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	<title>A2C le site de l'agriculture de conservation</title>
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		<title>A2C le site de l'agriculture de conservation</title>
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		<title>Les chroniques du glyphosate</title>
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		<dc:date>2020-10-26T09:55:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie, Biodiversit&#233;, Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Grands enjeux / Economie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pr&#233;sentation de documentaires bas&#233;s sur le terrain et des faits scientifiques, r&#233;alis&#233;s par une petite bo&#238;te de production aux Pays-Bas, Sugar Rush.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/-Thierry-Stokkermans-132-.html" rel="directory"&gt;Thierry Stokkermans&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/+-Grands-enjeux-Changement-global-+.html" rel="tag"&gt;Grands enjeux / Economie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme dit le proverbe &#171; perception est r&#233;alit&#233; &#187; et en mati&#232;re de glyphosate, il y a deux perceptions principales. La premi&#232;re est celle qui domine le monde agricole et scientifique : il ne comporte pas de risques majeurs en conditions normales d'utilisation et il a un rapport co&#251;t/efficacit&#233; imbattable. En d'autres mots, c'est un bon outil. La seconde est celle qui domine au caf&#233; du commerce et sur instabook : le glyphosate est un poison qui tue la nature et les hommes et les agriculteurs s'en servent car ils sont &#233;go&#239;stes. Ces 2 perceptions s'opposent. C'est pourquoi il y en a au moins une de fausse, voire les deux. Comment le savoir ? Une seule solution : &lt;strong&gt;il faut appliquer la m&#233;thode scientifique &#224; tous les &#233;tages.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Cr&#233;er la controverse dont le grand public est si friand&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour discuter du glyphosate avec le grand public, il faut que la discussion ait lieu dans les m&#233;dias grand publics. Malheureusement, les journalistes grand publics invitent rarement les agriculteurs ou les scientifiques alors que les militants et les pseudo-experts ont le vent en poupe. Il faut admettre que ces derniers d&#233;livrent efficacement un message simpliste et anxiog&#232;ne. Un excellent terreau pour cr&#233;er la controverse dont le grand public est si friand. Au-del&#224; du RoundUp de Monsanto, aujourd'hui, &lt;strong&gt;la simple &#233;vocation de l'agriculture moderne suffit pour cr&#233;er la controverse&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le glyphosate a une sale image. Il faut beaucoup communiquer et expliquer pour redorer son blason et freiner l'agribashing. Ici, la communication individuelle est n&#233;cessaire mais ne suffit pas. Il faut d&#233;velopper et stimuler la communication de groupe, voire soutenir des initiatives venues de l'ext&#233;rieur. C'est de cette derni&#232;re dont je voudrais vous parler car qui mieux que des citadins peuvent parler du glypho au grand public aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Un documentaire qui trie l'ivraie du bon grain&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8329 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_1_fr_1_-4.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Well Fed&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH240/fig_1_fr_1_-4-c7aab-0c63f.jpg?1744298693' width='390' height='240' alt='Well Fed' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Sugar Rush est une petite boite de production qui, entre autres, fait des documentaires scientifiques. Ils sont bas&#233;s &#224; Amsterdam, n'ont probablement pas de voitures et se d&#233;placent principalement en bicyclette (les fameux v&#233;los hollandais). Ce sont des urbains et ils font une chose tr&#232;s bien : leurs documentaires sont pragmatiques. Le r&#233;sultat est frappant. Ils ont produit un excellent documentaire grand public au sujet des OGM appel&#233; &#171; Well Fed &#187;. Ce documentaire trie l'ivraie du bon grain et &#231;a fait du bien &#224; voir. Vous pouvez le &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/188913344&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;regarder ici sur Vimeo&lt;/a&gt; et les sous-titres en Fran&#231;ais sont disponibles en appuyant sur la touche [CC] (figure 1). Sugar Rush produit des documentaires que l'on aimerait payer avec la redevance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
En pr&#233;paration,&#034; Les chroniques du Glyphosate&#034;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sugar Rush est sur un nouveau projet intitul&#233; &#171; The Glyphosate Chronicles &#187; ou &#171; Les chroniques du Glyphosate &#187; en fran&#231;ais. Leur but est de clarifier les diff&#233;rentes perceptions et de mettre en avant la v&#233;rit&#233;. Ayant ador&#233; Well Fed, j'ai h&#226;te de voir The Glyphosate Chronicles. Mais il leur faut d'abord tourner le documentaire et, pour &#231;a, ils ont besoin de sous. Et oui ! La redevance finance le service public et leurs copains mais pas une petite boite de production qui ose se lancer sur des sujets &#233;pineux. Pour financer ce projet, ils ont lanc&#233; un &#171; crowdfunding &#187; o&#249; chacun peut donner ce qu'il veut s'il en a envie. Pour stimuler la campagne de financement, ils ont tourn&#233; &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/461360244&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un &#171; teaser &#187; en France&lt;/a&gt; avec Christian Rousseau et Gil Rivi&#232;re-Wekstein. Moi, j'ai donn&#233; 50 euros. Pour donner de l'argent, les d&#233;tails sont sur leur page &lt;a href=&#034;https://www.sugarrushfilm.nl/glyphosate&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Glyphosate Chronicles&lt;/a&gt; et si vous doutez de votre anglais, sachez que leur IBAN est bien NL61KNAB0259113840, leur BIC KNABNL2H et que vous pouvez intituler le virement Glyphosate. Libre &#224; vous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mes grands-parents auraient aim&#233; faire de l'agriculture de conservation</title>
		<link>https://agriculture-de-conservation.com/Mes-grands-parents-auraient-aime-faire-de-l-agriculture-de-conservation.html</link>
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		<dc:date>2020-05-25T08:27:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Grands enjeux / Economie</dc:subject>
		<dc:subject>newsletter_22_01</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ces derniers temps, certains m&#233;dias expliquent que nos agriculteurs devraient retourner &#224; &#034;l'agriculture de nos grands parents&#034;. N&#233;anmoins, si mes grands-parents vivaient encore aujourd'hui, je serais curieux de conna&#238;tre leur point de vue : quelle agriculture feraient-ils ? Et quelle agriculture voudraient-ils faire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Mes grands-parents &#233;taient agriculteurs. Tous avaient de l'&#233;levage et des cultures. N&#233;anmoins mes grands-parents paternels ont eu un temps une ferme plut&#244;t acc&#232;s grandes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton3128-57946.jpg?1721971709' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces derniers temps, certains m&#233;dias expliquent que nos agriculteurs devraient retourner &#224; &#034;l'agriculture de nos grands parents&#034;. N&#233;anmoins, si mes grands-parents vivaient encore aujourd'hui, je serais curieux de conna&#238;tre leur point de vue : quelle agriculture feraient-ils ? Et quelle agriculture voudraient-ils faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes grands-parents &#233;taient agriculteurs. Tous avaient de l'&#233;levage et des cultures. N&#233;anmoins mes grands-parents paternels ont eu un temps une ferme plut&#244;t acc&#232;s grandes cultures. Alors que mes grands-parents maternels ont toujours mis l'accent sur l'&#233;levage. Mes a&#239;eux ont aussi su passer la passion agricole &#224; leurs enfants. Du c&#244;t&#233; paternel, sur 4 enfants, 2 sont devenus agriculteurs/agricultrices et, du c&#244;t&#233; maternel, sur 8 enfants, 6 sont devenus agriculteurs/agricultrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes