L’été chez les clients Simtech

Document Simtech

recommander cette page


Semer en été n’est pas chose aisée mais peut rapporter gros. Cyril Jouvente nous partage ses expériences de l’été 2019. "Nos divers déplacements cet été nous ont permis de constater de belles réussites chez nos clients. Nous souhaitions ici les partager".

Ça ne vous a pas échappé, les matinées sont désormais plus fraîches et nous annoncent déjà l’arrivée de l’automne. Ces derniers mois furent encore secs et chauds dans beaucoup de nos régions, ce qui n’a pas toujours aidé au développement des cultures d’été et en a rebuté plus d’uns à semer des couverts.

Chez les éleveurs, les cultures fourragères semées à la fin du printemps après récolte d’herbe, de céréales immatures ou méteils sont plutôt bien maîtrisées. Mais ça n’est pas la même chose plus tard en été lorsqu’il s’agit d’intervenir après la moisson.

S’il est désormais acquis qu’un semis immédiatement après moisson donne généralement de bonnes levées pour bénéficier de l’humidité résiduelle (à conditions d’avoir le bon semoir !), cela n’est pas toujours aisé. En effet, une fois la culture ou le couvert levé, encore faut-il obtenir quelques précipitations pour assurer un enracinement suffisant permettant aux plantes de supporter le reste de l’été. Pour ceux qui récoltent la paille, il n’est pas évident de sortir rapidement les bottes des champs pour intervenir au plus près de la récolte.
Pour toutes ces raisons, vous avez été nombreux à surveiller de près la météo pour tenter de semer juste avant un orage annoncé, avec le risque que les nuages se dispersent et n’apportent pas les pluies escomptées. C’était ça ou laisser les semences dans les sacs si le temps restait au beau fixe…

Malgré tout, nos divers déplacements cet été nous ont permis de constater de belles réussites chez nos clients. Nous souhaitions ici les partager plus largement afin de prouver (s’il était nécessaire) qu’il n’y a pas de fatalité. Et même si le facteur météo est déterminant, il y a toujours des choses à tenter, que vos objectifs soient un simple couvert d’interculture courte, une dérobée destinée à la récolte en grains ou bien à vocation fourragère pour sauver des stocks hivernaux souvent insuffisants.

Commençons par un maïs associé à du haricot Lablab en Charente Limousine. Semis direct mi-mai après méteil ensilé avec un T-Sem 300 P, en double-rang (15 cm d’écartement), tous les 60 cm. La distribution de nos semoirs pneumatiques (origine Sulky) offre en effet la possibilité de moduler le nombre de rangs utilisés.

  • Maïs associé à du haricot lablab
  • Maïs lablab
  • Maïs lablab

Prenons de l’altitude, direction le Cantal. Voici un sorgho semé mi-juin en simplifié (après nivèlement superficiel au rotavator en raison de trop nombreuses taupinières). Après avoir végété quelques semaines, le sorgho a tiré profit d’une dizaine de millimètres mi-juillet. Le tout à 1000 m d’altitude : y a t-il encore des climato-sceptiques parmi vous ?

On poursuit en Isère où nous avons observé un couvert original : du chanvre du Bengal appelé aussi crotalaire. Il s’agit d’une légumineuse tropicale peu connue sous nos latitudes mais dont nous essaierons de prendre des nouvelles ultérieurement.

Sur une parcelle voisine, on enchaîne avec un sarrasin pour la multiplication de semences implanté en direct sur chaumes d’orges. On ne s’inquiète pas trop pour la suite…

Toujours dans le même secteur, voici un maïs en double-culture implanté en direct après orge début juillet. Photos prises à peine un moins après le semis. Semis en plein avec T-Sem pneumatique. A noter que le maïs (indice 180) est accompagné de soja (non récolté) avec pour objectif l’amélioration de la répartition spatiale (dose de semences supérieure) et l’occupation des bas étages. L’an dernier, cet itinéraire avait permis de produire 80 qtx d’orge suivi de 50 qtx de maïs… attention, on est sur des alluvions profondes et sur un terroir favorable aux cultures d’été (chaleur et orages si tout va bien). Si cette méthode d’implantation en plein vous effraie s’agissant de la récolte, détrompez-vous : les cueilleurs classiques à 75 cm réalisent du très bon travail avec très peu de perte.

Petite pause : voici une vidéo de notre modèle T-Sem 300A au semis de couverts sur paille d’orge broyée. Des chaumes d’une hauteur raisonnable, un broyage et une répartition correcte des pailles à la moisson, et la dent semeuse avec soc en T inversé fait le reste !

Changement de secteur pour le sud-ouest, voici un mélange colza + sorgho fourrager en direct sur chaumes de triticale dans le Gers. Semis début août avant le retour des pluies. Voilà de quoi régaler les brebis cet automne !

On finit notre tour plus au nord, dans la Sarthe, avec un joli maïs associé implanté en direct dès le mois de juin après ensilage de méteil. L’objectif est une récolte en ensilage également, avec conduite « zéro phyto ». La recette ? Maïs, sorgho, tournesol, haricot Lablab, féverole.

  • Maïs associé
  • Maïs associé

Merci à tous nos clients pour ce partage d’expériences, en espérant que cela vous inspire l’été prochain.



Contact - Mentions Légales - Problème technique ?

Hébergeur web vert