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	<title>A2C le site de l'agriculture de conservation</title>
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		<title>A2C le site de l'agriculture de conservation</title>
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		<title>Les agriculteurs ont un plan B pour pr&#233;server la plan&#232;te A</title>
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		<dc:date>2020-03-06T15:20:26Z</dc:date>
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		<dc:creator>Document Beno&#238;t Chorro</dc:creator>


		<dc:subject>A la pointe</dc:subject>
		<dc:subject>Grands enjeux / Economie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Depuis de nombreuses ann&#233;es, les exploitations Fran&#231;aises cherchent continuellement le compromis pour garantir la p&#233;rennit&#233; &#233;conomique de leurs entreprises tout en am&#233;liorant leurs pratiques agricoles. L'essor de l'agriculture de conservation des sols (ACS) en est le bon exemple. Ce mouvement, &#224; l'initiative des agriculteurs, d&#233;montre la prise de conscience de la profession vis-&#224;-vis de l'importance de la pr&#233;servation du milieu pour produire durablement. Le monde agricole a la capacit&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/+-Grands-enjeux-Changement-global-+.html" rel="tag"&gt;Grands enjeux / Economie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis de nombreuses ann&#233;es, les exploitations Fran&#231;aises cherchent continuellement le compromis pour garantir la p&#233;rennit&#233; &#233;conomique de leurs entreprises tout en am&#233;liorant leurs pratiques agricoles. L'essor de l'agriculture de conservation des sols (ACS) en est le bon exemple. Ce mouvement, &#224; l'initiative des agriculteurs, d&#233;montre la prise de conscience de la profession vis-&#224;-vis de l'importance de la pr&#233;servation du milieu pour produire durablement. Le monde agricole a la capacit&#233; de r&#233;soudre en grande partie l'&#233;quation du changement climatique si on lui en donne les moyens. Les sols des agriculteurs peuvent stocker du carbone en grande quantit&#233;, et cela chaque ann&#233;e. La r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre risque de devenir une priorit&#233; politique, &#233;conomique et agronomique pour les prochaines g&#233;n&#233;rations. Les agriculteurs l'ont compris. Nous devons changer. Changer notre mod&#232;le de production, changer notre fa&#231;on d'acheter et de consommer, changer notre alimentation si nous souhaitons laisser &#224; nos enfants la chance de pouvoir fouler la terre de nos a&#239;eux. Comment s'engager dans cette direction ? Quels sont les pi&#232;ges &#224; &#233;viter ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
La recherche de l'ultra solution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;finir &#171; la bonne strat&#233;gie &#187; pour assurer le d&#233;veloppement de son entreprise devient crucial dans un monde complexe et incertain. Vaut-il mieux essayer de tout planifier et s'en tenir au plan, ou faire preuve d'agilit&#233; selon l'&#233;volution de la situation ? Cette question universelle, n&#233;anmoins quelque peu philosophique, concerne tout chef d'entreprise, tous domaines d'activit&#233;s confondus. Existe-t-il, tout compte fait, une bonne strat&#233;gie ? Une strat&#233;gie efficace que l'on pourrait r&#233;p&#233;ter &#224; chaque fois ? Peut-&#234;tre que la recherche de la solution unique n'est plus la solution. Nous recherchons in&#233;vitablement l'ultra solution, mais pourquoi ne pas voir la r&#233;alit&#233; au travers d'un nouveau regard pour r&#233;pondre aux futurs challenges qui se profilent ? Accepter l'incertitude comme source de nouvelles opportunit&#233;s pourrait permettre de donner un nouvel &#233;lan &#224; nos pratiques agricoles. Accepter d'&#234;tre inconstant, c'est en quelque sorte copier la nature. Fr&#233;d&#233;ric THOMAS invite r&#233;guli&#232;rement les agriculteurs &#224; &#234;tre inconstants dans leurs pratiques culturales pour perturber le d&#233;veloppement des mauvaises herbes par exemple. Facile &#224; dire, mais comment s'engager dans cette voie en limitant les risques pour ne pas perturber son &#233;quilibre financier ? Comment s'engager dans cette voie lorsque nous devons faire face &#224; des engagements bancaires ? Toutes ces questions ne pourront &#234;tre r&#233;gl&#233;es au travers de cet article, n&#233;anmoins, il faut d&#232;s &#224; pr&#233;sent apprendre &#224; cultiver l'agilit&#233; pour ne pas reproduire les erreurs du pass&#233;. &#171; &#202;tre agile &#187;, c'est apprendre &#224; planifier son inconstance. Anticiper et imaginer les diff&#233;rents sc&#233;narios pour rebondir, c'est