grands-parents &#233;taient d&#233;j&#224; agriculteurs lors de la seconde guerre mondiale. Ils ont connu le manque de moyen, le manque d'hygi&#232;ne et le manque de nourriture. Avant, pendant et apr&#232;s la guerre, ils ont cherch&#233; &#224; r&#233;soudre les probl&#232;mes qu'ils rencontraient de fa&#231;on pragmatique. Par exemple, mes grands-parents paternels n'ont jamais poss&#233;d&#233; de tracteur ; ils ont toujours tout fait avec les chevaux. Par contre ils avaient un pulv&#233;risateur pour traiter les cultures et les p&#226;tures. Du c&#244;t&#233; maternel, le tracteur est arriv&#233; rapidement apr&#232;s-guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes grands-parents ont travaill&#233; dur. Malgr&#233; ce que certains voudraient nous faire croire, les cultures de mes grands-parents ne poussaient pas avec &#034;de l'amour et de l'eau fra&#238;che&#034;. Elles poussaient avec de la sueur et du fumier. Par cons&#233;quent lorsque l'industrie chimique a propos&#233; des solutions pour limiter la sueur et fertiliser les sols en plus du fumier, mes grands-parents se sont int&#233;ress&#233;s &#224; ces solutions agronomiques et les ont utilis&#233;s &#224; la mani&#232;re &#171; d'un bon p&#232;re de famille &#187;. Mes grands-parents ne jugeaient pas un produit sur sa provenance mais sur ses effets et ses r&#233;sultats. Cette approche pragmatique valait aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Par exemple, lors de la lib&#233;ration, dans le secteur o&#249; vivaient mes grands-parents paternels, les poux &#233;taient devenus un probl&#232;me de sant&#233; publique. En effet, durant la guerre, il y avait un manque d'hygi&#232;ne g&#233;n&#233;ralis&#233; qui a donn&#233; le champ libre &#224; certains parasites. Dans la r&#233;gion d'origine de mon p&#232;re, c'&#233;tait les poux et l'arm&#233;e Am&#233;ricaine a propos&#233; de traiter les habitants du secteur au DDT, un insecticide de l'&#233;poque. Mes a&#239;eux ont particip&#233; &#224; cette action collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes grands-parents furent des agriculteurs qui travaillaient dur et qui choisissaient des solutions en fonction de leurs efficacit&#233;s et de leurs co&#251;ts (&#224; court et &#224; long terme). Optant parfois pour des solutions biologiques telles des rotations longues, des solutions m&#233;caniques tel un semoir, des solutions chimiques tels les engrais de synth&#232;se ou des solutions mixtes tels les chevaux qui fournissaient la force de traction et convertissaient l'herbe des petites terres en fumier pour les cultures. S'ils vivaient encore aujourd'hui, je pense que leurs regards exprimeraient la surprise et l'incompr&#233;hension lorsqu'un media titre &#034;il faut revenir &#224; l'agriculture de nos grands parents&#034;. En effet, eux ont connu l'agriculture d'avant-guerre, celle o&#249; l'huile de coude et la sueur sont les principaux intrants. Eux ont d&#233;cid&#233; de changer de syst&#232;me pour qu'il soit meilleur et, un jour peut-&#234;tre, arriver &#224; un syst&#232;me parfait. Mes grands-parents sont partis d'une agriculture imparfaite et ont cherch&#233; des solutions pratiques et pragmatiques &#224; des probl&#232;mes de terrain. Retourner &#224; l'agriculture d'avant-guerre ne fait pas partie de leur d&#233;finition du progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question logique est alors : si mes grands-parents ne voient pas l'avenir dans un retour en arri&#232;re, quelle forme d'agriculture moderne les auraient alors int&#233;ress&#233;s ? J'aime &#224; penser que mes grands-parents auraient &#233;t&#233; int&#233;ress&#233; par l'agriculture de conservation. En effet, cette nouvelle forme d'agriculture a beaucoup de points communs avec leur vision de l'agriculture qui comportait : travailler avec le vivant, r&#233;soudre les probl&#232;mes de fa&#231;on pragmatique avec l'outil le mieux adapt&#233; (qu'il soit biologique, m&#233;canique, chimique ou hybride), assurer un revenu suffisant d&#232;s aujourd'hui et offrir la chance aux enfants de devenir agriculteurs &#224; leurs tours. Mes grands-parents ont fait l'un des plus vieux m&#233;tiers du monde mais ils ne sont pas rest&#233;s immobiles. Ils l'ont fait &#233;voluer en s'attaquant aux probl&#232;mes de l'&#233;poque. Aujourd'hui, le monde a chang&#233; et les d&#233;fis du moment sont : stimuler la biodiversit&#233;, optimiser l'utilisation des ressources et stocker &#224; long terme l'exc&#232;s de carbone de l'air dans le sol. Mes grands-parents se seraient int&#233;ress&#233;s &#224; ces questions et c'est pourquoi ils auraient s&#251;rement aim&#233; faire de l'agriculture de conservation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8129 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/img_20190726_063357_web.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Ma&#239;s en agriculture de conservation des sols&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH293/img_20190726_063357_web-af987-7ab24.jpg?1744298693' width='390' height='293' alt='Ma&#239;s en agriculture de conservation des sols' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>M&#233;ta-analyse et couverts v&#233;g&#233;taux : soyez attentif &#224; la m&#233;thode</title>
		<link>https://agriculture-de-conservation.com/Meta-analyse-et-couverts-vegetaux-soyez-attentif-a-la-methode.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agriculture-de-conservation.com/Meta-analyse-et-couverts-vegetaux-soyez-attentif-a-la-methode.html</guid>
		<dc:date>2020-04-03T07:42:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Couverts v&#233;g&#233;taux</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une m&#233;ta-analyse est une synth&#232;se d'un grand nombre d'&#233;tudes qui permet de discerner des tendances g&#233;n&#233;rales et de valider (ou invalider) un consensus global. Il est possible de faire des m&#233;ta-analyses sur n'importe quel sujet scientifique &#224; la condition qu'il y ait assez d'informations publi&#233;es dans les journaux &#224; comit&#233; de lecture. Dans la pratique, les m&#233;ta-analyses utilisent souvent des logiciels et des ordinateurs pour faire le travail de synth&#232;se. Comme vous le savez tous, avec un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une m&#233;ta-analyse est une synth&#232;se d'un grand nombre d'&#233;tudes qui permet de discerner des tendances g&#233;n&#233;rales et de valider (ou invalider) un consensus global. Il est possible de faire des m&#233;ta-analyses sur n'importe quel sujet scientifique &#224; la condition qu'il y ait assez d'informations publi&#233;es dans les journaux &#224; comit&#233; de lecture. Dans la pratique, les m&#233;ta-analyses utilisent souvent des logiciels et des ordinateurs pour faire le travail de synth&#232;se. Comme vous le savez tous, avec un algorithme, la qualit&#233; du r&#233;sultat d&#233;pend de la qualit&#233; des donn&#233;es en entr&#233;e. Cette condition est tr&#232;s bien illustr&#233;e par le proverbe anglais &#034;shit in, shit out&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#233;seaux d'Agriculture de Conservation (AC), un Couvert V&#233;g&#233;tal (CV) est une culture sem&#233;e entre 2 cultures de vente et/ou fourrag&#232;re pour, entre autres, cr&#233;er des tiges et des feuilles qui vont couvrir et prot&#233;ger le sol pendant l'interculture et (le d&#233;but de) la culture suivante. En dehors de la communaut&#233; AC, un CV peut avoir une d&#233;finition plus large. Certains l'utilisent pour parler d'engrais vert ou de pi&#232;ge &#224; nitrates (aussi appel&#233; CIPAN). Ces utilisations de l'expression CV n'a rien d'ill&#233;gal car le terme n'est pas prot&#233;g&#233;. N&#233;anmoins il est possible de se demander si ce n'est pas une forme de d&#233;tournement, voire de l'usurpation de vocabulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8052 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/meta_analyse_et_couverts_vegetaux_soyez_attentif_a_la_methode.