Profiter au maximum de la vie biologique de surface

Document TMCE

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Les limons battants de Gilles BRETON compactaient régulièrement après les pluies à cause des lissages et « glaçages » de surfaces qui limitaient la porosité et l’activité biologique du sol.

C’est pour résoudre ces problèmes qu’il commence la fertilisation TMCE il y a 11 ans. Les améliorations successives de la structure l’ont amené à changer ses pratiques pour ne pas détruire mécaniquement la fertilité biologique qui s’installait. C’est ainsi qu’il est passé en TCS en 2 étapes et le dernier labour date de 2004. Mais, rapidement, Gilles a senti qu’il fallait aller plus loin : « la terre était devenue tellement facile à travailler qu’il était évident que la herse rotative n’était plus adaptée car elle émiettait vraiment trop finement et le sol se refermait à nouveau après la pluie. En effet, après plusieurs années de fertilisation TMS, le sol a retrouvé sa structure initiale, nécessitant un retour au travail normal du sol sans outils animés (prise de force)  ».

Peu de matériels présents sur le marché lui semblaient aptes à apporter une solution idéale à un prix raisonnable. « J’ai donc décidé de fabriquer moi-même un semoir adapté à mes observations et contraintes agronomiques, et ceci à moindre coût car hors main d’œuvre, il me revient à environ 6 000 €. » L’assemblage de 2 bâtis de canadiens à dents rigides droites constitue l’ossature de base pour faire un outil de 3m50 facile à transporter et conforme à la législation.

« Il faut impérativement des socs à pointe carbure pour avoir une usure régulière afin de maîtriser la profondeur de semis. Ils permettent aussi d’écarter efficacement les pailles et de déposer la graine dans la terre en garantissant une bonne levée.  » Après quelques mises au point, cela fait maintenant 4 ans que ce semoir lui donne toute satisfaction. Cette année, l’installation d’une double trémie est une évolution importante car elle permet à Gilles d’expérimenter des idées nouvelles tant dans l’association de plantes que pour la fertilisation. « Ça m’a permis de semer simultanément un mélange de vesce et trèfle ou du pois dans les colzas. Je fais aussi des essais de fertilisation organique avec notamment l’apport de 150 kgs d’Organo TMS au semis des céréales.  »

Le besoin de progresser est bien visible chez Gilles BRETON et correspond à son souhait de toujours mieux respecter cette terre aux équilibres fragiles mais dont la fertilité préservée lui a permis de produire en 2011, 85 qx de blé, 98 qx de maïs, 43 qx de colza et 61 qx de pois tout en limitant les coûts de production. En effet, un tracteur de 120cv suffit amplement à ses besoins et la consommation de carburant a baissé de 30 % et se chiffre à 70 L/ha récolte incluse.

« Je veux profiter au maximum de cette « vie biologique » très visible en surface avec la M.O. qui évolue et le nombre impressionnant de vers de terre. J’ai même fait réaliser une analyse de terre à partir de turricules de surface. Le laboratoire, croyant d’abord à une parcelle à problème vu la date de prélèvement, a été très surpris de découvrir des résultats aussi élevés pour tous les éléments.  » conclut Gilles conforté dans ses pratiques par ses observations et ses résultats.



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