accepter les risques pour gagner en r&#233;silience et en flexibilit&#233;. Alors pourquoi ne pas &#234;tre agile lorsqu'il s'agit plus largement de strat&#233;gie d'entreprise ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Une gestion nouvelle pour des risques nouveaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gestion des risques, qu'ils soient &#233;conomiques, agronomiques ou environnementaux, demande pour un chef d'entreprise entre autres, des qualit&#233;s de discernement, d'anticipation et d'adaptabilit&#233;. Comme un funambule, l'agriculteur doit &#224; la fois regarder vers l'horizon pour suivre sa strat&#233;gie et faire preuve d'agilit&#233; durant la campagne culturale pour gagner en rentabilit&#233; en limitant l'impact des pressions biotiques et abiotiques. De mani&#232;re inconditionnelle, et quel que soit le mode de production pour maximiser sa rentabilit&#233;, il sera, semble-t-il, tout le temps n&#233;cessaire d'investir la somme d'argent optimale. Ladite somme se raisonne en fonction de son potentiel de production, en vue d'obtenir la meilleure rentabilit&#233; par unit&#233; de production. En agriculture, l'unit&#233; de production est symbolis&#233;e par le couple &#171; parcelle x culture &#187;. Combien sont les agriculteurs &#224; d&#233;velopper annuellement, au sein de leurs structures, une logique d'optimisation rationnelle des investissements parcellaires en lien &#224; la fois avec le r&#233;el potentiel de leurs sols et de la culture ? Combien sont les agriculteurs &#224; conna&#238;tre leur co&#251;t de revient &#224; l'unit&#233; de production ? Pourtant, m&#234;me si cette logique semble implacable, est-elle la seule &#224; mettre en place ? Oui et non. Il est n&#233;cessaire de conna&#238;tre les co&#251;ts de production de chaque culture, mais il faut &#233;galement savoir &#234;tre r&#233;aliste sur les co&#251;ts cach&#233;s que ceux-ci peuvent amener &#224; l'&#233;chelle de la rotation des cultures. Il faut d&#232;s &#224; pr&#233;sent apprendre &#224; mettre de la valeur sur les services agronomiques, non marchands, pour &#233;quilibrer la balance des choix entre gestion &#233;conomique et gestion agronomique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Quand gagner moins pendant un an, c'est gagner plus, plus longtemps&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;chelle d'un syst&#232;me de culture, pour r&#233;soudre des probl&#232;mes agronomiques, il peut s'av&#233;rer &#233;conomiquement int&#233;ressant d'int&#233;grer, de temps &#224; autre, une culture dite &#171; &#224; contre marge &#187;. Prenons l'exemple d'un agriculteur qui souhaiterait r&#233;duire sa pression en ray-grass ou en vulpins dans les cultures de c&#233;r&#233;ales d'hiver. Divers leviers agronomiques existent pour r&#233;duire la pression en mauvaises herbes. Prenons l'exemple de la mise en place de la technique dite &#171; deux-deux &#187;, soit deux cultures de printemps &#224; suivre (dicotyl&#233;dones puis gramin&#233;es) puis deux cultures d'automne (gramin&#233;es puis dicotyl&#233;dones). Cette technique vise &#224; r&#233;duire fortement la pr&#233;sence d'une majorit&#233; des adventices en perturbant leur dynamique de germination. Par cons&#233;quent, l'utilisation des herbicides est moindre, le risque de phyto-toxicit&#233; pour les cultures l'est aussi. Au final, cela peut repr&#233;senter un gain de productivit&#233; qui s'accompagne d'une moindre utilisation de certains herbicides de sortie d'hiver. Cette strat&#233;gie, &#233;quilibr&#233;e entre gestion &#233;conomique et agronomique, concourt &#224; am&#233;liorer la rentabilit&#233; de l'exploitation sur une &#233;chelle de temps longue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ci-dessous deux exemples de syst&#232;mes de cultures avec la strat&#233;gie &#171; 2/2 &#187; : &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Pois hiver &gt; Bl&#233; &gt; Orge printemps ou ma&#239;s en sec &gt; Tournesol&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Pois printemps &gt; colza &gt; Bl&#233; &gt; sorgho&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez certains agriculteurs, le ma&#239;s grains ou le sorgho grains (en sec) pourraient apporter du risque &#224; l'&#233;chelle du syst&#232;me de cultures, car les r&#233;serves hydriques des sols seraient trop faibles. Pour d'autres, cultiver du pois serait p&#233;rilleux. Dans les deux cas de figure, seule la vision pluriannuelle peut nous amener &#224; introduire des cultures peu rentables, si les b&#233;n&#233;fices agronomiques apport&#233;s par la suite valent le coup. Ce choix incombe &#224; l'agriculteur, et il n'est pas simple. Accepter de ne pas maximiser ses gains chaque ann&#233;e est