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;jpg/meta_analyse_et_couverts_vegetaux_soyez_attentif_a_la_methode.jpg&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH219/meta_analyse_et_couverts_vegetaux_soyez_attentif_a_la_methode-7ed50-9cd6c.jpg?1744298693' width='390' height='219' alt='JPEG - 275 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Dans la communaut&#233; scientifique, certains chercheurs participent &#224; ce d&#233;tournement. Ces derniers le font le plus souvent en anglais en utilisant l'expression &#034;cover crop&#034; pour d&#233;crire, par exemple, CIPAN et autres engrais verts qui sont retourn&#233;s &#224; la charrue au cours de l'hiver. Tel est le cas du projet N&#233;erlandais &#034;Clever Cover Cropping&#034; dont j'ai d&#233;j&#224; parl&#233; &lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/Clever-Cover-Crop-programme-de.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;. Ce projet donne lieu &#224; des articles dans des journaux scientifiques &#224; comit&#233; de lecture. Ces articles participent aussi au d&#233;tournement car ils donnent le nom de CV &#224; des CIPAN. Ce projet n'est pas le seul &#224; d&#233;tourner le terme CV dans des publications scientifiques. Heureusement, dans la section &#034;M&#233;thode&#034; de ces articles, la gestion de l'interculture est souvent expliqu&#233;e et un esprit &#233;clair&#233; fera la diff&#233;rence entre un engrais vert retourn&#233; &#224; la charrue et un CV de type AC. Certains auteurs donnent aussi des indices dans le r&#233;sum&#233; tel Elhakeem et al.(2019) qui y expliquent que les &#034;CV&#034; peuvent &#234;tre incorpor&#233;s au sol dans le but d'augmenter le taux de mati&#232;re organique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, rien de tr&#232;s grave, un lecteur qui cherche &#224; bien comprendre les r&#233;sultats lira au moins une fois en entier l'article et jugera par lui-m&#234;me s'il est r&#233;ellement question de CV ou si l'auteur a d&#233;tourn&#233; le terme pour en r&#233;alit&#233; parler d'un autre type d'interculture. L&#224; o&#249; le d&#233;tournement du terme CV peut faire mal, c'est dans la m&#233;ta-analyse. Comme expliqu&#233; ci-dessus, une m&#233;ta-analyse est un travail d'algorithme. Ces derniers sont tr&#232;s forts pour g&#233;rer des grandes quantit&#233;s de donn&#233;es mais ils sont rarement capables de comprendre les subtilit&#233;s telle la diff&#233;rence entre un CIPAN et un CV. Bref, ils sont capables de calculer tr&#232;s vite et, &#224; la fois, sont idiots. Par cons&#233;quent, il est possible de se poser la question : comment obtenir un r&#233;sultat pertinent avec une m&#233;ta-analyse ? La r&#233;ponse est assez simple : il faut que l'utilisateur de l'algorithme soit vigilant avec les donn&#233;es en entr&#233;e pour obtenir un r&#233;sultat coh&#233;rent. De plus, Il est souhaitable qu'il explique dans l'article comment les subtilit&#233;s furent g&#233;r&#233;es pour arriver &#224; un r&#233;sultat coh&#233;rent. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, s'il vous arrive de lire une m&#233;ta-analyse traitant les CV, je vous conseille de lire avec int&#233;r&#234;t la partie m&#233;thodologie pour savoir si l'auteur a pris le temps de bien g&#233;rer les subtiles diff&#233;rences qu'il y a entre les diff&#233;rentes intercultures sem&#233;es et qu'il n'a pas tout mis dans le m&#234;me pot. Si l'auteur n'a pas expliqu&#233; s'il a fait la diff&#233;rence entre les diff&#233;rentes subtilit&#233;s et comment il a g&#233;r&#233; ces diff&#233;rences, prenez les mesures n&#233;cessaires pour prot&#233;ger votre recherche d'une information probablement incompl&#232;te et potentiellement erron&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reference :&lt;br class='autobr' /&gt;
Elhakeem A, Bastiaans L, Houben S, Packbier P, Jongenelen P, Mader J, Schlath&#246;lter M, Scholte M, Bremer G, Hoffland E, Van der Werf W. (2018). Clever Cover Cropping : Cover Crop Diversity and Yield Stability. Conference : XVe European Society for Agronomy Congress (ESA), At Geneva.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faut-il un sol nivel&#233; et sans cailloux pour r&#233;colter le peaola ?</title>
		<link>https://agriculture-de-conservation.com/Faut-il-un-sol-nivele-et-sans-cailloux-pour-recolter-le-peaola.html</link>
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		<dc:date>2020-03-19T16:15:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Semis / Implantation</dc:subject>
		<dc:subject>Associations culturales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le peaola est l'association du pois et du colza. Le pois seul demande un sol nivel&#233; et sans obstacle pour bien le r&#233;colter. Le colza, non. Qu'en est-il du peaola ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pois est une plante fain&#233;ante qui investit peu dans ses tiges. Par cons&#233;quent, elle ne se dresse pas vers le soleil mais rampe sur le sol ou monte sur un tuteur si on lui en donne un. En grande culture, le pois cultiv&#233; seul reste au sol et il faut pouvoir &#034;raser&#034; le sol pour bien le r&#233;colter. C'est pourquoi, la majorit&#233; des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/-Thierry-Stokkermans-132-.html" rel="directory"&gt;Thierry Stokkermans&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/+-Semis-Implantation-+.html" rel="tag"&gt;Semis / Implantation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/+-Associations-culturales-+.html" rel="tag"&gt;Associations culturales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le peaola est l'association du pois et du colza. Le pois seul demande un sol nivel&#233; et sans obstacle pour bien le r&#233;colter. Le colza, non. Qu'en est-il du peaola ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pois est une plante fain&#233;ante qui investit peu dans ses tiges. Par cons&#233;quent, elle ne se dresse pas vers le soleil mais rampe sur le sol ou monte sur un tuteur si on lui en donne un. En grande culture, le pois cultiv&#233; seul reste au sol et il faut pouvoir &#034;raser&#034; le sol pour bien le r&#233;colter. C'est pourquoi, la majorit&#233; des cultivateurs de pois nivelle la parcelle et &#233;limine tout obstacle en ramassant les pierres par exemple.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le colza est au contraire dot&#233; d'une tige solide qui se ramifie en branches. C'est une plante robuste qui verse rarement. La r&#233;colte se fait souvent avec la coupe un demi m&#232;tre au-dessus du sol. La r&#233;colte du colza ne n&#233;cessite pas de sol nivel&#233; ou &#034;d&#233;pierr&#233;&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par cons&#233;quent, il est possible de se demander quel &#233;tat de surface du sol faut-il pour du peaola ? Faut-il niveler et &#233;liminer tout obstacle pour raser le sol avec la coupe de la batteuse comme avec un pois classique ? Ou le pois va-t-il monter sur le colza et s'en servir comme tuteur, ce qui permettra de r&#233;gler la coupe fa&#231;on colza ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7975 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_1_fr-7.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Peaola en Wallonie&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH371/fig_1_fr-7-136a8-8c5ab.jpg?1744298693' width='390' height='371' alt='Peaola en Wallonie' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Il n'y a pas ici de r&#233;ponse unique mais une multitude de r&#233;ponses. En effet, le peaola (figure 1) est l'association du pois et du colza et il n'y a pas un m&#233;lange possible mais des centaines. Il y a un grand nombre de formulations possibles o&#249; les doses de semis de colza et de pois varient pour arriver au r&#233;sultat recherch&#233;. Par exemple, il y a la formulation 50/50 o&#249; l'on s&#232;me 50% de la pleine dose de colza et 50% de la pleine dose de pois. Il est aussi possible de citer la dose 80/20 avec 80% de la pleine dose de colza et 20% de la pleine dose de pois. Mais attention, la formulation n'a pas besoin d'&#234;tre &#233;gale &#224; 100%. Elle peut &#234;tre sup&#233;rieure &#224; 100 ou inf&#233;rieur &#224; 100. Par exemple du peaola 80/40 pour essayer d'augmenter le rendement final ou du peaola 40/40 pour essayer de tirer parti du pouvoir compensateur du colza qui cherchera &#224; s'&#233;taler plus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est logique de penser que plus le colza est sem&#233; dense, mieux le pois montera dessus et plus haute sera la coupe &#224; la r&#233;colte. Mais &#224; ce jour, la