera à 400°C si nous continuons à vivre de la sorte. Il semble évident que ces deux états stables sont incompatibles avec le vie. La planète Vénus est à + 400°C et la planète Mars à -70°C et il n’y a aucune présence de vie. Ce qui laisse supposer que la vie ne pourra se perpétrer sur Terre qui si l’homme change radicalement sa manière de vivre.
La vie a besoin de la forme liquide de l’eau à 15°C. Cela nécessite d’abord un apport constant d’énergie venant du soleil ; ensuite, cet état étant instable (sans intervention, la température va fluctuer), il doit être régulé. Donc apport constant d’énergie et régulation de la température sont indispensables. Il en va de même avec votre chaudière si le thermostat est défectueux : soit vous aurez froid parce qu’elle ne démarrera pas, soit elle va produire de la vapeur et peut-être détruire des éléments ; cependant il y a des aquastats de sécurité qui empêcheront cette destruction. La biosphère n’en possède pas, quoique....! Notre planète reçoit par m² environ 1300 wattheure par heure d’énergie venant du soleil. Cette énergie doit être dissipée quelque part ou par quelque chose. En fait, c’est le système vivant qui, en se structurant, dissipe cette énergie qui est venue du soleil dans le spectre ultraviolet et qui retournera dans l’univers sous forme de chaleur dans l’infrarouge.La question est de savoir comment cette énergie se dissipe ?

L’entropie

D’abord définissons ce qu’on entend par dissiper l’énergie. Il s’agit de la transformer dans une forme moins « noble » que celle que la structure a reçu, c’est-à- dire qu’on ne pourra pas revenir en arrière. Les photons de la lumière solaire peuvent créer avec l’aide de l’écosystème, de la photosynthèse et produire les tissus des plantes, mais la décomposition des plantes qui va nourrir les micro-organismes du sol est totalement incapable de refaire des photons. On ne peut passer que d’une énergie noble à une énergie moins noble, ou autre qui a d’autres capacités. On appelle cela aussi l’entropie. On pourrait comparer la biosphère au vol d’un avion. Ce dernier est muni d’ailes qui le portent, de gouvernail de profondeur et de direction qui le dirigent, de moteurs qui le font avancer et de pilotes qui gèrent tout cela. Il y a aussi tout un attirail de circuits électroniques, électriques ou hydrauliques qui aident tout ce beau monde. Tous ces appareillages sont en relation les uns avec les autres, avec les sondes de toutes sortes qui indiquent les paramètres, avec les ailes et les moteurs, le tout constituant un ensemble cohérent qui tient l’air pour emmener les passagers à bon port.La biosphère peut être considérée comme un système semblable où des éléments interagissent les uns par rapport aux autres. Le but étant de dissiper l’énergie solaire tout en régulant la température à15°C ; on comprend facilement que cet état est totalement instable. La régulation est dès lors nécessaire pour amener les habitants de notre planète à bon port c’est à dire continuer à vivre tant que l’énergie solaire est disponible. Ce n’est pas gagné avec le mode de vie actuelle de l’humanité.
En reprenant la métaphore du vol d’un avion, si une perturbation survient, les instruments de bord vont la détecter et corriger le vol. Et bien il en va de même avec la biosphère, une perturbation de celle-ci engendrera une réaction de l’écosystème pour annuler la perturbation. Pour réguler le vol de l’avion, sans nous en rendre compte, nous avons copié la nature. Ce fait a été estompé par cette croyance que les espèces s’adaptent aux fluctuations changeantes de l’environnement et que c’est le mieux adapté qui l’emporte. Si c’était le cas, rien n’existerait pour réguler l’environnement et l’adaptation de l’espèce pourrait même accentuer la perturbation ; c’est ce que l’humanité est réellement en train de faire sans s’en rendre compte. Dans la réalité biologique, il en va tout autrement. Les espèces les mieux adaptées au sein de l’écosystème sont celles qui offrent la meilleur régulation de la biosphère ; les meilleurs dispositifs dans un avion étant ceux qui répondent le mieux aux perturbations. Sans ironie, les virus doivent bien jouer quelque part un rôle dans ce nouveau concept de régulation de la biosphère ! L’ONU se penche sur le problème. https://news.un.org/fr/story/2020/10/1081052?fbclid=IwAR3zXKwxfGA6b8mrPb7AX_DK4f_Z4E5wjvo9iDXxTFsBfITXyT2QshddBeI