compliqu&#233;, surtout en p&#233;riode de crise. Pourtant, pour arriver &#224; bon port, il faut savoir m&#233;nager sa monture. Prenons un autre exemple : il peut arriver que le potentiel de production de certains sols diminue avec le temps. Cette analyse se fait g&#233;n&#233;ralement lorsque les apports de mati&#232;res organiques d'origine animale se font rares, voire nuls au sein de l'exploitation. Certaines exploitations d&#233;capitalisent au fil des ann&#233;es le volant de fertilit&#233; de leurs sols. Fort de ce constat, comment r&#233;agir ? Doit-on g&#233;rer ses investissements en lien avec le potentiel des parcelles, &#171; plus ma parcelle produit plus j'investis &#187;, ou doit-on au contraire investir plus dans les parcelles &#224; faible potentiel de production, pour harmoniser le potentiel de production &#224; l'&#233;chelle de l'exploitation ? Ce dilemme est bel et bien v&#233;cu par de nombreux agriculteurs qui se rendent compte que leurs sols sont plus gourmands en &#233;nergie pour les cultiver, et moins robustes aux al&#233;as climatiques au fil des ans. Cette spirale infernale dirige g&#233;n&#233;ralement l'agriculteur vers une strat&#233;gie insidieuse de r&#233;duction des investissements en fertilisants, incompatible avec l'ambition d'am&#233;liorer sa rentabilit&#233; &#224; moyen-long terme. Pour n'importe quel chef d'entreprise, il pourrait sembler incongru de devoir investir plus pour augmenter &#171; le volant de fertilit&#233; &#187; des sols sur des parcelles moins productives. Pourtant, c'est bien ce nouveau regard qu'il est n&#233;cessaire d'acqu&#233;rir pour b&#233;n&#233;ficier d'un sol en bonne sant&#233; associ&#233; aux avantages des services &#233;cosyst&#233;miques introduits par l'agronomie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Regarder l'agriculture avec un nouvel &#339;il&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans un monde o&#249; l'usage des pesticides sera probablement de plus en plus r&#233;glement&#233;, o&#249; certains produits seront interdits ou deviendront quasi inefficaces, l'&#233;volution des ph&#233;nom&#232;nes de r&#233;sistance, l'alternance des p&#233;riodes de s&#233;cheresse ou de pluie pourraient tout simplement mettre &#224; mal nos plans. Il faut donc se pr&#233;parer &#224; rebondir en cas d'&#233;chec. Rebondir, c'est penser aux alternatives possibles. Rebondir c'est &#234;tre r&#233;silient. Rebondir c'est mener une r&#233;flexion pour b&#226;tir un syst&#232;me de cultures &#233;conome en intrants et multi-performant. Cette r&#233;flexion doit &#234;tre globale, et prendre en compte &#224; la fois l'am&#233;lioration des performances &#233;conomiques de l'exploitation, la qualit&#233; des sols, les enjeux li&#233;s &#224; la pr&#233;servation de la biodiversit&#233;, ainsi que le volet social. Un nouveau regard est n&#233;cessaire. Am&#233;liorer sa rentabilit&#233; et toutes ses performances ne se raisonne pas uniquement sur le court le terme &#224; l'&#233;chelle des cultures emblav&#233;es. Il est parfois n&#233;cessaire de s'accorder un peu de temps et de l'accompagnement par des tierces personnes pour analyser les forces et les faiblesses de son entreprise. Par exemple faire le point sur son parc mat&#233;riel et les annuit&#233;s en lien avec celui-ci peut avoir du sens d&#232;s lors que l'on souhaite entamer un changement profond de syst&#232;me. Regarder l'agriculture d'un nouvel &#339;il, c'est souvent ce que r&#233;alisent les agriculteurs engag&#233;s en ACS. Ils acqui&#232;rent, au fil de leurs p&#233;r&#233;grinations, une capacit&#233; &#224; pouvoir se projeter sur le long terme sans occulter les difficult&#233;s du quotidien. Cela pourrait venir du fait qu'ils int&#232;grent les couverts v&#233;g&#233;taux comme une culture &#224; part enti&#232;re dans le syst&#232;me, m&#234;me si cette hypoth&#232;se reste &#224; v&#233;rifier. L'articulation des cultures de rentes avec les inter-cultures n&#233;cessite de repenser son syst&#232;me dans sa globalit&#233;. Tout comme l'ensemble de la profession, les agriculteurs en ACS doivent rationnaliser leurs investissements annuels tout en investissant dans leur outil de travail &#171; sol &#187; pour le futur. C'est ce qu'a fait Dominique GABORIEAU, c&#233;r&#233;alier dans la Vienne (86), il y a quelques ann&#233;es, en cr&#233;ant un partenariat avec un &#233;leveur de moutons voisin. Le deal est simple : Dominique met &#224; disposition ses terres &#224; un berger. Celui-ci lui choisit et paye les semences de couverts v&#233;g&#233;taux. Dominique s&#232;me &#224; sa charge et le berger g&#232;re son troupeau dans les champs. Voici un exemple de compl&#233;mentarit&#233; gagnant-gagnant qui est permise lorsque l'on