Une couverture pour l’hiver

Aurélien Groult et David Laisney ; Matériel Agricole ; n° 150 - janvier 2010



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Le quatrième programme de la directive Nitrates, entré en vigueur le 1er juillet 2009, prévoit une couverture végétale à 100 % des sols en hiver à partir de 2012 dans les zones vulnérables. À l’exception de quelques départements où les repousses de cultures seront tolérées, l’implantation d’un couvert végétal en interculture semble la solution la mieux adaptée à la majorité des assolements. Cette technique, que les pratiquants du semis direct se sont déjà souvent appropriée, présente des avantages agronomiques. Elle favorise la capture de l’azote, elle participe à l’amélioration de la structure du sol et profite au développement de la biodiversité. Mais des interrogations subsistent quant à sa mise en place, à sa destruction et à la réussite de la culture suivante. Pour en savoir davantage, Matériel Agricole a rencontré trois agriculteurs, pionniers du semis sous couvert. Ils font part de leur expérience et délivrent de précieux conseils.

Jérôme Labreuche, Arvalis-Institut du végétal

Au sujet des surfaces de couverts végétaux, quelle évolution attendre du quatrième programme de la directive Nitrates entré en vigueur le 1er juillet 2009 ?
Incontestablement, ce texte va bouleverser les pratiques lors de l’interculture. Aujourd’hui, près d’un hectare sur cinq de cultures de printemps reçoit un couvert végétal pendant l’automne. En 2009, au sein des zones vulnérables, 70 % des sols doivent être couverts. En 2012, ce taux passera à 100 %. Pour rappel, la couverture du sol inclut les cultures mises en place à l’automne, à l’instar du blé, du colza, de l’orge d’hiver, de la jachère, de la prairie et des cultures intermédiaires. Certaines dérogations pour les sols très argileux autorisent un labour précoce, le seuil de la teneur en argile étant variable selon les départements. Ainsi, les alternances d’humectation-dessiccation et de gel-dégel restent-elles efficaces pour obtenir un lit de semence affiné dans ces sols.

Quelles espèces de cultures intermédiaires choisir ?
La première règle consiste à choisir des cultures intermédiaires faciles à implanter. Typiquement, un semoir à petites graines monté sur un déchaumeur se révèle économique et efficace. Mais attention, toutes les graines ne sont pas adaptées à ce mode d’implantation  ! Il sera donc préférable de choisir des graines de la famille des crucifères ou le radis par exemple. Le choix de la position de la descente de semis sur le déchaumeur se révèle également important en fonction de la taille des semences à implanter. Globalement, plus la graine est grosse, plus elle s’avère difficile à placer, plus il faut veiller à bien l’enfouir. Pour choisir l’espèce, mieux vaut prévoir et se fier aux contraintes de destruction. Sans labour ni glyphosate, certaines espèces se révèlent difficiles à détruire à l’instar de l’avoine ou du seigle. A contrario, la moutarde, la phacélie, le pois, la féverole, la vesce et le tournesol cassent facilement et/ou s’avèrent sensibles au gel. Quant aux mélanges entre légumineuses et Cipan (Cultures intermédiaires pièges à nitrates), ils répondent bien aux contraintes réglementaires sur le plan du piégeage de l’azote tout en améliorant les fournitures d’azote à la culture suivante. En revanche, les graines de différentes tailles peuvent se sédimenter dans la trémie et la profondeur de semis doit être ajustée. Les essais prouvent aussi que les mélanges ne poussent pas tous bien en même temps. L’effet de compensation entre les espèces existe mais ne fonctionne pas dans tous les cas. À ce sujet, Arvalis-Institut du végétal mène une expérimentation autour de la dynamique de l’azote. Elle vise à comparer la faculté à capter l’élément fertilisant entre les Cipan, les légumineuses et le mélange des deux. Nous réalisons également des essais sur le choix des espèces de couverts dans différentes régions françaises. Nous comparons même différentes variétés de vesce. Celles-ci ont montré des disparités notoires lors des précédentes expérimentations.