dose minimale de colza pour r&#233;colter le peaola &#224; la m&#234;me hauteur qu'un colza n'est pas connu. N&#233;anmoins, pour r&#233;colter facilement malgr&#233; des pierres et des bosses, une hauteur de fauche de 50 cm n'est pas toujours obligatoire. Souvent, une hauteur de coupe d'environ 25 cm suffit. Cette derni&#232;re sera plus facilement atteignable et permettra de mettre plus de pois et un peu moins de colza dans le m&#233;lange. Ce qui permet d'augmenter la production de prot&#233;ines sur la ferme. Une chose est s&#251;re : avec un minimum de colza, le pois aura un tuteur. Du coup, l'implantation et la r&#233;colte seront plus simple du fait d'une hauteur de fauche plus haute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peaola est une culture qui permet de gommer un des plus gros inconv&#233;nients du pois : la pr&#233;paration d'un billard pour assurer la r&#233;colte. Cette nouvelle culture est prometteuse mais malheureusement comme toutes les nouveaut&#233;s, il faut d&#233;couvrir et apprendre leurs fonctionnements pour s'en servir efficacement. Si le peaola vous int&#233;resse, je vous invite &#224; vous renseigner dans vos r&#233;seaux physiques et aussi dans les r&#233;seaux en ligne. Par exemple, en cherchant les hashtags #peaola et #peaoladhiver, vous trouverez des infos sur le sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Peaola d'hiver et l&#233;gumineuse p&#233;renne associ&#233;e font-elles bon m&#233;nage ?</title>
		<link>https://agriculture-de-conservation.com/Peaola-d-hiver-et-legumineuse-perenne-associee-font-elles-bon-menage.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agriculture-de-conservation.com/Peaola-d-hiver-et-legumineuse-perenne-associee-font-elles-bon-menage.html</guid>
		<dc:date>2019-11-29T09:24:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Semis / Implantation</dc:subject>
		<dc:subject>Associations culturales</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un colza associ&#233; peut inclure une l&#233;gumineuse p&#233;renne (souvent du tr&#232;fle) qui prendra le relais d&#232;s que le colza est r&#233;colt&#233;. Le peaola d'hiver (figure 1) est le m&#233;lange du colza d'hiver et du pois d'hiver et il est possible d'imaginer une culture de peaola d'hiver associ&#233;e contenant une l&#233;gumineuse d'hiver. Dans ce concept, il y a deux questions qui se posent d'embl&#233;e : quand semer la l&#233;gumineuse associ&#233;e et comment s'assurer que cette derni&#232;re ne pose pas de probl&#232;me dans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/+-Associations-culturales-+.html" rel="tag"&gt;Associations culturales&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un colza associ&#233; peut inclure une l&#233;gumineuse p&#233;renne (souvent du tr&#232;fle) qui prendra le relais d&#232;s que le colza est r&#233;colt&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7812 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_1_fr_1_-3.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Peaola en Wallonie&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH379/fig_1_fr_1_-3-1db56-5cc86.jpg?1744298693' width='390' height='379' alt='Peaola en Wallonie' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Le peaola d'hiver (figure 1) est le m&#233;lange du colza d'hiver et du pois d'hiver et il est possible d'imaginer une culture de peaola d'hiver associ&#233;e contenant une l&#233;gumineuse d'hiver. Dans ce concept, il y a deux questions qui se posent d'embl&#233;e : quand semer la l&#233;gumineuse associ&#233;e et comment s'assurer que cette derni&#232;re ne pose pas de probl&#232;me dans le d&#233;veloppement et la r&#233;colte du peaola d'hiver.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7813 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_2_fr_1_-2.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Semis et d&#233;veloppement d'un colza associ&#233; sem&#233; tout en &#233;t&#233;&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH129/fig_2_fr_1_-2-31aa1-5b6c3.jpg?1744298693' width='390' height='129' alt='Semis et d&#233;veloppement d'un colza associ&#233; sem&#233; tout en &#233;t&#233;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le colza d'hiver, la l&#233;gumineuse p&#233;renne se s&#232;me, le plus souvent, en &#233;t&#233; avec le colza (figure 2) et, parfois, en hiver &#224; la vol&#233;e (pratique observ&#233;e dans la r&#233;gion Grand Est). Le risque avec le tr&#232;fle sem&#233; en m&#234;me temps que le colza est qu'il soit bien install&#233; en sortie d'hiver et qu'il profite du moindre trou laiss&#233; dans le colza pour monter vers la lumi&#232;re, concurrencer le colza et passer dans la moissonneuse batteuse au moment de la r&#233;colte de ce dernier. Pour &#233;viter ce risque, il est possible de semer le tr&#232;fle &#224; la vol&#233;e au courant de l'hiver (figure 3). Le tr&#232;fle sera plus faible en sortie d'hiver et il montera beaucoup moins vite dans les trous de colza. Par contre, cette technique contient un risque : la mauvaise lev&#233;e. En effet, semer &#224; la vol&#233;e n'est pas un gage de bonne lev&#233;e et des agriculteurs ont d&#233;j&#224; perdu leurs investissements en semant du tr&#232;fle &#224; la vol&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7814 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_3_fr_1_-2.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Semis et d&#233;veloppement d'un colza associ&#233; sem&#233; en &#233;t&#233; et en hiver&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH147/fig_3_fr_1_-2-ac04a-d54b0.jpg?1744298693' width='390' height='147' alt='Semis et d&#233;veloppement d'un colza associ&#233; sem&#233; en &#233;t&#233; et en hiver' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le peaola d'hiver, une nouvelle fen&#234;tre de semis pour la l&#233;gumineuse p&#233;renne se pr&#233;sente : semer la plante p&#233;renne en m&#234;me temps que le pois d'hiver en automne (&lt;a href=&#034;https://agriculture-de-conservation.com/Peaola-d-hiver-des-idees-pour-semer-cette-nouvelle-culture.html&#034;&gt;voir billet Peaola d'hiver : des id&#233;es pour semer cette nouvelle culture)&lt;/a&gt;. L'id&#233;e est donc de semer le colza en &#233;t&#233; puis le pois et la plante p&#233;renne en automne (figure 4). Il est possible que cette fen&#234;tre de semis permette de limiter la vigueur de la l&#233;gumineuse p&#233;renne en sortie d'hiver tout en assurant une lev&#233;e r&#233;guli&#232;re et homog&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7815 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_4_fr-5.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Semis et d&#233;veloppement d'un peaola d'hiver associ&#233; sem&#233; en &#233;t&#233; et en hiver&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH155/fig_4_fr-5-101e5-ea4a5.jpg?1744298693' width='390' height='155' alt='Semis et d&#233;veloppement d'un peaola d'hiver associ&#233; sem&#233; en &#233;t&#233; et en hiver' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exp&#233;rience nous a montr&#233; que dans un colza associ&#233;, le tr&#232;fle pouvait en sortie d'hiver profiter des trous dans le colza pour monter vers le soleil. Le peaola d'hiver est une culture nouvelle dont on ne ma&#238;trise pas encore tous les tenants et les aboutissants. C'est une culture sur laquelle on manque de recul et d'exp&#233;rience. N&#233;anmoins, pour laisser de la place au pois, il est envisageable de r&#233;duire la densit&#233; de semis du colza. Par cons&#233;quent, il est possible de se poser la question suivante : si la densit&#233; de colza est r&#233;duite par rapport &#224; la pleine dose, il y a un risque qu'il y ait des trous en sortie d'hiver et qui du pois d'hiver ou de la l&#233;gumineuse p&#233;renne va s'installer dans ces trous ? Id&#233;alement c'est le pois d'hiver car c'est celui que l'on souhaite r&#233;colter en premier et en m&#234;me temps que le colza. Mais ce n'est pas s&#251;r. Et ceci pour 2 raisons : la premi&#232;re est que l'on manque d'exp&#233;rience et la seconde est que le peaola d'hiver n'a pas une formulation unique et que cette derni&#232;re risque d'influencer le r&#233;sultat. En effet, il y a un grand nombre de formulations o&#249; les doses de semis de colza et de pois varient pour arriver au r&#233;sultat