Depuis l’origine, l’entreprise Väderstad est animée par le souci de proposer des matériels très productifs et surtout rentables. Le climat de la Suède offre en effet peu de jours ouvrables notamment pour les cultures de printemps, les hivers étant extrêmement longs ; les agriculteurs suédois ont ainsi besoin de préparer et d’implanter très rapidement leurs cultures. D’où le développement de déchaumeurs, de semoirs ou de cultivateurs et de rouleaux permettant des débits de chantier élevés et des coûts/ha compétitifs. Un effort constant dans la recherche et le développement, une intégration industrielle très supérieure à la moyenne et un sens culturel de la qualité permettent au constructeur de proposer des matériels fiables, robustes et effectuant un travail de précision.
Le respect de l’environnement est une autre priorité de l’entreprise. C’est une valeur partagée depuis longtemps par tous les citoyens des pays de l’Europe du Nord. Elle s’exprime dans la philosophie des matériels mais aussi dans tous les process de production.
Tous les outils sont en effet conçus pour minimiser le nombre de passages et ceci quel que soit l’itinéraire cultural choisi, mais aussi pour pouvoir réaliser un travail le plus superficiel possible avec une bonne régularité. Väderstad anime un réseau d’experts agronomes dans toute l’Europe qui conseille la société dans la conception de ses produits. Deux brochures de conseil agronomiques « Maintenez vos sols en culture » et « Faites le diagnostic de la structure de votre sol » sont nées des travaux de ce groupe. Elles sont disponibles sur simple demande (commander les brochures).
Le respect de l’environnement s’exprime aussi dans les méthodes de production qui privilégient une gestion écologique des différents déchets. Enfin, Väderstad et ses dirigeants sont très impliqués dans la promotion des énergies renouvelables d’origine agricole, en circuits courts comme en circuits longs, notamment les huiles végétales, les biogaz et la valorisation énergétique du bois et même des grains.

Apparu en 1999, le Carrier est un déchaumeur polyvalent constitué d’une herse à l’avant et d’un rouleau lourd à l’arrière ; entre ces deux éléments, on peut monter des disques (pour la décomposition et l’incorporation des pailles et le faux semis), de lames niveleuses (pour la reprise de labour) ou de dents associées à des lames niveleuses (pour niveler le labour et émietter). On peut soulever l’outil avant pour utiliser le Carrier comme simple rouleau. Il est également utilisé pour préparer le lit de semence, sa profondeur de travail étant réglable très précisément. Ces déchaumeurs existent de 3 m à 12,25 m avec deux modèles portés de 3 m et 4 m, pour s’adapter à tout type d’exploitation.


Disponibles en distribution mécanique ou pneumatique, de 3 m à 8 m, les Rapid de Väderstad sont aujourd’hui les semoirs à disques les plus vendus sur ce segment de marché dominant des semoirs « rapides » polyvalents. Plus de 11 000 semoirs Rapid sèment dans le monde. La caractéristique essentielle du Rapid est dans le système d’enterrage avec un montage par paires et en parallélogrammes de socs semeurs accolés à des disques plats crénelés. Chaque ensemble étant relié à une grande roue pneumatique arrière qui joue un double rôle : contrôle de la profondeur de semis et rappui sur deux rangs.




Dernière innovation en date, le CarrierDrill est le produit du mariage heureux entre un Carrier et un Rapid. Il permet de déchaumer et de semer en même temps ou en deux passages selon l’état de surface et l’itinéraire choisi. La graine est placée dans le flux de terre via un coutre accolé au disque ce qui procure une bonne qualité de semis. L’outil idéal et très économique pour commencer dans les techniques sans labour.
Le Cultus et le Topdown sont des cultivateurs associant disques ou dents qui permettent d’effectuer une restructuration du sol sans retournement vertical mais en profondeur (Top Down jusqu’à 25 cm) ou un travail plus superficiel de « pseudo-labour » (Cultus avec 2 types de dents possibles et 6 types de pointes).