Comment détruire efficacement un couvert végétal ?
La culture intermédiaire a le plus souvent joué son rôle de piège à nitrates aux alentours du 15 novembre. À partir de cette date, dans de nombreux cas, la destruction devient d’ailleurs possible au niveau réglementaire. La méthode chimique reste la plus fréquente pour sa facilité d’intervention, son faible coût et son efficacité sur la majorité des espèces. Le contexte réglementaire actuel restreint néanmoins les possibilités d’usage d’herbicides. Le gel constitue un bon allié et ne demande aucune intervention. Il se révèle cependant aléatoire en fonction des espèces (cf. tableau) et varie en intensité selon les régions. Pour amplifier ce phénomène, il est possible de réaliser une destruction mécanique par roulage. Testée depuis cinq ans chez Arvalis- Institut du végétal, cette solution économique se montre efficace sur certaines espèces comme la moutarde, la phacélie ou une partie des légumineuses. Le broyage, même s’il se révèle coûteux et lent, procure de bons résultats à condition de choisir des espèces sensibles (moutarde ou phacélie). Pour en savoir davantage sur la destruction mécanique, l’institut mène, cette année, six essais sur le territoire français visant à comparer l’efficacité du roulage, du broyage, du labour et du déchaumage sur différentes espèces.

Benoît Crochet : « Minimiser les coûts d’implantation des couverts »

Benoît Crochet, installé sur 180 ha en non-labour à Gellainville (Eure-et-Loir), implante systématiquement, depuis trois ans, des couverts végétaux durant l’interculture. Afin de limiter les charges de mécanisation liées à cette pratique, l’agriculteur s’est construit un semoir sur la base d’un appareil pneumatique acheté d’occasion. Sur cet outil d’un prix de revient de 700 € HT, Benoît Crochet a adapté une rampe de 5 mètres de large munie de diffuseurs (voir encadré). Le semoir spécial couvert, installé à l’avant du tracteur, répand les graines sur le sol. Le déchaumeur à disques indépendants, également de 5 mètres de large, attelé sur le relevage arrière, recouvre aussitôt la semence. « Grâce au faible investissement en matériel, le coût d’implantation du couvert reste limité. Il avoisine celui d’un passage de déchaumeur. La principale dépense correspond à l’achat de la semence pour un montant moyen de 25 €/ha », précise l’exploitant. L’interculture est réalisée avec un mélange de quatre espèces. La phacélie, coûteuse, est associée à des semences plus économiques  : radis, tournesol et, plus récemment, trèfle d’Alexandrie. Pour diminuer davantage le coût de l’implantation, l’agriculteur récolte 2 ha de phacélie à la moissonneuse-batteuse. Il mixe les plantes pour favoriser la structure du sol. « Le mélange contribue au développement de la biomasse racinaire. Il assure la couverture du sol quelles que soient les conditions pédoclimatiques par un effet de compensation entre les espèces. Certaines plantes rendent également le couvert moins appétant pour les limaces. » Comme le non-labour ne favorise pas la minéralisation, Benoît Crochet introduit progressivement des légumineuses pour leur capacité à capter l’azote de l’air.

