Le semoir Aitchison a été conçu au début des années 70 en Nouvelle-Zélande. De l’autre côté du monde, ce pays s’est spécialisé dans la production de lait et de viande, presque uniquement à base d’herbe. Dans un environnement plutôt vallonné et caillouteux, avec très peu de main-d’oeuvre et sans primes ni subventions, les agriculteurs néo-zélandais sont forcés de réduire au maximum leur investissement matériel. Peter Aitchison, le créateur du semoir, cherchait un système sans labour qui répondait aux besoins de ses clients : simple, efficace et économique. Il avait compris qu’un semoir de semis direct classique, à disques, ne crée pas un lit de semence idéal, surtout sur prairie. Il lui fallait trouver un système qui fonctionne aussi bien en sursemis (sans désherbage total) qu’en rénovation.



Infos en France / Europe, contactez George SIMON : 06 31 32 13 78 ou +00 44 7889 378 302 (Angleterre)
Info en France / Suisse, contactez Cédric MORIER +00 41 79 62 24 063 (Suisse) ou 06 36 66 02 85
La solution est de créer un lit de semence en bandes avec un soc en forme de patte d’oie monté sur une dent à deux spires. Ce système, qui est moins cher à l’achat et d’entretien très simple, permet surtout d’obtenir des résultats techniques impressionnants.
Le soc pénètre le feutre herbacé, dégage les débris végétaux et taille les racines présentes. Les graines sont ensuite déposées au fond du sillon où elles restent en contact avec l’humidité. La vibration de la dent crée de la terre fine qui recouvre les graines. Le sillon est légèrement refermé, ce qui laisse un sillon en forme de T-inversé. Ce sillon capte et conserve l’humidité mais laisse également la lumière pénétrer pour un bon réchauffement. La bande ainsi créée est l’environnement idéal pour la germination et le développement racinaire, et permet de réussir l’implantation.
Sillon en T inversé

Le soc dégage la végétation et taille les racines de l’herbe existante en sursemis. Le sillon capte l’humidité et retient la chaleur.
Sillon en V

Les graines sont coincées dans un sillon étroit et tassé. Il y a moins de terre fine. Un disque risque d’enfouir le débris végétal dans le sillon avec les graines.

Après le soc, la seconde particularité du semoir Aitchison est la méthode de distribution des semences. C’est un système de débit par éponge qui sème toutes les graines avec une précision étonnante, depuis un trèfle pur à 2 kg/ha, jusqu’à 350 kg/ha pour les grosses graines.
Facile à régler avec un variateur de vitesse très simple, ce système sème en continu sans écraser les graines fragiles comme les pois ou les féveroles. On peut également semer n’importe quel mélange de grosses et petites graines, ou encore des granulés anti-limaces mélangés aux semences.
Les conditions néo-zélandaises diffèrent sur plusieurs points des conditions européennes. En premier lieu, le volume de végétation est moindre qu’en Europe étant donné la présence massive de bétail et l’extensivité de l’agriculture : les problèmes de bourrage sont donc très réduits. Enfin, là-bas, l’Aitchison reste essentiellement un semoir de prairie. Par conséquent, en dehors de l’ajout de disques devant les trois rangées de dents, le modèle néo-zélandais, parfaitement adapté aux conditions locales de culture n’a pas beaucoup évolué (bien entendu, un système qui fonctionne très bien, est vite copié, et aujourd’hui, il existe trois autres marques de semoirs à dents en Nouvelle-Zélande). Dans les conditions de culture européennes ce modèle reste moins polyvalent.
Aujourd’hui en Europe, chaque agriculteur cherche sa propre solution durable pour l’implantation de ses cultures et de ses fourrages. Comme le prix du carburant monte en flèche, il faut trouver un système efficace d’abord, mais qui reste simple, économique et qui respecte l’environnement : après tout, la mise en terre d’une graine n’est pas une chose compliquée ! Si les modèles néo-zélandais du semoir Aitchison restent avant tout des semoirs de prairie, ils sont capables de sursemer des prairies ce qui est sans doute un des chantiers de semis direct les plus difficiles à réussir : un système qui fonctionne en prairie est adaptable à toutes les situations. Le modèle européen SimTech T-Sem est équipé à l’arrière d’un rouleau « springflex » qui remplace les deux roues classiques, ce qui procure quatre avantages principaux :
1. Beaucoup plus de poids sur la rangée de disques parce que le poids du semoir est partagé entre les disques à l’avant et le rouleau à l’arrière, au lieu de reposer sur les roues centrales ;
2. Rien ne gène le passage des débris végétaux entre les dents ;
3. La largeur de transport maximale est respectée ;
4. Les sections du rouleau rappuient et nivellent la surface entre les sillons, mais avec une souplesse qui permet au semoir de suivre le terrain en semis direct, mais également de bien fonctionner sur labour ou terrain travaillé.
Les modèles SimTech, fabriqués en France, gardent le soc Aitchison qui est la pièce maîtresse de la technique. Cependant, le porte-soc a été modifié pour pouvoir travailler dans une végétation abondante sans perturbation excessive du sol. Le porte-soc a été allongé et affiné pour permettre la descente de la dent sans perturbation de la surface et réduire le bourrage occasionné par les résidus végétaux. Toujours pour réduire les risques d’accumulation de végétation, le porte-soc a été remis à la verticale et son profil a été arrondi. La version standard en 3m garde également le système de distribution de graines d’origine. Ce système est génial et simple, polyvalent et silencieux. En option, une trémie pneumatique peut être montée sur le semoir.
Après 6 ans de présence sur le marché, le SimTech T-Sem est présent dans 6 pays européens et fonctionne aussi bien chez les céréaliers que chez les éleveurs. Même si la version de base en 3 m (20 dents, châssis fixe) va sans doute rester le modèle le plus apprécié en terme de polyvalence et d’économie, d’autres modèles et davantage d’options sont proposées : modèles repliables en 4,80 m et 6 m avec trémie centrale pneumatique, modèle spécial grandes cultures en 3 m (16 dents, écartement de 18,75 cm) ou en 4 m(22 dents, écartement de 18,18 cm). Le modèle en 3 m est moins cher que la version de base et, s’il est associé à un tasse-avant, peut passer en toutes conditions d’encombrement.
Aujourd’hui chacun cherche à simplifier sa méthode de production : le minimum d’investissement sans perte de performance, tout en respectant l’environnement.
Peter Aitchison et les éleveurs néo-zélandais ont trouvé le semoir qui répondait à ces exigences il y a déjà 30 ans.
Aujourd’hui la version européenne de ce semoir polyvalent, simple, efficace et économique est disponible en France : un semoir de semis direct capable de vous suivre dans votre évolution quelle que soit votre orientation et la direction prise.
| AITCHISON | GrassFarmer 1414C | Seedmatic 3016C | Professional 8022C | SimTech T-Sem |
| Largeur totale | 2.72 m | 3 m | 3.20 m | 3 m |
| Largeur de semis | 2.10 m | 2.40 m | 3 m | 3 m |
| Nombre de dents | 14 | 16 | 22 | 20 |
| Écartement | 150 mm | 150 mm | 136 mm | 150 mm |
| Poids total | 730 kg | 1000 kg | 1500 kg | 1650 kg |
| Capacité trémie | 290 L | 500 L | 750 L | 750 L |
| Puissance requise | 50 CV | 60 CV | 90 CV | 90 CV |
Exploitation agricole de Theo LOHM à Biberist, Solothurn, Suisse
Altitude : 450 m Surface agricole : 15,5 ha (Céréales : 46 %, Maïs : 18 %, Divers : tournesol, betterave à sucre, pois)

