On se trompe de vers de terre...

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Une étude menée par des scientifiques de l’Inra de Versailles-Grignon remet en question la pertinence de la méthode actuelle d’évaluation des produits phytosanitaires vis-à-vis des vers de terre, lors de leur procédure homologation.

Les chercheurs ont comparé la sensibilité de différentes espèces de vers aux pesticides. L’indicateur retenu étant la « dose létale médiane » (ou DL50), c’est-à-dire la dose d’une substance causant la mort de 50% de la population de vers dans des conditions expérimentales données. Ils ont mis en évidence que deux espèces de vers de terre, Lumbricus terrestris et Aporrectodea caliginosa, étaient plus sensibles aux pesticides qu’Eisina. fetida. Les premiers évoluent dans les sols agricoles particulièrement concernés par l’utilisation de pesticides tandis qu’E. fetida affectionne plutôt les matières organiques en décomposition (nous en parlions au sujet de la semelle de labour).

Or c’est justement sur cette dernière espèce que portent actuellement les tests d’homologations des produits phytosanitaires, lorsque sont mesurés leurs effets sur les vers de terre. « E. fetida n’est donc pas la plus adaptée pour réaliser les tests d’homologation des pesticides, en concluent les chercheurs. Il semblerait plus pertinent d’utiliser l’espèce A. caliginosa dont l’élevage est par ailleurs facile, celui de L. terrestris étant plus contraignant ».



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