Un premier exemple des bisons stimulant la prairie

Impact du pâturage sur la végétationVoici un exemple au Pléistoscène Park en Sibérie (https://pleistocenepark.org/). On observe que le pâturage du troupeau de bisons et d’autres animaux stimule la croissance des plantes. Il suffit de regarder en bas à gauche de l’autre côté de la clôture où il n’y a pas d’animaux, la différence est frappante. Ce qui veut dire que c’est le biotope en relation avec ces animaux qui gère l’environnement. En d’autres mots, comme ils le disent ici : http://www.biotic-regulation.pl.ru/index.html?fbclid=IwAR1vXxgUw44DF3VQz1Aj3lbCOvwsRPYj5JqSJJ4XdURrWcL_z59ahrlgv4o
La régulation biotique naturelle de l’environnement est basée sur des informations génétiques codées dans les génomes d’espèces biologiques naturelles combinées en communautés écologiques.

On peut même considérer que les plantes et les animaux vivent en symbiose dans une collaboration bien plus grande que la compétition pour la survie. Les animaux créent la prairie qui elle-même entre en relation avec le cycle du carbone et de l’eau. En quelque sorte, on retrouve là, le pâturage dynamique d’André Voisin ou l’holistique management d’Allan Savory.

Un deuxième exemple des forêts faiseuses de pluie

Il y a aussi l’exemple des forêts faiseuses de pluie abondamment relaté dans mon précédent article : https://agriculture-de-conservation.com/Les-vaches-n-ont-plus-un-brin-d-herbe-La-pompe-biotique-peut-les-aider.html
Je voudrais y ajouter un élément supplémentaire. Voici trois paysages.

Zone ultra urbanisée
Zone ultra urbanisée
Open field
Open field

Les 2 premières photos montrent une zone urbanisée et une culture dénudée avec un ciel sans pratiquement pas de nuages. Il y a production de chaleur en infrarouge par réflexion du sol et des bâtiments. Dans ces deux cas, la vapeur d’eau, par sa grande capacité d’effet de serre, additionnée des gaz à effets de serre comme le CO2 et le méthane contenus dans l’air, réchauffe l’atmosphère, ce qui augmente la pression de l’air et repousse les nuages au large : il n’y a pas de régulation de température ni d’humidité.
Humidité au dessus de la forêtLa troisième photo montre une forêt équatoriale où la pompe biotique fonctionne. La forêt produit des nuages qui augment la nébulosité et la réflexion de la lumière solaire dans l’espace. La condensation de l’évapotranspiration rafraîchit aussi l’atmosphère. En quelque sorte, c’est en jouant sur le sombre de la forêt et le clair des nuages que la forêt régule la température de l’atmosphère.
Quelques chiffres :
Le pouvoir climatiseur d’un arbre de 12 m de diamètre est l’équivalent d’un total de 10 climatiseurs domestiques .Une hêtraie évapore par an une hauteur de 200 mm d’eau sur toute sa surface, l’Amazonie c’est 1000 mm. Toute cette évaporation crée une dépression quand elle se condense et ramène l’eau des océans sur les continents pour compenser l’eau des rivières.
Un vaste effort international est nécessaire pour étudier l’impact climatique stabilisateur des écosystèmes naturels les moins perturbés qui restent encore. La stabilité climatique à long terme et la durabilité à l’échelle planétaire dépendent de l’existence de vastes zones où les écosystèmes naturels sont autorisés à fonctionner en maintenant les conditions environnementales dans un état propice à la vie. L’approche complexe doit inclure la restauration et la protection des systèmes naturels comme une mesure majeure, car leur dégradation peut entraîner un effondrement climatique, que la combustion de combustibles fossiles se poursuive ou non. Toute solution stratégique considérable exigera d’énormes ressources de l’humanité. De telles solutions doivent donc être cohérentes entre elles, sinon la situation climatique ne fera que s’aggraver (par exemple, l’augmentation de la production de biocarburant peut conduire à une intensification de la déforestation).