regarde diff&#233;remment les possibilit&#233;s que nous offre notre voisinage, un semoir direct, les couverts v&#233;g&#233;taux, et des ruminants. Dominique GABORIEAU b&#233;n&#233;ficie des avantages du &#171; broute-crotte &#187; sans inconv&#233;nients et &#224; un prix incomparable. Engager une r&#233;flexion globale, en prenant soin de b&#226;tir un syst&#232;me de cultures r&#233;silient en ma&#238;trisant ses co&#251;ts de production, tout en apprenant &#224; donner une valeur aux services &#233;cosyst&#233;miques, tels pourraient &#234;tre les nouveaux &#233;l&#233;ments du cadre conceptuel de gestion &#233;conomique d'une exploitation agricole de demain. Le changement est souvent synonyme d'appr&#233;hensions par peur de l'inconnu. En tant que chef d'entreprise, comment concilier performance &#233;conomique et transition vers un mod&#232;le d'agriculture de conservation des sols ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Passer d'une logique de changement subi &#224; des changements choisis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Attardons-nous quelques instants sur la technique du colza-plantes compagnes pour limiter la pression des adventices et des ravageurs (altises d'hiver). Cette technique, d&#233;sormais bien connue, introduite par Gilles SAUZET il y a environ 9 ans est un bon exemple pour aborder le concept de changement de logique. Actuellement, il est possible de cultiver des colzas avec des plantes de services choisies telle que la f&#233;verole, le fenugrec, la lentille ou le tr&#232;fle blanc. Selon les ann&#233;es, les plantes compagnes peuvent apporter des services agronomiques vari&#233;s et permettent g&#233;n&#233;ralement d'am&#233;liorer la rentabilit&#233; de la culture lorsque la technique est ma&#238;tris&#233;e (et que la m&#233;t&#233;o est cl&#233;mente). Passer d'une logique de &#171; je me bats contre des adventices et des ravageurs &#187; &#224; &#171; je produis avec des plantes compagnes pour limiter la pr&#233;sence des adventices &#187; semble int&#233;ressante mais pas encore op&#233;rationnelle pour toutes les cultures. Sans entrer dans un sch&#233;ma extr&#234;me o&#249; plus aucun herbicide ne serait utilis&#233;, il est fort probable que de nouvelles pistes soient creus&#233;es dans le futur, pour re-concevoir l'architecture de nos r&#233;f&#233;rentiels techniques et agronomiques, tant &#224; l'&#233;chelle du syst&#232;me, qu'&#224; l'&#233;chelle de la culture. Le buzz autour des couverts v&#233;g&#233;taux depuis quelques ann&#233;es illustre bien le changement qui est en train de s'op&#233;rer. Les inter-cultures d&#233;cri&#233;es pendant de nombreuses ann&#233;es concentrent d&#233;sormais l'attention et l'int&#233;r&#234;t d'une grande majorit&#233; d'agriculteurs, toutes fili&#232;res de production confondues. L'essor des couverts v&#233;g&#233;taux en France, en Suisse, voire aux &#201;tats-Unis, a permis d'apporter &#233;galement son lot d'innovations agronomiques. Certains agriculteurs posent un regard nouveau sur des outils des fois oubli&#233;s sous le hangar. La renaissance de l'utilisation du DP12 en est le parfait exemple : semer dans une culture d&#233;j&#224; en place est facilit&#233;, alors que cet outil semblait d&#233;suet. Au-del&#224; de l'aspect machinisme qui n&#233;cessiterait un article complet, le couvert &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, nouveau concept agronomique, fait son trou. La gestion des couverts v&#233;g&#233;taux &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e est une technique qui illustre le changement de paradigme qui s'op&#232;re. Le fait de garder un couvert en tant que potentielle culture de rente peut se programmer &#224; l'avance, mais la part d'incertitude concernant la r&#233;colte de celle-ci demeure. Dans ce cas pr&#233;sent, c'est la relation aux rotations pr&#233;d&#233;finies lors de la planification agronomique initiale qui se confronte &#224; une nouvelle logique : l'opportunisme ma&#238;tris&#233;. L'opportunisme ma&#238;tris&#233; pourrait se d&#233;finir comme la balance entre inconstance agronomique et connaissance des facteurs limitants de son syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Passer d'une logique de planification rigide &#224; une logique de flexibilit&#233; ma&#238;tris&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'opportunisme ma&#238;tris&#233; a pour objectif de limiter la pr&#233;sence des bio-agresseurs en ne les habituant pas aux rotations de son syst&#232;me. Passer d'une logique de &#171; je pr&#233;vois tout &#224; l'avance pour utiliser de nombreux leviers agronomiques &#187; &#224; &#171; je suis impr&#233;visible pour perturber les bio-agresseurs dans leurs habitudes &#187; demande un certain temps d'adaptation. Prenons l'exemple de Jean-Marc PRUDHOMME, agriculteur en Charente (16) qui ma&#238;trise ce concept. Cette technique peut s'envisager en conservant un couvert d'hiver de type f&#233;verole par exemple, ou bien en semant un couvert d'&#233;t&#233; post-moisson comme du sarrasin ou du millet. Conserver un couvert v&#233;g&#233;tal initialement pr&#233;vu pour couvrir le sol afin de l'amener jusqu'&#224; la r&#233;colte est int&#233;ressant. La f&#233;verole est une plante qui s'y pr&#234;te bien. Dans le cas de la f&#233;verole, sem&#233;e comme couvert avant un ma&#239;s ou un tournesol, si elle est bien r&#233;partie dans le champ, et que peu de mauvaises herbes sont pr&#233;sentes, ne pas la d&#233;truire peut s'av&#233;rer au final tr&#232;s int&#233;ressant &#233;conomiquement. Une f&#233;verole en Charente, sur des terres avec des r&#233;serves utiles comprises entre 60 et 80 mm, peut produire entre 25 et 40 quintaux. Un tournesol, dans certaines situations, ne d&#233;passe gu&#232;re 25 quintaux. Malheureusement, les rendements moyens sont plus bas et il faut des fois s'y prendre &#224; deux fois pour r&#233;ussir son semis &#224; cause de la pression exerc&#233;e par les oiseaux ou autres bio-agresseurs. Selon le contexte parasitaire et le prix de vente des cultures, il peut s'av&#233;rer judicieux de conserver un couvert en place qui, au final, poss&#232;de un niveau de charges op&#233;rationnelles bien plus faible qu'une culture franche. Les incertitudes dans le choix des cultures sem&#233;es et dans la r&#233;colte, renvoient &#224; la n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre dans une dynamique d'agronomie de pr&#233;cision pour utiliser un minimum de produits chimiques, et d'avoir une capacit&#233; &#224; rebondir selon les diff&#233;rents risques agro-climatiques de la campagne culturale, car tout n'est pas rose. En outre, on peut avoir la m&#234;me analyse avec le semis des cultures en d&#233;rob&#233; post-moisson estivale. Le semis de sarrasin apr&#232;s une c&#233;r&#233;ale ou d'un millet apr&#232;s la culture d'un pois n'est pas toujours un pari gagnant. Des fois, c'est la culture qui devient un couvert, car la r&#233;colte engendrerait trop de frais au regard du potentiel d&#233;clar&#233;. Dans tous les exemples d&#233;crits, il faut s'inscrire dans une logique d'agilit&#233; agronomique conciliant pr&#233;cision et flexibilit&#233; tout en ma&#238;trisant les charges.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Gagner en adaptabilit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Planifier et imaginer tous les &#171; plan B &#187;, c'est se pr&#233;parer &#224; rebondir en cas de coup dur. Pensez-vous qu'il soit incoh&#233;rent de planifier son inconstance ? Pour ma part, je pense que c'est regarder l'agriculture sous un nouvel angle. Mickael BRUNET, agriculteur dans la Vienne (86) sur une exploitation en polycultures-&#233;levage sur des terres hydromorphes, le pense aussi. Il faut se pr&#233;parer &#224; gagner en adaptabilit&#233; pour contrecarrer les contraintes impos&#233;es par son environnement naturel. Mickael BRUNET a d&#233;cid&#233; d'investir dans un semoir semis direct en 2017 afin de s'engager dans la voie de l'agriculture de conservation des sols de mani&#232;re progressive. L'achat d'un semoir a &#233;t&#233; un facilitateur, mais le d&#233;clic est venu gr&#226;ce au tr&#232;fle blanc, plante compagne associ&#233;e au colza. Le tr&#232;fle, dans son terroir, se pla&#238;t bien. Il pompe le surplus d'eau, et gr&#226;ce &#224; son maillage racinaire, am&#233;liore la portance des sols. Plus besoin de pr&#233;parer un lit de semences avec la charrue et la rotative, de semer en mauvaises conditions sur une plage de temps r&#233;duite &#224; cause d'une mauvaise portance des sols. Le semis avant 2017 &#233;tait une contrainte et il demandait une organisation sans faille. Une m&#233;t&#233;o trop pluvieuse &#224; la Toussaint pouvait faire d&#233;railler le syst&#232;me. Pouvoir semer en direct, ou derri&#232;re un l&#233;ger d&#233;chaumage, a apport&#233; plus de r&#233;silience au syst&#232;me, voire &#224; l'exploitation toute enti&#232;re. Au-del&#224; de l'am&#233;lioration des conditions de travail et de vie, le couplage semis direct &#8211; plante de service &#8211; couverts &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e apporte de nouvelles opportunit&#233;s pour am&#233;liorer la rentabilit&#233; de son exploitation. En outre, la facilit&#233; de semer des cultures en d&#233;rob&#233; derri&#232;re des prairies temporaires ouvre l'&#233;ventail des solutions agronomiques pour couvrir le sol en permanence, tout en favorisant la production de fourrage si