Priming effect (revisiter le sol 3/3)


JPEG - 255.5 koCes grains de maïs, tombés accidentellement du semoir (germés sur un épi du précédent, merci à GP ;-) ), forment un poquet de plantes beaucoup plus vigoureuses que leurs voisines. Il s’agit de ce qu’on appelle le priming effect ou effet de " démarrage ".

La plante émet des substances " dopantes " dans le sol pour doper l’activité biologique (activateurs enzymatiques, énergie sous forme de sucres, de protéines, etc.) : la culture met ainsi en place sa propre rhizosphère, active et amplifie les populations microbiennes qui se mettent à consommer de la matière organique, à libérer des éléments minéraux et donc à nourrir la plante en retour.

Plus il y a de " panneaux solaires " photosynthétiques au m², plus le phénomène est amplifié, plus l’activité biologique est importante, plus les plantes sont nourries et protégées, plus il existe un microclimat favorable au niveau du sol (ombrage, humidité, absence de vent)...

Bien entendu le phénomène ne dure que tant qu’il y a de l’énergie (matière organique du sol, engrais azotés, sucres, etc.) et de l’eau disponible. dès que l’un de ces facteurs est limitant, les plantes vont commencer à se concurrencer et le rendement à en souffrir.


C’est un des effets recherchés avec les plantes compagnes : doper le démarrage en conditions non limitantes (début d’automne ou printemps) et ensuite faire cesser la concurrence naturellement (effet du froid sur les plantes compagnes du colza ou des céréales semées très précocement - voir post du 21 mars), mécaniquement (roulage d’une féverole dans un blé par exemple) ou chimiquement (emploi d’un anti-dicotylédones dans une céréale et inversement dans un oléoprotéagineux).

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