Christophe Barbot

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15
juin
2012

Un bilan humique obligatoire en Allemagne

En Allemagne, les bilans humiques sont obligatoires et les sous-semis de couverts dans les cultures contribuent à produire des dérobées (pour la méthanisation) et à générer de l’humus pour les obligations BCAE bilan humique.

- L’agriculteur qui cultive au moins 3 cultures sur 3 années consécutives, chacune représentant au moins 15% de la SAU, est obligé de réaliser un bilan annuel de l’humus au 31 décembre ;
- Le remplacement de sa " propre " surface est possible par des échanges de surface justifiés ;
- La moyenne sur 3 ans du solde de bilan humique ne doit pas être inférieure à 75 kg de carbone par hectare et par an ;
- Il ne doit pas dépasser +125 kg de carbone par hectare et par an ;
- De façon alternative, des analyses de sol des parcelles peuvent être réalisées tous les 6 ans sur la teneur en humus du sol : obligation d’avoir 1% de MO minimum si les argiles représentent moins de 13% de la texture et 1,7% de MO au-dessus ;
- Les bilans d’humus ou les résultats d’analyses de l’humus du sol sont à conserver pendant au moins 7 ans.

Voici deux sites où l’on peut calculer son bilan (en Allemand seulement malheureusement) :

http://llh-infonet.de/index.php?option=com_content&view=article&id=721%3Ahumusbilanzierung-nach-s-3-direktzahlverpflv-&catid=26&Itemid=542

http://www.liz-online.de/gi/dueng/Humusbilanz/humusbilanz.htm


15
juin
2012

La bêche pour évaluer la structure poreuse du sol

Paru à l’origine dans l’Est Agricole et Viticole du 1er juin 2012

Le test à la bêche permet d’étudier le sol rapidement. (Spatenprobe Görbing)

Les pratiques de travail du sol sont en mutation, certains travaillent le sol de façon réduite. Rien ne peut remplacer la main et l’œil humain pour évaluer la fertilité physique d’un sol. Le test à la bêche (Spatenprobe) permet de voir des changements dans la structure du sol au fi l du temps et de prendre les mesures correctives à temps. Aborder la fertilité du sol, c’est voir comment le sol respire et fait circuler l’eau et l’air. Pour le savoir, il faut étudier les processus se déroulant en surface et endessous. Le test à la bêche, prélevé sur 40 cm et une épaisseur intacte de 15 cm, permet d’observer la compaction, comment les mottes se défont, l’état des racines et l’évolution des matières organiques.

Un sol compact défavorable
La densité apparente du sol (poids par volume de sol sec en place) donne des indications sur la part d’air stocké dans la terre. Un sol de bonne structure contient de nombreux pores et trous. Selon des études québécoise, la densité optimale pour le développement du maïs serait de 1 g/cm3, 1,2 g/cm3 pour les céréales et 1,6 g/cm3 pour la luzerne. L’augmentation de cette densité n’est pas forcément signe d’un compactage préjudiciable. Les risques de tassement sont de deux ordres : le passage de machines lourdes sur un sol non ressuyé marque le sol de façon durable. Elles créent des lissages (mottes dures, semelles) conduisant à un manque de racines, pouvant être négatif pour l’élaboration du rendement. La texture des sols joue aussi un rôle : notamment les limons sont sensibles à la micro-compaction (sol feuilleté). La granulation uniforme des loess rend difficile l’idéal des agrégats grumeleux.

Les racines contournent les difficultés de structure : un excellent indicateur visuel
(source : Guide des sols CA 81, Antoine Delaunois)

L’observation des racines, un bon indicateur de tassement
Un pied de colza ou de betteraves, leur densité de racines et leurs parcours montrent la qualité des structures et éclairent sur la résistance à la croissance des racines dans le sol. Ce sont de bons informateurs.

Comment se décomposent les matières organiques ?
La décomposition des matières organiques reflète le degré d’aération et le niveau d’activité biologique du sol. Si cette dégradation ne se fait pas, la microflore et microfaune sont faibles et peu actives. Les résidus de récolte arrivent à être décomposés dans l’année suivante. Sur un hectare de sol, plusieurs tonnes de résidus doivent être minéralisés ou humifiés, une performance réalisée par des sols biologiquement actifs.

Les engrais verts et les prés retournés sont plus rapidement dégradés que le fumier, la paille seule ou les résidus de récolte riche en lignine (cannes de maïs). Le déroulement de la décomposition dans le profil dépend de la répartition de la matière organique, de l’abondance d’air et d’eau suite à une bonne structure du sol, du climat durant la période de végétation. Dans les sols tassés, il se produit une stagnation de l’humidité et un manque d’oxygène, provoquant une dégradation anaérobie des matières organiques (odeur de pourrissement). Les toxines présentes empêchent la croissance des racines. L’observation du sol est à suivre à long terme. Une année ne ressemble pas à une autre, les conditions climatiques varient. La porosité d’origine biologique (agrégation des particules) ne se construit pas à courte échéance. Le travail du sol modéré, les déjections animales et les engrais verts peuvent contribuer à une structure stable du sol. Il est utile de sortir la bêche, encore et encore pour observer le sol et les racines des plantes.


18
août
2010

Semis de couverts sous le maïs

l’implantation d’un couvert avant maïs reste délicate en raison de la date de récolte tardive et de la fragilité des sols à cette période. Une des solutions pour garantir la couverture des sols en hiver est de semer un couvert d’accompagnement une fois la culture en place pour éviter les phénomènes de concurrence.

Christophe Barbot, conseiller à la chambre d’Agriculture du Bas-Rhin a compilé beaucoup d’information sur le sujet :
http://solvivant.web.officelive.com

Les photos et commentaires des essais menés par la chambre sont disponibles :



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