Hiver trop doux = désynchronisation des cycles des espèces

Document Cécile Waligora

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Le 21 février 2016 serait, (avis d’experts), le jour de début du printemps… Un démarrage très précoce, conséquence d’un hiver trop doux avec une température nationale moyenne de 7.9°C, soit + 2.3°C au-dessus des « normales » saisonnières… qui n’ont donc plus rien de « normales »…
Des insectes aux mammifères, en passant par les oiseaux (souvent les premiers à subir les variations climatiques), tous voient leurs cycles plus ou moins désynchronisés. Qui n’a pas entendu certains oiseaux cette année chanter plus tôt que d’habitude ? Certains ont débuté leur reproduction en mars au lieu d’avril…

Les chauves-souris touchées de plein fouet

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Cela a forcément des conséquences puisque au sein des écosystèmes (les agroécosystèmes n’échappent pas à la règle), tout est en interaction. Quelques exemples qui touchent les milieux agricoles…. Les chauves-souris subissent de plein fouet le réchauffement hivernal. Habituellement à cette période, elles sont en hibernation, attendant des jours meilleurs où elles pourront de nouveau avoir accès à leur nourriture : les insectes. Or, un hiver trop doux peut en réveiller certaines. En général, c’est la mort assurée car sortir d’hibernation équivaut à une très forte dépense énergétique qu’il faut combler rapidement par la prise de nourriture. Or, il n’y a pas encore d’insectes…

Hiver doux = MOINS d’insectes

Les insectes sont, eux-aussi, impactés par une trop grande douceur hivernale. Il existe d’ailleurs un malentendu à ce niveau. On pense ainsi que s’il n’y a pas eu d’hiver, on va se retrouver, à la belle saison, avec beaucoup plus d’insectes. En réalité, on risque bien d’en avoir moins car la douceur des températures agit aussi sur les organismes pathogènes des œufs, larves et nymphes d’insectes, formes sous lesquelles les insectes passent en général « la mauvaise saison ». Il y a ainsi plus de parasitisme du fait d’un hiver plus doux. D’emblée, on peut se dire « chouette » ! Détrompez-vous, la nouvelle n’est pas si bonne que cela car des insectes, dépendent énormément d’autres espèces : oiseaux, chauves-souris etc. garants de l’équilibre des écosystèmes. Et puis, parmi les insectes, il n’y a pas que des ravageurs…
On a encore beaucoup à découvrir des conséquences du réchauffement climatique, surtout dans nos pays dits tempérés où, les cycles de beaucoup d’espèces sont synchronisés avec une saisonnalité marquée.



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