recherch&#233;. Par exemple, il y a la formulation 50/50 o&#249; l'on s&#232;me 50% de la pleine dose de colza et 50% de la pleine dose de pois. Il est aussi possible de citer la dose 80/20 avec 80% de la pleine dose de colza et 20% de la pleine dose de pois. Mais attention, la formulation n'a pas besoin d'&#234;tre &#233;gale &#224; 100%. Elle peut &#234;tre sup&#233;rieure &#224; 100 ou inf&#233;rieur &#224; 100. Par exemple du peaola 80/40 pour essayer d'augmenter le rendement final ou du peaola 40/40 pour essayer de tirer parti du pouvoir compensateur du colza qui essayera de s'&#233;taler plus. Par cons&#233;quent, les &#233;l&#233;ments de r&#233;ponses &#224; la question &#171; qui du pois ou de la plante p&#233;renne profitera des trous dans le colza ? &#187; sont (1) l'exp&#233;rience nous le dira et (2) le peaola a de multiples formulations et des formulations diff&#233;rentes risquent d'avoir des r&#233;ponses diff&#233;rentes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est clair que l'ajout d'une l&#233;gumineuse p&#233;renne &#224; un peaola d'hiver est une question ouverte. Il y a des opportunit&#233;s et des d&#233;fis. Il y a des opportunit&#233;s du fait que le semis du pois en automne rajoute une fen&#234;tre de semis pour la l&#233;gumineuse p&#233;renne et du fait que le peaola n'a pas une formulation unique mais multiple. Le d&#233;fi majeur est la m&#233;connaissance du peaola d'hiver du fait de sa nouveaut&#233;. Cette question ouverte vaut son poids de prot&#233;ines et contient une question interm&#233;diaire qui est : comment apprendre sans y laisser des plumes ? La r&#233;ponse est ici connue : essayer avec des petites surfaces, souvent un simple aller-retour de semoir dans une parcelle suffit. Pour ceux qui font du colza associ&#233; avec du tr&#232;fle, cela peut &#234;tre l'emblavement d'une bande avec du pois d'hiver et pour ceux qui sont plus familiaris&#233;s avec le peaola au point d'en faire une parcelle enti&#232;re, cela peut &#234;tre de rajouter de la semence de tr&#232;fle dans le semoir au moment de semer le pois d'hiver. Maintenant, il ne tient qu'&#224; vous d'essayer de la mani&#232;re qui vous semble la plus appropri&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Terroir et productivit&#233; du ma&#239;s</title>
		<link>https://agriculture-de-conservation.com/Terroir-et-productivite-du-mais.html</link>
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		<dc:date>2019-10-03T14:18:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>A la pointe</dc:subject>
		<dc:subject>Biologie / Physiologie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;J'ai grandi dans le Lot-et-Garonne, pas dans la plaine mais sur les coteaux. Il y a sur ces collines une grande diversit&#233; de cultures dont une plante qui se retrouve presque dans toutes les fermes : le ma&#239;s. Certaines parcelles sont irrigu&#233;es mais pas toutes. Un grand nombre d'agriculteurs ont une ou plusieurs parcelles de ma&#239;s en sec. Lorsque je suis sorti du lyc&#233;e agricole, la moyenne d&#233;cennale de rendement en sec &#233;tait de 7,5 tonnes par hectare de ma&#239;s grain aux normes. Aujourd'hui elle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai grandi dans le Lot-et-Garonne, pas dans la plaine mais sur les coteaux. Il y a sur ces collines une grande diversit&#233; de cultures dont une plante qui se retrouve presque dans toutes les fermes : le ma&#239;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines parcelles sont irrigu&#233;es mais pas toutes. Un grand nombre d'agriculteurs ont une ou plusieurs parcelles de ma&#239;s en sec. Lorsque je suis sorti du lyc&#233;e agricole, la moyenne d&#233;cennale de rendement en sec &#233;tait de 7,5 tonnes par hectare de ma&#239;s grain aux normes. Aujourd'hui elle est plut&#244;t autour des 8,2 tonnes. A l'&#233;poque, je trouvais ce rendement normal mais avec le temps, j'en suis venu &#224; me poser des questions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le Nord de la France, il y a des r&#233;gions &#171; froides &#187; et &#171; s&#232;ches &#187; qui font de tr&#232;s beaux ma&#239;s. Il est possible de citer le sud des Ardennes o&#249; les ma&#239;s grain en sec font en moyenne 10t/ha alors que les indices de pr&#233;cocit&#233; de ces m&#234;mes ma&#239;s sont aux alentours de 300 FAO (figure 1). Un peu plus &#224; l'Est, les ma&#239;s des collines du Sundgau sont rarement irrigu&#233;s et sont connus pour avoir des rendements sup&#233;rieurs &#224; ceux des coteaux du Lot-et-Garonne.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7616 spip_documents spip_documents_center media media_vignette'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_1_fr_terroir_et_productivite_mais_grain_en_sec.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Terroir et productivit&#233; du ma&#239;s&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH82/fig_1_fr_terroir_et_productivite_mais_grain_en_sec-a6b3a-d4d45.jpg?1743221344' width='390' height='82' alt='Terroir et productivit&#233; du ma&#239;s' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En dehors de la France, les ma&#239;s grain N&#233;erlandais et Belges produisent des rendements flatteurs malgr&#233; l'utilisation de cultivars pr&#233;coces. Par exemple, dans la r&#233;gion Achterhoek aux Pays Bas, un ma&#239;s grain sec produit en moyenne 11t/ha (15% d'humidit&#233;) alors que les vari&#233;t&#233;s ont une pr&#233;cocit&#233; aux alentours de 220 FAO.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le constat n'est pas tr&#232;s flatteur pour le ma&#239;s en sec des coteaux du Lot-et-Garonne : il y a des r&#233;gions plus froides, avec de la g&#233;n&#233;tique limitante et parfois avec moins d'eau qui font de plus gros ma&#239;s. La question que j'en suis venu &#224; me poser : Pourquoi ? Qu'est ce qu'il fait qu'ailleurs, avec moins, le ma&#239;s donne plus ? Cette question en d&#233;clenche beaucoup d'autres telles que : Est-ce que cela vient en partie de l'itin&#233;raire technique ? Est-ce que le sol et sa gestion rentrent dans l'&#233;quation ? Est-ce que les ma&#239;s pr&#233;coces et tr&#232;s pr&#233;coces ont une meilleure g&#233;n&#233;tique que ce que l'on pensait et qu'il faut apprendre &#224; mieux les utiliser ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;sherber en A2C ? Il faut rester attentif aux dires des ministres</title>
		<link>https://agriculture-de-conservation.com/Desherber-en-A2C-Il-faut-rester-attentif-aux-dires-des-ministres.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agriculture-de-conservation.com/Desherber-en-A2C-Il-faut-rester-attentif-aux-dires-des-ministres.html</guid>
		<dc:date>2019-09-26T08:02:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Fertilisation / D&#233;sherbage</dc:subject>
		<dc:subject>Grands enjeux / Economie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cela n'aura &#233;chapp&#233; &#224; personne : les produits phytosanitaires sont sous les feux &#171; br&#251;lants &#187; des projecteurs. En effet, des associations, des journalistes et des c&#233;l&#233;brit&#233;s mettent la pression pour faire interdire les produits phytosanitaires. A court terme, ils ne vont pas arriver &#224; les interdire mais ils peuvent arriver &#224; r&#233;duire le nombre de produits et leurs utilisations dans le temps et l'espace. