Dérobée fourragère d’automne : quantité, qualité, économies

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JPEG - 176.1 koColza fourrager dans une plateforme d’essai implantée autour du 10 août par JL. Le Bénézic, de Triskalia, chez Philippe Cadoret dans le Morbihan. Le couvert, récolté à la remorque autochargeuse à partir de la mi-octobre, a produit 4 t/ha de MS. Bien que très chargé en azote (25% de MAT), le produit reste très humide et donc encombrant dans la ration : il ne peut être apporté qu’à raison de 2 à 3 kg/jour.

Un hectare permet tout de même de nourrir sur cette base : 100 vaches laitières pendant 13 jours, soit une économie de 1,5 kg/jour/UGB de tourteau de soja et de 3 kg/jour/UGB d’ensilage de maïs (soit 900 € de soja et 0,75 ha de maïs économisés en deux semaines).

L’inconvénient du colza fourrager est son agressivité même à faible dose, rendant le redémarrage d’une prairie ou d’une culture sous-semée aléatoire au printemps : le système serait peut-être plus sûr en introduisant d’autres espèces (tournesol, féverole, trèfle, etc.) et en favorisant le pâturage plutôt que la récolte (ensilage ou autochargeuse) qui abîme fortement la surface du sol.



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