Aération verticale des prairies


JPEG - 331.5 koLa fertilité physique du sol, caractérisée par la texture et la structure, est l’élément incontournable de tout le système. Si les éléments de texture sont immuables, la structure par contre évolue dans le temps. Une bonne structure est une structure grumeleuse qui assure une bonne circulation de l’air et de l’eau. La pluviométrie, le pâturage, les engins agricoles, agressent la structure. Le tassement est le résultat de ces agressions. Un sol tassé limite la vie biologique. D’où la nécessité d’entretenir la structure du sol.

L’action physique de l’aération crée une macroporosité dans les 15 à 20cm du sol, ce qui provoque aussi des effets induits sur les composants chimiques et biologiques.

A-AIRSOL est un outil destiné à l’aération verticale des sols. La profondeur de travail varie de 10 à 20cm avec l’implantation d’environ 20 fissurations au m².

Un passage d’A-AIRSOL favorise la circulation de l’air et de l’eau dans le sol. Ceci favorise les échanges gazeux propices au réchauffement et à la vie biologique du sol.

Des essais démontrent des rendements supérieurs jusqu’à 30%.

Un attelage 3 points est proposé pour associer un outil comme une herse prairie, un outil à dents, une houe rotative, un rouleau... ou tout autre matériel dont dispose l’agriculteur.

Documentation

Article paru dans la rubrique machisme du TCS n°47 de mars 2008

Avec l’A-Airsol, J.-L. Grégoire travaille depuis plusieurs années sur la fissuration verticale en prairie. Il s’agit en fait d’un outil simple constitué de dents droites montées en hélice sur un rotor. Avec une vitesse d’avancement modérée (entre 5 et 7 km/h), elles pénètrent dans le sol sur toute leur longueur (entre 13 et 15 cm) et, en s’arrachant à l’arrière, exercent une légère poussée latérale qui fissure et ouvre le sol sans le retourner. Cet angle d’attaque est facilement réglable de 0 à 15 ° en faisant légèrement glisser les deux parties du rotor qui s’opposent sur des crémaillères à trous placées aux extrémités de la machine. En utilisation normale, ces dents boulonnées sont capables de faire entre 200 et 300 ha sachant qu’une lumière sur les flasques permet de gagner 2 cm afin de finir des dents un peu usagées sans trop nuire au résultat. Le nombre d’impacts est seulement de 17 par m², laissant ainsi un profil en forme de gros « carton à œufs ». Assez léger, 850 kg pour un 3 m, l’outil peut recevoir jusqu’à 1 700 kg de masse pour assurer une bonne pénétration en sols durs. Il est par ailleurs équipé d’un attelage arrière autorisant l’association avec un rouleau qui, en appuyant, referme le sol et nivelle le terrain tout en stabilisant l’A-Airsol au travail. C’est enfin un matériel peu tirant et un 65 CV suffit pour 3 m. Il est aussi possible de passer facilement l’outil en version semi-portée. Actuellement, J.-L. Grégoire développe une version 6 m repliables pour les plus grosses exploitations, les Cuma ou les ETA. Cette machine, principalement utilisée en prairie pour retrouver une bonne infiltration de l’eau après un pâturage ou une récolte en conditions limites ou redonner une légère aération au printemps afin de doper la reprise et la production d’herbe, peut intéresser des TCSistes et SDistes afin de sécuriser habilement les profils sur les 10 à 15 premiers centimètres sans bouleverser le sol. Enfin, les premiers essais comme déchaumeur avec le maximum d’angle et à vitesse élevée (10 à 12 km/h) donnent des résultats intéressants qu’il faudra confirmer, surtout lorsque la machine est équipée d’un rouleau.

Témoignage de G. Rupin

Producteur laitier en agriculture biologique, G. Rupin (35) cultive essentiellement l’herbe. Il y a huit ans, non satisfait de l’état de ses prairies, il décide de faire quelques profils et découvre une zone compacte voire bleue juste en dessous du chevelu racinaire. À la recherche de solutions, il essaye alors de passer avec un Actisol sans les ailettes entre 10 et 15 cm de profondeur. Bien que cette intervention se solde par un effet positif sur la prairie, elle demande de la puissance, de la traction et laisse une surface un peu abîmée pouvant rendre la fauche difficile. En 2005, il essaye alors l’un des premiers A-Airsol qu’il gardera. Depuis, toutes les prairies sont fissurées verticalement au moins une fois par an. Généralement, ce travail est réalisé à l’automne après un épandage de compost ou au printemps suivant si les conditions sont plus favorables. Avec trois années de recul, G. Rupin atteste de l’effet nitrifiant de la fissuration verticale avec des prairies plus vertes et qui repartent plus vite en végétation. La zone compacte a maintenant disparu et chose surprenante, le trèfle blanc, qui avait du mal à tenir, recolonise progressivement et de manière spontanée les prairies. Dans deux secteurs quelque peu hydromorphes, il passe deux fois et constate aussi une meilleure tenue et production de l’herbe même s’il n’a pas effectué de mesures. De plus en plus confiant avec cet outil, il n’a d’ailleurs pas hésité à passer au printemps dernier sur une culture d’orge qui patinait sur un sol assez repris en masse avec les pluies de l’hiver. Sans arracher la céréale, l’effet « coup de fouet » a été le même que sur les prairies.


Documents joints

  • (PDF - 3.7 Mo)

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