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Agriculture de Conservation (AC) a un lien sp&#233;cial avec les herbicides modernes. En (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela n'aura &#233;chapp&#233; &#224; personne : les produits phytosanitaires sont sous les feux &#171; br&#251;lants &#187; des projecteurs. En effet, des associations, des journalistes et des c&#233;l&#233;brit&#233;s mettent la pression pour faire interdire les produits phytosanitaires. A court terme, ils ne vont pas arriver &#224; les interdire mais ils peuvent arriver &#224; r&#233;duire le nombre de produits et leurs utilisations dans le temps et l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Agriculture de Conservation (AC) a un lien sp&#233;cial avec les herbicides modernes. En effet, de par la meilleure gestion du sol, l'AC permet de r&#233;duire la pression adventice et de r&#233;duire le besoin en herbicides mais, de par l'absence de travail m&#233;canique du sol, l'AC a besoin des herbicides modernes pour g&#233;rer les adventices et les couverts v&#233;g&#233;taux. &lt;strong&gt;En 2019, l'AC en Europe : c'est avoir moins de probl&#232;mes d'adventices mais avoir besoin des herbicides. &lt;/strong&gt; C'est pourquoi l'AC est menac&#233;e lorsqu'une partie de la population souhaite interdire les phytos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme vous le savez, les phytosanitaires sont strictement encadr&#233;s en Europe et le syst&#232;me des agences sanitaires fonctionne bien. C'est pourquoi j'ai confiance dans le syst&#232;me. Attention, je ne dis pas que le syst&#232;me est parfait car, comme le savent les hommes de technique, &#171; Aucun syst&#232;me n'est parfait &#187;. Mais ce syst&#232;me fonctionne bien. Et c'est pour &#231;a que j'ai confiance en lui et que je sais qu'interdire les phytos n'est pas une solution pragmatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai remarqu&#233; que le gouvernement fran&#231;ais actuel a eu une p&#233;riode o&#249; il ignorait l'avis des agences sanitaires. Le &#171; sortir du glyphosate dans 3 ans &#187; de 2017 en est un exemple. Mais, avec le temps, le gouvernement semble avoir compris que l'avis des agences sanitaires avait son importance. Par exemple, le gouvernement d&#233;fend les fongicides SDHI qui sont sous les feux de la rampe depuis peu seulement en s'appuyant sur l'avis de l'ANSES. Du coup, je me demande si le gouvernement ne va pas mettre en avant l'avis des agences sanitaires pour redorer le blason de certains produits tel que le Glyphosate par exemple. Ce n'est pas le cas pour l'instant car comme vous pouvez le voir dans &lt;a href=&#034;https://twitter.com/LCP/status/1173957433007452161&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cette intervention du ministre &#224; l'assembl&#233;e&lt;/a&gt; , le gouvernement d&#233;fend les fongicides SDHI et plante le Glyphosate dans le m&#234;me discours. Ce n'est donc pas pour demain matin que le gouvernement d&#233;fendra le glyphosate en se basant sur l'avis de l'ANSES mais qui sait, si la fili&#232;re agricole lui pr&#233;pare le terrain, peut-&#234;tre on y viendra un jour ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7593 spip_documents media media_vignette'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/photo_vincent_gandon_avec_accord_pour_publication_sur_le_site_a2c.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Opinion glyphosate&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L500xH374/photo_vincent_gandon_avec_accord_pour_publication_sur_le_site_a2c-f6760.jpg?1721971709' width='500' height='374' alt='Opinion glyphosate' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le WWF Br&#233;silien soutient le semis direct</title>
		<link>https://agriculture-de-conservation.com/Le-WWF-Bresilien-soutient-le-semis-direct.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agriculture-de-conservation.com/Le-WWF-Bresilien-soutient-le-semis-direct.html</guid>
		<dc:date>2019-08-12T07:57:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie, Biodiversit&#233;, Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Fertilisation / D&#233;sherbage</dc:subject>
		<dc:subject>Grands enjeux / Economie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Parfois, en naviguant sur Internet, on peut &#234;tre surpris. Et je l'ai &#233;t&#233; lorsque j'ai d&#233;couvert, il y a deux ans environ, que le WWF br&#233;silien soutient le semis direct (figure 1) alors que le WWF Fran&#231;ais est anti-glyphosate (figure 2). Soit, &#234;tre pro-semis-direct ne signifie pas que le WWF Br&#233;silien est pro-Glyphosate et que le fait que WWF France soit anti-glyphosate ne signifie pas qu'il soit anti-semis-direct. N&#233;anmoins, la pratique du semis direct est tellement li&#233;e &#224; l'utilisation du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parfois, en naviguant sur Internet, on peut &#234;tre surpris. Et je l'ai &#233;t&#233; lorsque j'ai d&#233;couvert, il y a deux ans environ, que le WWF br&#233;silien soutient le semis direct (figure 1) alors que &lt;a href=&#034;https://www.wwf.fr/vous-informer/actualites/glyphosate-le-president-macron-a-cinq-bonnes-raisons-de-respecter-ses-engagements&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le WWF Fran&#231;ais est anti-glyphosate&lt;/a&gt; (figure 2).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7469 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_1_fr-6.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;jpg/fig_1_fr-6.jpg&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH126/fig_1_fr-6-c3004-b8d03.jpg?1744298693' width='390' height='126' alt='JPEG - 119.4 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7470 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_2_fr-6.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;jpg/fig_2_fr-6.jpg&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH327/fig_2_fr-6-51263-47c31.jpg?1744298693' width='390' height='327' alt='JPEG - 149.7 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Soit, &#234;tre pro-semis-direct ne signifie pas que le WWF Br&#233;silien est pro-Glyphosate et que le fait que WWF France soit anti-glyphosate ne signifie pas qu'il soit anti-semis-direct. N&#233;anmoins, la pratique du semis direct est tellement li&#233;e &#224; l'utilisation du glyphosate qu'il est difficile d'&#234;tre pro-semis-direct et anti-glyphosate en m&#234;me temps. C'est pourquoi au d&#233;but, je me suis dis que c'&#233;tait une erreur et qu'une mise &#224; jour ne devrait pas tarder. Mais non. Deux ans plus tard, la divergence est toujours l&#224;. Si le soutien au semis direct persiste, c'est que le WWF Br&#233;silien a d&#251; r&#233;fl&#233;chir &#224; la question et cherche &#224; promouvoir une pratique respectant leurs valeurs. Ils ont &lt;a href=&#034;https://www.wwf.org.br/natureza_brasileira/reducao_de_impactos2/agricultura/agr_acoes_resultados/agr_solucoes_cases_plantio2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une page de pr&#233;sentation g&#233;n&#233;rale&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://www.wwf.org.br/natureza_brasileira/reducao_de_impactos2/agricultura/agr_acoes_resultados/agr_solucoes_cases_plantio2/custo_plantio_direto/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;une page avec des conseils pratiques intitul&#233;s &#171; comment faire &#187;&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En regardant plus loin sur Internet, il est apparu que le WWF a aussi publi&#233; un document en anglais au sujet du semis direct et que ce document est une r&#233;f&#233;rence bibliographique dans plusieurs pages Wikip&#233;dia (figure 3). &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_7471 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/fig_3_fr-6.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;jpg/fig_3_fr-6.jpg&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH281/fig_3_fr-6-2be27-26c6b.jpg?1744298693' width='390' height='281' alt='JPEG - 180.8 kio' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, ce document n'est plus en ligne et donc il n'est pas possible de lire. Mais il semble que le WWF y pr&#233;sente le semis direct comme un moyen de lutter contre l'&#233;rosion, d'augmenter la r&#233;serve utile et les rendements et de stocker du carbone dans le sol.&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, je me r&#233;jouis de la nouvelle : une antenne nationale d'une ONG internationale, le WWF Br&#233;sil, soutient le semis direct. Et j'esp&#232;re qu'ils sauront convaincre leurs camarades des autres antennes nationales de l'importance de la technique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hamburgers au Paradis : pour en finir avec la faim</title>
		<link>https://agriculture-de-conservation.com/Hamburgers-au-Paradis-pour-en-finir-avec-la-faim.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://agriculture-de-conservation.com/Hamburgers-au-Paradis-pour-en-finir-avec-la-faim.html</guid>
