
Si la couverture hivernale des sols est uniquement obligatoire pour certains départements en 2009, elle le sera pour tous à partir de 2012. Il ne faut pas prendre cette mesure comme une contrainte mais plutôt comme une opportunité technique et agronomique pour obtenir un système de culture plus performant, plus autonome et plus économique.
Cependant, pour obtenir le bénéfice attendu par le choix d’un couvert végétal, faut-il avoir déterminé précisément l’objectif recherché et acquis des compétences nouvelles en :
AGRONOMIE : la réflexion doit se mener
sur l’ensemble du système de culture
de l’exploitation en raisonnant la fertilisation,
la disponibilité en eau, la gestion des
parasites et des maladies et leurs conséquences
sur les rotations.
TECHNIQUE : Apprendre à cultiver un
couvert végétal et à le détruire en fonction
des contraintes administratives et des moyens de l’exploitation.
ÉCONOMIQUE : Un couvert végétal est plus un investissement à raisonner
au niveau de la rotation qu’un coût annuel.
Les nouveaux couverts végétaux de Sem-Partners ne sont pas de simples CIPAN mais sont des outils agronomiques et techniques qui sécurisent et pérennisent un revenu à la parcelle de façon durable.
Parfaitement adaptées comme couverts estivaux entre deux céréales sans nécessité de destruction au glyphosate.

AZO-FIX (Nyger, Guizotia abyssinica)
Le plus économique en coût de semences (moins de 30 €/ha) ;
Effet restructurant grâce à un enracinement pivotant ;
Résistant à la sécheresse ;
Croissance ± 1,5 m pendant les 3 mois d’été ;
Fixation potentielle de 80 unités d’azote en interculture.
Détruit rapidement par le froid.

RAPIDO (Moha Setaria moharia)
Le maximum de biomasse végétative durant la période estivale ;
Possibilité de production de fourrage dès 45 jours ;
Fixation potentielle de 80 unités d’azote en interculture ;
Destruction par le gel ou par broyage.

STRUCTURATOR (Radis chinois d’hiver)
Restructuration des sols pendant la période automnale et hivernale ;
Fixation d’azote importantes en 3 ou 4 mois ;
Décompaction et amélioration de la macroporosité des sols.

Les légumineuses font d’excellent couverts, notamment en mélange avec d’autres espèces (graminées, crucifères, composées...). Elles permettent de réduire la fertilisation des cultures en fixant l’azote atmosphérique sans risque de lessivage en mélange. Enfin, les légumineuses sont des activateurs de la vie biologique des sols.
ARKTA (pois fourrager)
Apporter un complément aux
fumures azotées chimiques par fixation
de l’azote atmosphérique (N2) : environ 100 unités d’azote / ha sur une période de 4 à 5 mois d’interculture ;
Mettre à la disposition pour la culture suivante une partie de l’azote élaborée ;
Couvrir le sol pendant la période d’automne et hiver : Arkta est actuellement le pois fourrager d’hiver le plus résistant au froid (résiste au gel inférieur à -10°) ;
Produire ± 3 t/ha de matière sèche : une biomasse importante
et le PMG le plus faible de son espèce.
FENU-FIX (Fenugrec fourrager)
Une des rares espèces capables de remplacer
l’azote chimique dans les zones du Sud de l’Europe :
Fixation autour de 100 unités d’azote par ha et par an ;
Racine pivotante capable de bien restructurer les sols ;
Croissance modérée, la plante pouvant atteindre de 40 à 60 cm en
120 jours ;
Capable de rompre le cycle des maladies et des insectes ;
Favorise la vie microbienne dans les rotationscéréalières.
LENTI-FIX (Lentille Fourragère)
Contribue à équilibrer le bilan azoté sur une rotation ;
Contribuer à la biodiversité dans les assolements céréaliers ;
Dans les mélanges, cette légumineuse couvre bien la strate inférieure ;
Produit + ou - 100 kg d’azote /ha ;
N-FIX (Gesse Fourragère)
Une usine pour fabriquer de l’azote à l’automne (4 à 5 mois) : jusqu’à 150 kg d’azote /ha ;
Restituer et mettre à disposition pour la
campagne suivante une partie de l’azote
élaboré (1/2 pour une céréale et 2/3 à
3/4 pour un maïs ou un tournesol)
Couvrir le sol durant la période d’interculture longue estivale et hivernale pour éviter l’érosion ;
Produire de la matière organique ± 3 tonnes ;
Créer un milieu favorable à la vie microbienne.