Commercialisée en France et inscrite au Catalogue officiel italien par Michel Obtentions, la variété d’avoine Susa, pour la couverture du sol ou pour le fourrage, n’est pas une Avoine Commune mais une avoine byzantine. Son origine australienne lui procure une excellente résistance à la sécheresse. Sa pousse très rapide permet un développement végétatif appréciable à l’automne. Elle est également dotée d’une tige courte facilitant son enfouissement dans le cas d’un usage en engrais vert. Sa productivité élevée, en grain comme en fourrage, limite son coût, notamment en terme de semences. En année de sécheresse et de difficulté d’autonomie fourragère, cette avoine saura être utile aux éleveurs avec sa production de 2 tonnes/hectare de matière sèche en huit semaines (semis réalisé en fin d’été).
Michel Obtentions – 1 bis, rue Jules Verne - F - 77160 Provins Email : michel.obtention wanadoo.fr Source : Semences et Progrès N° 129 juillet-août 2006
La navette Jupiter du catalogue Atoutsem, en tant que crucifère non alternative, trouve sa place dans les rotations blé/blé, blé/maïs ou maïs/maïs. Elle crée une rupture du parasitisme, ceci sans floraison l’année du semis (non dissémination des graines). Cette plante permet de réduire le lessivage d’azote grâce à sa capacité de piégeage bien supérieure à la moutarde d’après Atoutsem. Grâce à son système racinaire développé, elle améliore la structure du sol. Son pouvoir couvrant interdit le développement des adventices. Extrêmement peu sensible au gel, la navette assure un couvert végétal dense tout l’hiver. Moins ligneuse que bien d’autres espèces couramment utilisées en engrais vert, elle est facilement dégradée par le sol et restitue donc parfaitement les éléments fertilisants pour la culture suivante. Elle sera détruite à partir du 1er février, soit par broyage puis passage(s) d’outil, soit par destruction chimique ou encore par pâturage car la navette constitue un excellent fourrage.
Source Atoutsem - www.gruelfayer.fr
La Vesce appartient à la sous-famille des papilionacées. Avec près de 400 000 ha, la vesce est la deuxième légumineuse à graine de l’Union Européenne en terme de surface, devant la féverole et le soja. L’engouement pour cette culture est surtout le fait de l’Espagne qui, depuis la réforme de la PAC, en a fait une voie de réduction de la dépendance protéique du pays. Les ruminants peuvent en consommer sans restriction d’incorporation dans l’aliment. On distingue plusieurs types de vesce (commune, de Cerdagne ou velue, Pannonie…), la vesce commune étant la plus productive en graine et en fourrage, et la plus souple d’exploitation. La culture s’intercale entre deux cultures principales, le plus souvent entre une céréale et une culture de printemps. C’est une plante particulièrement économe en eau et en intrants, que les éleveurs peuvent exploiter en pâturage ou en foin.
Source : www.jouffray-drillaud.fr
Sur les plateaux argilo-calcaires de Bourgogne, Philippe Brisedoux utilise, en semis direct à 100 %, un UNIDRILL 4,00 m qui sème 400 ha/an environ, ses collègues préférant s’en tenir au semis simplifié précédé d’un déchaumage systématique.
" Depuis 4 ans, j’ai changé pour le semis direct dans un couvert végétal permanent. Au début, j’ai fait des couverts simples comme l’avoine, la phacélie…Maintenant je mélange les espèces. Par des systèmes racinaires différents et complémentaires, on occupe tout le profil de sol. C’est ainsi que j’ai vu mon terrain s’améliorer, avec une structure de sol plus stable et une activité biologique plus intense.
J’ai tâtonné, j’ai écouté les avis, je me suis déplacé aux réunions… J’estime que je dépense moitié moins de fioul qu’avant. Je n’ai plus besoin de gros tracteur : j’ai un 100 chevaux.