Davantage de surveillance
Le semis de l’interculture intervient derrière les pois et les céréales à paille (blé et orge de printemps). Après le colza, l’exploitant se contente des repousses. Pour maximiser les chances de réussite du couvert végétal, l’implantation a lieu rapidement après la récolte. Ainsi, l’humidité gardée par la culture précédente favorise la germination. Néanmoins, en conditions sèches, l’exploitant passe le rouleau Cambridge, de 8,30 mètres de large, pour améliorer le contact terre-graines et favoriser la levée. « Pour le moment, l’interculture est détruite chimiquement au glyphosate. Mais je m’oriente maintenant vers des espèces gélives, afin de réduire la dépendance à cet herbicide total, remarque Benoît Crochet. J’ai essayé de rouler les couverts pour les détruire. En dehors des repousses de graminées, cette solution fonctionne si la biomasse aérienne est suffisamment développée. » Pour mettre la culture suivante en place, Benoît Crochet s’interdit tout travail du sol pour ne pas faire lever le stock semencier d’adventices et compliquer ainsi le désherbage. Il utilise un semoir John Deere 750 A, de six mètres de largeur de travail, acheté en copropriété. Cet appareil, conçu pour intervenir en direct, emblave environ 250 ha/an de blé tendre, blé dur, orge de printemps, orge d’hiver et pois d’hiver. Il se montre efficace en présence importante de débris végétaux en surface. Dans les terres de type limon battant à argilo-calcaire, contenant de 15 à près de 30 % d’argile, il pénètre facilement en exerçant une pression au sol pouvant atteindre 250 kg par élément semeur. Selon l’agriculteur, la couverture et le non-retournement des sols stimulent l’activité biologique, la biodiversité et améliorent la portance. Cependant, cette technique demande une surveillance accrue des parcelles. « Le mulch favorise le développement des populations de mulots et de limaces suivant les années. Les gastéropodes se révèlent en revanche moins présents lorsque le couvert végétal est bien développé  », constate Benoît Crochet. Avant l’implantation de l’interculture, un passage de déchaumeur gère, si besoin, les gros volumes de débris végétaux. Il participe aussi à la lutte contre ces ravageurs.

Sylvain Delahaye : « Les intercultures sont de véritables alliées du semis direct »

Chez Sylvain et Éric Delahaye, les couverts végétaux sont plus que de simples intercultures vouées à la destruction chimique ou mécanique. D’une part, ils s’inscrivent pleinement dans la démarche de semis direct. D’autre part, ils sont récoltés et valorisés dans la ration des bovins.

« Depuis huit ans que nous semons en direct sous couvert végétal, nous avons retrouvé une vie biologique particulièrement active dans le sol, remarque Sylvain Delahaye, associé en Gaec avec son frère Éric, à Lyons-la-Forêt (Eure). Les profils culturaux montrent la bonne exploration des racines. Ils confirment que l’activité des vers de terre s’est améliorée : de six galeries au mètre linéaire, nous en comptons désormais 24. La portance des sols a nettement progressé et les traces de pulvérisateur ne sont plus visibles. »

Les deux agriculteurs conduisent un troupeau de 130 vaches laitières de race Normande et 295 ha de cultures : blé, colza, lin textile, maïs ensilage, luzerne et avoine. Ils ont abandonné le labour en 1996 par manque de temps disponible et pour réduire les charges de mécanisation. Leurs terres usantes et difficiles demandaient de la puissance de traction. Elles obligeaient à utiliser de coûteuses pièces d’usure traitées au carbure. « Au début, pour limiter l’engagement financier et comme nous possédions un tracteur de 200 chevaux, nous avons travaillé en simplifié avec les matériels amortis de l’exploitation : chisel, herse rotative et semoir. Nous avons même investi en 1997 dans un décompacteur pour remplacer la charrue. » Avec ces équipements et cette façon de faire, les agriculteurs jugent les améliorations peu importantes. Ils enregistrent une légère remontée du taux de matière organique et un petit gain sur les temps de travaux, mais l’usure des outils, ainsi que la consommation en carburant, demeure importantes et le besoin de puissance est toujours présent. Enfin, du fait de l’abandon du labour, les fenêtres de semis se sont rétrécies.

