23 juin

Jim Bullock

Le désherbage mécanique en 3 temps

Au Royaume-Uni, le désherbage mécanique n’est plus le propre de l’agriculture biologique. Avec l’accroissement des adventices résistantes, par exemple le vulpin, même l’agriculture conventionnelle s’y intéresse.
Plus tôt cette année, l’Université Royale de l’Agriculture de Cirencester a organisé une visite des essais qu’elle mène sur le désherbage mécanique en blé d’hiver.
La stratégie de contrôle se fait en trois temps. En premier lieu, une herse étrille capable de déraciner les jeunes plantules fraîchement germées, est utilisée. Cette opération peut avoir lieu juste après semis ou, dans le cas d’une culture d’hiver, tôt au printemps quand il y a une levée d’adventices. Seul frein : pouvoir accéder à la parcelle à cette époque de l’année. La seconde étape est d’utiliser une bineuse dans les inter-rangs, capable d’éliminer des adventices déjà bien installées. Cela peut être une solution efficace là où la chimie n’a pas marché. La troisième phase de contrôle, lorsque tout le reste a échoué, est d’écimer toutes les adventices qui sont passées par dessus la culture, sanve ou folle-avoine. Pour le vulpin, comme cela a été souligné lors de la rencontre, écimer a tendance a faire produire des graines plus bas au sein de la culture.
Le concept a donné un sérieux élan lors du salon Cereals où Claydon a lancé sa bineuse de 6 mètres.
Il s’agit d’une technique qui est utile en céréales mais probablement plus encore en cultures de colza, féverole et lin. Elle séduit tout particulièrement les Acistes anglais.

Bineuse frontale Claydon
Bineuse frontale Claydon
Bineuse d'inter-rang
Bineuse d’inter-rang
Herse étrille
Herse étrille
Ecimeuse
Ecimeuse

recommander cette page


DU MÊME AUTEUR : Jim Bullock


Contact - Mentions Légales - Problème technique ?