Ce que nous pouvons faire en tant que simple jardinier pour sensibiliser les citoyens à l’agroécologie

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Comme l’explique très bien Frédéric Thomas dans « Semis direct, agriculture durable, et agroécologie », la définition de cette dernière n’admet aucune concession.

On pourrait d’une certaine manière l’élargir à la thermodynamique qui est la science qui étudie les transformations dues à la manifestation de l’énergie.

La biosphère est une structure dissipative d’énergie qui doit dissiper le plus possible, le plus vite possible et le mieux possible l’énergie solaire. En considérant le système atmosphère, plante, sol, nous nous trouvons là face à une structure dissipative d’énergie solaire par structuration de la charpente de la plante, l’évapotranspiration et la sécrétion de sucre dans le sol pour y nourrir la vie.

Le labour, les interventions mécaniques ou chimiques de n’importe quelle nature portent préjudice à ce système que le vivant a mis des millions d’années à mettre au point.

Tout au long de son article, Frédéric Thomas nous parle de l’énergie utilisée sur les exploitations. Nous comprenons parfaitement que le revenu de l’agriculteur comme la récolte de tous ceux qui veulent cultiver, ne serait-ce que les légumes pour eux-mêmes, passe par une meilleure utilisation des ressources ; l’agroécologie y contribue.

Ce faisant, nous les jardiniers du Coin de terre de Jupille en Belgique http://coindeterrejupille.be/ avons décider de cultiver le plus possible en agroécologie.

Quand j’écris le plus possible, il faut savoir que nous sommes 25 jardiniers et qu’il est difficile de convaincre autant de personnes d’un coup, cela ne peut se faire que par l’exemplarité dans la durée. C’est ce que j’ai fait et nous en récoltons aujourd’hui les fruits, je pense que machine arrière est impossible mais nous ne sommes encore qu’au tout début de l’implantation de l’agroécologie dans nos habitudes culturales.

Couvert de fève des marais radis chinois et trèfle blancSur la parcelle que je cultive, après une culture d’oignons et carottes, j’ai implanté un couvert de fève des marais, radis chinois et trèfle blanc en plus quelques scaroles et devant à gauche (voir photo), une plantule de bourrache spontanée, cette dernière me paraissant intéressante comme couvert.

(Au fond pourquoi pas ?)
Ce couvert qui a gelé cet hiver servira de base pour la culture de tomates en serre, je déplacerai la serre en arrière plan de la photo sur une largeur de 3 planches .
Il est très difficile d’obtenir des tomates dans notre région humide sans couverture d’une serre.
Cette parcelle est organisée en planches de 80 cm séparées de sentiers de 40 cm couvert de brf.
Ce brf sert aussi bien d’amendement que d’appuis propre pour le jardinier.

Potager Jupille : essai de couverture potagère hivernale gélive et non gélive
Potager Jupille : essai de couverture potagère hivernale gélive et non gélive

La deuxième photo montre que malgré le gel des planches restent encore vertes d’épinards d’hiver, de mâche, de trèfle blanc, les autres planches montrant des plantes gélives en humification. De la même manière, dans un autre endroit du potager, nous avons décidé d’organiser un jardin communautaire où les jardiniers pourront échanger leur expérience et leur connaissance.
Le 10 et 11 juin 2017, nous ouvrons les barrières pour une journée « Parcs et jardins de Wallonie nature admise ». http://www.jardins.tourismewallonie.be/week_end_des_parcs_et_jardins_2017
Durant ce week-end, notre objectif est de sensibiliser le public et les autorités à l’indispensable développement de l’agroécologie qui nous semble être la seule alternative pérenne de l’agriculture.
C’est une modeste contribution qui j’espère, pourra aider les agriculteurs et ce faisant, aider à mieux nourrir les gens.



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