besoin. Avant 2017, la rigueur &#233;tait de mise sur l'exploitation, car le temps disponible pour semer &#233;tait r&#233;duit. La pression &#233;tait forte. Aujourd'hui, Mickael BRUNET planifie dans sa t&#234;te, aussi bien quelles seront ses cultures de rente, que les plans B qui pourraient faire leur apparition en saison. Il s'entra&#238;ne &#224; g&#233;rer l'incertitude en r&#233;fl&#233;chissant aux diff&#233;rents cultures qui peuvent se combiner sur une m&#234;me parcelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7952 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/png/chorro_1.jpg.png' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Exemple d'un syst&#232;me de culture flexible&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH292/chorro_1.jpg-849df-047bd.png?1743221344' width='390' height='292' alt='Exemple d'un syst&#232;me de culture flexible' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Trouver l'&#233;quilibre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit sa strat&#233;gie, la logique &#224; laquelle on se r&#233;f&#232;re, ou les motivations personnelles qui nous animent, la finalit&#233; pour un chef d'exploitation est de d&#233;gager la meilleure rentabilit&#233; de son outil de production. Tout au long de l'article, les diff&#233;rents exemples &#233;grain&#233;s d&#233;montrent que plusieurs strat&#233;gies sont envisageables pour tenter de rentabiliser au mieux ses pratiques. N&#233;anmoins, aucune approche n'est parfaite. Chaque agriculteur sait que la nature est incontr&#244;lable. Une strat&#233;gie efficace une ann&#233;e peut &#234;tre d&#233;favorable l'ann&#233;e suivante. G&#233;rer les contradictions des nouveaux concepts agronomiques avec les r&#233;f&#233;rences techniques ant&#233;rieures efficaces est n&#233;cessaire pour trouver l'&#233;quilibre. Il faut &#234;tre vigilant &#224; ne pas extr&#233;miser ses pratiques, au risque de se retrouver dans une double impasse : intellectuelle et technique. Les logiques du &#171; soit l'un soit l'autre &#187; ou du &#171; ni-ni &#187; ne fonctionnent pas bien en agriculture. Savoir identifier le facteur limitant pour d&#233;terminer la bonne strat&#233;gie est primordial. Reprenons l'exemple du colza plantes compagnes cit&#233; pr&#233;c&#233;demment qui combine plusieurs logiques : celle du &#171; je me bats contre &#187; les mauvaises herbes avec un d&#233;sherbant de rattrapage si besoin et la logique du &#171; je produits avec des plantes compagnes &#187; pour r&#233;duire la pression des grosses altises &#224; l'automne et me passer d'un insecticide si possible.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Ne pas se perdre dans la transition&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une des plus grandes difficult&#233;s lorsque que l'on change de syst&#232;me est de pouvoir discerner ce qui relate du choix strat&#233;gique ou du choix id&#233;ologique. L'objectivit&#233; doit &#234;tre le ma&#238;tre mot dans la prise de d&#233;cision. Savoir faire la part des choses est primordial. L&#224; aussi, c'est une question de dosage. Cela s'acquiert avec l'exp&#233;rience. Pourtant, il ne faut pas mettre de c&#244;t&#233; ses envies. Le tout est d'accepter que la trajectoire du changement soit progressive, jalonn&#233;e par des &#233;tapes, ses propres &#233;tapes, pas celles du voisin. A ce titre, une anecdote sur la vie du groupe DEPHY Ecophyto de la Coop&#233;rative OCEALIA est int&#233;ressante &#224; ce stade de l'article. Durant le mois de mai 2017, Jean-Marc PRUDHOMME avait accueilli chez lui une partie des adh&#233;rents du groupe. Un tour de plaine collectif f&#251;t r&#233;alis&#233;. Jean-Marc PRUDHOMME, engag&#233; dans l'ACS depuis 2012 est tr&#232;s exp&#233;riment&#233; et la qualit&#233; de ses semis est souvent irr&#233;prochable. Les r&#233;coltes &#233;taient belles cette ann&#233;e et pourtant, ce n'est pas ce point que certains agriculteurs retinrent lors de la visite. En outre, Mickael BRUNET et Dominique GABORIEAU furent &#224; l'&#233;poque intrigu&#233;s par la technique du couvert &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e et la notion d'adaptabilit&#233; avec le plan B en cas d'&#233;chec. Aujourd'hui, ils pratiquent tous deux ces techniques sur leurs fermes et voient plut&#244;t d'un bon &#339;il l'int&#233;r&#234;t d'&#234;tre raisonnablement opportuniste. Ce nouveau regard est apparu car ils ont respect&#233; leurs propres &#233;tapes du changement. Dans leur cas de figure, plusieurs ateliers de re-conception de syst&#232;mes de cultures ont &#233;t&#233; organis&#233;s avec leurs conseillers de la coop&#233;rative OCEALIA pour identifier quelles seraient les nouvelles combinaisons agronomiques et techniques