Quasar et Samouraï

Frédéric Thomas, TCS n°50 - Novembre - décembre 2008

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Le quasar compétent aussi en monograine

Le semoir à dent de semis direct, Quasar, qui est ni plus ni moins le Pegaso présenté dans le TCS N°44, a troqué sa casaque jaune et grise pour du rouge et noir lors d’un changement de distributeur. Mise au point par un agriculteur et constructeur italien, Mauro Collovati, pour répondre à ses propres contraintes de semis, cette machine rassemble quelques spécificités et concepts innovants.

- Une dent ou plutôt un soc constitué d’une pointe indépendante ouvrant le sol en apportant une microfissuration et derrière lequel est généralement déposé l’engrais associé à des ailerons, qui eux soulèvent latéralement le sol et surtout les résidus sous lesquels les graines sont positionnées sur un sol ferme et propre en bande d’environ 15 cm de large. Enfin, ces ailerons sont légèrement relevés à leurs extrémités pour conserver le flux de terre autour de la dent et assurer un recouvrement homogène des graines avec un minimum de brassage de terre.

- Un châssis porteur qui repose à l’arrière sur deux roues basse pression et le piton d’attelage ou le relevage à l’avant sur lequel sont fixés les modules flottants de semis de 1,5 m de large (5 dents à 30 cm d’écartement) afin de mieux épouser les variations de terrain ; et ce, même pour la machine de 3 m de large. La profondeur de semis est, quant à elle, maintenue par une roue réglable à l’avant de chaque module et un rouleau pneumatique de petit diamètre à l’arrière.
- Une trémie compartimentée et équipée de deux distributions à rouleau de type canadien. Le transport des graines et de l’engrais est pneumatique grâce à une turbine entraînée par une centrale hydraulique indépendante. En complément, le réglage du débit se fait simplement en modifiant la vitesse de rotation des rouleaux de distribution par un excentrique sur la cinétique d’entraînement DPA.

- Enfin, le positionnement de la trémie, complètement à l’arrière du semoir, permet d’éviter l’impact des variations de poids entre trémie pleine et trémie vide tout en autorisant une grande capacité. De plus, cette localisation abaisse significativement la hauteur de remplissage, facilite l’accès aux distributions pour les réglages ou les vidanges et préserve une vision complète de l’ensemble des organes de semis au travail depuis la cabine. Pour compléter ce semoir, M. Collovati vient de mettre au point avec son équipe un kit de distribution monograine qui peut s’adapter rapidement en lieu et place de la distribution céréale pour optimiser les implantations de maïs. La trémie servant toujours de réservoir de graines et d’engrais alimente par gravité des disques alvéolés placés dans des chambres pressurisées sur lesquels les graines sont calibrées par la pression de la soufflerie. Lors de la rotation de ce disque, les graines sont relâchées et expulsées par la même pression dans les tuyaux jusqu’aux organes d’enterrage. En complément, des capteurs sur les descentes vérifient le bon fonctionnement du système et grâce au boîtier informatique en cabine, permettent d’ajuster précisément le nombre de graines par m²

Les options ne manquent pas Outre cette polyvalence qui est de plus en plus recherchée, ce concept original autorise, sans grandes modifications, tout un choix de répartition du maïs. Il est tout d’abord possible de positionner les graines derrière la pointe de la dent pour obtenir des lignes. Celles-ci seront distantes de 30, 60 voire 90 cm mais pour une plus grande régularité de profondeur et laisser sa place à l’engrais starter, il semble préférable de positionner les graines sous les ailerons, ce qui offre diverses configurations. Le semis en bandes débouche également sur une meilleure répartition des plantes car le transport pneumatique mais surtout le déflecteur et « T » inversé au niveau du soc perturbe la vitesse et l’angle d’arrivée des graines en les


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