Le soufre en plein forme !

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SO2, H2S, SO4, S2O2, ou encore S… Le soufre se présente sous de très nombreuses formes dans la nature ! Présent dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de soufre (SO2) et de sulfure d’hydrogène (H2S), dans l’eau de pluie, surtout sous forme organique dans les résidus de cultures et effluents animaux, ainsi que dans le sol.

Dans le sol une partie du soufre se trouve également sous forme de sulfure S-, de soufre élémentaire S et de sulfate… Le soufre est partout. Nous faisons suite à notre 1er billet sur le soufre en agriculture.

Ah oui, on allait l’oublier : le soufre est indispensable à la synthèse des protéines : les plantes en ont donc un besoin vital tout le long de leur cycle y compris pour constituer les réserves des graines !

Mais c’est sous sa forme ionique de sulfate (S042-) que les plantes l’assimilent.

Pour corriger une carence en soufre,

l’épandage d’engrais soufré libérant cette forme, « à effet immédiat », peut être privilégié. Les grandes cultures - colza, céréales à paille, betterave, pomme de terre mais aussi les légumineuses - répondent en effet « bien » à de tels apports. « Sulfate d’ammoniaque », « de potassium », « superphosphates », « solution azotée soufrée », ou encore « kiesérite », de nombreuses formes d’engrais soufrés sont actuellement disponibles sur le marché. Mais « Attention ! Complète le Cetiom, l’apport de soufre sous forme S est onéreux et a une action nutritionnelle directe faible ». En cas de déficience, Arvalis déconseille également l’application de soufre mouillable type « Thiovit », « un peu plus lent d’action sur des carences avérées ».

- Le fumier, tout comme les autres amendements organiques sont une autre forme d’apport de soufre possible. Ce type d’engrais permet une assimilation plus lente du soufre. Selon l’origine animale, les fumiers peuvent contenir entre 1 et 3 kg/tonne de soufre, les effluents de volailles étant les plus riches en soufre (et en azote).

Sur céréales, « L’apport de soufre reste inutile dans les parcelles recevant des apports réguliers de fumier depuis plus de 20 ans, sauf au printemps en cas d’hiver très pluvieux dans les sols à risque élevé », conseille Arvalis. « n’est pas toujours présent en quantité suffisante pour les cultures très productives, prévient de son côté le département « fertilisation » du ministère de l’agriculture de l’Ontario (Canada). Toutefois, l’effet de l’apport de sources commerciales de soufre sur les cultures est moins marqué lorsque du fumier est épandu régulièrement ».

Les formes SO4 sont très sensibles au lessivage, les pertes sont importantes lorsque la pluviométrie des mois de novembre à février est supérieure à 350 mm.

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