Des charges de mécanisation c’est aussi un poste entretien limité donc une grande robustesse et des matériaux de qualité supérieure. Les clients de Väderstad indiquent que leurs dépenses d’entretien ont baissé de 34 % en moyenne par rapport à leur équipement conventionnel. (enquête sur 189 utilisateurs Väderstad français en 2001).
Cette fiabilité est due à quelques points précis :
La fameuse suspension caoutchouc sans entretien mise au point par Väderstad et depuis largement imitée ;
La norme d’acier « V55 » pour les disques, un acier plus dur qui augmente la durée de vie de 25 % ;
Des paliers sans entretien ;
Un bureau d’étude intégré et un budget recherche-développement de 10 % du chiffre d’affaires ;
Une usine également intégrée sur le même site que le bureau d’étude permettant une très grande réactivité dans la mise au point et les améliorations ;
Un réseau d’inspecteurs commerciaux qualifiés pour former et informer les utilisateurs.
Et Väderstad, c’est aussi une méthode basée sur un grand nombre d’échanges entre utilisateurs et avec les concepteurs des outils. Plus de 3 000 agriculteurs européens se rendent ainsi chaque année en Suède.

Les évolutions et innovations les plus marquantes :
Des disques crantés plus grands
Le diamètre des disques augmente à 450 mm ce qui a comme avantage un meilleur compromis entre hachage, mélange et débit de chantier en présence de très grandes quantités de pailles et de résidus notamment en maïs. C’est le meilleur compromis entre efficacité maximum et adaptation à toutes les conditions et profondeurs de travail.
Nouveau décrottoir autonettoyant (exclusivité Väderstad)
L’innovation, un décrottoir ingénieux et réactif qui maintient le rouleau propre même dans des conditions rudes et difficiles. Suspendu à sa fixation il peut se déplacer latéralement (comme un balancier d’horloge). L’ensemble est donc autonettoyant.
Essieux et paliers de nouvelles générations
Les essieux et les paliers ont été repensés par les ingénieurs de la marque et améliorés avec des modèles de nouvelles générations plus robustes. Le rouleau est aussi monté sur une suspension en caoutchouc plus épaisse et plus résistante.
Le système de management de la qualité mis en place chez le constructeur suédois est fondé notamment sur un processus d’amélioration permanente suscité à la fois par les utilisateurs et directement par tout le personnel du technicien terrain au bureau d’étude en passant par la production :
Toutes les demandes d’amélioration techniques sont systématiquement remontées du terrain pour être analysées et corrigées par le bureau d’étude et ses 60 ingénieurs (plus de 10 % des effectifs, un « must »).
Des ingénieurs du département recherche et développement travaillent constamment à améliorer la qualité des pièces et parties d’outils à l’aide des dernières technologies de design et des nouveaux matériaux disponibles pour rendre les machines toujours plus robustes.
La qualité constante de l’assemblage est contrôlée par un système nommé « VIKKIS ». Ce processus intègre aussi la possibilité pour les assembleurs de participer à l’amélioration de la qualité. Si l’un d’entre eux suggère une amélioration qui est mise en place il est récompensé, ainsi que son équipe, par un bonus.
De très nombreux points de contrôles qualité à tous les stades avant, pendant et après la production.
L’usine Väderstad est certifiée ISO 9001:2000 la norme internationale spécifiant les exigences relatives au système de management de la qualité.

Cette version du Rapid est fabriquée sur les mêmes chaînes de production que le reste de la gamme dans l’usine Väderstad en Suède avec rigoureusement les mêmes pièces et matériaux notamment l’acier haute qualité V55. Sa fabrication obéit aux normes et aux contrôles de qualité qui ont fait la réputation de la marque. Des économies ont été trouvées en retirant quelques équipements de confort non indispensables tels que les
lames niveleuses, les traceurs latéraux et l’ajustement en continu de la profondeur de semis depuis la cabine du tracteur. Tout ce qui permet la précision, la vitesse et la fiabilité des Rapid est en revanche conservé :
double rangée de disques de travail du sol montés individuellement sur
amortisseurs caoutchouc inusables,
système de mise en terre exclusif avec les couples disque-coutre
d’enterrage maintenus à bonne profondeur par la roue de rappui,
grand débit de chantier avec une vitesse de 15km/h de moyenne soit
4 ha/h pour un 3 m et 5 ha/h pour un 4 m,
qualité des matériaux et de la fabrication pour la robustesse, la longévité
et la valeur de revente.