		<dc:date>2018-11-30T13:51:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Ecologie, Biodiversit&#233;, Environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Grands enjeux / Economie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;cemment, j'ai lu le livre &#8220;Hamburgers au Paradis : pour en finir avec la faim&#8221; de la Professeure Louise Fresco. Ce livre traite d'alimentation, de disette et d'abondance, de d&#233;sir et de r&#233;alit&#233;, de chasseur-cueilleur et d'agriculteur : il parle du lien qu'a l'Homme avec la nature &#224; travers sa nourriture. A la lecture du livre, j'ai &#233;t&#233; heureusement surpris de lire que madame Fresco &#233;voque le semis direct et l'Agriculture de Conservation (AC). Il est clair qu'elle en connait les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7056 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/hamburger_web.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Livre Hamburger au Paradis&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L345xH400/hamburger_web-a858a-2b845.jpg?1744298693' width='345' height='400' alt='Livre Hamburger au Paradis' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;R&#233;cemment, j'ai lu le livre &#8220;Hamburgers au Paradis : pour en finir avec la faim&#8221; de la Professeure Louise Fresco. Ce livre traite d'alimentation, de disette et d'abondance, de d&#233;sir et de r&#233;alit&#233;, de chasseur-cueilleur et d'agriculteur : il parle du lien qu'a l'Homme avec la nature &#224; travers sa nourriture.&lt;br class='autobr' /&gt;
A la lecture du livre, j'ai &#233;t&#233; heureusement surpris de lire que madame Fresco &#233;voque le semis direct et l'Agriculture de Conservation (AC). Il est clair qu'elle en connait les d&#233;finitions, les diff&#233;rences respectives et les effets sur l'environnement. Dans le chapitre sur la biodiversit&#233;, &#171; Biodiversiteit : van landschap tot gen &#187; en N&#233;erlandais, elle &#233;crit que dans un environnement constitu&#233; de &#171; grandes &#187; parcelles, l'AC est le meilleur syst&#232;me pour stimuler et entretenir la biodiversit&#233;. J'ai trouv&#233; cela tr&#232;s encourageant car, en plus d'&#234;tre exacte, cette affirmation a &#233;t&#233; &#233;crite par une scientifique qui n'est pas et n'a pas &#233;t&#233; impliqu&#233;e dans le d&#233;veloppement de l'AC. Il est encourageant de voir que les r&#233;sultats de l'AC arrivent aux oreilles des scientifiques int&#233;ress&#233;s et visionnaires et ceci depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224; (le livre a &#233;t&#233; publi&#233; pour la premi&#232;re fois aux Pays Bas en 2012) et y compris dans des pays o&#249; l'AC est absente (madame Fresco est N&#233;erlandaise et aux Pays Bas, il n'existe pas d'association AC, il y a un seul constructeur proposant des machines de semis direct et la ferme de la principale universit&#233; agricole du pays (WUR) n'a jamais eu de parcelle en AC &#224; ce jour).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre a pour but d'expliquer au lecteur le lien entre nature, culture et nourriture. En effet, il y a un lien tr&#232;s fort entre nature et nourriture car notre alimentation a pour origine la nature. En effet l'Homme se nourrit de la nature et, au niveau local, la nature et la nourriture s'impr&#232;gnent d'une culture en lien direct avec le terroir local, c'est-&#224;-dire avec le climat et le sol. Madame Fresco a utilis&#233; tout le savoir scientifique disponible pour bien expliquer ces diff&#233;rents liens ainsi que des &#339;uvres artistiques et litt&#233;raires tels que des tableaux par exemple. Le livre est par cons&#233;quent assez &#233;pais (540 pages pour la version n&#233;erlandaise) et contient beaucoup d'informations. Il y a deux chapitres qui sont particuli&#232;rement d'actualit&#233; : le chapitre 8 qui traite de l'aspiration des citoyens/consommateurs au &#171; biologique &#187; et au &#171; naturel &#187; et le chapitre 9 qui parle de biodiversit&#233; en partant de la biodiversit&#233; du paysage pour arriver &#224; la biodiversit&#233; g&#233;n&#233;tique. Ce livre est tr&#232;s complet et aborde le lien intime que l'homme a avec la nature &#224; travers son alimentation d'une fa&#231;on pragmatique, savante et intelligente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Lutter contre le changement climatique en Europe avec l'Agriculture de Conservation</title>
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		<dc:date>2018-11-21T09:19:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Document Thierry Stokkermans</dc:creator>


		<dc:subject>Grands enjeux / Economie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Mercredi 7 novembre, il y avait la pr&#233;sentation officielle des r&#233;sultats du projet Climagri au parlement Europ&#233;en &#224; Bruxelles. L'&#233;v&#232;nement &#233;tait organis&#233; par la European Conservation Agriculture Federation (ECAF) ou en fran&#231;ais : F&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne de l'Agriculture de Conservation. L'entr&#233;e &#233;tait gratuite. La demi-journ&#233;e &#233;tait charg&#233;e avec 21 intervenants. C'&#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant. Ci-dessous se trouve une synth&#232;se de mes notes. La demi-journ&#233;e commen&#231;a avec une introduction, suivie par, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/-Thierry-Stokkermans-132-.html" rel="directory"&gt;Thierry Stokkermans&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://agriculture-de-conservation.com/+-Grands-enjeux-Changement-global-+.html" rel="tag"&gt;Grands enjeux / Economie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 7 novembre, il y avait la pr&#233;sentation officielle des r&#233;sultats du &lt;strong&gt;projet Climagri au parlement Europ&#233;en &#224; Bruxelles&lt;/strong&gt;. L'&#233;v&#232;nement &#233;tait organis&#233; par la European Conservation Agriculture Federation (ECAF) ou en fran&#231;ais : F&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne de l'Agriculture de Conservation. L'entr&#233;e &#233;tait gratuite. La demi-journ&#233;e &#233;tait charg&#233;e avec 21 intervenants. C'&#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant. Ci-dessous se trouve une synth&#232;se de mes notes.&lt;br class='autobr' /&gt;
La demi-journ&#233;e commen&#231;a avec une introduction, suivie par, dans l'ordre chronologique : une section science, une science politique, des t&#233;moignages d'agriculteurs et une section sur les r&#233;seaux en agriculture. Le tout conclu par un discours du pr&#233;sident de l'ECAF.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re personne &#224; prendre la parole fut l'Eurod&#233;put&#233;e Clara E. Aguilera-Garc&#237;a. C'&#233;tait dynamique et visionnaire. J'ai &#233;t&#233; impressionn&#233; de voir &#224; quel point elle comprend le besoin global pour des sols en bonne sant&#233; et la n&#233;cessit&#233; d'une approche pragmatique pour atteindre les r&#233;sultats d&#233;sir&#233;s. &lt;strong&gt;Madame Aguilera-Garc&#237;a comprend bien l'Agriculture de Conservation (AC).&lt;/strong&gt; Le pr&#233;sident de l'ECAF, Gottlieb Basch prit la parole &#224; deux reprises durant l'&#233;v&#232;nement. Une fois au moment de l'introduction. Il a pr&#233;sent&#233; le projet Climagri et le souhait de prot&#233;ger les sols pour les g&#233;n&#233;rations futures. Sa seconde intervention fut la conclusion de la demi-journ&#233;e. Il a insist&#233; sur le fait que &lt;strong&gt;l'AC est le pi&#232;ge &#224; carbone le plus efficace que nous connaissions aujourd'hui et que, si nous d&#233;cidions de l'adapter &#224; grande &#233;chelle, cette agriculture vertueuse aurait un grand impact sur le changement climatique en cours.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
