La fissuration avec l’injection de ferments microbiens : un outil performant pour développer les sols en profondeur

Document Ulrich Schreier

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Le développement des sols en profondeur est un des talons d’Achille de notre agriculture, aussi bien en labour qu’en TCS et semis direct (voir graphiques d’Arvalis dans la lettre complète - lien en bas de page). Comme c’est déjà le cas pour les horizons superficiels, le sous-sol a également besoin d’humus et d’un cheptel microbien diversifié pour se structurer, étant donné que c’est le moyen privilégié de la Nature, si ce n’est pas le seul, pour s’organiser et stocker de l’eau et des nutriments. C’est tout aussi important pour une bonne circulation de l’air et les échanges et réactions bio-chimiques en phase gazeuse.

La fissuration du sol avec l’injection de ferments microbiens est un moyen performant et relativement simple pour amorcer l’ensemencement et la structuration du sol en profondeur. Il donne d’excellents résultats aussi bien pour les pâtures et cultures pérennes, que pour les cultures annuelles de plein champs, le maraîchage et tout type d’engrais verts.

Relativement simple dans la mise en œuvre, la fissuration peut être combinée avec des travaux tels que l’entretien des pâtures, le strip-till, le buttage ou le semis. Elle a aussi sa place en ACS et semis direct ou, selon le type de sol, on rencontre souvent des compactions importantes et un manque d’humus dans les horizons inférieurs.

Pour obtenir des résultats durables, on a besoin de racines jeunes et poussant qui vont consolider biologiquement le travail mécanique. Pour les prairies et cultures pérennes, un moment propice de la fissuration se situe après le pâturage, le fauchage ou le broyage. En vigne ça peut aussi se combiner avec un travail du sol superficiel ou le semis d’un engrais vert. En grandes cultures ce travail se fait généralement lors du semis, dans un engrais verts ou éventuellement dans une jeune culture. En maraîchage les moments privilégiés sont le semis d’un couvert ou éventuellement juste avant la mise en place d’une nouvelle culture.

Bien qu’on trouve chez les SDistes beaucoup de réticences, si ce n’est des certitudes, par rapport au travail du sol, les résultats initiaux de la fissuration et l’expérience "Décompactage de cerveau 2.0" de Philippe Pastoureau, un agriculteur sarthois, sont suffisamment probantes que la technique mérite un regard sérieux et quelques essais.

Lien de l’article Décompactage de cerveau 2.0. de Philippe Pastoureau publié sur le site d’Agriculture de Conservation

Plus de compléments dans la dernière lettre du monde de l’agriculture régénérative ici.



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