Väderstad propose désormais à ses clients des « kits maïs » qui leur permettent de transformer leur semoir Rapid mécanique ou pneumatique en un semoir à maïs. La technique consiste tout simplement à laisser 2 rangs de distribution ouverts sur 6 (2 rangs ouverts – 4 rangs fermés – 2 rangs ouverts…). L’écartement entre deux rangs sur les Rapid étant de 12,5 cm, le semis s’effectue ainsi à un espacement entre (double) rangs de 75 cm la distance requise pour la récolte qui s’effectue sans difficulté avec des becs cueilleurs traditionnels ou rotatifs. En grain comme en ensilage les rendements obtenus sont équivalents. Quant aux coûts d’implantation ils sont sacrifiés pour au moins deux raisons : l’amortissement d’un seul et même semoir sur l’exploitation et le temps de préparation et de semis divisé par 2 ! Kits disponibles auprès des concessionnaires. Montage minute !

Ce Carrier peut être traîné avec une barre d’attelage et peut recevoir une rangée de lames niveleuses en plus des disques traditionnels. Avantages : pouvoir s’adapter très rapidement à tous les types de sols, d’état de surface et de type de travail recherché. Ce nouveau Carrier peut en effet :
Profiter d’un rouleau caoutchouc qui a le même poids donc la même qualité de rappui qu’un rouleau acier mais qui a l’avantage de ne pas marquer le sol en terres légères. Avec un double avantage : un sol plus égalisé et moins de puissance de traction nécessaire ;
Recevoir des masses amovibles supplémentaires qui font passer le poids de la machine de 550 kg/m à 800 kg/m offrant ainsi une version légère pour des utilisations en fin de saison sur sols humides et peu portants (destructions tardives de couverts,…) ou une version lourde qui assure une bonne pénétration dans des sols secs, en été par exemple ;
Être porté avec un attelage trois points mais aussi traîné grâce à une barre d’attelage ce qui permet de rajouter des outils de travail du sol et de soulager le tracteur par un meilleur report de charge. Grâce à son axe
pivotant l’outil est très facilement manoeuvrable et peut tourner dans un faible rayon ;
Être équipé en option des lames niveleuses Crossboard positionnées devant les disques pour améliorer son efficacité en reprise de labour. Les lames Crossboard sont conçues pour éclater les mottes et niveler le labour ;
Leur angle d’attaque est réglable hydrauliquement depuis la cabine du tracteur.

C’est pour effectuer ses préparations de sol en un seul passage à l’automne comme au printemps que le Gaec de Léry a acquis un Cultus : « à l’automne le Cultus remplace avantageusement notre ancien outil à dents à pattes d’oie qui ne remuait pas assez de terre et, au printemps, il fait le travail d’une charrue, d’une herse et d’un rouleau ». Résultat, des économies substantielles en temps, en fuel et en euros. C’est un outil extrêmement efficace dans les terres d’argiles lourdes de la région : « il remue beaucoup de terre grâce au bon espacement et à la bonne forme des dents, c’est ce que nous souhaitions ; à tel point que nous l’utilisons aussi pour incorporer le fumier et pour reprendre les terres après maïs ensilage » confie M. Muller. Après deux années d’utilisation du Cultus, le bilan est très positif en terme de polyvalence, de productivité et de qualité de travail : « avec cet outil, on a gagné un ou deux rapports en vitesse de semis ! »

