L’agriculture de demain : High-tech ou Low-tech ? (1ère partie)


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L’anglicisme Low-tech (Basse technologie), par opposition à High-tech, est attribué à des techniques apparemment simples, économiques et populaires. Elles peuvent faire appel au recyclage de machines récemment tombées en désuétude. La revendication de l’usage des Low-tech témoigne de la volonté de s’opposer aux modes technologiques, considérées comme mercantiles, avilissantes et déraisonnables écologiquement.(source : wikipedia)

Les techniques de pointe ou, abusivement, hautes technologies ou technologies de pointe, aussi connues sous l’anglicisme high-tech (pour high technology), sont des techniques considérées comme les plus avancées à une époque donnée. Faiblement employé avant les années 1970, l’usage de cette notion est partiale et cette définition permet aujourd’hui aux départements marketing de décrire tous les nouveaux produits comme de la high-tech. On y trouve communément l’aérospatiale, les biotechnologies, les technologies de l’information, les nanotechnologies et la robotique.(source : wikipedia)

Pour faire simple, ce qui est low-tech en agriculture c’est la gestion de la fertilité du sol et des cultures, la rotation, la lutte contre les ravageurs et les adventices, la conduite et l’entretien des engins, le bricolage et l’expérimentation, la paperasse, l’achat des intrants, la vente des récoltes, etc. Bref, tout ce qui fait qu’on arrive à produire notre alimentation aujourd’hui.

Ce qui est high-tech c’est tout ce dont on parle sur le web, dans les salons agricoles, les conférences, etc.

Du côté de ce qui est techniquement intéressant c’est par exemple :
- un tracteur sans pilote,
- une appli de smartphone qui permet de piloter le robot de traite,
- un robot débrouillard pour fertiliser le maïs,
- un drone qui calcule et envoie une carte de fertilisation à l’épandeur.

Être high-tech ça peut aussi consister :
- pour un agriculteur à être un caïd du tweet,
- pour l’INRA à créer un poulet chauve pour qu’il est moins chaud dans les élevages (économie d’énergie ;-) ) ou à développer une application de détection collective des ravageurs,
- Pour Monsanto à faire du Big Data,
- Pour Greenpeace à faire une vidéo cauchemardesque mais parodique.

En fait, le débat ne se résume pas à POUR ou CONTRE mais plutôt à quoi sert le lowtech et que peut apporter le hightech ? Le low-tech c’est la base et sans lui le high-tech ne sert à rien. Pour le dire autrement : si vous êtes perdu dans la nature en hiver, ce n’est pas en regardant une image de feu sur un smartphone que vous aller pouvoir vous réchauffer ; par contre vous pourrez peut-être regarder une vidéo qui vous explique comment faire du feu ; à condition bien entendu d’avoir du réseau, que la batterie ne se vide pas avec le froid et que le smartphone fonctionne avec des moufles ;-)).

Bref, quand on maîtrise le low-tech, le high-tech peut être un plus mais l’inverse est rarement vrai.

à suivre ...


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