182 millions d'ha en AC dans le monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Amir Kassan, professeur &#224; l'universit&#233; de Reading en Angleterre, fut le premier scientifique &#224; prendre la parole. Il commen&#231;a par pr&#233;senter les effets n&#233;gatifs du travail m&#233;canique du sol, en partant du local avec la perte de Mati&#232;res Organiques du Sol (MOS) jusqu'au global avec les zones mortes dans les oc&#233;ans. Il expliqua le &lt;strong&gt;co&#251;t &#233;conomique de la perte de fertilit&#233; des sols : les rendements stagnent et les co&#251;ts de production augmentent.&lt;/strong&gt; Mais les agriculteurs r&#233;agissent face &#224; cette situation. &lt;strong&gt;L'AC est pratiqu&#233;e sur toujours plus de surface avec 180 millions d'hectare de cultures annuelles &#224; la surface du globe.&lt;/strong&gt; Il y a &#233;galement &lt;strong&gt;des vergers et vignes en AC : 2 millions d'hectares en Europe&lt;/strong&gt;. L'AC est &#233;galement reconnue par la FAO des Nations Unies pour &#234;tre une forme de Climate Smart Agriculture ou, en fran&#231;ais : Agriculture Intelligente face au Climat (AIC). En r&#233;sum&#233;, monsieur Kassan a expliqu&#233; pourquoi des agriculteurs arr&#234;tent le travail du sol traditionnel pour se mettre &#224; imiter la nature en appliquant les 3 principes cl&#233;s de l'AC : 1) couvrir le sol, 2) ne pas bouleverser le sol et 3) stimuler la biodiversit&#233;. De plus, dans une diapositive, il y avait un clin d'&#339;il au &lt;strong&gt;livre Dirt : The Erosion Of Civilization &#233;crit par David Montgomery&lt;/strong&gt;. L'intervenant suivant fut Emilio J. Gonz&#225;lez-S&#225;nchez. Il a expliqu&#233; le lien entre CO2 et MOS. Si un agriculteur stocke 100 tonnes de carbone dans son sol gr&#226;ce &#224; des cultures et des couverts, il a soustrait 367 tonnes de CO2 &#224; l'atmosph&#232;re. Concernant le projet Climagri, il a soulign&#233; le fait que les agriculteurs participant au projet ont, en moyenne, augment&#233; les MOS de 10% et r&#233;duit les &#233;missions de CO2 de 78%.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Moins d'obligation de moyens mais plus d'obligation de r&#233;sultats&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de COPA-COGECA, Pekka Pesoneen, a introduit la section politique. Il a expliqu&#233; que &#8220;You can't go green if you are in the red&#8221; ou, en fran&#231;ais : vous ne pouvez pas &#234;tre vert si vous &#234;tes dans le rouge. Il a ajout&#233; que, sur sa ferme finlandaise, il voit aussi les b&#233;n&#233;fices de l'AC et, en particulier, en mati&#232;re de stockage de carbone. Il est satisfait des r&#233;sultats. Peter Wehrheim, un des &#233;conomistes agricoles de la Commission Europ&#233;enne (CE), a expliqu&#233; que la PAC actuelle avait plusieurs aides/subventions qui peuvent &#234;tre mises &#224; profit par un projet AC et que, par cons&#233;quent, le budget Europ&#233;en soutient d&#233;j&#224; l'AC et ses capabilit&#233;s de lutte contre le r&#233;chauffement climatique. Il a &#233;galement expliqu&#233; que, dans la future PAC, la CE va donner plus de libert&#233; aux &#233;tats membres dans l'utilisation de leur enveloppe budg&#233;taire. En retour, les pays membres devront montrer que les r&#233;sultats obtenus sont en accord avec les objectifs fix&#233;s par la CE. En d'autres mots, il y aura moins d'obligation de moyen et plus d'obligation de r&#233;sultat. Christian Holzleitner, responsable d'unit&#233; travaillant sur le climat &#224; la CE, a expliqu&#233; que la fili&#232;re agricole doit r&#233;duire de 40% ses &#233;missions de Gaz &#224; Effet de Serres (GES) &#224; l'horizon 2030. Pour les sols agricoles, il n'y a pas d'objectif mais le souhait que le taux de MOS soit stable dans le temps. Pour un agriculteur c&#233;r&#233;alier, cela signifie qu'en 2030, son tracteur devra &#233;mettre 40% de GES de moins qu'en 2005 et que l'Europe esp&#232;re que ses taux de MOS restent identiques &#224; ce qu'ils sont aujourd'hui. Comme vous le savez l'Europe ne prend pas part &#224; l'initiative 4pour1000. Les &#233;tats membres peuvent la mettre en place de fa&#231;on individuelle mais le plan climat europ&#233;en n'a pas retenu cette initiative. Christian Holzleitner a expliqu&#233; que le point de d&#233;part pour une action de lutte contre le r&#233;chauffement climatique est la mesure de la situation actuelle en Europe. En ce qui concerne les MOS, L'Union Europ&#233;enne (UE) n'a pas la connaissance des MOS &#224; l'&#233;chelle des parcelles. Ils ont ce savoir &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale mais ne l'ont pas au niveau de la parcelle. &lt;strong&gt;Sans ce savoir, l'UE est incapable de r&#233;mun&#233;rer les agriculteurs pour le stockage du carbone dans les sols&lt;/strong&gt;. Ils n'ont pas les donn&#233;es pour d&#233;marrer un programme de stockage du carbone bas&#233; sur les r&#233;sultats.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, je souhaite ajouter que, depuis quelques ann&#233;es, des scanner de sol tel que le Veris MSP existent et permettent de cartographier les MOS jusqu'au centiare pr&#232;s (1/10000 ha). Si, dans les ann&#233;es &#224; venir, les autorit&#233;s demandent de cartographier les MOS, il est possible que ce soit le signe que l'UE soit en train de s'organiser pour stocker le carbone dans le sol pour lutter contre le r&#233;chauffement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; La pression adventice est moindre en AC qu'en sol travaill&#233; &#224; l'acier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les agriculteurs t&#233;moignant de leur exp&#233;rience venaient de 6 pays diff&#233;rents. Certains &#233;taient du sud de l'Europe allant de la Gr&#232;ce au Portugal et d'autres du nord de l'UE avec l'Allemagne et le Danemark. &lt;strong&gt;Ils ont tous montr&#233; des photos de couverts v&#233;g&#233;taux, de semis direct et de sol en bonne sant&#233;.&lt;/strong&gt; Rafael Calleja, venu d'Espagne, a mis en avant les effets positifs de l'AC dans la lutte contre l'&#233;rosion. Il insista sur le fait que le sol ne ruisselle pas dans les pentes, m&#234;me apr&#232;s un gros orage. Pedro d'Orey, chef de culture au Portugal, expliqua qu'en 14 ans d'AC, les MOS sont pass&#233;es de 0,2 &#224; 2%. Giusseppe Elias, venu d'Italie, montra qu'en combinant AC et Agriculture de Pr&#233;cision, la ferme Casani a augment&#233; ses rendements en ma&#239;s de 20%. Christos Cavalaris pr&#233;senta un essai Hell&#233;nique avec 5 traitements allant de labour jusqu'&#224; l'AC &#171; full package &#187;. C'est cette derni&#232;re qui a donn&#233; les meilleurs rendements (aussi bien dans la benne que dans le compte en banque). Olivier Martin, venu d'Allemagne, montra qu'il repoussait les limites d'absorption de l'&#233;nergie solaire avec des techniques tel que le relay-cropping. Frederik Larsen, un Danois qu'on ne pr&#233;sente plus, a invit&#233; la foule &#224; le suivre sur Twitter car il ne pouvait expliquer tout ce qui se passait sur sa ferme dans les 5 minutes de temps qui lui &#233;tait imparti. Il montra des photos de couverts v&#233;g&#233;taux expliquant que,&lt;strong&gt; m&#234;me dans un pays froid tel que le Danemark, il est possible de faire pousser des couverts. &lt;/strong&gt; Il expliqua qu'il avait plusieurs cultures tr&#232;s sensibles sur la ferme telles que des cultures de semences de fourrages sous contrat avec des entreprises semenci&#232;res, et que l'AC a rendu la gestion de ces cultures beaucoup plus facile car la pression adventice est beaucoup moindre en AC qu'en sol travaill&#233; &#224; l'acier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Globalement, c'&#233;tait un &#233;v&#232;nement tr&#232;s int&#233;ressant et c'&#233;tait agr&#233;able de voir toute cette &#233;nergie positive autour de l'AC en Europe. C'&#233;tait ma premi&#232;re participation &#224; un &#233;v&#232;nement organis&#233; par ECAF et je suis tr&#232;s heureux d'avoir pris le temps d'y aller.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_7031 spip_documents spip_documents_left media media_vignette' style='float:left;'&gt; &lt;dt&gt;&lt;a href='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/IMG/jpg/20181107_142247_web.jpg' class=&#034;spip_in&#034; title=&#034;Colloque de l'ECAF &#224; Bruxelles en novembre 2018&#034; hreflang=&#034;&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://agriculture-de-conservation.com/sites/agriculture-de-conservation.com/local/cache-vignettes/L390xH293/20181107_142247_web-f2ceb-cb801.jpg?1744298693' width='390' height='293' alt='Colloque de l'ECAF &#224; Bruxelles en novembre 2018' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt; &lt;dt class='spip_doc_titre crayon document-titre-7031' style='max-width: 350px;'&gt;&lt;strong&gt;Colloque de l'ECAF &#224; Bruxelles en novembre 2018&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;&lt;dd class='spip_doc_descriptif crayon document-descriptif-7031' style='max-width: 350px;'&gt;Thierry Stokkermans &#224; droite, en mode selfie !
&lt;/dd&gt;&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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