Mise en place de couverts végétaux à Coulonges-les-Sablons (61)

Jean-Baptiste Huchon



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Face à la flambée des prix de l’azote qui ne cesse de grimper en parallèle à celui du pétrole, certains agriculteurs se penchent vers des intercultures qui pourraient piéger les nitrates lessivés par les pluies d’automne. D’autres, précurseurs en la matière, planchent sur une agriculture « verte » plus respectueuse de l’environnement. Ils poussent leur réflexion jusqu’à l’augmentation possible en matière organique (MO) des sols, souvent en très faible quantité dû aux labours répétés. Ils sont en TCS depuis au moins 10 ans et leurs terres ont retrouvé une structure habituellement rencontrée dans les herbages, où la charrue n’a jamais basculé le profil. La surface concernée par des Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrates (CIPAN) en France est encore négligeable en 2008, mais a très nettement progressé depuis 2001. Cela s’explique par la lenteur du processus de minéralisation de la MO, souvent sur deux ans, ainsi que la longue mise en place du volant d’autofertilité qui peut demander 4 à 5 ans suivant les types de couverts utilisés.

En 2008, 4 agriculteurs du Perche ornais se lancent dans l’implantation de couverts végétaux, entre 5 et 20 ha chacun et les résultats sont pour le moins surprenants. La grande diversité d’espèces mise en place montrent des résultats très différents suivant l’exposition et la qualité des sols. Ces cultivateurs sont aussi soucieux du risque d’interdiction rapide de certains produits phytosanitaires. Rappelons que le glyphosate (matière active du Round Up) est la molécule la plus présente dans les analyses d’eau. Pourrait-il y avoir un lien entre l’introduction des couverts végétaux et une baisse significative d’utilisation des produits phytosanitaires ? Permettraient-ils d’augmenter le taux de MO ? Nous tenterons de répondre à ces questions que se posent de nombreux agriculteurs. Dans cette étude, nous exposerons les différentes étapes qui ont amenés ces agriculteurs dits « hors normes » à promouvoir cette nouvelle agriculture.

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