permettant d'am&#233;liorer &#224; la fois leurs marges et le taux de couverture du sol, tout en baissant si possible l'usage des produits phytosanitaires. Tels &#233;taient les objectifs qu'ils se fixaient, source de motivation. Plusieurs rencontres ont &#233;t&#233; n&#233;cessaires pour affiner les r&#233;flexions par le jeu des d&#233;bats agronomiques. Cette &#233;tape initiale a permis d'introduire de nouvelles id&#233;es et, chemin faisant, tous deux ont &#233;galement int&#233;gr&#233; d'autres groupes de discussion pour m&#233;langer les savoirs et acqu&#233;rir une plus large exp&#233;rience. En 2017, il leur aurait &#233;t&#233; difficile d'&#233;voquer la destruction d'une culture, m&#234;me si celle-ci n'avait engendr&#233; que tr&#232;s peu de d&#233;penses. D&#233;terminer &#224; l'avance des plans B dans un syst&#232;me de culture n'&#233;tait pas dans leur logiciel et de nombreuses questions s'entrechoquaient dans leurs t&#234;tes : comment maximiser sa rentabilit&#233; en &#233;tant opportuniste ? Comment g&#233;rer les bio-agresseurs si notre syst&#232;me n'est pas r&#233;gi par un cadre bien d&#233;termin&#233; &#224; l'avance ? Comme vous l'aurez compris, rien n'est jamais tout blanc ou tout noir, mais il leur a fallu un peu de temps, gr&#226;ce &#224; des formations, pour comprendre que ces nouvelles approches devaient se mettre en place au fur et &#224; mesure. Tout comme le sol doit &#234;tre pr&#234;t pour s'engager dans le semis direct, les t&#234;tes doivent l'&#234;tre &#233;galement, et ceci avant m&#234;me le sol, pour ne pas faire d'erreur lorsque l'on s'engage dans une transition de mod&#232;le de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le changement climatique, la relation des citoyens aux pesticides, l'&#233;rosion de la biodiversit&#233; ou la d&#233;gradation de la qualit&#233; de nos sols, nous obligent et nous obligeront encore plus demain &#224; modifier notre fa&#231;on de produire. Au final, c'est notre relation &#224; l'agriculture et &#224; l'alimentation qui sera impact&#233;e sous toutes ses coutures. Il est temps de mettre &#224; jour notre &#171; logiciel &#187; de gestion des risques et plus globalement nos strat&#233;gies de production. Ces nouveaux challenges &#224; relever auront in&#233;vitablement un impact sur nos organisations &#233;conomiques et sociales. Pour s'engager dans la transition des pratiques vers l'agriculture de conservation des sols, il faudra conna&#238;tre et ma&#238;triser un &#233;ventail de solutions techniques et agronomiques. Apprendre &#224; ne plus rechercher l'ultra solution pour r&#233;soudre un probl&#232;me pourrait &#233;viter de tomber dans une impasse. Au-del&#224; des connaissances &#224; acqu&#233;rir pour r&#233;ussir sa r&#233;orientation, il faudrait &#234;tre de plus en plus pr&#233;cis dans la mise en place de ses diff&#233;rentes techniques de productions si l'on souhaite accro&#238;tre sa rentabilit&#233; tout en minimisant l'impact des pratiques sur le milieu. Les grands enjeux auxquels nous sommes confront&#233;s nous emm&#232;nent &#224; re-concevoir nos mod&#232;les de gestion d'entreprise agricole. Apr&#232;s-guerre, il fallait nourrir la France, d&#233;sormais il faut nourrir la France mais pr&#233;server les ressources de la Terre. Les agriculteurs peuvent mettre en place des plans B si la culture est rat&#233;e, mais il n'y a pas de plan&#232;te B. Il faut, par cons&#233;quent, apprendre &#224; d&#233;compacter nos cerveaux pour moins retourner nos sols. Pour cela, il faut passer d'une logique de changement subi &#224; des changements choisis, accepter de cultiver des plantes compagnes pour mettre moins d'insecticides, accepter de prot&#233;ger les sols avec des couverts v&#233;g&#233;taux pour &#233;viter des contraintes r&#233;glementaires incompatibles avec la nature, accepter de faire un pas vers son voisin ou de modifier l&#233;g&#232;rement son syst&#232;me de cultures pour s'engager dans une relation gagnant-gagnant. Passer d'une logique de planification rigide &#224; une logique de flexibilit&#233; ma&#238;tris&#233;e, c'est accepter un monde o&#249; la nature reprendra ses droits. La priorit&#233; pour chaque agriculteur doit &#234;tre d'apprendre &#224; gagner en adaptabilit&#233;. Tout comme les salari&#233;s qui sont pr&#234;ts &#224; faire diff&#233;rents travails durant leur carri&#232;re professionnelle, les agriculteurs devront apprendre &#224; jongler entre leurs diff&#233;rentes strat&#233;gies agronomiques pour perturber les parasites des cultures. &#202;tre agile agronomiquement sera un point fort pour performer &#233;conomiquement, bien plus que la ma&#238;trise des doses d'efficacit&#233; des mol&#233;cules chimiques. Il faudra &#234;tre agile comme