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Booster l’action des mycorhizes avec le TMS

Cultivar, janvier 2016


Grâce à une étude menée par Welience Agro-Environnement, il a été prouvé que le TMS de
l’entreprise TMCE a une action positive sur la présence et le développement de la mycorhi-
zation. La fertilité du sol est alors boostée. Les résultats sont cohérents avec l’étude Welience en lien avec Genosol de 2013 sur les bactéries et champignons et 10 ans d’essai au CRA-W de Gembloux.

Booster l'action des mycorhizes avec le TMS Les champignons endomycorhiziens (MA), capables de former une association symbiotique avec les racines des plantes, permettent l’exploration d’un volume de sol 1 000 fois plus important que les racines seules ! En favorisant cette symbiose, les cultures
bénéficient d’apports accrus en nutriments (phosphore notamment) et en eau, mais profitent également d’autres atouts liés à la présence du champignon (voir encadré). En 2015, Welience Agro-Environnement a mené des travaux pour TMCE, afin d’étudier l’impact du TMS sur la mycorhization. En effet, le TMS, amendement minéral basique-engrais, permet d’améliorer la fertilité du sol (biologique, physique et chimique), en agissant positivement sur la flore microbienne et l’évolution de la matière organique dans le sol. « Pour évaluer l’impact du produit TMS sur les populations des champignons endomycorhiziens, nous avons utilisé deux approches : la première par mesure des paramètres de la mycorhization dans les racines des plantes ; et la seconde par dénombrement des spores MA et mesure du pouvoir endomycorhizogène des sols », explique Abdelwahad Echairi, chercheur à Welience et responsable de l’étude TMS. Les mesures ont été effectuées sur les parcelles de quatre sites expérimentaux en France (Lutz en Eure-et-Loir, et Soulanges dans la Marne), et en Belgique (essais CRA-W de Gembloux et Gentinnes), correspondant à différents types de sols. Dans chaque cas, les témoins sont comparés avec les parcelles fertilisées en TMS depuis 6 à 22 ans. Second point de comparaison : les pratiques de travail du sol, avec labour/non-labour, là aussi en mettant en parallèle le facteur avec et sans TMS. Les prélèvements des échantillons de racines ont été effectués au printemps, avec cinq répétitions dans chaque parcelle. Les racines
sont ensuite lavées abondamment à l’eau claire, puis colorées à l’encre noire pour estimer la biomasse fongique totale. Différents paramètres sont estimés après observation au microscope. La fréquence F%, reflète le nombre d’impact de champignon sur la racine. L’intensité M% qui est la capacité des MA à se développer dans le cortex racinaire au champ. Enfin, la teneur en arbuscules dans le système radiculaire A% qui reflète en principe le mieux les potentialités d’échanges symbiotiques de l’association endomycorhizogène en place, donc son efficacité.

Effet positif sur la mycorhization

Premier constat sur les analyses issues de l’essai au CRA-W de Gembloux : les champignons MA ont colonisé toutes les racines de blé et ont formé des arbuscules quels
que soient le traitement et la pratique culturale. En comparaison du témoin non traité, les parcelles avec TMS à Gembloux présentent un effet positif sur la mycorhization. « Cet
effet est significatif pour la fréquence de mycorhization, la teneur en arbuscules et l’intensité, seule l’intensité en non-labour présente une tendance positive mais non significative », détaille Abdelwahad Echairi. En comparant le nombre de propagules MA
viables des différentes modalités, on constate que l’échantillon TMS-Labour est le plus fourni, suivi du TMS-non labour, du Témoin-non labour et du Témoin-labour.

Pour le site de Gentinnes, la même tendance s’observe : les champignons MA ont bien colonisé les racines de blé en formant des arbuscules quels que soient le traitement et la pratique culturale. « Là encore, le TMS favorise la mycorhization des plantes de blé. Cet effet est plus net et statiquement significatif pour les paramètres F%, M% et A% dans la parcelle labourée, détaille le chercheur. En non-labour, le TMS confirme cet effet positif à favoriser la mycorhization par rapport au témoin pour la fréquence, mais les variations d’intensité et de teneur en arbuscule ne sont pas significatives. » Au global dans le sol, le
nombre de spores est le plus élevé dans les échantillons TMS provenant de la parcelle non labourée par rapport à celle labourée, avec des différences statistiquement
significatives.

Vérifié sur céréales, pas sur colza

Dans le site implanté en maïs de Lutz, l’effet positif du TMS sur la mycorhization des plantes est confirmé. Les différences sont significatives entre le TMS et le témoin non traité pour l’intensité et la teneur en arbuscules. Dans le sol, le nombre de spores des champignons endomycorhiziens pour le TMS monte à 535 spores/10 g de sols, contre 354 pour le témoin. Dernier site : Soulanges, avec des mesures sur les sols cultivés en
colza. Les résultats montrent que les spores sont présentes de façon comparable, sans effet significatif entre les deux traitements TMS/Témoin. « Certaines plantes comme le colza ne dépendent pas de la mycorhization pour se développer. Les Brassicacées sont en effet naturellement dépourvues de mycorhizes, et sont incapables d’en développer, à
la différence des céréales », précise Abdelwahad Echairi.

Poursuivre l’étude

« Grâce à l’étude, on peut conclure que le TMS présente une tendance positive sur les différents paramètres de mycorhization, le nombre de spores dans le sol et le potentiel
mycorhizogène des sols, note Abdelwahad Echairi. Toutefois, il faut tenir compte d’autres paramètres pour interpréter les résultats comme les propriétés physicochimiques du
sol et notamment la teneur en phosphore assimilable par les plantes, et répéter les comparaisons sur plusieurs années. Ensuite, il serait très intéressant de valider l’impact du statut mycorhizien sur la qualité des cultures, afin de conclure sur l’effet bénéfique du TMS. »

Labour, non-labour, chacun sa performance avec TMCE

Sur sa plateforme agronomique organisée cette année près de Châteaudun (Eure-et-Loir), TMCE avait choisi de comparer ses solutions en labour/non labour. L’occasion de montrer à plus de 750 agriculteurs présents les bénéfices de la démarche agronomique prônée par l’entreprise, quel que soit le système de travail du sol.

C ’est à Châtillon-en-Dunois près de Châteaudun sur le département d’Eure-et-Loir,
que TMCE a choisi d’organiser cette année sa plateforme agronomique annuelle. Plus de 750 agriculteurs de l’Ouest, du Nord mais aussi de la Belgique étaient au rendez-vous. L’évènement rassemble chaque année bon nombre de clients fidèles, mais aussi des
nouveaux agriculteurs, attirés par l’approche agronomique prônée par TMCE autour des sols et de la fertilisation. Organisée chez deux clients utilisateurs du concept depuis plus de 15 ans, l’un en labour et l’autre en non-labour, cette plateforme agronomique aura permis aux visiteurs de comparer l’intérêt des produits et de l’approche TMCE dans les deux systèmes, avec de réelles performances dans chacun des cas.


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