Mercredi 25 mars 2015

Matthieu Archambeaud

Après avoir rejoint F. THOMAS dès 2003 et mis en place le site agriculture-de-conservation.com, M. ARCHAMBEAUD
a été l’un des initiateurs d’Icosystème, plate-forme d’apprentissage en ligne dédiée à l’agroécologie, l’agroforesterie et l’agriculture de Conservation qu’il anime aujourd’hui.

Effet à long terme des engrais organiques sur les propriétés du sol

Maltas et al. ; Recherche Agronomique Suisse 3 (3) : 148–155, 2012

Les conséquences de l’utilisation de différents engrais organiques (engrais-vert, pailles de céréales, 35 et 70 t ha -1 de fumier tous les 3 ans et 60 m 3 ha -1 de lisier tous les 3 ans) et chimiques (quatre doses d’azote) sont testées à Changins depuis 1976. Cette étude analyse leurs effets à long terme sur les propriétés organiques, chimiques et biologiques du sol. Après 34 ans d’essai, lorsque les cultures reçoivent une fertilisation azotée optimale, la teneur en matière organique diminue de 0,50 g/100 g de terre pour le procédé « engrais minéraux », de 0,20 g/100 g pour « engraisvert » et « pailles » et de 0,18 g/100 g pour « fumier 35 t ha -1 tous les 3 ans » et « lisier 60 m 3 ha -1 tous les 3 ans ». Seul le procédé « fumier 70 t ha -1 tous les 3 ans » montre une augmentation de la teneur du sol de 0,15 g/100 g. Les engrais organiques n’affectent pas significativement les principales propriétés chimiques du sol, hormis les teneurs en éléments traces. Les procédés recevant du fumier et du lisier présentent des teneurs en cuivre, fer, zinc et manganèse extractibles à l’acétate ammonium EDTA plus importantes que le témoin « Engrais minéraux ». Les engrais organiques ont également un effet significatif positif sur l’activité et la biomasse microbienne et semblent modifier la composition de cette dernière.


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