Lorsque j’ai repris le domaine agricole de mes parents en 2002, j’étais conscient qu’il fallait restructurer l’exploitation, afin de concilier mon propre emploi et le domaine. La production de lait fut stoppée et je cherchais une possibilité pour maintenir les cultures avec un maximum de gain de temps pour les semis et le temps de travail.
Le semis direct remplit ces conditions. Il me restait alors à trouver l’outil de travail adéquat sans avoir d’énormes investissements. Il était important pour moi de pouvoir continuer à travailler avec l’inventaire de machines existantes, ci-inclus le tracteur (un MF 165 de 65 cv.). Aitchison m’a paru la meilleure solution pour satisfaire mes exigences. Le résultat l’a confirmé par la suite.
Aitchison est une machine à semis direct (tirée légère) qui peut être utilisée pour différentes semences grâce à son système de débit. Le sillon, en forme de T-inversé, permet un développement optimal du semis.
Aitchison est une machine construite pour une longue durée d’utilisation. Sa construction massive permet de travailler même dans des terrains difficiles (caillouteux). Les disques ouvreurs facilitent le passage des dents dans le sol même dans des conditions de terrains secs. Le système de débit permet aussi le semis de maïs, de tournesol ou de pois sans les écraser.
Je sème mes cultures de maïs et de tournesol en répartition sans remarquer de désavantages ni au semis ni à la récolte. L’utilisation d’une machine spécialisée est alors superflue ce qui permet un gain de coût, un important facteur aujourd’hui. En plus, je sème une quinzaine d’hectares par an chez un voisin, qui cherchait simplifier son système, comme moi.

Système en semis direct pratiqué par M. Simon Cowell (Essex, Angleterre) sur 200 ha d’argiles collantes difficiles. La rotation est de type blé-blé-colza avec des intercultures très courtes qui obligent à travailler rapidement et correctement.
Un coup de herse étrille juste après la moisson, suivi d’un deuxième 2 semaines après.
La paille broyée est répartie, tandis que les graines adventices germent.
Le semis est effectué après un passage de glyphosate ; les pneus basse pression sont utilisés systématiquement.
Toutes les opérations sont conduites avec un léger angle pour maintenir un nivellement parfait des parcelles.
Tous les résidus sont maintenus en surface pour éviter le contact avec la graine.
Les passages de traitement sont permanents pour éviter la multiplication des passages de roues : ils sont entretenus avec un outil à dents de fabrication « maison »
On compte environ de 15 à 20 « cabanes » de vers de terre par m² : -10 ans après le départ en semis direct, le décompactage est devenu inutile.