Un troisième exemple de la succession par les plantes colonisatrices vers la forêt

Le développement successif des plantes et du sol
Sur ce schéma, on voit bien la succession des plantes réparatrices pour aller vers l’arbre et la forêt naturelle. Ces derniers sont les mieux habilités à dissiper le maximum d’énergie solaire qui est l’impérieuse nécessité de la biosphère. Une fois la forêt installée, il faut maintenir sommairement en vie toute les plantes réparatrices au cas où un accident ferait disparaître la forêt ; c’est le rôle des animaux forestiers qui piétinent le couvert d’herbacées et qui dégradent des arbres. Et dès lors réactivent la réparation. Il y a régulation de l’atmosphère et du climat par le retour à la forêt naturelle.
L’AC a un rôle très important à jouer là dedans dans le sens où elle suggère de couvrir le sol comme le fait la nature. C’est une révolution culturelle dont on ne soupçonne pas encore les conséquences. Lorsque les gens auront compris qu’il ne faut plus laisser le sol nu mais qu’il faut le couvrir toute l’année de plantes vertes, l’humanité aura fait un grand pas en avant. D’autant que nous allons peut-être subir des sécheresses de plus en plus graves.

La pompe biotique, versus couvert Biomax
La pompe biotique, versus couvert Biomax

10
août
2020

Les vaches n’ont plus un brin d’herbe.... La pompe biotique peut les aider

Pour certains agriculteurs, cet été 2020 devient vraiment très problématique ; ceci vous l’aurez compris, à cause de la sécheresse. Voici un article qui en parle.https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/il-y-a-plus-un-brin-d-herbe-pour-les-vaches-les-agriculteurs-a-nouveau-frappes-par-la-secheresse-en-saone-et-loire_4060327.html

La pompe biotique

Souvent, on me dit qu’on n’y peut rien, que c’est comme ça ou que c’est la fatalité ou le réchauffement climatique dû au CO2, même s’il y participe. Et bien non, c’est le manque de forêts sur les continents. En 2007, Victor Gorshkov et Anastasia Makariéva, deux chercheurs russes, ont publié une étude qui démontre que ce sont les forêts qui ramènent l’eau de l’océan sous forme de pluie sur les continents. https://fr.mongabay.com/2013/08/une-nouvelle-theorie-meteorologique-avance-que-les-forets-sont-generatrices-de-pluie/
Voici ce qu’ils disent : « La pompe biotique est un mécanisme à travers lequel les forêts naturelles créent et contrôlent les vents allant de l’océan vers les terres, apportant de l’humidité à toutes les formes de vie terrestre. Les vents ont tendance à souffler des zones de haute pression vers les zones de basse pression. Mais comment un système de basse pression se forme-t-il au-dessus des terres ? La pression de l’air dépend du nombre de molécules de gaz. Lorsque la vapeur d’eau se condense, elle disparaît de la phase gazeuse ; le nombre de molécules de gaz diminue et la pression de l’air chute. Ainsi, si l’on parvient à maintenir un processus de condensation au-dessus des terres, celles-ci deviennent une zone de basse pression permanente. La vapeur d’eau présente dans l’atmosphère de la Terre possède une propriété physique remarquable : elle est instable vis-à-vis de la condensation.
Si un volume d’air contenant une grande quantité de vapeur se retrouve poussé vers le haut, l’air se refroidira à tel point que la vapeur se condensera. À cause de cette instabilité, s’il existe une quantité suffisante de vapeur d’eau dans la partie inférieure et chaude de l’atmosphère, une condensation aura lieu. Le feuillage et les branches d’un arbre possèdent une surface totale beaucoup plus grande que la projection de ce même arbre sur le sol. Ainsi, l’évaporation issue d’une forêt apporte plus de vapeur d’eau à l’atmosphère que l’évaporation provenant d’une surface d’eau ouverte de même taille. Par conséquent, la condensation se produit plus facilement au-dessus des forêts qu’au-dessus des océans. Les forêts, plutôt que les océans, deviennent les zones de basse pression où les vents humides convergent. Pour compléter le cycle, l’humidité retombe sur les terres sous forme de précipitations puis retourne vers l’océan sous forme d’écoulement dans les rivières. »

