Partenariat LPO et agriculteurs au sujet des busards


busard en volUn peu sur le même registre, celui de la biodiversité de nos écosystèmes, j’ai aussi envie d’évoquer le cas du busard et des programmes de protection qui fleurissent, depuis quelques années, dans nos campagnes. A l’instar du renard, le busard et ses « collègues » rapaces (buses, chouettes, faucons…), sont de formidables prédateurs de rongeurs. Le busard niche préférentiellement dans les plaines, notamment dans les céréales. Or, avec l’avancée des dates de moisson, les jeunes n’ont plus le temps de s’envoler et se retrouvent happés dans les machines. 70 à 90 % de la mortalité des jeunes survient ainsi à la récolte. En Haute-Marne, entre 1992 et aujourd’hui, la population est passée de 120 couples à une petite trentaine, à peine.

Un partenariat s’est alors instauré, dans certaines régions, entre agriculteurs et membres d’associations de protection des oiseaux, LPO en général, pour assurer leur protection. Le principe est simple : si vous découvrez un nid dans l’une de vos parcelles, prévenez le contact local de la LPO (l’association nationale, à trouver sur annuaire ou sur internet, peut vous le donner). Celui-ci se chargera de poser un grillage de protection d’un mètre carré autour du nid et de le visualiser (piquet et fanion, par exemple). Cette action n’entrave pas la poursuite du nourrissage des poussins par les adultes. A la moisson, il vous suffit de contourner cet « obstacle ». L’association se charge, ensuite, d’ôter le grillage. Pour reprendre l’exemple de la Haute-Marne, que je connais mieux, si, en 2001, il n’avait été recensé que 10 jeunes envolés, en 2007, grâce au programme, 74 ont pu le faire.

Mais au-delà de la protection du rapace, il faut souligner ce grand pas en avant dans les relations, autrefois peu évidentes, entre acteurs du monde agricole et associations de protection de la nature. Bravo !


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