« Je sème toutes mes cultures avec mon CarrierDrill y compris depuis cette année mes 20 hectares de maïs. Ce que je recherchais avant tout en achetant ce matériel c’était la rapidité et la robustesse ; après trois ans d’utilisation, je ne suis pas déçu. C’est un outil vraiment très fiable et très polyvalent. Avec mes 202 hectares et mes deux ateliers lait et viande je n’ai pas de temps à perdre et parfois, comme cette année, nous avons peu de jours disponibles pour les implantations. Avec mon Carrier Drill de 3 m, je vais plus vite qu’avec un combiné herse rotative de 4 m, et je passe bien en conditions humides. Avec lui, je sème aussi en direct, sans aucune autre intervention, un couvert d’avoine en dérobé ».
Pour semer des couverts végétaux, du colza, une prairie temporaire et toute autre petite graine, tout en travaillant son sol.

Le Swift est un cultivateur à dents vibrantes conçu pour travailler jusqu’à 15 cm de profondeur en assurant un excellent brassage terre-résidus végétaux–repousses ; son architecture lui permet de travailler efficacement avec moins de 30 cv de traction par mètre.
Les principales caractéristiques du SWIFT :
Design original : Chaque axe du châssis porte deux rangées de dents espacées de 650 mm. Cette construction permet d’obtenir un cultivateur sur 4 rangées, court et ramassé, tout en ménageant de grands espaces entre les rangées de dents pour un excellent écoulement des matières ;
Dents vibrantes : les dents du Swift vibrent sur un plan horizontal et créent ainsi un émiettement fin du sol avec une puissance de traction raisonnable. Les dents peuvent être équipées de 4 pointes différentes dont la « Mixin » qui procure un maximum de brassage terre-résidus autour de la dent. Les dents robustes et sans entretien du Swift sont éprouvées depuis longtemps sur d’autres matériels de la gamme Väderstad comme les premiers Cultus. En outre, le système breveté de fixation sur le châssis empêche tout déplacement latéral garantissant ainsi l’homogénéité du travail et la longévité de la machine ;
L’espacement des dents de 19,3 cm assure un travail efficace sur toute la surface même à faible profondeur ;
Disques niveleurs : des disques niveleurs en étoile montés sur suspension caoutchouc assurent le nivellement final après le travail des dents. Un réglage manuel par chandelle graduée permet d’adapter leur pression à la profondeur de travail choisie ;
Roues de support : deux roues disposées de chaque côté de la partie centrale permettent un bon suivi du sol et un contrôle efficace de la profondeur de travail ;
Timon : le cultivateur est tiré par un timon, accroché sur les bras inférieurs de relevage ce qui permet une grande manœuvrabilité de l’outil et un grand dégagement durant le transport.

Les raisons d’exister :
En démarrant avec une version 3 m, le Swift s’adresse à tous les agriculteurs recherchant un cultivateur capable d’effectuer toutes les préparations superficielles de sol jusqu’à 15 cm avec un outil à la fois très peu tirant et très productif. Avec, bien sûr, la qualité Väderstad.
Le Swift sera disponible à partir de 3 m jusqu’à 12 m de large.

