Un pâturage rationalisé pour des sols sains

Shane Bailey -


JPEG - 139.6 koLa façon dont nous gérons la santé des plantes pour la santé du sol, à travers le processus de pâturage, est le sujet de cet article. Des sols sains sont la pierre angulaire de toute productivité agricole.

Les racines des plantes et particulièrement des graminées forment une image miroir de la plante en dehors du sol. Cette relation fournit une référence très utile pour évaluer la productivité et la santé des pâtures. En règle générale, la suppression de la surface foliaire par l’action de pâturage s’effectue en conséquence au détriment du système racinaire de la plante. Une suppression continue de la pâture (lorsque le pâturage n’est pas contrôlé), réduit la zone active de la racine, ce qui ralentit le cycle des nutriments, épuise les réserves de la plante.

Par contre, pour qu’une prairie soit productive il ne faut pas qu’elle soit non plus sous pâturée. Les plantes sénescentes sont relativement pauvres en éléments nutritifs, ont une faible digestibilité et leurs systèmes racinaires sont inactifs. Laisser les plantes sans pâturage ou sous pâturées, peut particulièrement doper la croissance d’autres espèces qui ont une faible valeur pour la production animale. Le résultat est une productivité globale plus faible…

Par conséquent, le processus de pâturage doit être géré avec ponctualité et rigueur à travers une gestion rationalisée (temps de repousse, ressource VS demande, pas de surpâturage…) pour stimuler la croissance de nouvelles feuilles et en permettant le développement de la masse racinaire, qui à son tour va nourrir le sol de matière organique.

La bonne gestion des pâtures nécessite :

  1. de comprendre comment utiliser le pâturage pour stimuler la croissance des plantes et développer des systèmes racinaires sains ;
  2. d’utiliser l’action de pâturage pour nourrir les animaux et le sol ;
  3. de maintenir la couverture du sol 100% du temps ;
  4. d’exploiter la flore prairial pour influencer la structure du sol ;
  5. de fournir suffisamment de temps de repousse, sans sous pâturer pour autant.

Toute prairie qui est continuellement exposée à des ruminants, ne parviendra pas à répondre aux cinq critères exposés ci-dessus. Tous ces critères sont très importants, le pâturage continu ne peut permettre d’augmenter les rendements. Les éleveurs qui ne gèrent pas de manière proactive le processus de pâturage se placent à leur insu dans une confrontation permanente avec les mouvements naturels.


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