J’en ai réalisé un petit schéma.
Pompe biotique

Prenons une capture d’écran du satellite Sat 24 en date du 29 juillet 2020, journée très chaude.
Image satellite Juillet 2020

Révégétaliser la planète

On incrimine souvent les émissions de CO2 comme responsables du changement climatique et par conséquent des sécheresses, mais comment expliquer que le CO2 empêcherait les nuages d’arriver sur les continents alors qu’il est réparti quasi uniformément sur la planète ?
Je ne veux pas dire par là qu’on peut émettre du CO2 autant qu’on voudra. Pour ma part, soit l’énergie solaire se dissipe en cycle de l’eau et du carbone grâce à la végétation, soit elle se dissipera dans l’atmosphère sous forme de réchauffement climatique par la réflexion de l’énergie solaire sur les sols déforestés dans le spectre des infra-rouges. J’émets l’hypothèse qu’à partir d’un certain seuil de déforestation des continents, ceux-ci deviennent des « taques chauffantes »* atmosphériques. La haute pression engendrée par ce phénomène empêche les nuages d’arriver.
D’où une impérative nécessité de revégétaliser la planète. On ne doit pas seulement considérer l’Europe de l’ouest qui voit sa superficie de forêts augmenter, mais l’ensemble des continents, y compris l’Afrique et l’Asie.

L’humanité est à un tournant de son histoire. Je ne suis pas climatologue ou météorologiste ; mon raisonnement est peut-être entaché d’erreurs, mais si cette théorie de la pompe biotique s’avère exacte, il est plus que temps d’agir. De toute manière, il n’y a aucun mal à développer un programme de reforestation et de régénération des sols par l’agriculture de conservation. Au contraire, il faut prioriser ce développement par rapport à la diminution des émissions des GES. Cette dernière deviendra une conséquence de la revégétalisation par le simple fait que les qualités pour la diminution des émissions de GES émergeront de la revégétalisation.

Alors que faire ?
Il y a des économistes qui cherchent à changer les choses en allant vers une création monétaire pour une reconstruction écologique au niveau planétaire. Comme ici : https://www.institut-rousseau.fr/sortir-vite-et-durablement-de-la-crise-economique-en-utilisant-la-creation-monetaire-et-lannulation-de-dettes/?fbclid=IwAR30orE0gf_j3657oG-co979SXbHxJ3iITtMK7NOnx2qNsYZoqC7vU4diGs
L’agriculture de conservation des sols et l’agroécologie cherchent des moyens pour avancer. Ces deux outils, création monétaire et agriculture de conservation, pourraient se rencontrer et avancer de concert. Sur ce site A2C où la diversité est mise en avant, il me semble que cette idée n’est pas aussi saugrenue qu’il n’y paraît. C’est juste une proposition...

(*) taque : plaque en fonte


1er
novembre
2019

Sécuriser les apports de biomasse pour le maraîchage à travers des projets villes campagnes . Concept étudié lors d’une ballade autour de chez moi.