Jérôme Hary président de la Cuma des 4 chemins à Abancourt dans le Nord a testé le Crosscutter à la mi-novembre sur plusieurs parcelles de couverts. Le résultat est selon lui incroyable : « je ne pensais pas qu’un matériel agricole pouvait réaliser un tel travail ; ça m’a rappelé le moulin à hacher le persil de ma mère ! » confie t-il.
Président de sa Cuma et passionné de machinisme agricole comme il se doit, Jérôme Hary est aussi un fan des techniques culturales simplifiées. « Dès la reprise de l’exploitation en 1997, je me suis mis au travail pour cultiver mes sols autrement en recherchant à maximiser leur fertilité naturelle ». Autant dire que les couverts font partie de son raisonnement d’autant plus que la région est en zone vulnérable depuis la fin des années quatre vingt dix.
A la recherche du couvert idéal
Avec ses collègues de la Cuma, avec un conseiller de Chambre , en échangeant sur les forums, en se rendant à des réunions techniques, Jérôme Hary cherche le bon cocktail de couvert. Celui qui amènera de la structure à ses sols de limon, qui ne sera pas trop cher, pas trop difficile à implanter, qui apportera suffisamment d’azote, qui protégera contre la battance et l’érosion, qui ne favorisera pas trop les limaces mais surtout celui dont la destruction ne posera pas trop de problème. Car, pour lui, le point le plus délicat dans les couverts c’est bien leur destruction. Il ne faut pas se ruiner en glyphosate, il ne faut pas avoir à faire plusieurs passages et surtout, pour ce betteravier, le lit de semence qui suit doit être impeccable sans avoir besoin de labourer.
J’ai tout essayé avant le Crosscutter

Autant dire que la Cuma qui dispose d’un parc matériel conséquent a essayé différentes solutions pour détruire ses couverts : déchaumeur à grands disques, cultivateur à dents vibrantes à pattes d’oie, rouleau, croskillette, broyeur, désherbant total à haute dose… « Le rouleau par exemple ce serait idéal mais ça ne peut marcher que si ça gèle très fort ; et le gel, on ne le commande pas ! ». Bref, après avoir tout essayé ou presque sans avoir trouvé de solution satisfaisante, il a pu tester le Croscutter, installé sur un Carrier 650, à la mi- novembre 2011 sur un mélange de moutarde, phacélie, avoine et trèfle. « Les lames du Crosscutter déchiquettent la végétation en petits bouts et les disques du Carrier achèvent le travail en scalpant et déchaussant ce qui reste, pour moi c’est du travail impeccable : pas de têtes de moutarde repiquées, pas de reprise de pieds d’avoine ; un petit glyphosate à 0.5l devrait largement suffire pour achever le travail cette année où, au 15 janvier, de fortes gelées se font toujours attendre ». En plus le chantier est très rapide et peu tirant ; avec un Carrier 650 il faut marcher à 15 ou 16 km/h pour une encore meilleure efficacité et, comme les disques doivent à peine effleurer le sol , pas besoin d’une puissance phénoménale. 180cv suffisent amplement.



