J’ai semé mon maïs à la " Steve Groff ", je conseille fortement aux âmes sensibles de ne pas regarder mes diaporamas ...

Document Philippe Pastoureau

recommander cette page


Tous les ans, je simplifie un peu ma technique d’implantation du maïs pour tendre au maximum vers l’agriculture de conservation, j’ai donc revu ma rotation, je ne travaille que la ligne de semis (pourquoi travailler toute la surface lorsque l’on sème tout les 75 cm d’ailleurs ???), il me reste maintenant à couvrir le sol. Le dire, c’est bien ... le faire, cela me fait un peu peur...
Voici donc en image un petit reportage de mes différentes parcelles qui ne sont finalement que des terrains d’observation qui m’inspirent des constats, des défaites mais aussi beaucoup de surprises...

Sur cette 1ère série de parcelles, le strip-till a été passé en solo car nous sommes sur des parcelles froides (limon-argileux allant de 15 à 45 % d’argile), les couverts sont ici peu développés ou détruits depuis longtemps. La technique consiste donc a strip-tiller pour réchauffer et assécher la ligne de semis, localiser de l’urée sous la ligne de semis mais aussi plaquer la végétation au sol avec le rouleau faca.

- Parcelle 1 : Cotinière
- Parcelle 2 :Gibet bas
- Parcelle 3 :Verter Trêfle
- Parcelle 4 :Verger Maïs grain

Le strip-till est pour moi un outil qui me permet de sécuriser les implantations de maïs et de corriger la compaction occasionné par les épandages d’effluents que je réalise souvent fin février. Cette technique ne remet cependant pas en cause ma pratique du semis direct, regardez le graphique suivant.

Mon épandage de matière organique fraîche au printemps, cumulé à un lit de semence froid et un délai relativement long de levée du maïs vont provoquer des dégâts de mouche du semis, voici 2 liens pour en savoir plus :

- Lien 1
- Lien 2

Odette Ménard nous a dit que 96 % des êtres vivants du sol sont des auxiliaires, je veux bien la croire mais il ne faudrait tout de même pas que les 4% qui reste anéantissent mes cultures. En réfléchissant un peu, si j’ai des Délia Platura (mouche du semis) dans mes champs, ce n’est sans doute pas juste pour m’embêter, mais plutôt pour décomposer la matière organique fraîche que je viens d’apporter. Et la mouche du semis ne fait probablement pas la différence entre les grains de maïs qui proviennent du fumier ou lisier (ceux que l’on retrouve dans les bouses) et ceux que je viens de semer ...
Et c’est maintenant que je comprends les anciens qui disaient que l’on ne peut pas avoir une flore de décomposition en même temps qu’une flore de germination, chaque chose en son temps ...
Promis , l’année prochaine j’apporte mes effluents plus tôt et je réchauffe un peu mieux ma ligne de semis.

Pour réchauffer le sol, il suffit de pomper l’eau qui empêche l’air chaud de rentrer, ceci est évident mais seules les racines savent faire cela correctement. Voilà donc maintenant des parcelles où j’ai laissé volontairement les couverts vivants le plus longtemps possible.

- Parcelle 5 : Prairie
- Parcelle 6 : Gibet haut

On commence sérieusement à ressentir les bénéfices de la couverture du sol sur les photos précédentes. Manfred Wenz nous a expliqué qu’il faut au moins 5 t de MS de résidus au sol pour endiguer la germination des adventices, je fait donc ici un appel aux semenciers pour nous trouver des cultivars adaptés à mes attentes, ainsi qu’à celles de mes copains " cultivateurs ".

Et pour finir , le paraplow des années 80 relooké :

- Parcelle 6 : Semis derrière RGI

4 ans de mise au point, de réglages mécaniques et cérébrales pour arriver à cela, mais ceci nous ouvre de belles perspectives. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette technique ou réagir, n’hésitez pas a venir discuter sur agricool, une fois inscrit (gratos et anonyme), vous pourrez discuter avec Dundee mais aussi pleins d’autres agris qui expérimentent avec divers outils cette technique.


Semis de maïs au strip till derrière un dérobée de RGI
par PASTOUREAU



Contact - Mentions Légales - Problème technique ?