Le sol exprime son potentiel

Sylvain et Éric Delahaye s’intéressent alors au semis direct sous couverts végétaux. Ils consultent des agriculteurs de Touraine, adeptes de cette technique, comparant différentes marques de semoirs. Au regard des résultats, les deux frères se décident à investir en 2001 dans un appareil Semeato TDNG 420. « Ces outils spécifiques coûtent cher et nous ne voulions pas nous tromper. » Le semoir brésilien à disques semble alors le plus adapté aux terres de l’exploitation, notamment aux argiles à silex. Il présente une importante capacité de pénétration. Ses 280 kg par élément semeur sont adaptés au semis sans travail du sol préalable. Avec ce matériel de 4,50 mètres de large, le semis s’effectue à une allure comprise entre 5 et 7 km/h. Le débit de chantier quotidien atteint 15 ha avec une consommation de carburant limitée à 5 l/ha. Comme c’est un engin peu tirant, 120 chevaux suffisent. Les exploitants se sont alors séparés de leur tracteur de 200 chevaux. Pour le maïs, ils ont acheté un second Semeato en version monograine de quatre rangs. « Le semoir n’est qu’un outil dans la démarche de travail en direct. Le sol doit être mis au cœur de la réflexion, insiste Sylvain Delahaye. Les couverts végétaux constituent la solution idéale pour le protéger des attaques de l’eau, du soleil et du froid. » L’exploitant reconnaît, en revanche, que le semis sans préparation préalable trouve parfois ses limites lors des implantations de printemps dans des terres généralement fraîches : « Dans notre région, les sols non remués rencontrent davantage de difficultés à se réchauffer et ne minéralisent pas. Il est donc indispensable de corriger ces manques en apportant de l’engrais, notamment au départ, car cet inconvénient diminue avec le temps. » En contrepartie, le mulch créé par l’absence de travail profond évite l’érosion. « Le semis direct lutte contre la remontée des pierres dans les parcelles d’argiles à silex. Il réveille même le potentiel de ces terres qui, auparavant limité, exprime depuis 4-5 ans des rendements supérieurs aux limons. »

Les couverts valorisés dans la ration

Au fil des années, les agriculteurs ont testé différentes sortes d’interculture, avec parfois des déconvenues. Ils se sont ainsi rendu compte que la traditionnelle moutarde et l’avoine n’étaient pas les mieux adaptées à leurs pratiques. « Pour une couverture du sol durant l’hiver, le mélange le plus efficace sur notre exploitation associe le seigle, la féverole d’hiver et la vesce. La présence d’une légumineuse est importante. Par sa capacité à capter l’azote, elle améliore le démarrage de la culture suivante. Elle permet notamment de diminuer l’apport d’engrais starter. » La semence contenant les trois espèces est préparée dans l’exploitation à l’aide de la remorque distributrice à double vis verticale Kuhn Euromix. Avec cette machine de type bol, les agriculteurs réalisent rapidement et précisément, grâce au pesage embarqué, un mélange de 7 à 8 tonnes de graines en une seule fois. Pour les intercultures courtes, telles que le blé sur un précédent avoine ou orge, les deux frères retiennent le trèfle d’Alexandrie. Ils n’implantent, en revanche, pas de couvert derrière le lin ou le colza pour un semis d’automne. Ils laissent les repousses et sèment au milieu des tiges préalablement traitées au glyphosate. Ils passent ensuite le rouleau Cambridge, afin d’aplatir le tout. Le couvert végétal à base de seigle, féverole d’hiver et vesce n’est pas détruit mais fauché, puis ensilé fin avril-début mai. D’un rendement de 7 à 9 t/ha de matière sèche, il est utilisé dans l’alimentation des élèves, mais également, depuis peu, dans la ration des vaches laitières. « Grâce à cette valorisation, nous envisageons d’abaisser la surface de maïs fourrage de 48 à 42 ha. Les 6 ha libérés seront exploités en cultures de vente. » Pour limiter les coûts liés à l’implantation des couverts végétaux, Sylvain et Éric Delahaye envisagent de produire les semences sur leur exploitation, un poste qui représente aujourd’hui entre 50 et 60 €/ha pour le mélange des trois espèces. Par ailleurs, et comme ils sont toujours à la recherche de nouvelles solutions, les deux frères ont implanté cette année leur colza en association avec de la féverole de printemps. « Grâce à la double trémie du Semeato, nous avons semé en alternant les espèces un rang sur deux. La légumineuse va capter l’azote de l’air et disparaître avec la gelée. Le fertilisant azoté alors disponible pour le colza est censé accroître le rendement de 0 à 4 q/ha. »