En visionnant la vidéo de Konrad Schreiber, je suis tombé sur cette expression qui va me servir de fil conducteur au long de cet article. C’est de 3h 38.00 à 3h 39.40. https://www.youtube.com/watch?v=VLXs5xTU8Cw

Pourquoi faut-il assurer les apports de biomasse pour le maraîchage ? Si on veut tout simplement obtenir un maraîchage durable, il faut 20 tonnes de matières sèches par hectare et par an. Seul, le maraîcher ne peut arriver à obtenir in situ cette quantité de matières organiques ; une partie conséquente doit venir de l’extérieur.
Le potentiel des villes et surtout de ses alentours directs est très important pour
peu que ceux-ci soient vallonnés et impropres à l’agriculture industrielle, c’est
le cas de mon environnement immédiat.
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Depuis plus d’un siècle, l’urbanisation s’est développée mais aussi les zones boisées qui étaient dévolues aux prairies et aux prés vergers. JPEG - 174.7 kio
Cette autre photo prise à 1 km de là nous montre l’interaction entre la ville et la campagne. A l’avant plan, une prairie utilisée par un éleveur de chevaux, au milieu la Meuse et son pont barrage ainsi que l’autoroute sur la rive droite . C’est l’endroit où serait né Charlemagne, à cette époque là, il paraît qu’à cet endroit, on pouvait
traverser la Meuse à gué en été.
Au loin des terrils rappelant le travail pénible de nos grands parents et l’essor économique qu’ils ont donné à la région. Ces terrils sont chargés d’un biotope qu’on pourrait utiliser et développer dans le cadre de ce projet ville campagne.

JPEG - 313.1 kioUn peu plus loin, j’ai découvert un trésor pour des maraîchers. Je ne connais pas la personne qui l’a stocké, ni la raison pour laquelle elle l’a stocké, mais ces matières organiques seraient mieux mises en valeur dans un réseau de distribution pour le
maraîchage et les jardins familiaux qui se développent aux alentours de la ville.

JPEG - 237.5 kioVoici un potager familial qui vient de se créer sur une ancienne caserne désaffectée.
Si même ce n’est pas encore une généralité, il y a un certain engouement pour la recherche d’une alimentation auto-produite dans le respect de l’environnement.
Ce respect se limitant bien sûr à la somme de connaissances acquises par ce public concerné ; des progrès doivent encore être réalisés en matière de couvertures de sol morte ou vivante et surtout, de non travail du sol.
Voyant cela, l’idée qui me vient à l’esprit serait de pouvoir partager les attentes du citoyen avec les impératifs de l’agriculture et des agriculteurs.

JPEG - 254.3 kioUn maraîcher en auto-cueillette s’est installé de l’autre côté de la vallée. Lui aussi devra être fourni de matière organique.

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Voici les potagers familiaux auxquels je participe, composés de parcelle de 50 à 100 m2. Nous disposons d’eau à volonté venant de la colline ainsi qu’un bosquet (à gauche) que nous pouvons tailler pour nous fournir en couverture de BRF. A cet égard, j’essaye de faire passer l’idée de couverture permanente et de non travail du sol, ce que je réalise sur ma parcelle.
Comme chez les agriculteurs, il y a beaucoup de réticence chez les jardiniers à s’orienter vers cette voie.
Malgré tout, une constance s’installe dans le sens où ce sont les plus jeunes qui sont les plus réceptifs et c’est encourageant.
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A travers ce petit périple, on voit que le potentiel de biomasse est important. Aujourd’hui, les déchets verts sont collectés par l’entreprise Intradel. Elle s’est dernièrement dotée d’un espace Jardin Ressources pour inciter les gens à jardiner.
https://www.intradel.be/produire-moins-de-dechets/jardin-ressources-be/l-actu-de-nos-chantiers-participatifs.htm?lng=fr
C’est comme partout, les idées de développement sont un peu disparates sans pratiquement aucun rapport les unes avec les autres. Ce serait bien de pouvoir fédérer une mise en réseau où chacun garderait son autonomie tout en participant à la mise en commun de ce potentiel.
Encore une fois, l’AC nous montre l’exemple.