À une époque où la météo, les cours des céréales et le prix des intrants jouent au yoyo, être flexible est une qualité recherchée dans une exploitation. Chez Laurent Bonnaud, exploitant et prestataire de services en Charente, cette souplesse se concrétise dans l’utilisation du cultivateur Väderstad Swift. Sur l’exploitation et pour ses clients, Laurent Bonnaud a trois utilisations de l’outil à dents. « Il intervient d’abord l’été en superficie pour déchaumer, puis plus en profondeur à l’automne en vue de mélanger les résidus et d’aérer le sol et enfin au printemps pour reprendre certains labours », explique l’agriculteur. Cette polyvalence, Laurent Bonnaud l’explique déjà par le système de contrôle de la profondeur de travail : « Sur le Swift, le réglage de la profondeur est facile et précis. Nous pouvons donc travailler superficiellement, à 7-8 cm voire même 5 cm, ou plus creux, jusqu’à 15-20 cm. » L’essieu central du Swift assure la gestion de la profondeur, en association avec les deux roues avant1. Ces roues de jauge servent également dans les demitours. « Elles pivotent très bien et la flèche est bien faite. Même dans les petites parcelles, le Swift se manœuvre facilement », commente l’agriculteur. La dent est l’autre élément clé de la polyvalence du Swift. La conception des socs est inédite puisqu’ils se composent tous d’une pointe et d’un versoir baptisé MixIn Shin. Le déchaumage s’effectue avec des socs de 80 mm de large. « Nous utilisons parfois des socs pattes d’oies de 170 ou 240 mm mais les socs de 80 mm scalpent déjà très bien les graminées. Les dents passent en effet tous les 19 cm, ne laissant aucun passage non travaillé », commente le charentais. Laurent Bonnaud remarque d’ailleurs que « si les outils à dents ne sont pas très efficaces pour les faux-semis, le Swift se démarque là aussi : Il y a des bonnes repousses d’adventices derrière. » L’agriculteur utilise également un déchaumeur à disques indépendants Väderstad Carrier pour les terres superficielles, où il y a une forte quantité de cailloux en surface. « Les deux outils sont très complémentaires. »
Versoir MixIn Shin :
le sol travaillé deux fois Ensuite, le Swift intervient à 15 cm de profond, en amont des semis d’automne, notamment derrière maïs grain. « Il réalise un très bon mélange des résidus, pourvu que nous puissions l’emmener à bonne vitesse », précise l’utilisateur. Comme le Swift apparaît peu tirant, le besoin de vitesse n’est en rien une contrainte : Laurent Bonnaud l’attèle à un tracteur de 200 ch y compris pour les travaux profonds. « Nous travaillons entre 10 et 15 km/h selon les conditions. »
Outre la vitesse, cette bonne capacité de mélange est liée à la forme de la dent vibrante et en particulier au versoir MixIn Shin : la terre est foisonnée une première fois puis retombe devant la dent pour être à nouveau travaillée grâce au versoir. « C’est pourquoi après un passage de Swift, comme le sol est bien préparé, nous pouvons intervenir directement avec le semoir Rapid. »
Cette qualité de finition, Laurent Bonnaud la constate également au printemps lorsque le Swift prépare les semis de maïs. « Il intervient en complément d’un vibroculteur, avant le passage en direct du semoir monograine. Comme il laisse un sol très plat, il nous arrive de ne pas passer le vibroculteur. »
Taillé pour durer
Outre les dents, deux autres composants du Swift lui permettent de laisser un sol bien nivelé et émietté. « A l’arrière, les disques niveleurs recouvrent bien les passages de dents, et les peignes affinent vraiment le lit de semences. D’ailleurs, s’il pleut après son passage, la surface reblanchit très vite. L’attente n’est pas très longue avant de pouvoir semer. »
La robustesse du Swift est un autre point apprécié par Laurent Bonnaud : « Malgré des secteurs très sableux et usants, la pointe ne s’use pas très vite. Dans les secteurs plus superficiels avec des rochers affleurant, la sécurité queue de cochon réagit bien et dégage correctement la pointe. » Il faut aussi préciser que le Swift a une construction inédite en utilisant deux poutres tubulaires. De plus, chacune supporte deux rangées de dents avec des fixations complètement intégrées dans les tubes. Cette conception offre une meilleure résistance à la torsion et aux chocs.
Pour Laurent Coulon, céréalier dans le Centre, optimisation et organisation ne sont pas des vains mots : avec trois exploitations à gérer dans un rayon de 25 kilomètres pour une surface totale de 500 hectares comprenant du maïs semence et 170 hectares irrigués par enrouleurs, auxquels s’ajoutent encore 300 ha en ETA, il n’est guère envisageable de perdre du temps et l’approximation n’est pas de mise… Toutefois, il n’est pas question pour autant de négliger l’agronomie qui demeure au cœur de la réflexion de l’agriculteur : « Je cherche à tendre vers un système stable qui offre une sécurisation des rendements sur le long terme. J’ai adapté mes rotations à la nature de mes sols, et je pratique depuis trois ans le semis direct sous couvert sur les terres les plus difficiles. », explique t-il.