Brice Bijot : « Le couvert plus rentable que le déchaumage »

Exploitant 210 ha à Marigny, au cœur de la Champagne crayeuse, Brice Bijot pratique le non-labour depuis plus de vingt ans. Plus récemment, il a adopté la technique du semis sous couvert, une solution désormais incontournable pour gérer l’interculture. « Il vaut mieux semer un couvert que déchaumer deux à trois fois. C’est plus profitable », estime l’agriculteur. Moins coûteuse, cette solution favorise la capture et la libération ultérieure de l’azote. L’exploitant calcule : « Les couverts végétaux stockent en moyenne près de 60 unités d’azote par hectare, notamment grâce aux légumineuses. Le coût total de leur implantation s’élève à 60 €/ha dont la moitié est affectée à la semence. À un euro l’unité d’azote, je ne perds pas d’argent pendant l’interculture. » Sur le plan agronomique, le semis sous couvert et notamment le mélange de semences favorisent la structure et engendrent un meilleur comportement du sol. En fonction des conditions d’humidité, du précédent ou de la disponibilité de l’azote, les espèces se compensent entre elles. « En diversifiant les graines, je m’assure du développement d’au moins un couvert et de la production de biomasse racinaire et aérienne », explique Brice Bijot. Après le passage de la moissonneuse-batteuse, l’agriculteur déchaume à l’aide d’un outil à dents et disques de nivellement. Après quelques tentatives du semis de couvert végétal avec son semoir spécialisé Rapid de Väderstad, l’agriculteur a opté, il y a deux ans, pour le modèle Biodrill 360 du même constructeur suédois. Ce matériel, monté sur le déchaumeur à disques indépendants Carrier de 6,50 mètres de large déjà présent sur l’exploitation, se révèle moins coûteux et plus rapide. D’une valeur d’achat d’environ 10 000 €, le Biodrill 360 répartit, sur la largeur du déchaumeur, un mélange de radis, phacélie et moutarde, à raison de 1 kg/ha et par espèce. « Comme le semoir ne dispose que d’une trémie de 360 litres, j’épands les grosses graines en surface, juste avant le passage du Carrier, avec un distributeur d’engrais centrifuge. J’apporte, lors de cette intervention, du pois, de la vesce, du tournesol, de la fève et de l’avoine brésilienne, à une dose de 70 kg/ha », ajoute l’exploitant. La proportion de chacune des graines varie en fonction de leur coût. Par exemple, la phacélie, la plus chère, vaut en moyenne 6 €/kg.

Détruire par le gel

L’agriculteur implante le couvert le plus tôt possible après la moisson, afin de profiter de l’humidité résiduelle du sol favorisant la germination. Lors du semis, le tracteur de 170 chevaux, chaussé avec des pneumatiques de 900 mm de large, pour limiter le tassement, évolue entre 12 et 15 km/h. Le débit de chantier atteint 5 à 6 ha/h. « Pour détruire l’interculture, j’interviens si possible par température négative avec le déchaumeur Carrier. Cet appareil, réglé à faible profondeur, blesse les plantes pour les faire geler. Plus le couvert est détruit tard, plus le sol conserve l’humidité au printemps. Ainsi, la terre se réchauffe moins et minéralise plus lentement l’azote. » Alors, pour semer l’orge de printemps ou les betteraves, l’exploitant détruit plus tôt et chimiquement. Cependant, son objectif reste la production maximale de biomasse. Selon lui, plus les couverts végétaux se développent, plus ils se décomposent facilement. Après leur destruction, l’agriculteur implante de la pomme de terre, du colza et du blé. Il sème également du gazon et du trèfle en production de semence. Satisfait de la qualité d’implantation des couverts avec le Biodrill, Brice Bijot utilise cet équipement pour semer la luzerne.

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