un funambule qui trouve l'&#233;quilibre en suivant une trajectoire bien d&#233;finie mais qui, au gr&#232;s de sa perche, ajuste son avancement. L'&#233;quilibre se trouve en respectant le pas de temps n&#233;cessaire &#224; l'acquisition d'exp&#233;riences. Se former prend du temps, aller trop vite, c'est risquer la chute. Manquer de discernement dans ses choix s'est mettre en p&#233;ril son exploitation. Regarder l'agriculture avec un nouvel &#339;il est une n&#233;cessit&#233;, si l'on souhaite p&#233;renniser l'agriculture familiale en France et valoriser notre mod&#232;le de production aupr&#232;s des citoyens Fran&#231;ais et au-del&#224; des fronti&#232;res. Au final, les agriculteurs ont les solutions pour pr&#233;server la plan&#232;te A, des plans B et bien plus. C'est le moment de croire en nous !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;dl class='spip_document_7959 spip_documents media media_vignette'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/prudhomme_web.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Jean-Marc Prudhomme&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L300xH400/prudhomme_web-e796a-264e3.jpg?1743221344' width='300' height='400' alt='Jean-Marc Prudhomme' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt class='spip_doc_titre crayon document-titre-7959' style='max-width: 300px;'&gt;&lt;strong&gt;Jean-Marc Prudhomme&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;dl class='spip_document_7953 spip_documents media media_vignette'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/chorro_3.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Dominique Gaboriau&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L300xH169/chorro_3-b99ac-846bc.jpg?1743221344' width='300' height='169' alt='Dominique Gaboriau' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt class='spip_doc_titre crayon document-titre-7953' style='max-width: 300px;'&gt;&lt;strong&gt;Dominique Gaboriau&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;dl class='spip_document_7958 spip_documents media media_vignette'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/dsc_mickaelbrunet_web.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Micka&#235;l Brunet&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L300xH532/dsc_mickaelbrunet_web-b1b68-a397c.jpg?1743221344' width='300' height='532' alt='Micka&#235;l Brunet' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt class='spip_doc_titre crayon document-titre-7958' style='max-width: 300px;'&gt;&lt;strong&gt;Micka&#235;l Brunet&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;/dl&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Action pilot&#233;e par le minist&#232;re charg&#233; de l'agriculture et le minist&#232;re charg&#233; de l'environnement, avec l'appui financier de l'Agence Fran&#231;aise pour la Biodiversit&#233;, par les cr&#233;dits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribu&#233;s au financement du plan Ecophyto&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;dl class='spip_document_7956 spip_documents media media_vignette'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/png/chorro_5.jpg.png' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/chorro_5.jpg.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L91xH82/chorro_5.jpg-96780.png?1720715769' height='82' width='91' alt='PNG - 7.4 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;dl class='spip_document_7954 spip_documents media media_vignette'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/png/chorro_6.jpg.png' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;png/chorro_6.jpg.png&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L200xH104/chorro_6.jpg-ba504-d0a74.png?1743221344' width='200' height='104' alt='PNG - 27.7 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;dl class='spip_document_7955 spip_documents media media_vignette'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/chorro_7.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;jpg/chorro_7.jpg&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L200xH161/chorro_7-a1465-64a78.jpg?1743221344' width='200' height='161' alt='JPEG - 17.8 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;dl class='spip_document_7957 spip_documents media media_vignette'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/chorro_8.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;jpg/chorro_8.jpg&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L200xH89/chorro_8-3d99d-ad151.jpg?1743221344' width='200' height='89' alt='JPEG - 22.4 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;/dl&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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