Pour accompagner cette évolution vers le semis direct sous couvert, Laurent Coulon s’est séparé de son semoir Rapid Väderstad en quatre mètres au profit d’un semoir à dents Väderstad Seed Hawk en six mètres. « Ce semoir offre une bonne force de pénétration dans le sol même en conditions sèches. La dent permet d’écarter les pailles de la ligne de semis et de positionner la graine sur une couche de terre fine. Mes couverts végétaux ont été une réussite, et même le trèfle violet, une petite graine qui gagne à être placée sur de la terre fine. Concernant le blé, je suis passé de rendements en dent de scie compris entre 45 et 70 q/Ha, à des résultats réguliers centrés autour de 60-65 q/Ha, ce qui va dans le sens de ma recherche de stabilité et de sécurisation, déclare l’agriculteur. Et d’ajouter : J’ai compensé la diminution du débit de chantier permise par mon Rapid par le choix d’une plus grande largeur de semis. Le Seed Hawk me permet en outre de semer directement en un seul passage ! Je n’ai qu’un seul regret, celui de ne pas avoir opté pour un Seed Hawk en huit mètres ! »
Adaptations et innovations au programme
La trémie divisée en deux compartiments et la double distribution, une pour les semences et une pour de l’engrais (ou d’autres semences), assortie des deux coutres espacés de 4 centimètres, confèrent une souplesse d’utilisation dont Laurent Coulon ne se prive pas. Pour le semis des couverts, il module ainsi la dose de féverole qu’il souhaite apporter dans son mélange féverole/pois/vesce/tournesol/ radis/lin « J’ai toujours de la féverole dans un compartiment de la trémie, et je choisis ensuite, soit de la semer en pur pour compléter les repousses de colza qui font office d’interculture entre un colza et un blé, soit d’utiliser les deux descentes pour l’intégrer au reste du mélange, entre deux pailles d’hiver ». Laurent Coulon constate : « Le Seed Hawk passe très bien dans les repousses de colza. J’ai pu observer des levées bien plus régulières que d’habitude, bien que les conditions au semis aient été très sèches. ». En parallèle, l’agriculteur réalise des tests de localisation de l’engrais au semis, soit du 18/46 avec les orges de printemps semées en hiver, et du Super 45 avec les orges d’hiver. « C’est une technique à suivre. », estime-t- il. Cette année, les couverts se sont si bien développés (jusqu’à 40 tonnes de matière verte !), que Laurent Coulon les a roulé au préalable dans le sens du semis pour implanter la culture suivante. « Le semis sous couvert reste ma priorité, et je dois parfaire sa gestion, reconnait-il. J’envisage par exemple de remplacer les dents de devant par des disques pour mieux passer dans les couverts lorsqu’ils sont très développés, ce qui n’est en revanche pas utile en conditions habituelles, ou encore d’opter pour un rouleau frontal. »
Quant à l’avenir, l’agriculteur se montre optimiste : « Je me montre pleinement confiant dans mon apprentissage de cette nouvelle approche, tout comme dans les évolutions du modèle Seed Hawk. », déclare Laurent Coulon. Il relève notamment sur la série 30 l’augmentation du dégagement dans le sens du semis. « Le châssis a été rehaussé et retravaillé pour retrouver une configuration Canadienne. Des pistes ont également été envisagées avec l’ajout de chasse-débris. Je pense que ces nouvelles caractéristiques offriront des avantages pour passer dans les couverts végétaux très développés… »
Pat Beaujot, président de Seed Hawk
Seed Hawk vient de fêter ses vingt ans de savoir-faire dans le semis direct combiné à la fertilisation en localisé, pratique courante dans les grandes parcelles Canadiennes. « Notre développement repose sur la notion de conservation des sols et la lutte contre l’érosion. L’expertise acquise au fil des ans nous a également conduits à privilégier une localisation de la fertilisation juste à côté de la graine. Le choix de la dent, repose sur plusieurs avantages, d’une part l’optimisation des coûts, et d’autre part une bonne pénétration même dans les sols durs. Cela permet un positionnement de la graine proche de la surface, d’où une germination rapide, un critère essentiel dans les sols froids. Quant à l’écartement entre rangs, de 25 à 30 centimètres sur nos modèles, il n’occasionne aucune baisse de rendement et permet de réduire la consommation de gazole tout comme l’usure des pièces. Par ailleurs, cet écartement est optimal pour gérer les couverts au moment du semis. »